mercredi 24 janvier 2018

"Ils vont tuer la radio"… précision et rectificatif

Lundi 22 janvier sur son site, Libération a publié notre tribune (1) "Ils vont tuer la radio" qui posait les bases de la mue de la radio "vendue" au tout numérique et au média global. Malgré notre relecture une "coquille" nous a échappé. 



Voici l'extrait publié : "Anti-écologiques, parce que la disparition de la radio hertzienne au profit de la Radio numérique terrestre impose de puiser des métaux rares dans la lithosphère pour fabriquer ordinateurs et téléphones cellulaires."

Nous voulions dire : "Anti-écologiques, parce que la disparition de la radio hertzienne au profit d'une diffusion intégralement 3G impose de puiser des métaux rares dans la lithosphère pour fabriquer ordinateurs et téléphones cellulaires."

Nous avons demandé, dès hier, à Libération de bien vouloir corriger la phrase que plusieurs d'entre vous, chers lecteurs, n'ont pas manqué de nous signaler. Nous vous présentons bien sûr nos excuses pour cette faute d'inattention. Heureusement vous avez été nombreux à nous dire votre satisfaction pour ce texte qui se voulait être une alerte sur une opération programmée de sabordage du média radio dans sa forme originelle.

Je profite de ce billet pour faire une remarque sur la RNT. Dans une interview du 22 janvier au Figaro, M. Guimier, dit n°2 de Radio France, dit "Tout projet de transformation mérite une vision, des moyens et du temps". Belle rhétorique qui contredit l'absence totale de vision du Pdg de Radio France, Mathieu Gallet, qui au tout début de son mandat était favorable aux thèses du "Bureau de la radio", structure informelle, qui réunissait les plus grands responsables de radio privée (RTL, Europe 1, Next radio, NRJ) anti-RNT.

Gallet se croyant sans doute tout-puissant "oubliait" juste qu'il n'avait pas la main pour décider si le groupe Radio France s'engagerait ou pas dans cette technologie de diffusion. La décision revenant au gouvernement. Gouvernements qui successivement depuis 10 ans n'ont jamais décidé d'y engager la radio publique. Donc les effets d'annonce en forme d'oracle de M. Guimier nous laissent froids. Par contre que ce soit un message subliminal à la tutelle et au Président de la République est cousu de fil blanc. CQFD.

(1) Signée Francine Leduc et moi-même

9 commentaires:

  1. J'ai lu plusieurs fois cette tribune et je ne la comprends pas.
    D'abord le titre, "Ils vont tuer la radio" : qui est ce "ils" ? et qui est "la radio" ? La radio dans son ensemble ? ou Radio France que vous ne citez pas ? Le flou règne d'emblée et ne se dissipe pas dans la suite de l'article. Pourquoi ce choix ? Est-ce un message subliminal pour ceux/celles qui sauront le lire ?

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    1. Bonjour Etienne,
      "Ils" se sont ceux qui, méthodiquement, patiemment, au titre du progrès, du tout numérique, et du média global poussent dehors la radio et son originalité médiatique. Ils écrivent partout dans la presse, sur Twitter, et plus si affinités. Cela concerne la radio publique puisque nous évoquons le big-bang audiovisuel attendu !

      C'est un choix temporel ! Pourrait venir un autre temps où nous citerions des noms et des propos. C'est dans un premier temps une alerte ! Pas de message subliminal. Les professionnels qui nous ont contacté après cette tribune avaient compris dans le texte les dangers à court terme d'une politique de globalisation/banalisation des médias audio.

      C'est dit autrement ce que j'annonce depuis juillet 2017, avec des noms, des citations, des sources précises.

      J'informe Francine Leduc de ton commentaire et de ma réponse. Elle répondra ici si elle le souhaite.

