dimanche 6 novembre 2011

Nova… 30 ans c'était pas tant !


Dans une interview au Monde (1) Marc H'Limi le directeur de Nova dit : "… l'idée d'envoyer, à l'occasion des 30 ans de Nova, trente animateurs dans trente pays du monde pour faire de la radio constitue une nouvelle forme de radio ! J'aimerai aussi relancer un atelier de création radiophonique. J'ai un projet assez avancé dans ce sens."

Le Monde précise : "Le vendredi 11 novembre 2011, il sera 11 heures pendant trente heures sur Radio Nova ! Pour fêter son trentième anniversaire, la station créée par Jean-François Bizot a choisi d'envoyer trente animateurs (et salariés du groupe) en reportage vers trente destinations réparties sur tous les fuseaux horaires de la planète. Depuis la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Groenland, le Japon, le Brésil, l'Éthiopie, le Cap-Vert, la Nouvelle-Zélande, ou encore les Émirats Arabes Unis, chacun prendra l'antenne à tour de rôle, à 11 heures (heure locale). Une expérience un peu folle et très enthousiasmante. Pendant que les figures actuelles de Nova quadrilleront le monde, d'anciennes personnalités de la station reprendront par surprise les commandes de l'antenne (du 7 au 10 novembre)." (2)

(1) Daté du dimanche 6 novembre 2011
(2) Nova30ans.com et Novaplanet.com

ina.fr/radio

Dimanche dernier nous étions au charbon et ce dimanche je vous propose d'écouter quatre émissions d'archive que l'Ina met à disposition sur son site dédié à la radio. Je reviendrai dans les jours qui viennent, séparément, sur ces cinq émissions tant elles disent quelque chose de la radio d'aujourd'hui. À l'écoute :
• Reiser, dans sa Radioscopie en 1980 (France Inter),
• Les dialogues mythiques de Jean-Louis Bory et Georges Charensol dans le Masque et la Plume (France Inter),
• Josiane Balasko au Tribunal des Flagrants délires (France Inter),
• Georges Brassens dans les Greniers de la Mémoire (France Musique),
• Jean-Marie Pelt et la mythologie des arbres dans la matinée des autres de Marion Thiba (France Culture).

Il semble que ces rediffusions durent une semaine (quand débute la semaine ?). Il n'y a pas de player actif pour choisir son programme ou mettre sur pause. Mais pour les avoir écouté toutes les cinq ce samedi je peux vous dire qu'avec chacune j'ai passé de très bons moments de radio, et ça n'a rien à voir avec la nostalgie du "c'était mieux avant "…

samedi 5 novembre 2011

FM… FMR ?


TDF… fête 30 ans de FM en diffusant une radio FM éphémère que l’on pourra entendre, le 9 novembre prochain entre 20h30 et 23h, sur Paris sur la fréquence FM 107.9 et également sur www.weloveradio.fr (nousaimonslaradio.fr pas assez tendance ?). Espérons que cet anniversaire ne sera pas le préambule à la disparition de la FM au seul bénéfice de la Radio Numérique Terrestre ?

vendredi 4 novembre 2011

Topor de rire… de joie Dominique.









Drucker aurait-il invité Topor (1) ?  On connaît la réponse, passons ! Claude Dominique, la géniale et rieuse Claude Dominique l'a fait (2) et la bande (magnétique) qui traînait dans un trou de souris est arrivée jusque sur l'étagère de Mermet (3). Le 31 octobre 2007 il diffuse ce petit bijou dans Là-bas si j'y suis (4). Heureusement le player (bien fait) de la-bas.org permet de sortir du bric-à-brac "répondeur-amg-cuba-corse-cnr" (ouf!) et d'écouler Roland et Claude en totale complicité surréaliste. À l'occasion de la parution des "Mémoires" du dit Topor (5).

Cet interview n'a rien à voir avec le sirop que font dégouliner des animateurs de radio qui aiment tant se donner à voir à la télé. Ils sont nombreux sur les chaînes du groupe public à faire commerce de la promotion qui a envahit les ondes et dont ils sont les valets serviles. Claude Dominique a beaucoup préparé son interview, court, furète et s'arrête entre toutes les strates de vie de Topor avec, comme en permanence, un sourire complice et joueur. Il faudrait vraiment une chaîne du groupe public dédiée aux Archives pour que de telles émissions irradient les ondes.

(1) Michel Drucker anime sur une radio périphérique qui a perdu beaucoup de son lustre, depuis la rentrée, à 10h30 une émission de gaudriole,
(2) Dans une séquence "Les pages rousses du petit Larose" de son émission du samedi après-midi, dans L'oreille en coin, France Inter,
(3) Producteur à France Inter
(4) France Inter, 15h, du lundi au vendredi

jeudi 3 novembre 2011

Juste une mise au point…

Nagra III © Samuel van Dijk/Flickr


Mercredi 20 octobre, Pascal Mouneyres des Inrocks publie sur une page " France Culture délaisse la création sonore". (1) Bigre ! Au 6ème étage de la Maison ronde on a sans doute failli s'étouffer ! Mais bon, quelques semaines auparavant grossièrement Telerama.fr grivoisait le titre de la station sans que l'affaire ait semblé énerver qui que ce soit à France Culture !

