mardi 28 janvier 2014

L'un est pop, l'autre pas…

"Ange" en couverture









On connaît Emmanuel Laurentin qui n'en finit jamais d'interroger l'histoire dans un spectre très large sans jamais faire l'impasse sur l'histoire très contemporaine pour ne pas dire "immédiate". À bien écouter Laurentin, sur "la longue durée" on peut, sans crainte de se tromper, dire qu'il a dû prendre un certain plaisir à préparer la semaine "Pop" qu'il nous propose depuis lundi (1). Ce lundi avec Michel Embareck, revisiter les lieux de la musique Pop…ulaire montrait bien que pour la vivre en concert, à Paris, dans les années 60 et au début des années 70 il fallait être "initié" ou dans un réseau "spécialisé". La promotion ne courrait ni les rues ni les affiches et quand on n'habitait pas Paris il fallait se contenter de saliver en lisant "Best" ou Rock&Folk… ou attendre la publication discographique d'un "live", très pâle copie d'un événement vécu par quelques "privilégiés". 

Ce mardi "La fabrique de l'histoire" fait œuvre de salut public en remettant sur le devant de la scène la pop française (2). Celle-ci disparu depuis longtemps dans les bacs des vinyls des disquaires qui avaient pignon sur rue. Les disquaires, autant dire les dinosaures de la distribution discographique dans les échoppes desquels nous avons aimé la pop et les filles qui nous y accompagnaient.Tiens, tiens, Laurentin et sa Pop sont tout à fait raccord avec le "Father &Son" des Blanc-Francard. Là encore il y aurait quelque chose à faire pour raconter "Les années seventies"… (3). Mais dans cette deuxième partie avoir fait intervenir Alan Stivell est tout à fait bien vu. Lui qui n'a jamais caché et mis en valeur ses influences avec le rock et autres musiques populaires du monde entier. En 1970 Stivell parle de "Rock fusion" comme on pouvait parler de "Jazz fusion"… Et avant l'avènement du "renouveau celtique" il jouait sa partition auprès de la vague de fond du rock n' roll puis de la pop, et se faisait connaître dans les hootenannies… (4) 

Profitons-en pour dire qu'il manque une quotidienne musique sur France Culture… Une quotidienne inventée, avec un concept, une histoire de la musique, des passerelles, animée, pas par une vedette de la TV, mais par quelqu'un qui ne se contentera pas de pousser des disques ou débiter des évidences. Avec un vrai projet éditorial et du "vécu".

Les épisode 3 et 4 traiteront de la world music et d'une tentative d'une définition de la Pop. (Les players des émissions correspondants trouveront place ci-dessous après la diffusion antenne)

(1) La fabrique de l'histoire, du lundi au vendredi, France Culture, 9h05, 
(2) "Il était une fois la pop française", un documentaire de Patrick Boudet et Véronique Samouiloff,
(3) Malheureusement tombe à plat et n'est pas raccord du tout la chronicroquette d'un Couturier (Brice), pas pop du tout, qui aimerait tellement en découdre avec internet qui aurait tué la Pop… En moins de 2' on tombe de l'armoire… 24 janvier, France Culture, "L'hebdo des idées", 
(4) Centre culturel américain du boulevard Raspail à Paris, avec les Hootenannies de Lionel Rocheman,




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