lundi 19 mai 2014

Radio star…

La semaine dernière sans doute à court d'inspiration la presse nous a rabâché que nous étions plus de 43 millions à écouter la radio chaque jour. Ce chiffre astronomique excite tout ceux qui pensent qu'à travers ce média la très grande majorité des français est définitivement cernée, imaginant, sans doute, que les messages publicitaires et/ou politiques qu'ils aimeraient voir diffuser auront un jour le même impact. De là à imaginer que l'audience de l'interview de François Hollande par Jean-Jacques Bourdin (RMC) le 6 mai ait mobilisé l'ensemble des français, il n'y a qu'un pas que seul "L'homme libre" a pu franchir en… se rasant le matin (1). Toute ressemblance…

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Ajout du 21 mai
• Les uns chantent, les autres pas



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• Ça déménage
Ambiance post-insurrectionnelle dans les locaux "provisoires" de France Inter, sis, depuis dix ans, avenue du Général Mangin à quelques portées d'ondes de la Maison de la radio, à Paris. Après moult reculades pour formaliser ce retour "at home" toutes les équipes seront dans leurs nouveaux locaux à la fin de cette semaine. Vendredi dernier, passant écouter sur place,  quelque producteur "historique", je pus constater l'état des lieux. Je pris même quelques photos qui serviront peut-être à un autre billet. En cabine j'ai apprécié la gestuelle de Marie Casanova, réalisatrice et celle de Maxime à la console. En studio Sandrine Treiner évoquait Odessa. Privilège d'être là au bon moment j'ai pu assister à l'enregistrement d'un jingle de circonstance dont vous pourrez entendre ci-dessous les trois formules. Gros avantage j'ai pu voir les mimiques du producteur. Heureusement il n'y avait pas de caméra. Le charme sera encore plus grand puisque que vous ferez fonctionner votre imagination.




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• Ça déménage quand ?
Aujourd'hui sans doute, les directeurs-directrices de Fip, Le Mouv', France Bleu, France Culture et France Inter vont  -enfin - être nommés, ainsi que le directeur général des antennes. Si "on" attend c'est à cause du principe même de la procédure qui a créé du buzz là où il n'en fallait surtout pas. Et maintenant, sitôt connus les lauréats, la presse people culturelle (si ça existe) va se déchaîner pour tirer des plans sur la comète à savoir si Machin sera reconduit à la rentrée et si Truque va revenir en odeur de sainteté. Autant dire du gros trash à ne lire sous aucun prétexte.

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• RF8, is good for you
La plateforme musique du groupe Radio France a fini par sortir des cartons des développeurs et autres artistes de la création web. Belle "prés." et originalité pour accéder aux perles des sept chaînes du groupe qui peuvent ici retrouver une "nouvelle vie". J'imagine qu'Antoine Sire a fondu sur le joli doc de Joy Division et peut être aussi sur celui des B.O. de films… (qui ce samedi ne démarre pas). À la différence des plateformes en listes (Deezer, Spotify,…) il y a ici le souci d'éditorialisation et de rendre contributeurs les producteurs attachés à la musique. On guettera l'arrivée de Laurent Valero et Thierry Jousse (France Musique), de Christophe Crenel (Le Mouv'),





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• Nina Simone
Elodie Maillot et Manoushak Fashahi ont réalisé une petite perle sensible en s'approchant du mythe "Nina Simone"… Bon on se demandera toujours ce qui oblige cette émission du samedi après-midi sur France Culture à se produire dans un tel format. Pourquoi pas 75' ("Nuits magnétiques"), pourquoi pas 120' ("Culture Monde") etc… C'est quoi ce modèle pré-établi d'une heure ? Comme si "nous" étions encore sous le coup du rapport Ténèze, du nom de celui qui, à la demande de Michel Boyon (Pdg de Radio France), fit beaucoup pour induire le "nouveau France Culture" que Laure Adler mettra en œuvre à partir de la rentrée 1999. 