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    2. Bonsoir Étienne,

      Je suis très honorée de l'attention minutieuse que vous avez portée à nos réflexions. Mais je suis ennuyée que notre parti pris vous fasse effet de flou. Car notre choix de ne citer aucun nom propre est largement délibéré. Au lieu de nous résigner aux attaques personnelles, nous avons préfére tenter une montée en généralité. Sans doute que cette résolution comporte quelques difficultés d'appréhension, mais ceux qui assimilent cette démarche à du complotisme refusent donc de voir qu'il y a bien une idéologie à l'oeuvre, une même dérive - anti-démocratique !! - entre les aficionados de la radio 100% 3G et les promoteurs marketeurs de média global. Bref, pourquoi voulez-vous vous sentir exclu de cette depersonnalisation du débat, alors qu'il s'agit d'engager une écologie de l'esprit en sympathie complète avec le socle de valeurs défendues par Syntone ?

      Radiophoniquement vôtre,

      Francine

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    3. Bonjour Francine,
      Je ne "veux" pas me sentir exclu, ce n'est pas un désir de ma part. Je suis étonné que, pour vous, citer les personnes dans l'exercice d'une fonction relève de l'attaque personnelle. Ce choix de ne pas nommer les gens et les choses me paraît totalement confus et a pour effet de noyer le débat. Certains commentaires ici et là en attestent : untel, d'une petite structure rurale d'éducation aux médias, pense que vous attaquez l'usage de la technologie numérique en tant que tel. (Il y a d'autres exemples de commentaires qui montrent l'incompréhension du texte, mais je ne peux pas le vérifier car Libé ne me laisse plus consulter la page) Ou alors, c'est moi qui ne comprends rien et vous me confirmez que ce n'est pas seulement de Radio France que vous voulez parler dans cette tribune ?

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    4. Bonsoir Étienne,
      Si nous avons choisi de dénoncer une idéologie, c'est bien que nous ne trouvions pas pertinent de nous en prendre à une institution. Je suis désemparée de voir que vous insistez à ne pas nous reconnaître le bien-fondé d'une volonté de changer les échelles du débat. Si je peux vous confirmer que la radio publique n'est pas la seule à souffrir de la dérive idéologique que nous contestons, je suis inquiète de l'importance que vous prêtez à cette précision. Et je note que vous-mêmes désignez très anonymement "untel, d'une petite structure rurale d'éducation aux médias" dont je ne veux pas douter qu'il mérite aussi d'être cité, si je comprends bien votre logique. Bref, je ne veux pas me résigner à considérer que la clarté d'un propos est intégralement contenue dans une culture de la dénonciation. Comment pouvez-vous croire que c'est le numérique en soi que nous cherchons à combattre ? Pourquoi ne pas pousser l'absurdité jusqu'à nous reprocher d'en vouloir à l'existence d'Internet ?! En attendant un retour aux vrais enjeux, je vous assure que nous n'avons même rien contre l'électricité.
      Radiophoniquement vôtre,
      Francine

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    5. Bonjour Francine,
      Je ne découvre votre réponse qu'aujourd'hui.
      Que dire ? La fin de votre réponse me laisse coi : de nouveau vous noyez le poisson, cette fois en ironisant sur nos échanges. Quel intérêt ?
      En résumé, vous vous dites désemparée que je ne comprenne pas votre texte, mais vous ne remettez pas en question une seule fois votre capacité à me le rendre compréhensible. Je dirais qu'à force de vouloir "élever le débat", vous m'avez perdu. Mais ce n'est sans doute pas grave car, en aparté, Fañch m'a assuré que plusieurs personnes ont réagi positivement auprès de vous deux, démontrant leur compréhension du texte. Tant mieux !
      Pour ma part, cette conversation me semble stérile, mais je vous souhaite bonne continuation.

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    6. J'avais publié un commentaire il y a deux ou trois jours
      Vous l’avez supprimé?
      Bonne continuation
      Patrick

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    7. Bonsoir Patrick, je publie tous les commentaires sauf s'ils sont injurieux ! Ça parlait de quoi ?

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    8. Aucune injure sous mon clavier,je parlais simplement des avantages de la radio numérique terrestre comparables à ceux de la TNT. Je n'ai plus le courage d'argumenter (mon post était assez long) et je ne sers mes plats qu'une seule fois. Nous y reviendrons quand la TNT aura atteint nos belles provinces.
      Bonne continuation
      Patrick

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