lundi 9 juin 2014

Il existe un Heraud…

Le livre de Loïc Josse





















Vous connaissez ma passion pour la fabrique de la radio. Poussant "comme d'hab´'" le souci du détail et de l'ambiance à l'extrême (nord-ouest), nous fûmes convenus avec le producteur de France Inter (1) de nous retrouver au festival "Étonnants voyageurs" à Saint-Malo le dimanche 8 juin. Avant son live show (sic) il me fallait bien sentir comment ce Heraud mettait à profit les quelques heures qui nous séparaient du top antenne à 16h et des poussières. Heraud travaille sur le fil (du rasoir), tendu, concentré et habité par son sujet d'un jour. Il fouille et plonge profond dans ses recherches préparatoires à l'émission (2). Il est dedans et "habité" même si tout autour festivaliers et autres touristes s'agitent et qu'approchant d'Intra-muros "ça sent la guimauve à plein nez". Mais comment cela pourrait-il déstabiliser celui qui a baroudé en Amérique latine et à Cuba, aux "Nuits magnétiques", au "Pays d'ici", au "Vif du sujet", "Sur les docks" (3), jusqu'à se perdre la nuit dans quelque chose d'"Ouvert..." qui avait la particularité de l'enfermer (4) ? 

En septembre 2013, bingo, il existe un endroit où ce héros de comic-strip genre "Tintin" va pouvoir (ré)enchanter ces lieux où battent la vie, la vraie. Heraud aime cet enchantement qu'il sait rendre jubilatoire pour un projet, une idée, une réalité dont personne ne parle ailleurs que dans cet "endroit-là". Il quadrille la France, s'amuse et s'interroge, scrute et écoute, provoque les décalages qui permettront à ses invités d'aller un peu plus loin que le bout de son nez. Seulement voilà, Heraud le flâneur n'est-il pas un peu "à l'étroit" dans la grille du dimanche après-midi quand ses déambulations mériteraient de sortir du "très strict" cadre horaire ? C'est dimanche, c'est un autre temps de vie (4), d'écoute que la chaîne continue imperturbablement à séquencer comme si on était en semaine. Comme si la radio ne devait pas être le reflet de la vie (courante), comme si elle ne devait pas épouser le rythme des auditeurs. De grands génies radiophoniques l'ont compris. Autrefois.

L'émission commence. Heraud a déjà tissé sa toile. Il va raconter une histoire avec des invités qui racontent eux-mêmes des histoires. Tout en scrutant l'horloge électronique, son conducteur, et le propre fil de sa pensée. De quoi en perdre… fil et bobine. Dimanche dernier notre étonnant voyageur, 
monté à bord de l'"Hermine Bretagnea plongé dans l'archéologie sous-marine, envoyé les mouettes, croqué le ciré jaune, (re)pris un peu d'huile foie de morue, pris le ton du "plouf", piloté la machine à rêves, imaginé le Musée maritime malouin, interpellé le nouveau maire (taclé l'ancien), chanté "La baie de Saint-Malo"…  "Au grand large" face à la mer, porté par les courants, c'est un Heraud lyrique, joyeux, subtil, comme je ne l'avais pas entendu depuis longtemps, qui nous a embarqué à sa suite. Pris au jeu et épousant la cause de la mer il s'en est fallu de peu qu'il n'endosse l'habit de corsaire ou de pirate. C'est selon. Mais ce corsaire serait-il un genre de punk ? On aura vite la réponse si pour la nouvelle grille de rentrée, Laurence Bloch (6) directrice de la chaîne, garde à l'antenne celui qui, parmi d'autres punks, aurait alors toute sa place.