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• Commentaires
Je n'attendrai, ni la Saint Glin-glin, ni lundi prochain pour commenter le résultat des courses… Et me permettre quelques avis si les jockeys sont connus…

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(1) Jean-Jacques Bourdin, Le cherche midi, 2013

lundi 12 mai 2014

Par la porte ou par la fenêtre…

Oui je sais vous pourriez trouver ce "bloc-notes" un peu long, mais voilà un hebdo c'est plus épais qu'un quotidien. Et "faut qu'ça vous dure" la semaine ! Donnez-moi votre avis sur le sujet…
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Ajout du 15 mai
Nominations
Disons qu'en temps qu'auditeur ou "veilleur de radio" on est un peu surpris des annonces concernant les directions des chaînes de Radio France qui, après celles de Marie-Pierre de Surville, directrice de France Musique et de Laurent Guimier, directeur de France Info, restent en stand by. Pourquoi ? Les deux mois de "tuilage" entre les deux Pdg auraient dû permettre d'annoncer le même jour les directeurs des sept chaînes du groupe. Qu'est ce qui bloque ? Qui négocie quoi ? Quels enjeux de programmes, de personnalités, de voix, de budgets, de prérogatives ? Pourquoi ceux potentiellement annoncés pour garder leur poste n'y sont-ils pas confirmés ? À France Culture, à France Bleu ?

Mardi 13 mai à 11h30, Mathieu Gallet à accueilli au 1er étage de la Maison de la radio plus de deux mille personnes qui pendues à ses lèvres pensaient que des noms sortiraient du chapeau que le Pdg ne porte pas… encore. Hier c'était au tour du directeur de la Musique, Jean-Pierre Rousseau, d'être nommé. Il semble que les autres nominations interviendraient en début de semaine prochaine. Un peu difficile à vivre pour le personnel qui n'en finit plus de ronger son frein. "À quelle sauce va t-on être mangé ?", pour quels programmes, pour quelle ligne éditoriale ? L'effet de "traine" amorcé en novembre 2013 qui lançait la procédure de nomination du Pdg de Radio France par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) n'a que trop duré. Cet attentisme est déstabilisant et laisse déjà une impression de "tergiversation" un tout petit peu déroutante quand on pouvait attendre de la visibilité et la direction d'un cap à suivre stimulant pour l'ensemble de la chaîne de production de la radio publique. Le "wait" est passé, il serait temps de "see"…

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• Global
Avant de quitter l'Institut national de l'audiovisuel (Ina), son Pdg, Mathieu Gallet (1), nous avait, en mars, livré son journal. Enfin pas son journal personnel, mais la revue trimestrielle que l'Institut avait décidé d'éditer pour porter "un autre regard sur les médias" comme l'annonce la couverture du n°1. Sur la couv' (recto et verso) de ce nouveau mook (2) nous reconnaissons Françoise Giroud et Roland Barthes, deux icônes intellectuelles des trente glorieuses. "Avec une revue papier, nous voulons provoquer des débats et confronter les points de vue des chercheurs, des journalistes et des acteurs de l'audiovisuel", annonce le Pdg. Ben, je suggèrerais immédiatement à son-sa remplaçant-e de provoquer un débat sur…  la radio. Car je n'ai rien trouvé dans cette première livraison concernant le média audio.

Mais, présentée pleine page à la verticale, une pensée flamboyante de Jean-Luc Godard "Notre époque est à la recherche d'une question perdue, comme fatiguée par toutes les bonnes réponses", qui peut nous tenir une bonne semaine au moins, tant la société du spectacle en produit au kilomètre… des bonnes réponses. Et celle-ci de Françoise Giroud qui, à quelques heures de la nomination d'au moins deux femmes pour les chaînes de Radio France, prend une saveur toute particulière : "La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente". Au titre des "archives" la revue se termine par "la transcription d'une émission célèbre ou inconnue de la télévision française" (3).
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• "Reconstitution de ligue dissoute"


C'est le titre -espiègle- qu'a choisi Patrick Boyer, le journaliste du 13h d'Inter pour présenter l'invité de Jean Lebrun dans sa "Marche de l'histoire" (4) du mercredi 7 mai, Patrice Gélinet qui, pendant douze ans, a animé sur France Inter "2000 ans d'histoire" précisément à cette heure-là. Le télescopage est sympathique et Lebrun n'a pas loupé d'inviter Gélinet qui publie "Indochine, 1945-1954, chronique d'une guerre oubliée" (5). Écouter sur le player ci-dessous.

