mercredi 6 janvier 2016

Fip : ses feuilles, l'arbre et la forêt…















Minuit n'avait pas encore sonné, dans la nuit de lundi à mardi, que nous pouvions découvrir le joli bouquet que Fip offre dorénavant à ses auditeurs, avec la création de six webradios (1). Et quel bouquet ! Six genres de musique en flux continu sur un site clair, précis, épuré et informatif. Un véritable enchantement à venir pour les oreilles. Comme l'avait annoncé à la conférence de presse de rentrée en août 2015 Anne Sérode, directrice de cette chaîne de Radio France, voilà de quoi rassurer ceux qui pouvaient craindre pour l'avenir de Fip.

Cette offre complète celle en hertzien en diffusion "restreinte" sur le territoire métropolitain (2). La richesse et l'ouverture musicale que Fip a développées depuis le 5 janvier 1971 se trouvent démultipliées thématiquement. Mais une webradio est-ce de la radio ? Il est bon, d'abord, de rappeler que pour accéder à ces radios, disponibles sur le web, il faut disposer d'un abonnement à un opérateur téléphonique. À l'écoute de ces six programmes, riches et variés, l'auditeur de Fip risque au bout de quelques minutes de s'interroger. Il manque quelque chose, mais quoi ?

Ben il manque la voix. La voix qui est l'essence même de la radio. La voix des animatrices qui ont fait la renommée de Fip. La voix qui vous accompagne et vous porte à écouter, à siffloter ou à en savoir plus sur tel musicien, telle chanteuse ou tel groupe. Un flux musical aussi léché et élaboré soit-il ne remplacera jamais la radio. Écouter une webradio Fip c'est écouter de la musique en continu. Écouter Fip c'est écouter un programme musical avec des voix dedans. 

Fip c'est un subtil "mix transgenre" de musique(s). Écouter Fip c'est écouter, ensemble, un programme de découvertes ou redécouvertes permanentes. Écouter une webradio c'est plus écouter un juke-box où l'on se retrouve par affinités électives. Si les deux "supports" sont complémentaires, les webradios de Fip ne pourront jamais exister sans se ranger sous l'étendard de Fip… radio.





















Si j'écris cela c'est, qu'au coin du bois, la tentation pourrait-être grande pour certains de s'imaginer pouvoir se séparer de Fip et de ce qui a fait sa patte depuis 45 ans : un programme musical, des infos-service, et une animation quotidienne de 7h à 23h. L'info-service, c'était la commande initiale de Roland Dhordain, patron de la radio au sein de l'ORTF (3), aux producteurs Jean Garretto et Pierre Codou (4). Le radio-guidage, les annonces culturelles, les annonces d'intérêt général. Le radio-guidage a déserté les ondes de Fip aujourd'hui (5). Les annonces culturelles rythment les programmes de Fip national et des Fip régionales : Bordeaux, Nantes et Strasbourg.

Dans une période de vaches squelettiques, la facilité pour les tutelles, (Ministère de la Culture, Ministère des Finances), et la représentation nationale, (Députés et Sénateurs), serait de confondre "service public" et "offre payante" d'accès au web. Et, au titre d'économies toujours plus nombreuses, de rayer de la carte une, voire deux chaînes de radio du service public qui en compte sept aujourd'hui (6). Mais surtout de ne pas tenir compte de la spécificité de la radio… parlée.

Garretto, Codou, Camprasse…















Quand, sur le coin d'une table de restaurant, Jean Garretto a présenté le programme musical de Fip à Roland Dhordain, il a aligné des pourcentages de genres musicaux et a trouvé le bon slogan pour sa chaîne "Fip, soixante minutes de musique par heure". Pour avoir fait des essais avec Kriss, l'animatrice de l'Oreille en coin, il savait que cette heure musicale serait "portée" par des animatrices qui, par leurs voix, ont installé l'image de marque de la chaîne. 

Il ne faudrait pas qu'à court et moyen terme les jolies feuilles des webradios croissent au point d'étouffer l'arbre Fip qui, lui-même ferait vite manquer d'oxygène à la forêt Radio France. Ces webradios sont certainement une très bonne alternative à l'écoute de la musique en ligne, mais elles ne remplaceront jamais la radio. Si c'était le cas, le quarante-cinquième anniversaire de Fip aurait sonné le glas d'une radio unique au monde.