(1) Alexandre Heraud, "Il existe un endroit", France Inter, le dimanche à 16h,

(2) La semaine précédente il est venu à Saint-Malo rencontrer et enregistrer certains de ses invités,
(3) France Culture, années 90-2000,
(4) "Ouvert la nuit", France Inter, 2011-2013, 21h-23h,
(5) On n'est pas à Jardiland,
(6) "Soyez un peu punk !", dit-elle, in Le Monde Télévision, 8-9 juin 2014,





Il existe un endroit... à St Malo par franceinter

La grasse matinale…

Jean-Marc Morandini













Vendredi dernier l'"excellent(1) Télérama nous apprenait sur son site que Jean-Marc Morandini allait, à la rentrée 2014, tenir trois heures durant le micro d'Europe 1, de 9h à midi. "Le grand direct" va donc se décliner en trois sessions distinctes, - médias, actu, santé -. Autant de talks (2) dans lesquels, entre deux pubs, l'animateur au débit pressé n'aura sans doute de cesse d'égrener les chiffres qu'il manie encore mieux et plus vite qu'un bonimenteur de foire (3). Personne ne nous dira qu'Europe 1 invente le format long. En 1960 sur cette même chaîne Maurice Biraud, remplaçant au pied levé Pierre Mondy, jouera avec son diminutif pour créer "De 9 heures à Bibi" où il confirmera une renommée exceptionnelle. Quelques années plus tard, de 1983 à 1987, Michel Drucker (celui de la TV) scotchera son public aux mêmes horaires (4) avec "Studio 1" (5) .

Il va être cocasse de regarder les réactions de la concurrence. Comme par exemple le "saucissonnaged'Inter à heure fixe, métronomique et "plan-plan". Cette chaîne a sans doute oublié qu'avant qu'il en soit directeur, Pierre Wiehn animait en 1967 "Faisons bon ménage" et tenait, lui aussi, la matinée de neuf heures à midi. En ces temps-là (le paléolithique de la radio) il n'était pas rare que les après-midi s'étirent aussi trois heures durant. Un de ses princes, Gérard Sire sur France Inter, excellait à séquencer ses après-midi sans qu'il lui soit besoin d'agiter l'heure, les chroniqueurs et autres éditorialistes qui se faisaient discrets. "Et si nous parlions d'autre chose" donnait une unité à l'après-midi.

Donc Europe 1 a raison de réinventer l'eau chaude en s'appuyant sur la personnalité de bateleur de Morandini. Mais ces modèles d'émissions longues, ces principes de grilles de programmes il faut les jouer sur la longue durée, comme le fait depuis 10 ans RMC avec "Les grandes Gueules" (6). Pourtant il y a quinze ans, Laure Adler devenue directrice de France Culture, avait cassé les formats longs de plus d'une heure se rapprochant de plus en plus d'Inter dans son découpage. Il n'y a donc pas de recettes éternelles. Il y a "l'air du temps" et une connaissance fine des auditeurs. Dans une interview parue dans Le Monde Télévision, samedi dernier Laurence Bloch, nouvelle directrice de France Inter déclare : "Dans une société atone, morose, France Inter doit détonner. Il lui faut du tempérament, une dose de mauvais goût, de l'audace. " Son mot d'ordre, avec un petit sourire : " Soyez un peu punk ! ". Nous y reviendrons.

Pour détonner, justement, Il serait temps que les grasses matinales retrouvent un peu de… grâce.

(1) Sur le même ton que Coluche qui, sur Canal+, faisait la revue de presse "Coluche 1 faux",
(2) Pour se placer sur le créneau juteux de RMC, 
(3) D'abord le n°de l'émission du jour, puis les chiffres des audiences TV, puis au hasard les chiffres du chômage, de la délinquance, du pourcentage d'électeurs frontistes dans le bassin parisien, des dernières cotes de popularité du Président de la République, et des années passées par Julie à l'antenne,… 

(4) Fabien Namias, le directeur de l'antenne a proposé pour la rentrée à Frédéric Taddeï de prolonger d'une demie-heure son "Europe 1 social Club" de 20h à 22h (5). Deux bonnes heures "d'entrée de soirée", un peu comme Claude Villers le faisait sur Inter, dès septembre 1973 avec "Pas de panique",
(5) Studio équipé pour que l'émission soit filmée dans le cadre d'un projet TV que mène le groupe Lagardère propriétaire de la chaîne radio, (là je fais appel à ma seule mémoire mais je manque de sources),
(6) Alain Marschall et Olivier Truchot, de 10h à 13h,

vendredi 6 juin 2014

Quand viendra le matin (6 juin 1944)…

En 1954 pour commémorer le dixième anniversaire du débarquement en Normandie, Pierre Desgraupes et Pierre Dumayet inventent pour la Radio Télévision Française (RTF) un film radiophonique… sans image. Ce concept pourrait retrouver une seconde "jeunesse" si l'on voulait bien accepter de ne pas tout voir à n'importe quel prix. D'un monde de voyeurs on (re)passerait à un monde d'écouteurs. L'écoute n'est-ce-pas ce qui manque le plus aujourd'hui dans notre société de communication ?

jeudi 5 juin 2014

Régions, quelles régions… ?

