Mon p'tit journal de
Vincent Lavenu dit et lit simplement sa vie de coureur. On est dans la vie de tous les jours, avec des gens de tous les jours, même si, quelquefois, ce sont des gens de tous les Tours. Il n'y aurait pas de frontière pour exprimer ses émotions ou ses souvenirs. "Contre la montre, tout contre" aurait pu dire Sacha Guitry ou un Suisse patriote et horloger. Une fois de plus dans la fureur médiatique, Paranthoën et Giovannetti, décalent et posent les mots et les sons qui font sens, à l'écart de l'enflure caravanesque… (à suivre, demain)
Initialement, à cet endroit j'ai publié les 25 épisodes du "feuilleton" de Yann Paranthöen/Claude Giovanetti : "Vincent Lavenue, dossard 157" ou un retour sur le Tour de France 1992. À partir des 25 épisodes disponibles à l'Ina. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui (juillet 2015)/
Voir aussi http://100tours.radiofrance.fr/
"Un média de service public n’est pas fait pour l’audience mais pour remplir des missions qui sont de faire vivre des valeurs de démocratie, de culture et de création." Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone)
mercredi 3 juillet 2013
mardi 2 juillet 2013
Vincent, Bernard, Yann et les autres…
La petite reine et le roi
Il était bon d'entendre hier matin Daniel Mangeas dans La Fabrique de l'histoire sur France Culture, dire à l'évocation de Yann Paranthoën, sa discrétion, sa passion pour "Le Blaireau", pour la course "Le ruban granitier breton" et surtout comment Yann finissait par passer "inaperçu". Ce "retrait", cette distance lui ont forcément permis de mettre l'autre en avant.
Mon p'tit journal de
Il est établi que Yann Paranthoën était un taiseux, moi je dis que c'était un conteur. Pour le Tour de la France de Vincent Lavenu, il a élaboré une longue maturation, recueilli des éléments sonores sur plusieurs années, impliqué le coureur dans la narration et ciselé une autre histoire du Tour de LA France.
Initialement, à cet endroit j'ai publié les 25 épisodes du feuilleton de Yann Paranthöen/Claude Giovanetti : "Vincent Lavenue, dossard 157" ou un retour sur le Tour de France 1992. À partir des 25 épisodes disponibles à l'Ina. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui (juillet 2015).
Il était bon d'entendre hier matin Daniel Mangeas dans La Fabrique de l'histoire sur France Culture, dire à l'évocation de Yann Paranthoën, sa discrétion, sa passion pour "Le Blaireau", pour la course "Le ruban granitier breton" et surtout comment Yann finissait par passer "inaperçu". Ce "retrait", cette distance lui ont forcément permis de mettre l'autre en avant.
Mon p'tit journal de
Il est établi que Yann Paranthoën était un taiseux, moi je dis que c'était un conteur. Pour le Tour de la France de Vincent Lavenu, il a élaboré une longue maturation, recueilli des éléments sonores sur plusieurs années, impliqué le coureur dans la narration et ciselé une autre histoire du Tour de LA France.
Initialement, à cet endroit j'ai publié les 25 épisodes du feuilleton de Yann Paranthöen/Claude Giovanetti : "Vincent Lavenue, dossard 157" ou un retour sur le Tour de France 1992. À partir des 25 épisodes disponibles à l'Ina. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui (juillet 2015).
lundi 1 juillet 2013
À ne pas louper cette semaine (1)…
![]() |
Daniel Mangeas |
Dès 9h ce matin, les amateurs de radio et du Tour de France ne pourront pas louper Daniel Mangeas, speaker officiel du Tour de France, dans La fabrique de l'Histoire, d'Emmanuel Laurentin sur France Culture. On notera le titre, très très daté de speaker, du commentateur officiel du TdF depuis 1974. Cette année le Tour ne fera pas d'incursion en Belgique, ce qui ne devrait pas vous empêcher d'allumer le poste belge de la RTBF qui propose, à 14h, tout l'été une émission de chanson, "Pop up" (1). Quant aux Suisses (RTS), sur le même sujet, ils prennent le relai à 21h avec "Airs de rien" (1). En concurrence directe avec Eva Bester qui, sur France Inter à 21h, animera "Un remède à la mélancolie" (1) et qui là, va pouvoir donner toute la mesure de son esprit pétillant. Eva, vaudrait mieux qu'il marche le remède, sinon, mine de rien, on risque vite de changer d'air.