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• Le système BdC
Laurent Voulzy avait inventé "Le paradoxal système", Télérama celui de la "Boule de Cristal". En manque d'information, quelques jours avant la prise de fonction du nouveau Pdg de Radio France, le service radio de l' hebdomadaire publie sur son site "Les dix qui devraient faire Radio France" (6). Et là, je vous le donne Émile, en tête de liste nous retrouvons Mathieu Gallet. Non, serait-ce possible, le Pdg va compter pour Radio France ? Voilà une prophétie digne du journalisme d'investigation. S'en suivent neuf noms, dont six tournent chez tous les bookmakers (7) et trois autres dont l'un, -Laurence Bloch-, serait la "surprise" des nominations à venir (8). À l'heure où vous lirez ces lignes le résultat sera peut-être connu et si la prophétie "Bloch" s'avère juste, Télérama ne manquera pas de souligner "comme nous l'annoncions dès le 2 mai". La méthode Coué appliquée aux "bla-bla".

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• Cause commune… cause toujours
"A l’invitation de France Culture, les six grands quotidiens nationaux - Aujourd’hui en France/ Le Parisien, la Croix, le Figaro, l’Humanité, Libération, le Monde - ont accepté de faire cause commune avec la chaîne. La crise que traverse actuellement la presse écrite est à l’origine de cette démarche inédite, qui, à six reprises, associera pendant une journée, les forces complémentaires de la radio et de la presse quotidienne." Voilà ce que l'on trouve sur le site de France Culture pour une opération commencée en avril 2013. Depuis Libération sombre, Le Monde explose et L'Huma a une nouvelle maquette. Y a-t-il eu depuis des débats de fond dans la matinale, dans les émissions d'infotainment ? J'en doute mais elles m'ont peut-être échappé ! Alors qu'il y avait lieu pour faire suite à cette opération de prestige et de communication de proposer aux auditeurs des "lieux" de débat et d'analyse.

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• Où il est question de Roland Barthes… et de Colette Fellous

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• Final cut
Vendredi dernier, fin de journée, les derniers pronos' pour le prix de l'Arc de Triomphe de Radio France : Inter : Bloch, Culture : d'Arvor, Info : Guimier, Bleu : Perrier, Musique : de Surville, Le Mouv' : Laforestrie, Fip : ?

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• Mathieu Gallet, un moderne
Samedi dernier, à la Une du Monde (9), Mathieu Gallet s'affiche dans un article où Raphaëlle Bacqué, grand reporter et spécialiste politique, dresse son portrait à travers son parcours dans les arcanes du pouvoir. On constatera immédiatement que l'homme trouve sa place en Une du quotidien et pas dans les "petites pages" radio qui ne conviendraient sûrement pas à sa stature. Qu'on se le dise donc, Mathieu Gallet est un moderne. De là à s'imaginer qu'il remplacerait un "ancien" il n'y a qu'un pas que Bacqué ne franchira jamais mais que des lecteurs au fait de la radio… "Mathieu Gallet est un cas intéressant d'ascension contemporaine" écrit Bacqué. Quant à la radio en elle-même c'est Frédéric Schlessinger qui s'en chargera. Avec le nouveau souffle stratégique que le Pdg veut impulser à la maison ronde il risque d'y avoir du vent dans les voiles. Et Raphaëlle Bacqué de conclure : "Lundi 12 mai, il sera là à 7 heures pour saluer son nouveau monde. C'est maintenant que les choses sérieuses commencent."

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• Transistor… mon amour
Il est un fondu de la bande FM, capable de vous dire en quelques secondes le nom de l'animateur qui sur le Mouv' a ouvert l'antenne à Toulouse en 1997, mais aussi le nom de celle qui, au pied levé, a remplacé en 1999, le 14 juillet, l'animateur de la matinale de la radio locale de Perpignan. Il a des fiches mais il a surtout de la mémoire et une solide pratique adolescente et adulte de la radio. Et ce gaillard aime surprendre. Par exemple le 8 mai sur Twitter il met en avant la recherche de T. VIgnaud qui publie le programme d'une journée d'Inter du 8 mai 1974. L'occasion de retrouver des noms de producteurs, d'émissions, des voix (extraits), des sons et, ce qui faisait la patte d'Inter, une grille subtile et solide. Merci Hervé de nous faire partager les trouvailles de ta petite entreprise.