Ajout du samedi 9 janvier 2016
Le reportage de Jérôme Sandlarz sur France Musique (vers 8h03)



(1) Rock, Jazz, Groove, Monde, Nouveau et "45 ans", cette dernière étant plutôt dans le ton musical de la création de la chaîne en 1971,
(2)10 antennes dont 4 stations Fip : Paris, Bordeaux, Nantes et Strasbourg, 
(3) Office de Radio et Télévision Française, 1964-1974,

(4) Les inventeurs de "L'Oreille en coin", du samedi après-midi au dimanche soir, treize heures de programmes hebdomadaires. 1968-1990,
(5) Pour être attribué sur Paris à France Bleu, 107.1,

(6) France Inter, France Culture, France Musique, Fip, France Bleu, France Info et Mouv'. 

Ce billet a été publié ce jour sur le Huffington Post !

16 commentaires:

  1. hé bien voilà ! le cadeau du 45ème anniversaire est-il un cadeau empoisonné ? vous avez raison de souligner les craintes qui vous viennent à l'esprit et ce n'est pas peut être pas pour rien que votre billet est publié sur le Huffington Post. Effectivement, quel intérêt d'avoir même par thème, de la musique en continu sans aucun commentaire, super ! cela nous rappellera les jours de grève à Radio France. Justement nous en parlions chez moi, ce qui fait l'intérêt de Fip, c'est l'accompagnement des voix (et des voix mélodieuses qui plus est), les informations données, ce sentiment de partage de la musique, et puis l'humour et l'emploi si précieux d'expressions en voie de disparition (il est huit heure moins le quart, au lieu du froid 19 H 45).
    Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, mais j'ai bien peur que vous n'ayez raison. Mais les gens de Fip, les petites mains, qu'en disent-ils et qu'en disent-elles ?
    je suis vaguement lasse (...) que l'on détruise systématiquement ce que j'aime.
    plombant non ? à la semaine prochaine ! Nanou

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    1. Hello ! You know what ? You are not happy ? Bon je fais le malin mais je m'y connais plus en Droopy qu'en anglais ;-)
      Guettons la suite...

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  2. Je reformule ce que j'ai mal exprimé en 140 caractères(il parait que ça ne va pas durer, les 140 caractères): ces webradios sont-elles des robinets à musique comme on en trouve des milliers sur la toile avec juste le label FIP ou vont-elles proposer un contenu semblable à celui de FIP mais décliné par thématiques?
    J'entends par contenu similaire: présence de voix FIPiennes, programmation finement ciselée et agencée par les programmateurs de FIP(que ce soit dans le choix des morceaux et dans l'ordre de diffusion avec des enchaînements ingénieux qui font le charme de FIP depuis 45 ans)
    Bref, de la radio cousue main telle qu'envisagée par Codou et Garetto et pas un bidule de marketeux! C'est avec plaisir que j'écouterais ces webradios mais il ne faut pas oublier que lorsqu'on accole l'étiquette FIP à une webradio, il y a intérêt que le contenu soit à la hauteur... de l'amour porté par les auditeurs depuis 45 ans pour FIP!
    Je ne cache pas que depuis l'épisode de la playlist de grève d'Inter commercialisé dans les bacs sous la direction de Varrod, je me méfie de ce genre de nouveautés qui font le buzz(chat échaudé craint l'eau froide). J'espère être démenti par les faits...

    Quant à ton interrogation sur l'avenir de FIP face aux webradios, je te suis mais je pense que si FIP disparait en tant que radio, le bouquet de webradios n'aura plus de raison d'être.
    Et sur la différence entre webradio et radio, à part le mode de diffusion(et encore, on peut bien écouter France inter sur le web),j'avoue que je sèche! Cela dit, lorsque l'on voit l'appauvrissement continu des contenus radiophoniques(à l'instar de la télé), je me dis que le web est incontournable dans la démarche d'écoute(heureusement, il y a les radios associatives qui assurent le job que le service public délaisse petit à petit).