Le Mouv' a remis le couvert avec Bonnaud en rediff', comme quoi c'était le bon homme au bon endroit. Le samedi et le dimanche de 12 à 13h. Les deux prochaines rediffusions : Patrick Modiano et Olivier Assayas. Dans une semaine la grille d'été de France Musique sera active.
- (1) du lundi au vendredi,
Mon p'tit journal de
Chaque jour, ici, et jusqu'au 26 juillet, je vous proposerai un épisode de la grande fresque vélocipédique de Yann Paranthoën et Claude Giovannetti, "Le Tour de la France de Vincent Lavenu : dossard 157", France Culture, août 1992. Quelquefois j'en parlerai, d'autres je prendrai quelques chemins de traverse.
Vendredi dernier j'ai acheté L'ÉQUIPE. Non ? Si ! Je vous préviens je n'y connais rien en sport, rien en vélo. Ce que j'aime dans le Tour de France c'est la ferveur populaire et… la méta organisation qui me laisse pantois, à chaque fois. Dans son deuxième cahier, le quotidien sportif affiche pleine page une photo N&B du Tour 1952, dans le Col du Télégraphe (Alpes). J'aime prendre le temps de détailler cette photo, j'essaye d'entendre malgré quelques parasites, le reportage radio qui avait lieu en direct ou en différé. Sur cette photo, le public est sage, en retrait pour ne pas "étouffer" Jean Le Guilly à l'attaque de Fausto Coppi. Sans couleur, il existe peu de distinction entre les spectateurs, le coureur, les suiveurs et la jeep d'Henri Desgrange (le directeur de l'épreuve) dont on distingue l'avant à l'extrême droite de la photo. Si je faisais de la radio c'est avec cette photo que j'aurais envie de raconter une histoire. Une autre histoire du Tour de France…
Initialement, à cet endroit j'ai publié le feuilleton de Yann Paranthöen/Claude Giovanetti : "Vincent Lavenue, dossard 157" ou un retour sur le Tour de France 1992. À partir des 25 épisodes disponibles à l'Ina. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui (juillet 2015)/
dimanche 30 juin 2013
Il(e), grand(e)…
En préambule à mon billet quotidien, j'aimerais dire à quel point l'auto-congratulation dont ont fait preuve Collin et Mauduit (France Inter) - et avec eux d'autres, sur d'autres chaînes -, pour sanctifier leur émission et annoncer guillerets leur retour à la rentrée, laisse un goût très amer. Collin a la mémoire très courte et a très vite oublié, qu'après une saison de "La bande à Bonnaud" (1), l'émission s'arrêtant, le chroniqueur qu'il était aurait pu disparaître des ondes. Repêché pour son talent "il a pris le melon" et évacué l'effet terrible, quand on s'est investi et "défoncé" pour faire de la radio, d'être du jour au lendemain sans voix. Ne comptons sur aucun média pour nous dire ceux qui, hormis quelques vedettes, n'auront plus de micro à la rentrée, que ce soit pour des départs volontaires ou des départs forcés. Cet état de fait est pitoyable et triste. Il installe durablement la perfide commedia dell' arte qui se joue entre les ondes.
La mémoire et la mer
Il semble bien que Jean-Guy Coulange ait les deux. La mémoire d'un sacré bonhomme, tailleur de son et de la mer qui va avec. Et sans doute pas que la Manche qui baignait l'Île Grande dont ce bonhomme-là était natif. Car le breton Yann Paranthoën, puisque c'est de lui dont il s'agit, avait sûrement la mer dans le sang. La mer universelle celle qui nous prend et nous habite une vie entière. "Heureux qui comme Coulange a fait un beau voyage Ou comme cestuy-là qui conquit le son"… Car Coulange fait dans le son. Il me pardonnera, après avoir paraphrasé Joachim du Bellay, de ramasser de façon aussi barbare sa façon de créateur qui quelquefois passe à la radio… et sur ce blog.
Et ce soir, les amoureux de Paranthoën, - et du son Coulange - se téléporteront sur la RTBF (2) pour ouïr la petite madeleine que ce dernier a concocté sur les traces même du poète qui n'aura jamais fini de nous surprendre. Il, grand.