L'actuel Président de la République, voulant se démarquer de l'attitude de son prédécesseur qui allait jusqu'à influer sur les programmes TV,  avait assuré la France (sic) qu'il mettrait en œuvre, pour gouverner, d'autres méthodes dites "normales". Est-il alors normal que par-dessus "veaux, vaches, cochons, couvées" le dit-Président établisse la nouvelle carte des régions métropolitaines au gré de son humeur, de celle de ces barons socialistes de ses amis et d'un tricotage hasardeux et faillible ? That is THE question et je vous la pose, mes chers auditeurs, qui vous demandez mais que viennent faire les élucubrations géostratégiques d'Hollande sur ce blog consacré à la radiodiffusion… française ?



France Bleu


Et bien nous pourrions nous attendre, après que le dit-découpage eût été entériné par qui de droit, à des effets immédiats sur le découpage des France Bleu et autres France 3 qui pourraient a minima changer de titre, a maxima de "couverture" géographique. Cela nous promet de belles empoignades à faire se retourner dans sa tombe Madame Jacqueline Baudrier, première Pédégère de Radio France, qui, dès 1980, avait lancé les radios locales (1) qui deviendront le réseau France Bleu, sous la présidence de Jean-Marie Cavada, en septembre 2000. De 1975 à 1980 c'est FR3 (France Régions 3) qui "chapotait" les radios "décentralisées". Dans la série "comment faire simple quand on peut faire une usine à gaz" voilà bien un exemple de la gestion à la française de l'audiovisuel public.

Plutôt que de vous assaillir de guillemets pour citer les acteurs de ce "mouvement audiovisuel permanent", j'ai demandé à Gérard Coudert, ex-directeur des "Ateliers de création décentralisés de Radio France et de France Bleu" de revenir sur cette histoire qu'il a vécue de l'intérieur. Vous en trouverez ci-dessous un résumé. Plus tard peut-être détaillerai-je l'affaire.

"Dès les origines de la radio, dans les années 20, il y a eu des stations régionales à l'équivalent de "Paris Tour Eiffel" comme Bordeaux, Lyon, Grenoble, Strasbourg… J'ai pour ma part commencé au début des années 70, dans une de ces radios locales "Alpes Grenoble" (2). Dès 1975, après l'éclatement de l'ORTF c'est FR3 qui a pris en charge, par défaut, les radios locales ou régionales existantes (3). FR3 régissant l'existant et ne s'occupant pas de création de nouvelles stations. C'est là qu'une concurrence entre FR3 et Radio France va s'exacerber quand cette dernière commencera la mise en place de radios expérimentales évoquées ci-dessus. Puis en 1982 (loi Filloux), les radios "France Régions 3" intègrent Radio France sous la présidence de Jean-Noël Jeanneney. En 2000, le réseau France Bleu est créé et tous les noms des chaînes se déclinent sur la base du nom du réseau".

Comment la réforme territoriale va t-elle infuser dans le découpage de France Bleu ? Peut-on s'attendre à une diminution ou à des regroupements d'antenne ? Vous le saurez bientôt en écoutant notre grand radio-feuilleton "Ça va bouillir" (4)

(1) Les stations expérimentales en 1980 : Radio Mayenne, Radio Lille et Radio Melun,
(2) Qui faisait aussi de la télévision, 
(3) Elles avaient été carrément oubliées dans le processus de création des 7 entités issues de l'ORTF,
(4) Feuilleton animé par Zappy Max sur l'antenne de Radio Luxembourg (années 50) sponsorisé par une marque de lessive qui faisait apparaître distinctement dans le déroulement du feuilleton ses produits de marque.

mercredi 4 juin 2014

Révélations…

Laurent Bazin














Croisant différents papiers mercatiques (1) nous apprenons que Monsieur Laurent Bazin, ci-devant anchorman de la matinale de RTL, sur le départ pour laisser la place à Yves Calvi, aurait découvert que la chute d'audience de la dite matinale serait le fait d'un trop grand empilage de chroniques et d'éditos. Visionnaire ce journaliste, non ? Il risque de faire école à France Culture, France Inter, Europe 1,… qui ne tarderont plus à revoir ces matinales gavées et mécaniques.