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    1. Mon cher Pilou, va falloir que t'assimiles (méthode) un truc : je suis pas taulier à Radio France et je ne sais pas tout (sic) ! Si t'as des questions précises t'écris à anne.serode@radiofrance.com Je veux bien que tu me mettes en copie sa réponse !

      "Un contenu semblable à celui de Fip ?" Contenu oui, mais plus d'enchaînement, ni de fondu. On refait pas Fip sur une web radio. On propose de la musique "estampillé" Fip, les morceaux se suivent bout à bout, pas de voix d'animatrices, pas d'info. L'idée c'est pas de faire de la radio mais de diffuser six thématiques différentes de musique. Y mettre des voix et les multiplier par 6 c'était juste exponentiel. Et ce n'est pas du tout le projet !

      France Inter sur le net ce n'est pas une web radio. C'est Inter en flux ou en streaming. Rien à voir ! Sur la page d'accueil des webradios Fip on peut voir ce qui passe sur chacune des webradios en temps réel et choisir aussi en fonction.

      Le débat concerne bien la pérennité de l'antenne radio et des locales. Gaffe que les webradios ne servent de leurre.

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    2. Mon cher Fanch, je suis parfaitement au courant que tu n'es pas salarié de RF donc j'ai conscience que tu n'as pas réponse à tout. Du reste, mes questions n'appellent pas nécessairement des réponses, elles peuvent ouvrir un débat.

      Ecrire à Anne Sérode? Je ne voudrais pas passer pour un vieux grincheux(à 25 ans!?)qui critique tout alors que l'écoute de ces webradios est loin d'être désagréable.
      Seulement, lorsque l'on voit comment un collectif d'auditeurs (@Fiptoujours) est accueilli par la direction, je me dis que le jeu n'en vaut pas forcément la chandelle tout seul(et puis, @Fiptoujours est satisfait de l'arrivée de ces webradios semble t-il).

      "On ne refait pas Fip sur une web radio. On propose de la musique estampillée Fip". C'est là le problème: une web radio estampillée Fip ne peut se contenter de diffuser des morceaux qui "se suivent bout à bout". Les webradios sur la toile proposant un contenu semblable aux webradios de Fip, on peut en trouver plus d'une.
      Il faut un p'tit truc en plus: il peut s'agir du recours à des voix, des enchaînements ingénieux, des astuces de programmation. Peut-être que cela nécessite des contraintes techniques, des moyens humains que RF ne peut plus mobiliser.
      Dans ce cas, pourquoi utiliser l'étiquette Fip?

      On dirait qu'à RF tout le monde n'a pas conscience de ce que représente Fip auprès de ceux qui l'écoutent et que c'est un label qui ne doit pas être galvaudé. L'épisode de l'accueil du collectif @Fiptoujours, la rotation plus intensive des nouveautés Fip sont d'autres illustrations d'une logique bien éloignée d'un service public au service du public.
      Cela me fait penser à l'accueil par certains spectateurs du dernier Starwars: peut-on mettre n'importe quoi sous l'étiquette Starwars? Ne pas oublier la tentation de transformer un label en marque et donc de basculer d'une logique de service public(attention, je n'assimile pas Starwars à du service public) à celle d'une radio commerciale.

      A mon sens, il eut été préférable de lancer ces webradios de façon plus étalée dans le temps(puisque, comme tu dis, "mettre des voix et les multiplier par 6 c'était juste exponentiel")pour donner à chaque webradio une patte, une identité propre qui, sans les faire ressembler comme deux gouttes d'eau à Fip, les inscriraient dans la lignée de Fip(communauté d'esprit en somme).

