lundi 2 juillet 2018

Nous nous sommes tant aimés… (la radio)

Bon, avec ce titre emprunté à Ettore Scola et son merveilleux film je pose l'affaire. Le 17 juillet il y aura sept ans que, sans relâche, j'ai commencé à écrire sur la radio. Deux mille-treize billets plus tard (925 000 visites cumulées) je vais tenter un p'tit bilan…
Je dédie ce billet à Kriss, Claude Dominique, Geneviève Ladoues, 
Françoise Seloron, Marie-Christine Thomas, Irène Omélianenko, Michèle Bedos, 
Maryse Friboulet, Jeanne-Martine Vacher, Agnès Gribes, Claude Giovannetti,
Simone Depoux, Aude Dassonville, Céline Loriou, Céline Autin…
L'avatar Radio Fañch surTwitter 
avec l'oiseau bleu ajouté par Ewen
















Pour écrire sur la radio il fallait l'avoir écouté et l'écouter toujours. En 2011 j'écoutais la radio plus de douze heures par jour. France Culture, France Musique et un peu d'Inter. Je naviguais sur les ondes. Par gros temps, par mer calme, par soleil étouffant, par pluie fine ou par brume épaisse. Mon navire radio tenait son cap et son enchantement. J'avais pris la mer le 22 novembre 1963 et j'avais dès lors appris à écouter le monde plus loin que le bout de ma rue. Puis à écouter entre les lignes, les silences et les voix. En écrivant chaque jour j'avais envie de faire partager ma passion, mes petites histoires de radio, mes rencontres, mes vibrations pour l'art radiophonique sur le tempo du jour au lendemain.

J'ai tourné autour et dans la Maison de la radio (Paris), frappé à quelques portes, passé une tête ici ou là, vu se faire tant d'émissions en studio, causé avec les vigiles, les hôtesses d'accueil, regardé toutes ces petites fourmis se concentrer, s'agiter, se déployer au micro. J'ai refait (un peu) l'histoire présente et passée. J'ai dépensé une fortune aux Ondes. J'ai mal Zoomé mes sons d'amateur très débutant. J'ai été deux fois à Biarritz écouter LeBlack, rencontrer Sophie Berger à Quiberon, Chantal Pelletier à Avignon, Jean Lebrun à Saint-Malo, Claude Villers en Gironde, Maryse Friboulet à La Rochelle et Alexandre Heraud à Molène. Et tellement d'autres à Paris by night ou by day

La radio change au point, demain, de se renier pour en faire des tartines de numérique et d'assistants vocaux. Jusqu'à présent entre elle et moi il y avait un fil ténu. Le fil est rompu. Je n'écoute même plus la radio une heure par jour. Demain j'écrirai encore un peu. Quand ça me démangera. N'importe quand. Sans rendez-vous, sans lecteur peut-être ? Voilà, restera sur la toile une p'tite collec' de billets d'un auditeur fou de radio. E la nave va… 

Merci à toutes-tous lecteurs, auditeurs, professionnels de la profession, collègues blogueurs et autres ratons-laveurs de passage…


Merci à David Christoffel
de m'avoir imaginé ainsi






















Je dédie aussi ce billet à Pierre Wiehn, Patrice Blanc-Francard, Bernard Lenoir, François
Jouffa, Yann Paranthoën,  Emmanuel Laurentin, Claude Villers, Laurent Le Gall, Thierry Jousse, LaurentValero, Gilles Davidas, Thierry-Paul Benizeau, Jacques Santamaria, Guy Senaux, Guillaume Baldy, Alain Veinstein, Jacques Pradel, Alexandre Heraud, Julien Delli-Fiori, Jean Lebrun, Jean Garretto, Pierre Codou, 

Et un coucou particulier
à Hervé Marchais et Etienne Noiseau, 
aux girls de Longueur d'Ondes et aux pikez de Radio Pikez…

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire