vendredi 30 juin 2017

Radio Fañch demain… (autopromo)

Vous me pardonnerez l'immodestie de ce titre, mais je me dois de vous donner des nouvelles de cette publication que vous êtes fidèles à suivre. Créée le 17 juillet 2011, la barre des 700 000 visites le 31 mars a été franchie (+ 36 000 depuis) et ce billet est le mille-huit-cent-soixante et unième. Sachant qu'en juin j'ai vraiment levé le pied. Cet été j'écrirai de temps en temps pour des émissions qui m'auront titillé l'oreille. Ce sera l'été en pente douce. 





À la rentrée (4 septembre, pour moi) je prendrai au minimum une année sabbatique de publications liées à l'écoute, l'actualité radiophonique et ses acteurs de la radio de flux. J'ai besoin de prendre l'air, d'écouter sans penser et de penser sans écouter ;-) Mais, mais, mais, je vous prépare un grand feuilleton historico-radiophonique qui devrait vous tenir en haleine jusqu'au 30 juin 2018, à raison de deux billets/semaine, le lundi et le vendredi. Pour parler de quoi ? Ben ça c'est une surprise (1) ! 

Je compte sur vous bien sûr en espérant que vous vous régalerez (j'y travaille déjà depuis avril) ! Bonnes vacances si vous en prenez. Belle vie dans le tourbillon quotidien. "Saludas" comme disait Jean-Pierre Chabrol, poète, écrivain homme de radio, tous les jours au micro de France Inter, le midi 12h30/12h45 pour la saison 1982/1983 (avec Gilles Davidas pour réalisateur).
(À suivre)

(1) Je ne vous l'a jouerai pas à la Syntone qui, en 2012 je crois, nous avait prévenu en juillet d'un méga-super dossier pour septembre (arte radio), 

mercredi 28 juin 2017

Des carnets… à l'écoute (de la radio)

J'ai fait hier un teasing sur Twitter en annonçant qu'il était assez probable que j'écrive aujourd'hui sur "La revue de l'écoute - Les carnets de Synthone". Le suspense n'aura pas duré trop longtemps. Il est bon que je vous précise, mes chers auditeurs, que j'ai commis quelques petites histoires et dessins dans le n°10 qui vient de paraître (1). Je me garderai donc bien d'en parler ici. Une autre de mes passions étant la presse et l'édition, vous ne serez pas surpris que je m'intéresse aussi à la forme de la revue.

Dessin de couv' ©Rosalie Peeters




















Syntone, animée par Etienne Noiseau, s'est fait connaître pour sa passion de l'art radiophonique avec un blog depuis décembre 2008, devenue revue numérique et revue papier. "Poètes vos papiers" chantait Ferré. Éditer une revue papier au XXIème siècle est certainement un pari un peu fou même si Syntone peut s'appuyer sur une communauté d'aficionados de radio élaborée, ciselée, créative. Syntone a fait le choix de défendre et promouvoir une "niche" qui, petit à petit, quitte les ondes de la radio publique pour festoyer sur des radios associatives avec des créateurs sonores qui poussent loin l'art radiophonique.

Écrire sur la radio ? 
Si je me sens participer un peu de cette aventure devenue totalement marginale, je pense qu'il faut être totalement radiophile pour prolonger le plaisir de l'écoute par le plaisir d'approfondir le "sujet". Ce n°10 des "Carnets de Syntone" s'ouvre sur une interview de Pascale Pascariello, journaliste indépendante et reporter (2). Quand on a la chance d'avoir dans l'oreille le travail de Pascariello on a assez envie de mieux connaître la personne qui propose toujours des reportages "à la marge", très forts, très sensibles (3).

Sur la forme de la revue (13 x19,5cm) qui pourrait rappeler la formidable réussite éditoriale de "La hulotte" pendant un demi-siècle, je pense qu'il faut faire attention qu'un format "confidentiel" ne renforce la "confidentialité" de l'art radiophonique. Sans passer au format de "Le 1", journal en une seule grande feuille qui se déplie, il faut donner à l'engagement pour la création radiophonique, de l'air (on air), de l'espace, de la largeur (d'esprit) et de la hauteur (de vues). Ce sont d'autres contraintes financières et d'édition.

Dans cette revue, les illustrations sont originales (comme elles le sont toujours sur le site depuis sa création), et les couvertures très pop. Sympa aussi la "fiche cuisine" qui ici nous initie à la "fabrique et l'adaptation des câbles audio". Là on est bien dans l'esprit de la Hulotte, éducation populaire, débrouillardise et partage. Et on se régale à lire la "petite histoire des faux-semblants radiophoniques", qui en est déjà à son épisode 7.

Voilà, mes chers auditeurs, furetez dans vos médiathèques pour avoir un premier aperçu de cette revue "modeste et géniale" (merci Mermet)…

(1) Contact : http://syntone.fr/la-revue-de-lecoute/
(2) Par Clément Baudet,
(3) Je me demande si dans plusieurs mois, le temps de laisser vivre la revue, il ne faudrait pas donner à entendre le son de l'interview de Baudet, sur le site de Syntone… ?

mardi 27 juin 2017

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil…

Même si au printemps je me lève avec le soleil, je voulais ce matin être sûr de me réveiller comme l'auditeur qui, chaque matin à 7h, aime entendre l'animatrice de Fip lui souhaiter un bon jour différent chaque jour… Mais l'annonce qu'il a entendu ce matin ne l'a sûrement pas incité à sortir de dessous sa couette "en raison d'un appel à la grève de l'ensemble des organisations syndicales portant sur le projet d'évolution des locales de Fip nous ne sommes pas en mesure de diffuser l'intégralité de nos programmes habituels, nous vous prions de nous en excuser". 



Fip sans voix…
Difficile pour un auditeur - non averti - de distinguer un programme musical de grève d'un programme habituel. La différence sensible l'animation, de 7h à 19h dans les locales, de 7h à 22h sur l'antenne parisienne. Que sait-il l'auditeur de sa radio dont il n'imagine jamais qu'elle puisse seulement s'arrêter quelques minutes, une heure ou un jour entier ? Chaque jour il apprête ses oreilles à être surprises d'une succession d'enchaînements subtils, d'airs nouveaux, de chansons plus anciennes et d'instrumentaux qui lient le tout. Mais ce n'est pas à la radio qu'il apprendra ce qui se cache derrière le programme musical de Fip qui irrigue les ondes depuis le 5 janvier 1971

Malgré le mantra "Fip est une pépite", comprendre "on n'y touchera pas", psalmodié à tout bout d'champ par Mathieu Gallet, Pdg de Radio France depuis mai 2014, la directrice de l'antenne, Anne Sérode, annonce le 23 mars 2017 dans un CCE (Comité Central d'Entreprise) un projet d'évolution des locales de Fip (Bordeaux, Nantes, Strasbourg) qui verraient, au fur et à mesure des départs en retraite, l'extinction définitive de ces locales. Le 21 juin dernier lors d'un nouveau CCE, le projet n'ayant pas évolué et confirmant le flou sur le sort et la forme réservés aux informations locales, l'appel à la grève pour ce 27 juin a été lancé par l'ensemble des organisations syndicales de Radio France.

Le projet élaboré par Frédéric Schlesinger (ex n°2 chargé de l'éditorial et des antennes) démissionnaire et futur vice-directeur général d'Europe 1 et, Anne Sérode, démissionnaire sera mené par Bérénice Ravache sa remplaçante (en poste au 1er août). Comme je l'ai déjà écrit plusieurs fois, c'est la régionalisation à Radio France qui a du plomb dans l'aile. Fip, France Bleu et Mouv' ont été, depuis leurs origines respectives, des variables d'ajustement au gré du "fait du prince" ou de quelques tendances politiques décentralisatrices éphémères. Une organisation régionale de radiodiffusion publique pérenne n'a jamais été actée ni par la tutelle (Culture, Finances) ni par les équipes de direction successives à la tête de Radio France.

Le projet "France Médias" pour l'audiovisuel public évoqué par le nouveau Président de la République Emmanuel Macron et, la volonté d'autonomie revendiquée par les Pdg Gallet et Ernotte (France Télévisions) pour amplifier les rapprochements des chaines de radio et de télévisions à l'exemple de France Info, n'augurent rien de serein pour le modèle des locales de Fip qui, depuis plus de 40 ans avaient réussi à fédérer sur la longue durée auditeurs et partenaires culturels régionaux.

Le titre de ce billet fait référence au film de Jean Yanne "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" (1972) qui fustigeait les travers de la radio commerciale des années 70. 

lundi 26 juin 2017

La mémoire en chantant… la mémoire enchantée

Puisque la fin de la saison radiophonique approche. Puisque "les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent" (1). Puisqu'un merveilleux îlot de créations radiophoniques persiste sur les flots de France Culture (2). Puisque que grâce à François-Régis Barbry on peut passer de la "Mémoire en chantant" à la mémoire enchantée, laissons-nous porter… le long des golfes clairs de Trenet, rediffusée dans la nuit du 24 au 25 juin. Y'a d'la joie !





















Charles Trenet (Avril 1988, pour la 150ème de l'émission)


Barbry faisait en 20' une émission ciselée, fine et subtile. Il rassemblait en quelques mots et quelques chansons la quintessence de ceux qu'il présentait dans son émission hebdomadaire. Sans monter sur la table, sans jamais se mettre en avant. L'exact contraire de ceux qui, sur une autre chaîne de Radio France s'arrangent toujours pour que leur nom soit cité à longueur d'autopromo, d'émissions ou de concerts publics. Barbry avait le charme de la discrétion.

Robert Doisneau


Après les "Voix du silence" d'Antoine Spire… le samedi, c'était vingt minutes d'un moment léger, simple et doux. Jean-Marie Borzeix, le directeur de la chaîne depuis 1984, avait peut-être croisé et connu Barbry au quotidien "La Croix" où dans d'autres titres de presse avec lesquels le producteur collaborait sur sa spécialité, la chanson. Quel bonheur en pensant que pendant treize ans Barbry anima cette émission le même jour au même horaire. Un rendez-vous sur la longue durée comme il en existe de moins en moins. 

Angélique Ionatos


L'occasion pour moi de réécrire qu'une telle émission aurait toute sa place sur France Musique aujourd'hui. Sur la chanson only ! Pas sur la prise de la Bastille ou la mort de Franco avec de la chanson autour. Pourquoi la chaîne n'ouvrirait-elle pas son antenne à 7h avec une chanson ? Ce deviendrait vite une image de marque et, tant pis si ça défrise les tenants de l'"ordre classique" (4). 

Fernand Raynaud


L'ina a archivé cinq-cent-quarante-huit émissions de "La mémoire…". La dernière, le 31 juillet 1998, recevait Jeanne Benameur, écrivaine. J'ai passé une bonne partie de mon dimanche a réécouter ces quatre émissions, et quelques autres sur cassettes (5). Barbry est touchant de justesse, de sensibilité et de subtilité. Vincent Théval avait inventé il y a quelques années sur France Musique "L'Instant pop", il reste à inventer en quotidienne "L'instant chanson". À bon entendeur, salut !

(1) Stephan Eicher,
(2) "Les nuits", minuit/5h,
(3) Producteur de "La mémoire en chantant", le samedi à 10h40, 1985-1998. Barbry est décédé le 25 août 1998, d'une rupture d'anévrisme. Il avait 56 ans,

(4) Sur France Culture, Hélène Azera anime "Chanson boum", le vendredi 23h/minuit,
(5) Je viens de faire l'acquisition d'une machine qui peut lire ce genre de bestiaux ;-)

jeudi 22 juin 2017

Youri, au plus haut des cieux…

D'emblée Marcel Zaidner me raconte une histoire (1). D'emblée Marie Chartron prend le relai (2). Comme d'hab', pour une histoire je peux tout arrêter. Ce soir "Creation on air" s'intéresse à Youri Gagarine (3). 




Youri qui a marqué la "ceinture rouge" autour de Paris au point de parler de "Youri-sur-Seine". Et la langue russe de croiser la langue de la cité. Celle de Romainville, Drancy ou Colombes. Le mixage de ce doc sublime l'histoire originale que veut nous raconter Marie Chartron. L'histoire parallèle au mythe Youri Gagarine. Un prénom et un nom. Une icône. La propagande soviétique. La guerre froide. Et la conquête de l'espace qui fait rêver et qui assoit le prestige international de l'URSS, pour la conquête de l'espace.

Marie Chartron a imaginé son récit par ce nom du héros répété sur des établissements scolaires, des cités, des rues et peut-être des stades. Un nom qui a fait la fierté des communistes français. Raymonde Laluque, militante, ancienne directrice de l’OPHLM d’Ivry, parle de "satisfaction idéologique" à vénérer l'exploit que va tenter Gagarine, aux yeux du monde.

Marie Chartron en profite pour raconter l'"en marge", la petite histoire populaire en orbite autour du héros Gagarine. Un héros pour la vie et la cité ouvrière… Pour la fierté des humbles et une forme de reconnaissance pour leur condition. Quand, même en France, dans cette banlieue rouge, Youri viendra jusqu'à les visiter. 

Réalisation, Nathalie Battus, Mixage, Régis Nicolas.

(1) Organisateur de l’accueil de Gagarine à Ivry-sur-Seine,
(2) France Culture, 23h,
(3) Le 12 avril 1961, Youri Gagarine s’arrache à la pesanteur terrestre pour un vol en orbite de 108 minutes. 

mercredi 21 juin 2017

Sgt Pepper vs Sgt Paper…

Quelquefois il arrive qu'il me faille, quelques minutes avant diffusion sur les ondes, attraper un paper, écouter tendu et faire mon papier. Ce soir on pourrait dire que Sgt Pepper n'est pas encore mort à la radio (sur Fip ça donne aussi) puisqu'à 23h, France Culture diffuse "Sgt Pepper, suite" de quoi prolonger l'effet 1er juin et le cinquantenaire de l'album des Beatles. C'est heureux. Comme à chaque fois qu'année après année on réécoute les treize morceaux qui composent l'album avec la même joie d'écoute !

Fabrication de la pochette…















Jean-Michel Espitalier, écrivain, interroge une douzaine de musiciens, critiques, compositeurs, écrivains, plasticiens, sur les effets immédiats et différés que cet album a pu avoir sur leur imaginaire. Et c'est assez sympa de constater qu'"on" a tous quelque chose à dire. Comme si cet album essentiel nous permettait de dire des choses essentielles sur l'époque, le style, la folie, la joie, le délire, la fantaisie, l'invention et l'amour. Comme si, plus encore qu'un marqueur, ce disque était une façon d'induire notre propre tournant personnel de vie. Et si, bien plus que ses mélodies et ses paroles, Sgt Pepper faisait fusion avec un bout de notre histoire. 

Au cours du doc, la réinterprétation de plusieurs morceaux du disque est subtile et complète le récit. La puissance évocatrice de ces musiques est phénoménale tant elle a fixé la part du rêve. 67 une année charnière pour la fin des utopies, la fin du mouvement hippie, le début et la fin du "summer of love". The dream is over. Mais Sgt Pepper est toujours là ! Même si Jean Rouzaud parle de "dérive du rock n' roll", c'est ça qui est bon. Oui on est impressionné. C'est unique. George Martin a fait des prouesses. Les Fab Four sont montés au zénith. Et sur leur nuage les vibrations étaient excellentes.

Charmant d'entendre Rouzaud parler de notre "naïveté collective". Ben ouais, man. Et c'est ça qui est bon, frais et pop. La naïveté n'est plus c' qu'elle était. Yo ! Et puis si Hendrix, la galette à peine sortie en Angleterre, joue deux jours après le morceau Sgt Pepper devant les Beatles sur une scène anglaise, comment ne pourrait-on pas vénérer cette fanfare devenue mythique augmentée des riffs d'Hendrix ?

Barbara Carlotti a raison de parler d'album enfantin. "On s'amuse". Happyness (is a warm gun). "She's leaving home" est sucré et pétillant (1). Jouons. Jouons-nous des tristes, des aigris, de ceux qui préféraient les Stones, de ceux qui pensent Rock is dead, de ceux qui ne se laissent pas porter par les cithares indiens, et ne passent pas des heures devant la pochette en cherchant encore "qui c'est celui-là ?". Jouons encore et encore ces treize morceaux, en boucle. A night in the life. Cette nuit sera la plus courte. Espitalier a prolongé le rêve. Zyva. Je réécoute à 23 h. With the little help for my friends.

Par Jean-Michel Espitallier, réalisation Nathalie Salles Mixage : Bernard Laniel et Pascal Besnard 



(1) By Easy star all-stars feat Kirsty rock,

mardi 20 juin 2017

Un road movie radiophonique improvisé…

J'écoute ce doc un peu avant sa diffusion ce soir à 23h. C'est le principe de Radiodrama qui m'intéresse et surtout la curiosité échevelée, ébouriffée, élucubrée d'Alexandre Plank et Clemence Gross, réalisateur et assistante à la réalisation à France Culture. Plank un genre de Géotrouvetou ou Tournesol, avide d'expériences humaines, d'hors-cadre, d'ailleurs, de singulier et de pluriels. Avec en bandoulière sa fantaisie douce et folle !

Lors de l'enregistrement de "L'excursion"
Crédits : @Compagnie Opus - Radio France


















Je me laisse embarquer dans le mini-bus avec Lucette. Peu importe le fourgon pourvu qu'on ait l'ivresse ! Et dans ce road-movie de la Providence (Maison de retraite) et du co-voiturage, d'un vide-grenier PO-PU-LAI-RE et vivant, d'une panne de gasoil on pourrait se croire dans un remake frenchie de Paris-Texas (sans le peep-show), sauf que là il s'agit de rejoindre Brem-sur-Mer (en Vendée). On the road Lucette, salut et fraternité avec Germaine que "l'eau n'a pas tué jusqu'à présent". Elles "passent le temps" du passé et du présent. Et "l'horloge au salon qui dit oui qui dit non…".

Et bam on se prend "Rikita" en plein et la Georgette Plana sur le retour. C'est pop et frais. Y'a la guinguette. Lucette perdue. C'est Little miss sunshine ou "La vieille dame et la mer". Roulez vieillesse, Maladie d'amour et, sac à main. De l'humain simple qu'on attrape en bon chemin. On aimerait ça tous les soirs d'été en juillet et août sur France Culture. Des histoires de vie et de "Jeu d'Émile Euro", la colo des juniors ou celle des seniors. Des chansons rengaines et des coins de ciel bleu. Des girouettes multicolores et des illusions. La vie quoi !

Heureux qui comme Ulysse…  Alexandre, Lucette, Serge, Guillaume, Clémence et plus si affinités "On vous emmène à la mer", avant que "Blowin in the wind"…

Réalisation Ronan Letourneur et Alexandre Plank, Chef opérateur Claude Niort.