Mouneyres s'interroge sur la disparition de l'Atelier de Création Radiophonique (2) et des Passagers de la nuit (3), conclue sur les Ateliers de la nuit (4) en omettant de signaler l'Atelier du son, du vendredi produit par Thomas Baumgartner. Il remet en question le slogan du directeur de la chaîne " Il y a aura plus de création sonore sur Culture", considérant qu'il n'a pas tenu sa promesse.

Aujourd'hui dans le n°831 des Inrocks, le directeur de France Culture, Olivier Poivre d'Arvor, a usé de son droit de réponse ! Il présente sa grille, les détails des Ateliers de la nuit et donne sa vision de la radio " Faire de la radio, ce n'est pas en être l'historiographe, ni même l'archiviste intransigeant et nostalgique ". Et pour enfoncer le clou " Mais c'est être, contre tous les conformismes et toutes les vieilles rengaines, obsédé par la découverte de nouvelles écritures radiophoniques et la place faite à celles et ceux qui les osent."(5)

Mais une question reste à poser, si "nouvelles écritures" pourquoi des Ateliers d'une heure et pas d'une heure et demi ? Quelle justification ? Économique ? Si d'Arvor dans ce droit de réponse vénère producteurs et création radiophonique, il ne peut faire l'impasse sur la réussite des Nuits Magnétiques, de Surpris par la nuit, qui par leur format donnaient une autre dimension au documentaire et une écoute en adéquation avec la fin de journée et/ou le début de la nuit.

(1) L'article ne mentionnait pas l'"absence" de Francesca Isidori et ses "Affinités électives" sur la grille de rentrée !
(2) inventé en 68 par : Alain Trutat (conseiller des programmes d'Agathe Mella, première directrice de France Culture), Farabet (producteur des ACR), puis Smith et Langlois,
(3) Créés par Thomas Baumgartner à la rentrée 2009 pour cinq heures du lundi au vendredi, et passés à 30 mn à la rentrée 2010, plus une fenêtre d'appel tous les soirs à 20h55. Lors de la première saison chaque vendredi était consacré à la "Mythologie de poche de la radio",
(4) du lundi au vendredi, 23h
(5) rappelons que le directeur de la publication des Inrocks est David Kessler (ancien directeur de France Culture) et que Caroline Cesbron responsable de la communication de France Culture vient d'y prendre, hier, les fonctions de chargé du Développement.

mercredi 2 novembre 2011

Émile Franc…


Le culte d'Émile Franc est tenace même s'il a changé de monnaie, même si Lucien est mort, même si c'est un coup permanent à la Jeunesse… passée (1). Il semble toutefois que ce qui plaise encore aujourd'hui soit la simplicité de l'affaire, des questions intelligentes de bonne culture générale, un niveau gradué de difficultés associées aux couleurs de la France, "la foule en délire" pour soutenir les candidats et un Cocorico permanent (à défaut d'un raton laveur). 

Cette émission serait une affaire de "famille". Enfant on écoutait grand-mère ou grand-père redoubler de perspicacité et on s'essayait timidement à répondre aux questions bleues. Devenu adulte on incite sa famille à participer au quart d'heure culturel "que le monde nous envie" et on se déplace dans la ville voisine pour "passer à la radio". L'appât du gain ? Si peu. Le plaisir d'un jeu simple, collectif, qui rassemble et fédère "autour du poste". Même si aujourd'hui le rassemblement est plus dilué que dans les années 6o où les trois grandes stations, Inter, Europe, RTL voire quatre avec RMC organisaient en chapelles bien identifiées la France qui joue et… gagne à jouer.

J'ai en mémoire le vibraphone du jeu d'Émile Franc qui égrène les secondes qui défilent en attendant que le candidat donne sa réponse. Ce son aigrelet, s'il était une "bonne invention" radiophonique, plombait tous les repas de midi de mes vacances d'été, où ma grand-mère faisait tout pour que j'acquière quelques rudiments de culture générale, quand je ne rêvais qu'à filer à la plage le plus vite possible (après la vaisselle) pour saluer les copains. Déjà apparaissait un petit "fossé" générationnel alors qu'Émile voulait franchement rassembler la famille autour de la table et du poste de "radio". O tempora, o mores.

(1) Crée en 1958 par Henri Kubnik pour la RTF, et diffusé aujourd'hui sur France Inter.

mardi 1 novembre 2011

Pêle-mêle…


On dirait que ce serait un jour à écouter les nouveaux prix Europa, à tendre l'oreille vers le conteur Robert Arnaut, à passer une bonne partie de la journée avec Marcel Gotlib, à réécouter Les Brigitte, à entrer en studio avec l'ingénieur du son des Beattles, à prendre le frais au Phare des Roches Douvres et à swinguer avec Boris ou avec Vian. Et s'il vous restait un peu de temps prenez de l'avance de sommeil car, dans la nuit du 7 au 8 novembre, vous pourriez avoir envie de faire Le mur… Mais chut silence…