mercredi 24 août 2016

Ferré : 100 ans…

© EdA - Philippe BERGER


















Ce matin-là, 24 août 1916, à Monaco, avec cœur et tripes Léo chantait (déjà) la chanson du "bien-aimé". C'était comment Monaco en plein conflit mondial ? C'était comment la graine d'ananar ? C'était comment un Rocher sans la mer de Bretagne qu'il aimait tant ? C'était comment ce cri primal qui a duré 77 ans ? C'était comment la misère avec Madame ? C'était comment d'avoir un Pépé si jeune ? C'était comment les Celtiques qui partent inexorablement en fumée ? C'était comment Léo ?

C'est sans doute ce qu'aujourd'hui à France Musique Louis-Jean Calvet, Martin Pénet et Thierry Jousse évoqueront en filigranes (1). Et ce que la nuit prochaine Philippe Garbit, à France Culture, nous proposera, avec la rediffusion d'"Avec le temps : une nuit avec Ferré", soit le passage de l'an 1987 à 1988 (2) et six heures de Ferré sans fard…

(1) 7h, 9h30 et 18h,
(2) 00:43 > 06:25

"Les poètes" 1961,


Ci-dessous les liens vers mes précédents billets Ferré :
Un dernier pour la route
Ferré, vingt-deux ans
Promo radio déguisée,
Ferré chante la radio,



Le blog reprendra ses publications régulières à compter du lundi 29 août, 8h30

lundi 1 août 2016

2011/2016 : 5 ans d'écoute de la radio publique…















C'est l'été ce blog est en stand-by pour congés radiophoniques. Mais, si vous aimez la radio, parmi les 1696 billets publiés, vous pouvez lire un billet par jour d'ici le 29 août, date à laquelle je devrais remettre le couvert.

Dans la colonne de droite, sous le titre "Vous cherchez quoi ?", vous inscrivez :
- le nom d'une productrice/producteur (Devillers, Lebrun, Omelianenko, Voinchet, Kriss, Bouteiller, Vincent, Pradel, Jacques, Artur, Adèle, Foulquier, Dominique, Lenoir, Dordhain, Bloch, Davidas, Friboulet, Villers, Thomas, Laurentin… et tutti et quanti…),
- le nom d'une émission de la radio publique, 
- le nom d'une des sept chaînes de Radio France.

Vous trouverez aussi sur ce blog (de novembre 2015 à mai) les 117 billets de 117 Radioscopie sélectionnées par l'Ina et disponibles en coffret… D'Arletty à Michel Serres… Et une critique globale de la mécanique Chancel !

Vous picorez, vous commentez. S'il y a lieu, je réponds aux commentaires mais, cet été, ce ne sera pas en instantané (prévoir maxi un délai de 8 jours). Voilà les amis, régalez-vous. Bel été et à bientôt.


© Cabu

lundi 11 juillet 2016

franceinfo : radio & télé…

Capture d'écran du nouveau logo radio et TV
















Ce matin au siège de France Télévisions, quatre Pdg de l'audiovisuel public, Ernotte, Gallet, Saragosse, Vallet (1) dévoilent le nom de la future Chaine Publique d'information. N'en déplaise à tous les gourous médiatiques (2) et autres jeteurs de sorts, ce sera : franceinfo. Comme je l'ai écrit à plusieurs reprises il n'est pas inintéressant dans l'histoire de l'audiovisuel public qu'une chaîne de radio, reconnue pour ses trente ans (3) d'info en continu, inspire le nom de la nouvelle chaîne.

C'est un nouveau cap pour France Info (radio). Une mutation même. Tout est à créer. Tout va être de travailler ensemble avec les autres acteurs audiovisuels concernés. Ce qui aurait pu s'inventer dès les années 70 ou 80 avec l'ORTF (4), s'invente dans un environnement concurrentiel établi avec BFM TV, LCI, et I Télé. "Trop tard", "Fait du prince", "Opportunité politique" caracolent depuis septembre 2015, partout où l'on veut bien torpiller le projet avant même sa mise sur orbite. 

