Radio Fañch
"Un média de service public n’est pas fait pour l’audience mais pour remplir des missions qui sont de faire vivre des valeurs de démocratie, de culture et de création." Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone)
lundi 14 septembre 2026
Libé caresse Fip puis cogne…
dimanche 13 septembre 2026
Radio France : grève à tous les étages… (de France Inter)
| Quelle galère ! |
Ce matin depuis 8h (désolé avant je rêvassais devant le soleil et la mer) c'est donc un programme musical (pas une playlist comme voudraient nous le vendre quelques personnes zélées) qui défile sur la chaîne rouge. Rouge pour la couleur de son logo. Faudrait quand même pas rêver ! Oh yeah.
Il y a treize ans deux ex-journalistes de Télérama, Anne-Marie Gustave et Valérie Péronnet, se pensant très drôles et très fines avaient titré leur saga, censée célébrer le cinquantenaire de la chaîne : "France Inter : amour, grèves et beauté". Après les avoir rencontrées, je n'avais pas manqué d'en faire un p'tit billet pour l'histoire. Pour l'histoire de 2026, pour ce qui ressemble à un coup-fourré il faudra retenir que samedi 12 septembre 300 personnalités (1) de la culture ont signé une pétition dans le Parisien. Personnalités qui souvent sont invitées sur France Inter. Mmes Veil et Pigalle peuvent commencer à manger leur chapeau (avec ou sans plume). Car l'une ou l'autre de ces personnalités pourraient très vite à l'antenne faire part de leur désapprobation et ça, la roucoule enchanteresse et habituelle de Devillers et consorts ne pourra rien y faire.
Donc ce matin sur Inter pas de Sapin (Pigalle a les boules), pas de Demorand et sans doute pas de Baddou à 18h. La polarisation battue en brèche. On a pu penser à autre chose et sortir de la nasse insupportable du "tout info".
| Bertrand Durand, CGT devant la Maison de la Radio 1" septembre 2026 |
| Lionel Thomson SNJ-CGT |
vendredi 11 septembre 2026
11 septembre 1973… Allende for ever !
Inoubliable le 11 septembre 1973, même si je l'ai pris en pleine poire le 20 ou le 21 (ce mois-là je n'écoute pas du tout la radio). Abonné au Nouvel Obs je venais de déménager et mon journal m'arrivait avec un certain retard. En rentrant du taf' le soir je prends la couv' en plein cœur. Quelque chose s'écroule (durablement). Les illusions, l'espoir, le changement d'ère. Et vraiment personne avec qui en parler autour de moi… C'est la façon la plus brutale de passer de l'adolescence à l'âge adulte. Cinquante-trois ans après, l'émotion et la peine sont intactes et Salvador Allende inoubliable…
| Du 17 au 23 sept. 1973 |
jeudi 10 septembre 2026
France Musique : auditrices et auditeurs en détresse…
mardi 8 septembre 2026
Lieu de mémoire : Le certificat d'études…
Renée Elkaïm-Bollinger, productrice à France Culture, en 1996, nous plonge dans les souvenirs scolaires du Certificat d'études, point de repère définitif pour celles et ceux qui allaient poursuivre leurs études et celles et ceux qui allaient les arrêter. Ça sent l'encre violette mais comme pour tous les autres "Lieux de mémoire" ça vaut la peine de s'y retrouver ! Là, pour cet examen, certaines y allaient avec "les habits du dimanche" autant dire la sacralisation absolue d'un diplôme qui a borné l'enfance pendant plus d'un siècle (1866-1989). Un rite de passage tombé en désuétude.
"Le Certif' ce n'est pas toujours le lieu des nostalgies douces et niaises comme celles de Bourvil dans "Le trou normand"… Tout ça pour former ce héros de la laïque ou de l'école chrétienne !" Michel Ragon (1924-2020) témoigne "Il y avait [dans l'enfance] le jour de la 1ère communion et le jour du Certificat d'études… qui était la porte à des emplois aux mains blanches comme disait ma mère." La productrice suggère à juste titre que "la gloire du Certificat rejaillit sur l'instituteur". Et souvent "les parents récompensent l'instituteur" précise Antoine Prost. Renée Elkaïm-Bollinger "Est-ce que le Certif', le CEP a été un lieu de mémoire de l'enseignement laïque ?" Pour autant, "c'est une création de "la Monarchie de juillet…"
Sujet : "Le cochon s'est échappé, il met toute la basse-cour en émoi. la poursuite est mouvementée. Enfin on ramène le fugitif. Racontez". Eh bien pour ce sujet-là j'aimerais bien passer mon Certif' demain. Je me régalerai ;-) Claude Duneton "Le Certificat d'études c'était l'accomplissement d'une vie… Dans les campagnes c'était le Bac de maintenant."
Ce documentaire en profite pour placer l'examen dans l'histoire sociale du pays. La fierté des élèves reçus, la fierté des parents. L'aura au sein même de la famille particulièrement quand c'est l'enfant qui est chargé de lire ce que les grands-parents voire les parents ont du mal à faire. Cela montre la place de l'école dans la vie quotidienne, la place "sacrée" de l'instituteur ou de la maîtresse et la valeur institutionnelle de l'institution scolaire.
Jean-François Chanet. "L'école laïque avait besoin de rituels festifs pour combattre, avec une certaine efficacité, d'autres rituels festifs, soit les rituels de l'église catholique, soit les rituels de la superstition populaire. Le Certificat d'étude est le saint-patron de l'école laïque".
L'épisode 2 disponible en écoute ici. (Avec le témoignage sur l'école en Finistère par Pierre Chapalain & Louis Ellegoët… mais pas n'importe quelle école : Skol an diaoul/L'école du diable … la laïque)
dimanche 6 septembre 2026
Tex Avery : ça passe même à la radio…
J'ai écouté ce documentaire hier. Pour sortir de la nasse. Pour changer d'air tellement ce que nous propose Radio France est vicié. La revue de presse bâclé de France Inter. L'empilement des chroniques de "Franche Culture". La posture de la Pédégère. Le tout-info, alpha et omega, de Céline Pigalle, Directrice de la 1ère radio de France. ¡ Ya basta ! Alors, croiser Tex Avery c'est, avant même de l'écouter, l'occasion d'un franc sourire qui n'attend plus que d'éclater en un bon rire qui fait du bien aux zygomatiques. Il y a cinq ans sur France Culture, Serge Corso, nous proposait le "Toute une vie" d'un ouragan loufoque, Tex Avery (Réalisation François Teste).