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• Premier rendez-vous d’écoutes collectives à Besançon
Dimanche 18 mai à partir de 16h. Au grenier du 4B place du Jura. Une sélection d’une dizaine de sons avec pauses. Entrée libre (dans la limite des places disponibles). 06.84.19.40.73
https://www.facebook.com/events/1424135027848386/?notif_t=plan_user_joined
Radio Demain

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(1) Ci-devant, depuis ce matin Pdg de Radio France,
(2) "Mook" est la contraction de "Magazine" et de "Book", 
(3) "Lectures pour tous" du 29 mai 1957, à propos des "Mythologies" de Roland Barthes par Pierre Desgraupes,
(4) Du lundi au vendredi, 13h30,
(5) Acropole, 2014. Avec, tout au long du livre, des flashcodes qui permettent d'écouter des extraits des sept émissions réalisées par Christine Bernard-Sugy pour France Culture en 1990,
(6) Le 2 mai,
(7) Sur ces six, 4 ont déjà des responsabilités à Radio France (Jouan, Ronez, d'Arvor, Perrier), 2 sont très attendus : Frédéric Schlessinger, ex-directeur d'Inter (pour prendre la direction générale des antennes), Laurent Guimier (journaliste à Europe 1, futur directeur de France Info). Les trois autres sont : Laurence Bloch (directrice adjointe d'Inter), Emmanuel Perreau (ex-Inter, aux programmes d'Europe 1 aujourd'hui), Monique Denoix (Ina),
(8) Immédiatement opérationnelle pour le poste de directrice d'Inter et la reconnaissance d'une carrière de productrice et d'adjointe aux programmes de Culture et Inter,
(9) Daté 11-12 mai 2014.

lundi 5 mai 2014

La radio ? Pas morte…


• Michel Serres









L'écrivain et philosophe français, pourrait être le parrain de ma nouvelle formule puisqu'il a déclaré à la Radio Télévision Belge Francophone (1) : "Le numérique ne signera pas l'arrêt de mort de la radio. Le passage au numérique est aussi important que le passage de l'oral à l'écrit. C'est une troisième étape." Je peux donc encore envisager écrire quelques "semaines" sur ce média qui continue de faire frétiller les auditeurs, les Pdg de groupe radio, les publicitaires, mais surtout ceux qui s'y engagent pour produire des émissions qui donnent du sens à un sujet, une thématique, des idées… Quant au numérique et à son corollaire la Radio Numérique Terrestre (RNT), le nouveau Pdg de Radio France, Mathieu Gallet, motivera peut-être le gouvernement à s'y intéresser ?

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• Serpent de mer 




D'un serpent de mer (la RNT) à l'autre (la radio filmée) il n'y a qu'un pas que successivement "Le Parisien" et "Le Monde" ont allègrement franchi à quelques jours d'intervalle (2). Tant qu'à faire de s'exciter avec la radio, rêvons donc d'une-radio-avec-des-images-qui-ne-serait-pas-de-la télé-mais-que-ça-serait-presque-pareil-au-final. Que nous apprend le Parisien : "En pointe chez les généralistes, Europe 1 et RTL ne cessent d'enrichir leur offre de vidéo live… aujourd'hui la vidéo est incontournable à la radio. « C'est le format roi sur Internet, le plus rémunérateur », estime Tristan Jurgensen, directeur général de Rtl. net." Le bon mot est lâché "rémunérateur". Cela concerne donc les radios… commerciales qui vont y trouver d'autres sources de profit. Mais pour la radio publique ? "France Info souhaite pouvoir proposer l'invité de 8h15 en direct avant l'été et se lancer dans «la radio visuelle» à la rentrée. « On ne peut plus se contenter de bien filmer ce qui se passe en studio, il faut enrichir ce flux vidéo de base de données associées telles des iconographies, explique Frédéric Wittner, rédacteur en chef de France Info. Ce sera plus que de la radio, pas de la télé, du Web finalement." écrit Le Parisien.