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule on sussure que Monsieur Jean-Marc Four directeur de la rédaction va quitter France Culture pour retourner à France Inter (2) ! Chouette. L'as des as, que dis-je le meetic entremetteur infos/programmes va pouvoir exercer tout son art du rapprochement et repartir de plus belle dans la fabrication de tunnels d'infos. On peut peut-être s'attendre à un 5/9-30 ou mieux à un 4-30/9-30. Jean-Jacques Bourdin de RMC (6/10) n'aura qu'à bien se tenir.

(1) Vient de mercato : grande foire aux ânes…
(2) Pourvu qu'il emmène avec lui ses secrets et ses sources…

mardi 3 juin 2014

Comme à la télé…















N'imaginez pas de ma part une conversion télévisuelle subite, un peu comme on attraperait une maladie honteuse. J'ai beau ni avoir de télé ni même la regarder, son histoire est assez riche d'enseignements pour comprendre ce qui ne manquera pas d'influencer… la radio. Je ne parle même pas des vedettes/people qui petit à petit investissent les micros. Aussi bien dans les radios privées qu'à Radio France. Les deux articles proposés ci-dessous parlent de numérique et de formatage du documentaire mais pas que. Et puis gardons en toile de fond l'idée "innocente" de François Hollande de rapprocher les entreprises de l'audiovisuel public et celle d'Aurelie Filipetti de mutualiser les sites internet de France TV et de Radio France. Quarante plus tard l'ORTF (Office de Radio et Télévision française), que Giscard avait décimé étant persuadé d'avoir tué la pieuvre audiovisuelle, n'en finit plus de renaître et ses tentacules de se démultiplier. 

• Crise à France Télévision par Philippe Kieffer

• Comment la télé a formaté le grand reportage par Jean-Claude Guillebaud

lundi 2 juin 2014

Le foot, le foot, le foot…

Je commencerai par faire mon mea-culpa. Il y a deux ans lors de la dernière expédition à vélo de Raphaël Krafft et d'Alexis Monchovet pour un Tour de France des Présidentielles en 2012, ("La campagne à vélo"), j'avais de façon un peu abrupte laisser entendre que "l'image c'est bien, le son c'est mieux". Lire : "la TV c'est moins fun que la radio". Avis un tant soit peu personnel qui n'a rien à voir avec la démarche professionnelle des deux journalistes. Ces deux globe-trotters-reporters, que ce soit pour l'image ou que ce soit pour le son, ne changent rien à leur façon de faire : prendre la mesure des distances (avec le sujet), rencontrer les gens au plus près, se faire héberger par ceux qui veulent prolonger la discut'. On ne peut reprocher à ces héros de la route que la radio soit si frileuse à commander et diffuser leurs reportages ou autres web-documentaires qu'il soient audio ou vidéo. Ils ne sont pas rancuniers puisque nous nous sommes rencontrés à Paris début mai, quelques jours avant leur départ pour le Brésil.

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Alors que tambours, trompettes, fifres et autres klaxons vont envahir pendant un mois les écrans du monde entier à la seule gloire du Dieu football. Alors que nous ne pourrons rien attendre d'autre que du commentaire sportif, people et touristique de carte postale. Alors que nous ne saurons rien des dessous, des dessus, des à-côtés et des réalités sociales, économiques et culturelles du Brésil 2014. Alors que le football apparaît comme la meilleure diversion aux mouvements du monde, nos deux globe-trotters aguerris ont décidé d'aller voir, comprendre, partager les réalités d'un Brésil que le pays lui-même aimerait tant occulter. C'est France 4 qui a répondu présent et qui a partir du 9 juin diffusera quotidiennement les reportages de Krafft et Montchovet. (1) 

