lundi 9 mai 2016

La radio parfaite… debout

Dr MeloMnemo ©David Christoffel 

















Bon, David Christoffel (1) m'avait prévenu. Il me faudrait tendre l'oreille pour écouter, du 19 mars au 10 avril, la web-radio du festival "Printemps des arts" de Monte-Carlo. Ah ! Une web radio qui a choisi un nom sans aucune ambiguité ça donne envie. Qui d'autre oserait tenter "La radio parfaite" si ce n'est Marc Monnet, le directeur du Festival et Christoffel soi-même ? Personne. Raison de plus pour le tenter.

Pour le vieux briscard de la radio en flux que je suis, attraper une web-radio relève d'un "effort incommensurable" qui ne correspond en rien à mes "habitudes" de vie et d'environnement sonore. Je suis curieux mais j'ai besoin, pour la radio, de comprendre "d'où ça parle". La radio hertzienne fait partie de mon univers vital. Et je n'ai que deux oreilles. Si, si ! Pendant le festival, occupé sur différents fronts (populaires), je n'ai pas réussi à partir sur "Le rocher".  Puis les soundcloud publiés je commençais l'écoute.



Et tout de suite il me manque vraiment quelque chose. Un lieu, des gens, le studio, l'ambiance, le temps qu'il fait, l'horizon. J'écoute des choses très originales avec une idée éditoriale osée et curieuse de l'écouteur de musique. L'écouteur festivalier. L'écouteur musicien intervenant au festival. L'écouteur qui s'insère dans une programmation inattendue. On sent cette communauté d'intérêts : les artistes, les élèves des lycées, les auditeurs "spécialisés". Christoffel a réussi son affaire en "mixant" l'ensemble. Mais justement pour "être dedans" ne fallait-il pas être sur place ? Et surtout ne fallait-il pas une écoute en continu ? Ou le plus longtemps possible… de suite ?


L'écoute en morceaux a ses charmes si ce qu'on entend vous colle à l'oreille. Mais l'absence de lien entre deux soundcloud rend l'affaire un peu froide, un peu mécanique, et même un peu aléatoire. Pourtant, une web-radio de festival qui prend le pari de la création radiophonique, pour ne pas être que la chambre d'écho du dit-festival, c'est une expérience fantastique. Et l'on peut bien sûr écouter des morceaux "disparates" comme on écoute des "archives" ou des "émissions" en streaming hors-flux. Il n'empêche je ne suis sans doute pas le "bon cheval" pour juger penmn de cela. Et je n'ai, de fait, pas la culture musicale classique pour apprécier à leur juste valeur les créations musicales offertes au cours de ce festival.




© Gilles Davidas

Radio-Debout
Justement mon expérience d'écoute de cette web-radio de la République (Place de, Paris) peut être mise en regard de l'écoute de "La radio parfaite". Dès le départ le sujet m'intéresse. C'est quoi #NuitDebout ? Et puis par la "bande" (magnétique) je suis à l'écoute le premier jour de diffusion. Et, très adepte du tâtonnement expérimental (2), je me prends au jeu de l'écoute, du live de l'AG, des premiers invités. Et… de la façon de faire que je trouve très pro (3)



Dans un mouvement en germe, l'écoute est grisante, vitale ou indispensable. C'est selon chacun. Mais comme un moment de l'histoire comment ne pas être dans l'histoire. c'est l'urgence. C'est le feu au lac. C'est le changement. C'est la vie. Alors à défaut d'y être. On rentre dans son smartphone, ou son ordinateur. On s'y love, love, love (sic). Et pendant les quatre heures de diffusion on ne fait presque plus rien d'autre que d'écouter (et quelquefois même d'écrire un billet à chaud).



Et, si on a pu venir in situ, l'addiction est totale pour ne pas en perdre une miette. C'est comme un feuilleton, Un work in progress emballant. Et "on voit" la radio se faire. La bâche qui flotte, les fils qui se touchent, les badauds qui badent et, le générateur dégénéré. Je ne saurais pas dire mieux ! C'est aussi une histoire, une équipe. La belle équipe. Voilà. Ce n'est qu'un début continuons l'écoute !



(2) Méthode du pédagogue Célestin Freinet,
(3) À tel point qu'Aline P. passant devant le studio félicite, ce 37 mars, ceux qu'elle sait (re)connaître être des professionnels de la profession,

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