mercredi 10 juin 2026

À la radio : la joie de vivre… c'est possible !

Osons : c'était possible ! Était possible aussi qu'une émission soit diffusée à la télévision et en simultané à la radio. "C'était facile" tant la radio et la télévision étaient dans la même "maison", la Radio Télévision Française (RTF), 1949-1964 (1). À la radio on ne voyait rien mais on pouvait tout imaginer. Ce principe de "multi-diffusion" était un moyen habile, non seulement de "rentabiliser" un programme, mais aussi d'inciter auditrices et auditeurs de faire des économies pour "se payer une télé", en N&B et en 819 lignes ! Quelle chaîne de radio publique aujourd'hui tenterait "La joie de vivre de…" (1952-1960) ? La radio ayant non seulement renoncé à la joie mais aux formats de plus d'une heure. Pire encore elle s'enferme inexorablement sur elle-même dans des émissions de studio.

Gilbert Bécaud

















Parmi toutes les "vedettes" invitées à "La joie de vivre de Gilbert Bécaud" j'avais très envie d'entendre Damia (1889-1978) qui, en 1956, n'avait rien perdu de son réalisme. Toute l'émission est bon enfant et, si soixante-dix ans après l'humour a vieilli, Bécaud (1927-2001) n'a rien perdu de son punch à 100 000 volts. C'était aussi une formidable occasion pour le public parisien d'assister à un spectacle de variétés à l'Alhambra… Prenons-le comme une madeleine et un moment de divertissement même si ça ne parle qu'a des boomers.

Désolé mais le lien vers l'émission est indisponible, il vous restera à vous rentre sur la page des programmes de dimanche à lundi et de trouver l'émission à 2h05 !

(1) L'ORTF prendra sa suite (1964-1974),

3 commentaires:

  1. Au milieu du maelstrom ambiant et qui ne peut que durer, au milieu de la violence érigée en valeur sûre...oui cultivons notre Joie. Pas de façon égoïste en attendant le déluge, de manière solidaire. La joie, le pas de côté, le regard ailleurs que sur l'écran ca se travaille. Non aujourd'hui on n ose plus écrire le mot Joie dans un titre d émission...
    Gardons malgré tout les émissions et chassons la démission. Merci Fanch
    Denis Cheissoux

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    1. Hé ! Hé ! Denis… merci pour ce commentaire frappé au coin du bon sens ! On dirait que la joie est passée de mode alors qu'il faudrait la réinventer et surtout pas avec de l'humour mais juste avec l'envie farouche de vivre…

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    2. Et d'ailleurs, je crois que vous n'avez pas encore arpenté, sur la longue durée (genre feuilleton que l'époque appelle série), les chemins de Giono, pour voir et sentir ceux, sur place où "Que ma joie demeure" a bien du résister dans quelques recoins inattendus que Giono a traqué dans toute son œuvre… (À suivre)

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