Les chaînes d'info privées acceptant mal une nouvelle concurrence, les acteurs publics enthousiastes mais contraints par des réalités budgétaires presque insurmontables. Sans moyens financiers supplémentaires pour "faire avec ce qu'on a". La coquille créée et siglée reste le plus dur à faire. Si des journalistes de France Info se sont investis dans le projet on ne peut pas en dire autant de ceux de France TV, qui n'ont jamais vu d'un bon œil cette création ex-nihilo. Les tensions sont patentes et les risques de mouvement social bien présents. 

Au-delà de toutes les inquiétudes de fonctionnement il n'aurait pas fallu que la semaine dernière à France Info, à l'annonce du départ de 4 journalistes, les équipes apprennent de la direction générale de Radio France que ces départs ne seront pas remplacés ! De quoi mettre K.O. debout ceux qui, depuis des mois, se sont investis et avaient la double garantie qu'il n'y aurait pas de diminution d'effectif et que les départs seraient compensés par des embauches. Ce sont les conditions même de travail qui sont touchés et qui ne lassent d'inquiéter une rédaction qui se sent trahie (5).

Menée en moins de 10 mois, cette création doit voir le jour (et la nuit) le 1er septembre. Mais on sait déjà que l'ouverture de l'antenne le 1er septembre est compromise par un mouvement de grève. Mouvement que le public et les bateleurs des médias auront bien du mal à comprendre puisqu'à la différence de tous les autres médias on parle bien peu de radio dans les médias, si ce n'est pour s'intéresser aux "vedettes" et aux "transferts" ou à quelques émissions tendance.

L'annonce faite ce matin est forte ! Pour une partie des acteurs le coup subi la semaine passée est terrible. La concurrence va se taper sur les cuisses, les médias vont ajouter de l'huile sur le feu, le public, plus ou moins dépité, va regarder de loin cette chaîne créée à la hâte sans que toutes les conditions de viabilité ne soient réunies avant l'annonce, avec tambours et trompettes, par la Pédégère de France Télévisions à sa prise de fonction en août 2015.

Rétroviseur
Il y a juste 45 ans, le 5 janvier 1971, Jean Garretto et Pierre Codou créaient FIP 514 (France Inter Paris, 514m O.M.) sur la demande de Roland Dhordain, directeur de la radio au sein de l'ORTF. Dhordain connaissait bien les qualités des deux producteurs qui fin mars 68 avaient créé sur France Inter "L'Oreille en coin" (1968-1990), et qui avaient créé et coordonné au sein de l'ORTF des opérations d'envergure prestigieuses (Entrée libre à l'ORTF). Mais les deux compères, dès la demande initiale de Dhordain en 1970, avaient exigé que leur soient attribués des studios pour cette nouvelle antenne. Tant que Dhordain n'a pas "trouvé" ces studios, Garretto et Codou n'ont pas bougé. Vieux briscards de l'ORTF, les compères savaient bien que sans moyen technique l'antenne risquait très vite de disparaître ! O tempora o mores. CQFD.




video



(1) Respectivement Pdg de France Télévisions, Radio France, France 24 et Institut National de l'Audiovisuel,
(2) Sur le plateau de "Média le Mag" (France 5) en mai, à l'occasion d'une information concernant la chaine publique, Julien Bellver, chroniqueur de cette émission et responsable du site Ozap/Puremedias, avait, sans rire, repris le présentateur en annonçant "France Info Tv, non ?" alors que le nom probable annoncé était "France Info". Les plus grands donneurs de leçons de déontologie sont une fois de plus pris sur le fait de leur parti-pris… 

(3) 30 ans en juin 2017,
(4) Office de Radio et Télévision Française, 1964-1974,
(5) Un grand reporter (international), un grand reporter (économie), un rédac-chef week-end (quand la rédac en compte 2), un rédac-chef journaux de la semaine…

franceinfo : radio & télé…

Capture d'écran du nouveau logo radio et TV
















Ce matin au siège de France Télévisions, quatre Pdg de l'audiovisuel public, Ernotte, Gallet, Saragosse, Vallet (1) dévoilent le nom de la future Chaine Publique d'information. N'en déplaise à tous les gourous médiatiques (2) et autres jeteurs de sorts, ce sera : franceinfo. Comme je l'ai écrit à plusieurs reprises il n'est pas inintéressant dans l'histoire de l'audiovisuel public qu'une chaîne de radio, reconnue pour ses trente ans (3) d'info en continu, inspire le nom de la nouvelle chaîne.