(1) Septembre 2006 - juin 2007,
(2) 22 heures, La première, "Eldoradio" de Pascale Tison, puis en podcast dès lundi,
http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_eldoradio?emissionId=2731

La mémoire et la mer
Il semble bien que Jean-Guy Coulange ait les deux. La mémoire d'un sacré bonhomme, tailleur de son et de la mer qui va avec. Et sans doute pas que la Manche qui baignait l'Île Grande dont ce bonhomme-là était natif. Car le breton Yann Paranthoën, puisque c'est de lui dont il s'agit, avait sûrement la mer dans le sang. La mer universelle celle qui nous prend et nous habite une vie entière. "Heureux qui comme Coulange a fait un beau voyage Ou comme cestuy-là qui conquit le son"… Car Coulange fait dans le son. Il me pardonnera, après avoir paraphrasé Joachim du Bellay, de ramasser de façon aussi barbare sa façon de créateur qui quelquefois passe à la radio… et sur ce blog.
Et ce soir, les amoureux de Paranthoën, - et du son Coulange - se téléporteront sur la RTBF (2) pour ouïr la petite madeleine que ce dernier a concocté sur les traces même du poète qui n'aura jamais fini de nous surprendre. Il, grand.
(1) Septembre 2006 - juin 2007,
(2) 22 heures, La première, "Eldoradio" de Pascale Tison, puis en podcast dès lundi,
http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_eldoradio?emissionId=2731
samedi 29 juin 2013
Fous de ciné et de… shaker

C'est leur façon à tous les deux d'évoquer et de présenter leur émission qui m'a séduit. Simples, s'exprimant avec aisance, humour et clins d'œil, les deux futurs animateurs d'Inter ont visiblement très bien pensé leur façon de s'emparer de films mythiques et "de rentrer dedans", au sens littéral du terme. Entrer dans le film c'est participer à l'action, poursuivre ou développer la fiction, mélanger les genres et en profiter pour "donner envie de réfléchir en s'amusant". Car le choix des films retenus va permettre d'aborder des thèmes de société tel que l'environnement.
![]() |
"Batman" de Christopher Nolan - 2008 |
Je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer des producteurs avant la création d'une nouvelle émission. Ici, Christophe 25 ans, et Tanguy 29 ans sont conscients de l'enjeu et en même temps totalement excités à l'idée de parler autrement de cinéma. Ils sont fous mais très sages. On parle de films et ils m'expliquent comment ceux qu'ils vont pénétrer devaient, à la fois être des références générationnelles, mais aussi disposer d'un rythme propre à supporter les intrusions des deux animateurs. Ils reconnaissent avoir construit leur imaginaire sur le type de ciné qu'ils vont promouvoir, même si leur culture dépasse largement la bande-son des films que nous allons entendre. Car en l'absence d'images, pour entrer avec eux dans le film, il faudra immédiatement que ça nous "parle". Bien dedans, eux vont pouvoir jouer, déjouer les clichés ou surjouer les dialogues et/ou les situations.
Je leur montre mon enthousiasme, un peu comme si, enfant, on me promettait d'aller voir un fantastique film avec toutes les "attractions" autour. Val & Bloch, accrochés par leur angle de narration leur ont donné carte blanche. Mais pas question de vous révéler leurs choix cinématographiques. Sur les neuf films qui composent leur émission d'été je n'en ai vu que quatre. Leur projet est tellement élaboré qu'il a bien fallu se résoudre à réaliser les montages en amont, et leur complicité avec Ivan Beaugelet, leur réalisateur, a été totale et déterminante. Elle était indispensable à la réussite du projet qui a nécessité un important travail d'écriture. Cette réalisation qui s'élabore maintenant depuis plusieurs semaines va trouver son exposition dès aujourd'hui. Je les imagine, fébriles, heureux, épuisés mais avec la pointe d'excitation qui les a peut-être empêchés de dormir.
J'écoute à 17h et vous donne rendez-vous dès 18h, ici, pour vous faire part de mes premiers avis. D'ici là, bonne journée aux nouveaux animateurs radio qui risquent de la trouver très très longue… cette journée.
Lundi 1er juillet : j'ai réécouté. Pas toujours facile de suivre le fil. Beaucoup d'idées mais va falloir tenir l'auditeur par la main car sinon il risque de se perdre… (à suivre)
(1) "Au shaker pas à la cuillère", France Inter, le samedi 17h05,
(2) Directrice adjointe au programme, Directeur d'Inter,
vendredi 28 juin 2013
Singing Lomax…

Depuis le 7 novembre 2012, qu'ai-je donc fait de mes nuits ? Que n'ai-je entrepris la lecture de "Le pays où naquit le blues" d'Alan Lomax (1) ? Je constate une fois de plus qu'il est bien difficile de lire (vite) les livres qu'on attrape au détour d'une émission de radio. Hier soir, sur Fip, Lomax était à l'honneur. Vous trouverez sur cette page une conférence de Jacques Vassal qui trace le portrait et l'histoire de cet "ethno-musicologue" hors du commun qui, grâce à ses collectages, a remis les pendules à l'heure de l'histoire du blues et de ce qui se passait "autour".
Quand "Fip livre ses musiques", on est sûr d'accrocher aux textes des sons qui ne s'en dissocieront plus. Mais ici comment ne pas entendre en permanence ces blues originels qui ont déchiré la musique et l'âme de ceux qui les composaient ou les écoutaient. "Sans Lomax on aurait manqué pas mal d'épisodes de la musique des États-Unis", précise l'éditeur Jean-François Bourdic.
Dans l'émission tout fonctionne la lecture des textes, la parole des auteurs, et les musiques bien sûr. Quand on entre dans l'émission on aimerait qu'elle court un peu plus longtemps car le moment est idéal pour prendre "le temps de lire". Question à Julien Delli-Fiori, directeur de Fip : "Julien, pourriez-vous, à la rentrée, revoir la durée de cette belle émission originale ?".
La semaine dernière c'était Annie Butor et son livre "Comment voulez-vous que j'oublie. Madeleine et Léo Ferré -1950/1973", Phébus, 2013. L'autre versant de la montagne Ferré.
(J'y reviendrai le 14 juillet)
Et demain 9h… un billet aussi secoué que dans un shaker !
(1) Traduit en français par Jacques Vassal, Édition "Les fondeurs de briques", Octobre 2012
jeudi 27 juin 2013
Radio Fañch : la grille d'été…
![]() |
Le toaster-radio de l'été |
Il y a quelques jours, Olivier, dans son Méga-Combi m'a demandé des nouvelles de la Saison 3. J'ai commencé par rire et puis annoncé que j'allais d'abord penser une grille d'été. Ce que voici présenté ci-dessous. Quant à la saison 3, c'est tentant… de tout arrêter mais c'est un peu "impossible". Impossible car je prends non seulement du plaisir à écrire, mais me suis engagé dans une mécanique dont il est assez difficile de sortir. J'ai failli, perfide, convoquer la presse et annoncer que "j'envisageais maintenant de mieux me consacrer à ma vie privée" ou qu'"écœuré par la politique des radios privées, je publierai dorénavant à 18h", mais bon, n'ayant pas le sens du ridicule, je me suis abstenu.
Donc en Saison3, je souhaite prendre une vraie journée de repos, ce sera sans doute le dimanche, la publication de la madeleine ayant lieu le samedi matin. Vos suggestions, critiques, et avis sont les bienvenus mes chers auditeurs. Cet été ne perdez pas le fil. La grille de rentrée commencera le lundi 1er septembre…
Grille d'été (à partir du lundi 1er juillet)
Lundi : À ne pas louper cette semaine à la radio, avec un son associé si disponible,
Mardi : Sélection d'un article et d'une émission (rediff.), ou actu
Mercredi : Relâche (mais juste un p'tit son)
Jeudi : Sélection d'un article et d'une émission (rediff.), ou actu
Vendredi : Relâche (mais juste un p'tit son)
Samedi : Une archive Ina (juillet), l'interview d'une voix de radio (août)
Dimanche : Relâche
En plus, pendant toute la durée du Tour de France, un petit feuilleton vélocipédique chaque jour.
J'ai écrit ce billet en écoutant "E penso a te" de Lucio Battisti, entendu sur Fip hier, un peu comme le slow de l'été avant de partir en vacances…
Inscription à :
Articles (Atom)