"Née dans les franges du Web, la pratique consistant à découper des contenus en petites vidéos pour inonder les réseaux sociaux est devenue une industrie très lucrative. Labels de musique, studios de cinéma et personnalités politiques s’intéressent de près à ce moyen discret et peu coûteux d’exister en ligne (1)." Comment ce phénomène n'a-t-il pas encore rencontré le petit génie de la "geek connection" Laurent Frisch soi-même (2), Directeur du numérique et de la stratégie de l'innovation à Radio France ? Ben pourquoi c'est pas de l'innovation le "clipping" ? Il y aurait tant de choses à faire pour qu'enfin la radio soit TikTok(ée) et qu'on oublie définitivement tous ces titres ronflants "La grande matinale", "Le grand entretien", "Le grand n'importe nawak" et autres "XXL" (2).
Une idée d'émission d'un podcast clippé
On commence par la plus emblématique des émissions de France Culture, la plus culturelle, la plus top of the top, la plus rediffusable à l'infini, tous les jours, deux fois par jour (minimum) : "Le bouque club" que sa productrice, Marie Richeux, - tendance forcément tendance (mais sans Marguerite Duras) - appelle dans un angliche parfait "Le book club". Respect pour son bilinguisme ! Donc si «Une vidéo de trente minutes, tu peux en produire 500 clips »(1), imaginez Richeux découpée en mille morceaux, de quoi tenir 24/24, faire retourner dans sa tombe Roland Dhordain (3) et surtout attraper "les étudiants", cette confrérie que France Culture honore après chaque coup de médiamétrique. Et pi' en plus Richeux serait vidéotée ! La consécration presque du niveau de l'Académie française ! Pas moins. Clip clip hourra !
Bon bien sûr faudrait ajouter un p'tit insert à chaque début de clip. Florilège pour attraper les mouches ! "Vous avez déjà offert un livre que vous n'avez pas lu ?", "De quelle couleur est votre marque-page préféré ?", "Vous avez déjà pas lu un livre qu’on vous avait offert ?" "Dans quelle pièce la plus intime lisez-vous Spirou ?", "Vous avez déjà lu un livre qu’on vous avait pas offert ?", "Préférez-vous les livres avec des images ?", "Quelle place peut-on faire à la Mère Castor ?", "Tous vos livres, les uns sur les autres, ça mesure combien ?"…
Tout ça colle bien avec le désastre annoncé de la fin de la radio, inéluctable. D'ailleurs l'eau dio c'est un peu comme l'eau tiède. Et la pseudo culture de France Culture c'est comme l'eau glacée, c'est pas près de nous réchauffer les méninges !
(1) Quentin Le Van, Le Monde, 10 juillet 2026,
(2) Soit le degré zéro de l'invention radiophonique ! (Et pourtant ce serait un Directeur de programmes qui aurait inventé ça, on pouffe et on surpouffe !),
(3) Qui lui inventait des programmes 24/24, dès les années 60, sur France Inter.
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