La joie de vivre a vieilli, l'émission pas tant que ça. Il faut la resituer en 1956, il y a soixante-dix ans quand même. L'ambiance "titi parisien" est d'époque. La chanson réaliste de Damia (1889-1978)) aussi. Et l'accordéon est à sa place. Henri Spade, Henri Speed comme dit Albane Penaranda, productrice des "Nuits", mène bon train son émission. Mais la chanteuse sans micro a bien du s'y plier sinon pas d'émission de radio ni de TV. Damia est discrète. Elle n'est pas une parleuse. Elle se réalise dans la chanson et les images très fortes qu'elle véhicule.
À l'écoute de l'émission on peut constater que Spade a tout inventé pour ce qui est de réunir les amis et les invités d'une vedette. À la radio il ne manque pas les images. Preuve que le "script" avait été pensé dans ce sens. Mais les chansons de Damia sont des successions d'images plus vivantes les unes que les autres. Elle se prête au jeu du "conducteur" d'Henri Spade mais on sent bien que sa meilleure affaire est d'être sur scène pour vivre ses chansons. Avec leur part de tragédie et de désespoir. À l'image de sa propre vie. Ce qui n'empêchait pas "La joie de vivre…"
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