      On dirait que ces webradios ont été lancées avec le développement de la stratégie numérique en tête sans songer à la cohérence par rapport à la particularité de Fip, à sa spécificité(même s'il n'y avait pas franchement le choix: France Musique garde sa dominante classique et Mouv' une dominante hip-hop).
      Autre chose: heureusement que je sais que tu n'es pas à RF car quand je lis, "ce n'est pas du tout le projet", je pourrais avoir l'impression que l'auteur de l'article est mis au parfum. :-D

      Tu prends l'exemple de France Inter ok... mais avec les rediffusions la nuit, l'auditeur peut avoir l'impression d'écouter des podcasts, pas de la radio. Je prends l'exemple de certaines radios, comme mfm, qui ont fait le choix il y a quelques années de se passer d'animateurs et de ne proposer qu'un fond musical permanent: quelle différence avec une webradio?
      L'appauvrissement des contenus des radios de la bande FM ne fait que rapprocher les radios des webradios ou des podcasts (pour les rediffusions d'émissions): usage du voice-track, programmation automatisée, disparition de la radio de nuit, fils musicaux continus comme sur France Bleu la nuit

      Je reste certain que les webradios orphelines du label "Fip" ne vaudront plus rien(car le reformatage de Fip en webradio ne se limiterait pas à un changement de mode de diffusion).

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    3. Et je reconnais que je suis dur, sans doute parce qu'à force de regarder Fip avec les yeux d'un amoureux, je finis par perdre le sens de la mesure.

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    4. Tu écris : " "ce n'est pas du tout le projet", je pourrais avoir l'impression que l'auteur de l'article est mis au parfum! :-D
      Ola, "mis au parfum" tu t'égares ! Mon blog est informé. Je m'informe et essaye de décrypter derrière les annonces promotionnelles.
      Comprends plutôt ceci : l'objectif de la chaîne ou de RF n'est pas de dupliquer l'antenne par des webradios, mais de proposer une nouvelle offre. Sachant que l'antenne de Fip est disponible sur le web et dans le monde entier !
      Pour tout le reste cela mérite un débat oral et je pense que si plusieurs choses que tu affirmes sont justes d'autres demanderaient plus de discernement…
      (À suivre)

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  3. Bonsoir Amis de la Radio !
    Débat intéressant et de connaisseurs, je vois, moi qui n'y connais rien en matière d'ondes, de fréquence ou de machin comme cela, il me semble qu'il aurait été plus simple d'étendre un peu plus le territoire de diffusion de FIP pour éviter d'avoir à brancher son ordi (et comment on fait dans sa voiture ?) plutôt que de proposer des heures de musique bénéficiant certes d'un choix judicieux mais sans aucune voix ! je suppose qu'il s'agit là d'une histoire de coût forcément et je suis très inquiète moi du sort des gens de Fip et me méfie des termes "nouvelle offre". La nouveauté aurait été que FIP puisse être écoutée partout et de n'importe quel support. Et les "clients" (puisqu'il s'agit bien de cela) seraient venus.
    J'ai une pensée pour la radio Sing Sing, j'ai signé une pétition, je me demande ce qu'elle devient.
    Fanch, votre blog est très bien renseigné et vos lecteurs et lectrice en profitent but you have the head near the cap comme on dit chez moi.
    Nanou

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    1. D'abord Nanou merci pour mon bonnet - de marin - qui me tient chaud aux cheveux… ;-)
      Ensuite vous réagissez comme Pilou mais ce que vous exprimez, si je le comprends, je dois vous préciser que vous mélangez deux choses… non-mélangeables.
      Radio France n'a pas le premier centime pour créer une ou plusieurs antennes locales de Fip à Lyon, Marseille, Toulouse ou Lille. Et quand bien même elle pourrait disposer de fréquences comme à Rennes ou à Montpellier, le programme diffusé serait celui de Paris (avec les infos culturelles qui vont avec).

      Quant aux webradios FIP, ça n'a RIEN à voir avec la duplication de près ou de loin de la radio FIP diffusée en hertzien dans votre joli poste rouge si vous habitez Paris, Bordeaux, Nantes ou Strasbourg… L'idée c'est une offre complémentaire.