Et Le Monde de préciser : "Aujourd’hui, le débat philosophique sur “Doit-on ou non filmer la radio” est dépassé. Le vrai débat, c’est comment filmer la radio ! Il suffit de regarder ce que fait la concurrence ou comment nos enfants consomment la radio », assène Joël Ronez, directeur des nouveaux médias du groupe Radio France. Dès que je croise Joël Ronez je lui demande où a t-il entendu ce "débat philosophique" ? Par contre nous sommes quelques-uns à s'être interrogés, pas complètement convaincus de l'indispensable suprématie de l'image sur le son. Wait and see… c'est le cas de le dire. Et maintenant "la tarte à la crème" : "pour attirer un nouvel auditoire et séduire les jeunes élevés dans la culture de l’image, les radios doivent se lancer sans rechigner dans la production vidéo." écrit Alain Constant du Monde. Imparable. Yapuka !

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• Starting blocks 

L'ancien et le nouveau Pdg de Radio France













En mai, entre deux ponts… (sur la Seine), Mathieu Gallet va donc passer le gué et franchir les portes de la Maison ronde (Radio France) qu'il présidera à partir du 12. Sans attendre "Les Échos" l'ont interviewé. Comme souvent avec ce journal on pouvait s'attendre à ce que soient ignorés le people et autres épanchements affectifs dont la presse culturelle audiovisuelle aime faire ses choux gras. En titre "Je veux transformer Radio France" (3). "On" ne pourra pas dire qu'"on" n'a pas été prévenu ! Voici quelques convictions et/ou pronostics du futur Pdg :
• "N’oublions pas que la force de la radio est qu’elle continue de s’appuyer sur des talents,
• Les jeunes générations n’auront sans doute pas le réflexe «transistor», mais elles ne vont pas abandonner la radio pour autant,
• [La radio] doit s’enrichir, en mariant le son et les formats numériques comme les vidéos ou les infographies,
• Je souhaite avoir autour de moi une équipe soudée, resserrée et réactive. Elle sera construite en m’appuyant sur les remarquables expertises internes comme sur des compétences qui viendront de l’extérieur. Je veux aller vite pour impulser un changement dès mon arrivée. Dans mon équipe je nommerai un responsable en charge de la cohérence et la complémentarité de nos sept chaînes, avec l’ambition de toucher un public le plus large possible. Il devra s’assurer que l’on ne fait pas quatre fois la même matinale par exemple!
• On peut envisager des synergies entre les entreprises de l’audiovisuel public comme France Télévisions, France Médias Monde et l’INA qui ont toutes développé des plates-formes numériques performantes. Il faut d’abord travailler sur les outils et les réseaux, afin que les systèmes se comprennent, soient compatibles. Après, chacun doit pouvoir s’enrichir des contenus de l’autre, la vraie complémentarité est là,"

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• Mermet diplo… mat
Sous un titre qu'il affectionne, "Rapprocher le micro de la fenêtre", Daniel Mermet signe dans Le Monde Diplomatique du mois de mai un article surtitré "Radio France, un trésor national gâché par le conformisme". Et de commencer par enfoncer le clou d'une "vérité" entendue dans l'ascenseur "Bah ! Les auditeurs reviennent toujours !" (suite aux grèves, NDLR). On ne serait pas loin de le croire tant les habitudes et autres addictions d'écoute de la radio ne riment pas du tout avec le butinage de la bande FM. Mermet de citer trois exemples emblématiques de "fâcheries" qui n'ont jamais empêché les auditeurs de "revenir". Et d'ajouter "L'audience est devenue la seule boussole de France Inter". L'animateur de "Là-bas si j'y suis" (4) en profite pour désacraliser le slogan historique de sa chaîne "Écoutez la différence" qui, à la "sauce" d'aujourd'hui, n'a plus du tout le même sens, particulièrement quand il est affirmé par Philippe Val, le (encore) directeur de France Inter. Et Mermet de revenir sur les "débuts" de la radio publique après guerre (1944) où un certain Pierre Schaeffer… On pourrait reprocher à Mermet de "croire" qu'il n'y a pas de publicité à France Inter. Mais approuver qu'il se désole de ne disposer d'"aucune critique" du média (dans la presse au sens large, NDLR) et, qui plus est, très peu étudié par les chercheurs. "Bien peu de chose sur ce prodigieux moyen d'éducation populaire susceptible de combattre la fracture culturelle, de favoriser l'émancipation collective et l'épanouissement individuel". CQFD.

