Ces sœurs jumelles-là ne semblent pas être nées sous le signe des gémeaux mais au fil du temps, leur gémellité va croissant. Pour s'en convaincre nous avons bien lu le projet de France TV que le Figaro détaille par le menu dans son article du 16 janvier (1). Misons tout sur le numérique et les réseaux sociaux et abandonnons définitivement progressivement le linéaire, voilà donc le credo de Delphine Ernotte, Pédégère de France Télévisions. La Direction du numérique de Radio France se frotte les mains. Déjà prête pour la bascule elle pourra toujours clamer qu'elle ne pouvait rester à la traîne de la TV ! Ben voyons Léon ! Comme si la radio devait appliquer un modèle définitif, prête depuis longtemps à faire table rase du passé. Mais qui parle de radio ?
"Un média de service public n’est pas fait pour l’audience mais pour remplir des missions qui sont de faire vivre des valeurs de démocratie, de culture et de création." Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone)
lundi 19 janvier 2026
Radio-TV : nous sommes deux sœurs jumelles…
lundi 12 janvier 2026
L'affaire Dominici/Giono/Welles…
Je suis assez étonné d'avoir "loupé" en 2017 le documentaire de Stéphane Bonnefoi et Jean-Philippe Navarre (30 avril 2017) "Giono et Welles dans l'affaire Dominici". Rediffusé en flux hier dimanche sur France Culture et quelques heures après dans "Les nuits" comme il est de coutume qu'"Une histoire particulière" soit rediffusée dans les nuits du dimanche au lundi !!!!!!!! Ou le charme des rediffusions de rediffusions.
| Gaston Dominici lors de son procès en 1954 ©AFP |
Welles touché par un "fait divers" comme Truman Capote avait pu être touché par le meurtre d'une famille de fermier au Kansas dont il avait tiré son roman de non-fiction "De sang froid".
lundi 5 janvier 2026
Archives, juste les archives…
Comment faire autrement ? Jean-Marie Borzeix, directeur de France Culture (1984-1997), en créant en janvier 1985 les Nuits de France Culture, imaginait un Himalaya de mémoire radiophonique à explorer (ou à gravir), tant chaque jour grossirait un stock inépuisable. Ce patrimoine inestimable est passionnant pour les années avant 2010. Après ce n'est plus tout à fait la même chose. Dans le ton, dans la voix, dans sa palette d'ouverture au monde. Le documentaire est riche et plusieurs émissions s'y adonnent. Alors c'est plutôt de ce côté-là que j'ai envie de vous parler radio.
| ©Getty - Chris Ware/Keystone/Hulton Archive |
vendredi 2 janvier 2026
Écrire pour le Nouvel an ou écrire pour la radio (du Nouvel An) ?
Le 31 décembre 1987 (oh Mathusalem !) Louis-Jean Calvet et Marc Legras consacraient une nuit à Léo Ferré. Et quelle nuit (1), Léo accueillant ses amis à la Maison de la radio (2). Joie, malgré mes enregistrements de l'émission sur Mini Disc (Sony) de pouvoir la réécouter en intégrale (3). Albane Penaranda, productrice des "Nuits de France Culture", pour cette nuit du passage de l'An, nous a proposé de réécouter "Un nouvel an en compagnie de Paolo Conte", une émission du 31 décembre 1998.
Paolo Conte en concert en 1994
En dix ans, cette nuit musicale a pris un sérieux coup de rabot (4). Jacques Erwan, cisèle ces deux heures (5) et à son micro, le créateur d'Azzuro est "comme à la maison". Ça parle d'abord de repas du Nouvel an, de vins de la région d'Asti) et sa chanson "Un gelato al limon" est dans le ton. "Une glace au citron, glace au citron, glace au citron, Couler au fond d'une ville Une glace au citron est du vrai citron, Aimez-vous?"
Paolo Conte est entrainant et nous donne envie de chanter, comme si c'était du français sauf que c'est du plus bel italien. "Diavolo rosso, dimentica la strada Vieni qui con noi a bere un'aranciata Contro luce tutto il tempo se ne va" (Diable rouge, oublie la route Viens ici avec nous boire une orangeade À contre-jour, tout le temps s'en va).
"L'italien que j'évoque dans mes chansons c'est un italien qui évoque la gêne de parler italien…" (vis à vis entre autres du dialecte piémontais)… Comme toujours cette langue nous (me) plonge dans une belle empathie et une proximité pour "être avec". On comprend bien comment Léo (Ferré) a pu "finir ses jours" en Italie. Et puis la langue et ses accents manquent sur France Culture… Je pense particulièrement à Francesca Isidori et ses très belles "Affinités électives" (6)
Allez, j'avais envie de vous faire partager ma passion pour l'Italie et pour Paolo Conte…