      Pour le reste vous relisez mon bilet et vous verrez que j'insiste sur le danger qu'il y aurait à faire remplacer Fip radio par des webradios; On en est pas là ! J'ai lancé une alerte. Restons vigilants .

      merci de votre commentaire;

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  4. Bonjour Fanch,
    mon commentaire, c'est que nous avons finalement tous les trois les mêmes craintes, celles de voir disparaître une radio que nous aimons et vous avez raison de soulever cet éventuel lièvre.
    J'ai relu votre billet et l'ensemble des commentaires et effectivement je mélange deux choses différentes.
    Pour ne pas causer dans le vide bien que je ne sois pas aussi aguerrie que vous deux à ce genre de débat, je suis allée donc voir cette "offre complémentaire" dont je sais à l'avance que je n'ai que faire dans cette forme là !! Pas manquer, je n'en vois pas l'intérêt et puis voir qu'il y a des pubs (comme sur tous les sites web) pour des godillots, des montres ou des bagnoles, cela me fiche le bourdon.
    Je suis d'accord avec l'idée du jeune Pilou, d'éventuellement avoir accès à des webradio avec une identité, une "patte" comme il dit, pourquoi pas ? bien qu'à mon sens, l'outil formidable qu'aurait pu être le web est tellement récupéré par la dictature commerciale, que c'est un rêve perdu.
    bref, pourquoi avons nous droit à une offre complémentaire ?
    sinon, je sais que RF n'a pas un fifrelin pour créer une ou plusieurs antennes locales FIP.
    bon, j'en reste là, je n'apporte rien au moulin et j'ai les nerfs en pelote ! tiens !
    a bientôt
    Nanou

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  5. Mon dieu, que de tensions (tout le contraire de FIP) alors qu'il me semble que vous êtes quasi d'accord !
    Respirez, vous êtes (encore) sur FIP !
    :)
    Eric

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    1. Tensions ? Que nenni ! Nous finassons et respirons mais le leit-motiv c'est le "label" Fip et les particularités de la radio et des webradios ! Yo !

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    2. Oui, du plaisir de la joute verbale ;)

      Si ce n'est déjà fait, vous pouvez aussi faire un détour vers les quelques minutes d'heure d'hommage rendu par France Musique à FIP dans "Fabrication Maison".

      http://www.francemusique.fr/emission/fabrication-maison/2015-2016/francois-xavier-szymczak-les-45-ans-de-fip-autour-des-compositeurs-tcheques-01-09-2016-07

      [vers 8h10 ?]

      Peut être le plus intéressant est le passage où le programmateur de FIP nous fait rentrer dans sa "mécanique" et nous fait percevoir comment il est possible d'écouter FIP en continu telle une berceuse ou une rêverie sans jamais percevoir de "couture" entre les titres.

      Pour reprendre votre débat entre webradio ou pas webradio, je me demande si ce sont les voix de FIP qui manqueraient le plus à ces webradios (NB: "le plus" ne veut pas dire qu'elles ne manqueraient pas !!! :) que le processus de création de la liste de lecture diffusée : j'imagine que ces webradios faites à l'économie doivent se contenter de choisir aléatoirement des titres parmi une "couleur" musicale. La base de données sera probablement suffisamment large pour que l'auditeur ne tombe pas trop souvent sur les mêmes titres, mais par contre, je crains que le chemin qui permette de silloner d'un titre à l'autre ne dénature lui l'esprit de FIP.

      D'ici là, bon anniversaire, sacré quarantenaire !

      Eric

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    3. Bonjour Éric, merci beaucoup pour ce commentaire avisé. C'est pas pour faire le malin mais le créateur du feuilleton du quarantenaire, Gilles Davidas, m'avait prévenu puisqu' il avait rencontré Jérome Sandlarz, l'auteur du reportage sur Fip. Sandlarz a, à l'été 2014, produit une très belle série sur France Culture "5 légendes de la musique noire américaine" http://radiofanch.blogspot.fr/2014/08/5-quil-est-doux-de-ne-rien-faire-always_8.html

      Quant à son reportage sur Fip (vers 8h03), c'est le point de vue du programmateur, Patrick Derlon, qui est intéressant. Chaque réalisateur réalise trois heures d'enchaînement… magiques, et Derlon raconte sa façon de faire.

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    4. Et vous constaterez, cher Éric, que le player de l'émission est au bout… du billet ;-) Et Il vous faudra je crois inventer ce mot : quarantecinquenaire… !

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    5. Merci et @ bientôt
      PS: pour quarantesix ce sera pire : quarante-sex-ça-dégénéraire ! Cela fait un poil Villerien. Bon, cela laisse un an pour trouver mieux
      PS2 : commentaire off : bien inutile que ce commentaire de commentaire passe à la postérité ! :)

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