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• De Mermet à… Chloé Sanchez il n'y a qu'un pas (de deux)
Au Festival "Longueur d'Ondes" à Brest, en février dernier, nous avons pu écouter dans la soirée consacrée à Daniel Mermet "La Fabrique de Là-bas" de Chloé Sanchez, productrice de documentaires, qui comme réalisatrice de l'émission "Là-bas si j'y suis", a pu enregistrer les coulisses trépidantes d'une émission sans doute "en voie de disparition". Ses rushes montés elle les a offert à Syntone, qui les a publiés sur son site.



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(1) Invité de Matin Première le 28 mars à l'occasion des 100 ans de la radio,
(2) "Le son sans l'image ne suffit plus" Le Parisien, 16 avril 2014. "La radio veut se faire voir" Le Monde Television 27 avril 2014,
(3) Les Échos, 28 avril 2014 par Grégoire Poussielgue et David Barroux,

vendredi 2 mai 2014

Radio Hebdo…

Orson Welles à la radio…






Un mois de recul ne pouvait pas (me) faire de mal. Je n'ai pas beaucoup plus dormi, j'ai lu, écouté la radio et pris la décision de changer de rythme d'écriture (mais pas de rythme d'écoute). Depuis Juillet 2011, j'ai écrit tous les jours sur la radio (sauf le samedi depuis septembre 2013) et laissé venir le millième billet. Vous, chers lecteurs/auditeurs, vous m'avez suivi et stimulé. Ce que j'écrivais chaque jour, je vais le "ramasser" une fois par semaine dans un genre de "bloc notes" pour : revenir sur un événement, une écoute, un point de vue ou anticiper ce qu'il ne faudra pas louper dans les jours à venir.

Continuant à croire aux rendez-vous à heures et jours fixes, je publierai le lundi matin à 8h30 et proposerai une mise à jour le vendredi matin à la même heure. Je ne m'interdis pas bien entendu d'écrire quand j'en ressentirai la nécessité. Et puis, franchement, j'ai envie de sortir de la "nasse" dans laquelle je m'étais enfermé même si cela m'a procuré beaucoup de joies et surtout un formidable apprentissage de l'écriture.

Écrire sur la radio, c'est à la fois écrire sur son actualité tout en ayant toujours en tête que derrière il y a une histoire faite par des femmes et des hommes, des voix inoubliables, des archives et des émissions qui n'en finissent pas de laisser une trace indélébile quand d'autres rejoignent les oubliettes. En écrivant ce billet je pense que dans dix jours Mathieu Gallet, nouveau Président de Radio France va prendre ses fonctions, dans une quinzaine France Inter réintégrera la grande maison et quittera "Mangin" et que, d'ici l'été, une fois les dirigeants de chaînes publiques nommés et le n°2 aux commandes (1) la comète Radio France va faire beaucoup parler d'elle. Nous en reparlerons.

Comptant sur votre fidélité de lecteur, je nous souhaite de belles écoutes à venir et de belles histoires pour enrichir l'Histoire de la radio. À bon entendeur, salut…

(1) Frédéric Schlessinger, ex-directeur de France Inter, pressenti pour être le "directeur général" des antennes

jeudi 1 mai 2014

Comme un parfum de Chanel…










Le fait de ne plus écrire permet aussi de s'attacher à l'écriture des autres. En avril, "Bleu autour" publiait "Notre Chanel" de Jean Lebrun. Oui le Jean Lebrun de la radio. Et nous voilà embarqué dans une belle histoire. L'histoire d'une passion pour un sujet : Mademoiselle Chanel. L'histoire d'une fidélité : à Bernard Costa, le compagnon de Jean Lebrun. L'histoire de l'histoire : où comment Lebrun conteur dit ce qu'il cherche, trouve, dit comment il trouve, rebondit, poursuit "leur" quête, se raconte et tisse au fil du récit plusieurs histoires qui n'en font qu'une.

Même si ce livre ne parle pas, comment ne pas y entendre la voix de Lebrun, celle qui nous accompagne, peu ou prou, depuis une bonne trentaine d'années sur les ondes de la radio publique. Avec la voix, on retrouve aussi le style, le jeu de la recherche, des questionnements, le jeu d'avoir, par des chemins escarpés, trouvé ce que l'on cherche et même ce que l'on ne cherchait pas. Lebrun, peut-être à son corps défendant, ne peut pas se refaire. Il est historien, habité par sa recherche, attentif et soucieux au détail, artisan du puzzle qu'il faut en permanence construire pour voir petit à petit la figure de Mademoiselle prendre une autre pose que celle que l'imaginaire collectif avait fini par imposer à la légende. L'icône est là, mais Lebrun et Costa ont décidé de nous la faire regarder par un autre bout de la lorgnette.