C'est un nouveau cap pour France Info (radio). Une mutation même. Tout est à créer. Tout va être de travailler ensemble avec les autres acteurs audiovisuels concernés. Ce qui aurait pu s'inventer dès les années 70 ou 80 avec l'ORTF (4), s'invente dans un environnement concurrentiel établi avec BFM TV, LCI, et I Télé. "Trop tard", "Fait du prince", "Opportunité politique" caracolent depuis septembre 2015, partout où l'on veut bien torpiller le projet avant même sa mise sur orbite. 

Les chaînes d'info privées acceptant mal une nouvelle concurrence, les acteurs publics enthousiastes mais contraints par des réalités budgétaires presque insurmontables. Sans moyens financiers supplémentaires pour "faire avec ce qu'on a". La coquille créée et siglée reste le plus dur à faire. Si des journalistes de France Info se sont investis dans le projet on ne peut pas en dire autant de ceux de France TV, qui n'ont jamais vu d'un bon œil cette création ex-nihilo. Les tensions sont patentes et les risques de mouvement social bien présents. 

Au-delà de toutes les inquiétudes de fonctionnement il n'aurait pas fallu que la semaine dernière à France Info, à l'annonce du départ de 4 journalistes, les équipes apprennent de la direction générale de Radio France que ces départs ne seront pas remplacés ! De quoi mettre K.O. debout ceux qui, depuis des mois, se sont investis et avaient la double garantie qu'il n'y aurait pas de diminution d'effectif et que les départs seraient compensés par des embauches. Ce sont les conditions même de travail qui sont touchés et qui ne lassent d'inquiéter une rédaction qui se sent trahie (5).

Menée en moins de 10 mois, cette création doit voir le jour (et la nuit) le 1er septembre. Mais on sait déjà que l'ouverture de l'antenne le 1er septembre est compromise par un mouvement de grève. Mouvement que le public et les bateleurs des médias auront bien du mal à comprendre puisqu'à la différence de tous les autres médias on parle bien peu de radio dans les médias, si ce n'est pour s'intéresser aux "vedettes" et aux "transferts" ou à quelques émissions tendance.

L'annonce faite ce matin est forte ! Pour une partie des acteurs le coup subi la semaine passée est terrible. La concurrence va se taper sur les cuisses, les médias vont ajouter de l'huile sur le feu, le public, plus ou moins dépité, va regarder de loin cette chaîne créée à la hâte sans que toutes les conditions de viabilité ne soient réunies avant l'annonce, avec tambours et trompettes, par la Pédégère de France Télévisions à sa prise de fonction en août 2015.

Rétroviseur
Il y a juste 45 ans, le 5 janvier 1971, Jean Garretto et Pierre Codou créaient FIP 514 (France Inter Paris, 514m O.M.) sur la demande de Roland Dhordain, directeur de la radio au sein de l'ORTF. Dhordain connaissait bien les qualités des deux producteurs qui fin mars 68 avaient créé sur France Inter "L'Oreille en coin" (1968-1990), et qui avaient créé et coordonné au sein de l'ORTF des opérations d'envergure prestigieuses (Entrée libre à l'ORTF). Mais les deux compères, dès la demande initiale de Dhordain en 1970, avaient exigé que leur soient attribués des studios pour cette nouvelle antenne. Tant que Dhordain n'a pas "trouvé" ces studios, Garretto et Codou n'ont pas bougé. Vieux briscards de l'ORTF, les compères savaient bien que sans moyen technique l'antenne risquait très vite de disparaître ! O tempora o mores. CQFD.




video



(1) Respectivement Pdg de France Télévisions, Radio France, France 24 et Institut National de l'Audiovisuel,
(2) Sur le plateau de "Média le Mag" (France 5) en mai, à l'occasion d'une information concernant la chaine publique, Julien Bellver, chroniqueur de cette émission et responsable du site Ozap, avait, sans rire, repris le présentateur en annonçant "France Info Tv, non ?" alors que le nom probable annoncé était "France Info". Les plus grands donneurs de leçons de déontologie sont une fois de plus pris sur le fait de leur parti-pris… 

