mercredi 13 avril 2016

L'an 02 : mercredi 44 mars… Ami entends-tu ?

Image de Ronan (?) #NuitDebout sur Radio Canal B à Rennes, hier
























À l'écoute de Radio Debout
Le petit détail qui peut tout changer c'est, quand ceux que l'on n'attend pas, ceux dont "on" était sûr qu'ils avaient baissé les bras, "adhérent" doucement au mouvement et, quelquefois, y viennent "touchés par la grâce" de ce qu'ils voient, entendent ou partagent. C'était le cas, hier soir, à Radio Debout (Paris), où deux jeunes femmes décident d'interviewer un "vieux". C'est dit spontanément, sans méchanceté. 

Elles nous livrent le témoignage simple et bouleversant d'une femme qui admire la jeunesse, qui admire la sérénité, qui admire l'ambiance. D'autres "adultes confirmés" ont fait part de leur émotion à voir autant de "sagesse", de "raison", d'espoir de changement, autant d'"engagement", d'"inventions" et de respect. Et, sur place, la mise en pratique et en actes, par tous les acteurs, de leurs aspirations au changement 

Ce sera sans doute la force de ce mouvement d'avoir "aggloméré" des gens qui s'ignoraient, qui débordaient d'a-priori négatifs sur les uns et les autres, et qui surtout ne pouvaient plus penser que le changement était possible et, surtout, pas que ça viendrait de la jeunesse. Comme l'a très bien dit Rodolphe Burger hier "Alors que l'on croyait ou voulait nous faire croire que la société et les jeunes étaient dans une atomisation, [entrainés vers] tout ce qui individualise ! Alors qu'on est dans l'inverse, ce côté accueillant, on ne se sent pas malvenu quand on a plus de 50 ans."


©Gilles Davidas a choisi un angle pour la République (Place de, Paris) et donne chaque jour à y voir…

Moi-même je suis ébahi de tant d'intelligences individuelles et collectives, d'honnêteté (intellectuelle et morale), de tant de conscience politique, de diversité citoyenne et de fraternité. Les choses sont en train de changer, "The times they are changing" comme le chantait Bob en 1964… Je suis ébahi de tout ce qui se libère, de la parole à l'imagination créatrice, de la parole à l'écoute, de la parole au silence, de la parole aux signes (langage des sourds). Jusqu'aux signes de la parole rénovée, régénérée, réenchantée.



Alors si j'écris "ré-enchantée" me viennent à l'oreille les chants et les chansons de lutte, de 36, d'Aragon et d'autres poètes-chanteurs. Mais là à la République il est encore un peu tôt pour chanter… Et d'autres chants viendront se mêler à ceux qui animaient les grèves d'autrefois. "Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge/Une fleur couleur de sang/Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge/Lève-toi car il est temps(1)

Ah ah Gilles Clément, le jardinier, "Ici on voit des gens qui tentent la démocratie en se séparant de l'institutionnel auquel on ne croit plus du tout. Pour la première fois il y a une connection entre les gens, une fédération tactile, une réalité, c'est très encourageant. Un jardinier est surpris le matin par ce qui vient d'arriver la nuit. "Espace d'indécision" est une expérience italienne où l'indécision devient un outil de décision politique. L'alternative ambiante peut aussi se fédérer par #NuitDebout, c'est la somme de ceux qui veulent "dégager" la gouvernance actuelle."

Les "Dialogues citoyens" ne sont-ils pas sur la place (de la République) plutôt que dans un studio TV, jeudi 15 avril ?

À la radio, en studio, quand le rouge s'allume, tout ce qui se dit passe à l'antenne. Le rouge est mis… sur le chiffon, sur l'oiseau et sur le foulard. Et quelquefois sur le drapeau…


Rouge gorge
Rouge-gorge doit/Son surnom bizarre/A sa jolie voix/Et à son foulard/Rouge son foulard/Autour de son cou/Rouge sa mémoire/A jamais debout (Renaud/Savigny-sur-Orge)

"Nuit debout jusqu'au matin du grand soir" (affiche ci-dessus)

(1) Hymne des métallurgistes qui se battaient, en 1979 déjà, contre la fermeture des hauts fourneaux, et celui de leur radio libre CGT, Lorraine Coeur d'Acier.

Toutes les photos ©Gilles Davidas 







 

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