Mais à ce point de l'histoire on se demande bien pourquoi Radio France n'a pas suivi le projet. Pas assez "tendance numérique", trop "tendance baba revival". Pourtant si France TV joue le jeu sur l'une de ses chaînes, on ne comprend pas que Radio France n'en fasse pas autant. Ne serait-ce pas raccord avec un programme du Mouv', "Allo la planète", diffusé depuis janvier sur le net ? Ne serait-ce pas dans la ligne des Nouveaux médias qui valorisent les nouvelles écritures radiophoniques ? Félicitons Radio Nova de tenter l'aventure et désespérons-nous que le service public manque autant d'audace. 

Raphaël Krafft & Alexis Monchovet
Présentent leur projet de réaliser un road-movie au Brésil, de Sào Luis à Rio de Janeiro, de se rendre sur place un mois avant la Coupe du Monde de Football et, de fait, pendant toute la durée de la manifestation sportive. L'objectif en face de cet événement planétaire est bien de prendre le pouls d'une société et d'apprécier la place du Brésil dans le monde. De rencontrer les exclus et de mesurer le mécontentement d'une population en marge des enjeux dits "sportifs" quand ceux-ci sont surtout géopolitiques. Et puis d'un point de vue footballistique l'enjeu énorme du Brésil est de "laver l'affront de la défaite lors de la Coupe du Monde 1950 face à l'Uruguay. Une victoire du Brésil deviendrait une victoire géopolitique."

N'ignorant rien du rôle qu'a pu jouer l'ex-président Lula pour l'organisation de la Coupe du monde, Krafft et Monchovet seront à Caetes (2) pour le match d'ouverture. Avant et pendant toute la durée de la compétition, chez l'habitant, sous la tente ou dans le hamac ils auront donné les images (et les sons) de la réalité inscrites au quotidien d'une Coupe du Monde qui ne saurait les occulter.

"Au quotidien on s'imprègne d'un pays, d'un climat par la bicyclette. Les climats tropicaux qu'on va devoir affronter agissent sur la transformation des corps... et de l'esprit. Une dépendance s'installe avec les gens des régions traversées, particulièrement puisque nous recherchons un contact fort avec eux. Chaque jour, passés les cinq premiers km, les mêmes questions reviennent : "Qu'est-ce qu'on mange à midi et où dort-on ce soir ?"." Vous pouvez consulter leur journal de bord sur http://velodobrasil.tumblr.com/ où vous trouverez également leur feuilleton quotidien.

En ce qui me concerne si je veux être "dedans" l'aventure de Kraft et Monchovet, il va bien me falloir regarder quelques matchs, puisque ceux-ci seront en écho permanent de leurs pérégrinations. Et voilà qu'un diffuseur TV vient d'avoir cette idée lumineuse : "Pour la Coupe du monde, Numericable propose un service permettant de regarder un match de football à la télévision en écoutant le son émanant d'une radio." On croit rêver ! Tant que c'est pas RMC…


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• À ne pas rater… à la radio



L. Bernard ©Élodie Suigo/RF





















Dans la nuit de samedi à dimanche prochain, France Culture ne résiste pas aux sirènes du Mondial mais a l'intelligence de le faire avec grâce. Pour mettre "en scène" la place que le football a eu sur la chaîne, Philippe Garbit (3) a eu la très bonne idée de solliciter Lætitia Bernard, journaliste à France Bleu et sportive de haut niveau (4) pour présenter les archives qui abordent ce sport mondialisé. Il est fortement conseillé de ne pas regarder la TV en même temps… 

(1) Ce programme est proposé par France 4 et FranceTV Nouvelles Écritures. Puis sur Arte dans 28' tous les jours sauf le mercredi et le WE vers 20h40. Dès le 2 juin, sur le web (Dailymotion,Youtube et Facebook). Sur Nova, rendez-vous bi-hebdo, lundi et vendredi à 7h55. Un documentaire inédit de 70' sera diffusé à la télévision le 21 juillet. 
(2) Village de naissance de Lula,
(3) Grand ordonnateur des "Nuits de France Culture"
(4) Que nous avons découvert dans le seul moment émouvant du clip de Philibert "La maison de la radio".