mercredi 19 août 2015

à Monique Desbarbat…

© Roger Picard/RF
(merci à Jean Morzadec de me l'avoir signalé)


























Monique Desbarbat est décédée dans la nuit de vendredi à samedi dernier dans le sud de la France où elle résidait. Ce n'est pas par France Inter que je l'aurais appris. Son nom (1) résonne aux annonces et désannonces de toutes les émissions de Claude Villers depuis le milieu des années 70 sur France Inter. Comme me le disait la personne qui vient de m'en informer "un pan de l'histoire de la radio disparaît". Mais comme à chaque fois la radio est muette sauf quand il s'agit des ténors. Pourtant comment faire de la radio sans un réalisateur et qui plus est une réalisatrice ?

Le génie de Villers c'était aussi le génie de Desbarbat. L'un ne va pas sans l'autre. Heureusement que les noms du réal, de l'ingé-son et autres techniciens sont cités dans les annonces car "La fabrique de la radio" ce sont des équipes de réalisation et dans certains cas quelles équipes, quels binômes !

Le cliché ci-dessus montre la facétie des équipes de Villers et de Villers lui-même, ici l'équipe de "Marche ou rêve". Discrète Monique Desbarbat est à sa droite. La deuche est celle d'Henri Gougaud, le conteur qui croise les mains sur son pare-brise. La photo est extraite du livre de Jean François Remonté et Simone Depoux "Les années radio" (2).

Le post de Marie-Christine Thomas, réalisatrice, sur sa page FB.

(1) Entrée à l'Ortf en 1964, elle a exercé à France Inter comme assistante puis réalisatrice et productrice, aux côtés de Pierre Wiehn pour l'émission "Envoyé spécial"… 1970, (découverte de nouveaux jeunes reporters),
(2) L'arpenteur, 1989.

8 commentaires:

  1. Lorsque j'entendais son nom, bien loin d'imaginer que ce serait mon métier,cela me faisait rêver ...Pensées amicales pour Daniel.

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  2. Monique Desbarbat, MichèlEEEEE Soulier, Adèle, Michèle Bedos…Ces femmes de l’onde, ces femmes dans l’ombre des hommes de l’onde, ces noms indissociables « gravés » aux génériques. Le socle de nos mémoires d’auditeur(trices)s, enfin la mienne…. Tristesse. YolBrun

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  3. je fais partie des gamins arrivés en nombre en 1982 à Radio France. J'ai eu la chance d'y croiser Monique et Claude Villers sur le "faux vrai journal" . Exigente et bienveillante , Monique s'avait accorder sa confiance lorsqu'elle jugeait qu'il était temps. C'est aussi et surtout avec de si belles personnalités que j'ai appris mon métier de technicien. Merci Monique et Marche et Rêve pour longtemps encore. Toutes mes amitiés à Daniel.
    Bruno

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  4. J'ai fait mes débuts dans Marche ou Rêve après un court passage à la rédaction de France Inter. Monique était notre Potomitan, comme le disent les Antillais. Elle mettait en musique les fugurantes idées de Claude et nous couvait comme ses enfants pour affronter l'antenne ... et les exigences de Claude ! Une grande dame qui fait partie de la grande histoire de Radio France. Daniel on pense a toi Dominique

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  5. Il y a aussi le profil de Jean-Louis Millet alias Mimile (reporter qui quelques années plus tard est parti exercer sur la radio suisse) sur la photo à gauche.
    Et deux autres réalisateurs sont aussi là : Bernard Gilet à droite derrière la "grande" Monique et Jean Morzadec derrière Henri Gougaud.
    Le temps passe ... c'est fou ...
    Toutes mes meilleures pensées au mari de Monique, Daniel.

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  6. La douceur de son regard, le ton de sa voix...sa maîtrise, je crois que c'est avec Monique que j'ai appris à être indulgent, parfois.
    Avec Claude, Monique m'avait confié la première demie-heure de Visas, avec Haroun Tazieff et Pierre Boulle....
    Daniel, je ne sais pas si tu passes par là, mais sache que je t'embrasse !
    Gilles Davidas

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  7. Magnifique dame. Toujours sympa, polie, attentive. Je vous ai si souvent croisé quand j'étais assistant de Michel Touret avant de partir pour les locales et vous étiez si sympa. Je me suis toujours souvenu de vous, Monique. Et Daniel, un grand couple de radio, amis du merveilleux Claude Villers. terrible et triste nouvelle. Condoléances Daniel et courage. Christian Daumas.

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  8. Monique avait un fils adorable, drôle et espiègle, Pascal avec lequel j'ai partagé des années d'amitié dans les centre de vacances du comité d'entreprise ORTF. Un garçon vraiment sympa qui semble voir disparu très jeune, puisque je n'ai jamais pu avoir de ses nouvelles depuis plus de 20 ans et que "on" m'a dit qu'il était malade puis décédé à à peine un vingtaine d'années.
    Je n'ai jamais eu confirmation de ces faits mais, si c'est le cas, je trouve Monique très discrète sur ce malheur et très courageuse. Il s'agissait de son fils unique.
    Repose en paix, Monique, mon papa 'a précédé et vous pourrez à nouveau bien rire ensemble!

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