(3) 30 ans en juin 2017,
(4) Office de Radio et Télévision Française, 1964-1974,
(5) Un grand reporter (international), un grand reporter (économie), un rédac-chef week-end (quand la rédac en compte 2), un rédac-chef journaux de la semaine…

jeudi 30 juin 2016

Mes adieux au music-hall…

L'illus de mon 1er billet















Bon les aminches ça fait 5 ans que je gribouille sur ce blog (1), et là j'ai fait mon sac. Je me casse (Lanetienne), je m'éclate au Sénégal (avec une copine de c'hval), je bouge (de là), je taille la route, je mets les bouts (d'ficelle). De vraies vacances. Sans twitter, sans programmation. J'écouterai, tel l'auditeur lamda baba, France Musique only, le soir à 18h pour "Tempo easy" (sic) qui s'appellera "Retour de plage" avec en juillet Valero (sans Jousse) et en août le contraire. 

Je fais une grosse cure de désintox prescrite par mon analyste (le même que celui de Marilyn) qui craint grave le BOR (Burn-Out Radiophonique). Et justement je vais tirer des bords. Pas égoiste je vous donne quelques pistes pour le Fun

1) Si Médiamétrie appelle vous dîtes Radio Fañch ! S'ils vous font répéter, insistez grave ! 
2) Mermet pas mort, allez donc fureter "Là-bas si j'y suis", pour "Nous ne sommes rien soyons tout et le reste…
3) Ronez, l'ex-taulier des Nouveaux Médias à Radio France se lance dans le Podcast avec tambours et trompettes (2)
4) Le pote Hervé Marchais, qu'aime participer à mon éducation radiophonique m'a conseillé d'aller lire ,



5) Les petits jeunes de Phonurgia Nova (30 ans) fêtent ça cet été, on pourrait s'y croiser… Viendez !
6) Les Dardenne, trop d'la boule ! Et leur doc sur la radio !
7) Et pis ya Syntone qu'écrit des histoires en papier
8) …

Sinon, si vous réunissez quelques potes at home, ou organisez un festival rigolo et différent, vous m'invitez et je viens vous raconter des histoires de radio ;-) Bel été, les aminches…





(1) Au 30 juin : 580 000 visites cumulées. Depuis le 17 juillet 2011, 1807 jours et 1693 billets publiés. Ce 30 juin 2016, 182ème jour de l'année, j'ai publié 181 billets (regardez colonne de droite). Qui dit mieux ?
(2) Clin d'œil à l'ami Davidas, co-producteur et réalisateur d'une émission de zique/chansons avec Jean-François Kahn, sur France Inter, au siècle dernier (1978-1980).

mercredi 29 juin 2016

France Culture Info…




La messe, la méthode Coué et Sandrine Treiner…
Toutes les émissions média font du décryptage : d'infos, d'images, de mots ! À mon tour de me lancer dans la cavalcade ! Sandrine Treiner, ci-devant directrice de France Culture, donnait récemment une interview au Monde (1). Soit l'occasion de lire un amalgame exceptionnel de slogans, affirmations péremptoires, auto-satisfaction au degré 9 de l'échelle de Richter médiatique qui en compte 10 (2). Revue de détail.


Le Monde : Après cette première saison, quels sont vos motifs de satisfaction ?
S.T : La double identité de la station – la création et les idées – a été renforcée à travers de nouvelles écritures et de nouveaux formats comme « Raconter le monde moderne », 

Treiner, sans rire, déclare presque avoir inventé la double identité de la chaîne ! On se pince là ! C'est juste ce que France Culture a initié depuis ses origines et depuis que la chaîne a été nommée "France Culture" en novembre 1963. La modestie de Treiner est patente. L'absence de culture radiophonique de la journaliste aussi 


Le Monde : En construisant la grille de rentrée, quels sont les points que vous avez cherché à faire évoluer ?
S.T. La première chose concerne – et c’est notre richesse – les émissions centrées autour des savoirs et des connaissances, qui ont été lancées sous la direction de Laure Adler (1999-2005).

Avant cette directrice : Agathe Mella, Yves Jaigu, Jean-Marie Borzeix et Patrice Gélinet dirigeaient une chaine consacrée à la mécanique quantique et au sevrage des agneaux dans les Basses-Alpes au temps de l'occupation romaine !