La quatrième de couverture parle de road movie et c'est bien de cela dont il s'agit. Les "enquêteurs" quadrillent la France, croisent les sources, confrontent les témoins et les témoignages, se régalent de leurs découvertes. Dans la trame du récit, avec pudeur et fidélité au souhait de Costa "Dis, ce livre, tu l'écriras", Lebrun nous raconte l'histoire d'une recherche commencée à deux et l'épilogue d'une disparition brutale qui obligera l'auteur à écrire seul quand l'autre regarde peut-être encore par-dessus votre épaule. Les histoires se mêlent avec tact et délicatesse, ne gênant en rien le déroulement du récit. Il y a l'objet de la recherche et comment la vie "à côté" en est partie prenante.

Raphaël Krafft, journaliste à vélo, avait écrit sur Twitter qu'il avait lu le livre en une seule nuit. Il m'en aura fallu trois car j'aime savourer et faire durer les histoires. Voilà, Lebrun nous en a raconté une nouvelle et, à sa façon, nous a permis de rentrer dans l'histoire, aussi bien celle de Mademoiselle Chanel que celle qui lui tournait autour. Chacune ont fait l'Histoire.

mercredi 16 avril 2014

Pendant mes vacances… le blog continue (2)

Voilà, pendant mon p'tit congé d'oreille je vous propose ci-dessous 15 (re)lectures/(ré)écoutes du "feuilleton de la radio" à écouter chaque jour, jusqu'au 30 avril. Le 1er mai je serai de retour. D'ici là "bons vents" à tous et à chacun.

 

16. Ferré chante la radio




17. Art, thé, radio







18. Swing Laurentin Swing (son)






19. Montana 1910/1948 (son)






 
20. Histoire d'un jour




21. Un dimanche de Mermet






22. Violeta… para siempre (son)







23. Quel hommage… (son)







24. C.C. nous mène en bateau…





25. Pierre Schaeffer (son)




26. Jo… Brassens (son)





27. La der de Plan B… (16 sons)



 

28. Portsall (son)








29. Radio Solitude… (son des Cévennes)



30. Tintin en Afghanistan… (son)

mardi 1 avril 2014

Pendant mes vacances… le blog continue (1)

Création @Hervé Hist









Voilà, j'ai décidé unilatéralement de me prendre un p'tit congé d'oreille pour prendre un peu plus d'oreiller et lire, folâtrer, écouter la radio sans prendre de notes (ça va être très difficile), et mille choses que vous faites vous-même quand vous n'êtes pas bloqués devant votre ordinateur domestique (sic). Donc du 1er au 30 avril inclus, rideau. Mais comme je vous aime bien je ne vous abandonne pas complètement et vous propose ci-dessous 15 (re)lectures/(ré)écoutes du "feuilleton de la radio". Une par jour jusqu'au 15 avril si vous voulez, et ensuite les 15 autres sur une nouvelle page publiée le 16. Le 1er mai je serai de retour. D'ici là "bons vents" à tous et à chacun.

Pour prendre le large j'ai mis ça dans mes oreilles : "Ventura Higway" d'America (je dis ça à l'intention des Blanc-Francard, Théval, Villers et autres Assayas et Lenoir… si, si)



 


1. Les voix de Julie… d'Europe 1.


 




2. Jean Lebrun "Le jour du seigneur" (son)







3. Jeanne-Martine Vacher et Janis







4. Maurice Biraud, un papou dans la tête (son)





 5. Silence radio (multi-sons)




6. Au-dessus du volcan Staccato (+ son indicatif)







7. Topor de rire… de joie Dominique (son)





8. Reiser vs Chancel (son)









9. Pivot à la radio



10. GTPM : Filmer la radio (son)





11. Le transistor (de François Bon)





12. À fleur de peau (son)


 


13.  L'irremplacée OeC (interview)






14. Adèle (son)







15. Pentimento (son)