Le Monde : De quelle manière avez-vous pris en compte l’événement majeur de 2017, l’élection présidentielle ? (3)
S.T. : …il a été décidé de ne plus retrouver, sur des formats où ils s’exprimaient de manière unilatérale (sic), "Le monde selon…" Caroline Fourest, Brice Couturier ou Philippe Manière dans les "Matins". Ces billets seront remplacés par des chroniques quotidiennes sur la vie des idées en France et à l’étranger.



Gros blabla de circonstance pour mettre au piquet une partie de l'armée mexicaine des chroniqueurs vendeurs de roudoudou. Notons que pour une journaliste du Monde les programmes d'une chaîne culturelle c'est d'abord l'info ! Et qu'elle a eu beau chercher il n'y a pas d'événement culturel majeur en 2017.

S.T. : … Et, bien sûr, en vue de cette échéance électorale, la rédaction prépare un vaste dispositif avec, notamment, dès la rentrée, un journal tous les jours à 8 h 15, qui couvrira les primaires puis la campagne.

CQFD !

Le Monde : Comment se manifeste cette volonté de clarification de la grille ?
S.T. : A travers la matinale, qui désormais sera découpée en deux parties avec le "6 h/7 h", produit par Emilie Chaudet, qui a pour ambition d’être une vraie vitrine de station, avec de la culture…

Si, si, vous avez bien lu "avec de la culture". Preuve, s'il en fallait, que la dite-culture avait depuis très longtemps déserté la matinale au profit du "tout-tout-info-tendance-France-Inter". 

"… Il sera suivi du "7 h/9 h" de Guillaume Erner, dans lequel les rendez-vous seront quotidiens et non plus hebdomadaires."

Là, je pense qu'on atteint un niveau de création radiophonique jamais égalé depuis Marconi ou Coluche. Remplacer des chroniques hebdo par des quotidiennes c'est juste "incroyable… mais vrai" ! La clarification de la grille concerne donc 3h d'antenne ! Le poids des mots, le choc du réel !














Le Monde D’autres nouveautés sont-elles à attendre ?
S.T. : Oui, en particulier le samedi, avec l’apparition d’un "7 h/9 h" présenté par Caroline Broué, qui cesse d’animer "La Grande Table", reprise par Olivia Gesbert. Il sera très centré sur la culture [c'est une obsession, ndlr], les idées et prendra en charge le traitement de l’info dans les médias. Le journal de 8 heures sera plus long le samedi [sic, plus de temps d'écoute plus d'info, ndlr]. Toujours dans un souci de clarté et de simplification, avec Frédéric Barreyre, le directeur de l’information, nous avons repensé la présence de l’information sur l’ensemble de la grille afin qu’elle soit présente de manière régulière à l’antenne (re-sic). Tous les journaux gardent la même durée…

À la place de Laurent Guimier (France Info) et Laurence Bloch (France Inter) je déposerai plainte pour concurrence déloyale ! La "représentation nationale" nom pompeux que Mathieu Gallet, Pdg de Radio France, prononce à l'envi, se chargera bientôt de régler son sort aux doublons-triplons de l'info sur le service public. Les protagonistes du tout-info sur Culture : Four (Jean-Marc), ex-directeur de l'info et Barreyre n'auront qu'à bien se tenir.

Dans la série "Faire rimer réflexion et plaisir" Treiner spécialiste des formules à deux balles (4), nous a livré sa parole pour l'avenir via Le Monde. Au tour maintenant de Télérama (même groupe de presse) avec une journaliste, Laurence Le Saux, qui connaît la radio (5).



Télérama : Quelle ligne souhaitez-vous impulser à la rentrée ? 
S.T. : Il m’aura fallu du temps pour mettre à exécution mon leitmotiv : rendre la grille cohérente, équilibrée. Cette cohérence passe, par exemple, par le changement de la tranche quotidienne à 16 heures…

Ben voyons Léon ! Juste rappeler ici, aux esprits égarés, que c'est en tant que directrice éditoriale (nom pompeux pour dire directrice des programmes), que Treiner avait installé Marie Richeux à 16h ! Puis à 14h, pour placer la tambouille de 16h qu'elle rassemble aujourd'hui sous le vocable "La méthode scientifique".

Télérama : Quelle politique pour le documentaire ?
S.T. : "Sur les docks" devient "La série documentaire", coordonnée par Perrine Kervran. Un même sujet sera creusé du lundi au jeudi à 17 heures, par exemple la déradicalisation, l’économie sociale et solidaire, les frontières ou la psychanalyse (6). Le dimanche, Villes-mondes cède la place à un récit documentaire singulier (?) – en cinq ans, nous avions fait le tour des capitales… 


Hum ! Comment dire ? Un nom historique de la chaîne a disparu ! Serait-ce une coquille ? Où est Irène Omélianenko, coordinatrice de "Sur les docks", documentariste sur la chaîne depuis la fin des années 8O ? Surpris que Le Saux n'ait pas évoqué cette "disparition".

Télérama : Quelles sont vos ambitions pour l’avenir ?
S.T. : Maintenant que cette grille est clarifiée, très achevée, il s’agit de continuer à travailler son acuité. Concernant le Web, nous souhaitons développer des contenus en ligne, élaborer un journal des idées numériques, des modules courts imaginés à partir des émissions. Et proposer une offre de vidéos enrichie – pas question de se contenter de filmer ce qui se passe dans nos studios.

Dans ces deux journaux Treiner, avec cette façon de dire la "messe", met l'accent sur l'info, ne dit rien sur le remplacement d'Adler (ayant choisi France Inter), sur "Creation on air" (23h). À part la méthode Coué qui consiste à ajouter le mot culture dans quelques programmes stratégiques, on peut être absolument inquiet de la tournure, - définitive - info et journalistique, prise par la chaîne. Ce que visionnaire, Alain Veinstein, prédisait dans "Radio sauvage" (Le Seuil, 2010). Veinstein, producteur historique de la chaîne, débarqué en juillet 14 par Poivre d'Arvor et avec l'avis, certainement favorable, de la directrice éditoriale !

(1) Le Monde 25 juin 2016, interview par Christine Rousseau,
(2) Une côte spéciale a été créé pour l'intouchable bateleur Morandini qui a bloqué l'aiguille au chiffre 11
(3) Il aurait été bon de préciser à Christine Rousseau ont mission de rendre compte de l'info : France Inter et France Info,

(4) "Il faut marquer notre singularité", Télérama 9 sept 2015, 
(5) 28 juin 2016,
(6) On remercie par avance la directrice de nous donner les têtes de chapitre ! 

mardi 28 juin 2016

Les Fronts populaires des socialistes…

Front populaire : celles/ceux qui en sont dignes…
"Le Front populaire a mal à sa mémoire" ! C'est ainsi que débute le documentaire de Séverine Cassard et Séverine Liatard, ce matin dans "La Fabrique de l'histoire" sur France Culture.

Quant à "L'histoire est la perdante dans les commémorations", elle résonne d'une drôle de façon. On est en effet pas loin de le croire quand, en 2016, l'histoire sociale est en train de balayer l'histoire du Front populaire. Pascal Ory, historien, montre, exemples à l'appui, les rapprochements de circonstance, en 1936, entre "toutes les gauches" et leurs fragilités. Quand, aujourd'hui, il n'y a même plus de circonstances…

Mais, ce documentaire de qualité télescope immédiatement les "événements" de 2016. Sociaux avec la mobilisation contre la "loi travail". Sociétaux avec "l'état d'urgence" et son contrepoint footbalistique. On est en juin, et rien ne laisse le souvenir d'une grande fête qui aurait célébré le Front populaire. Il faudra donc se contenter de la mémoire des décennies en "6" pour prendre la mesure du désastre de 2016. Ce gouvernement "socialiste" aura là aussi failli. Comment aurait-il pu en être autrement ? Pouvait t-on conjointement célébrer les acquis sociaux de 1936 et constater leur régression absolue à l'aune de la "Loi travail" ? Non bien sûr.

Il faudra donc se contenter de la mémoire pour faire vivre "36" à défaut de pouvoir la (re)vivre cette année sociale exceptionnelle. Et se déplacer à Montreuil pour voir l'expo "Nouveaux regards, nouvelles images sur le Front populaire"…