mercredi 26 août 2026

Franche Culture : franchement mauvais, éculé, has been !

Maïtena Biraben qui anime la nouvelle tranche d'Inter de 11h à 12h30 n'a pas pu choisir le titre de son émission avec un titre si affligeant. Si ? Dans les années 80 on aurait pu sourire - une fois, pas deux - avec qui aurait trouvé ces deux mots pour détourner et/ou moquer le titre de la chaîne voisine, France Culture ! Titrer ça, un titre aussi balourd pendant un an minimum ça peut faire rire ? Qui ? La Directrice de la chaîne Céline Pigalle ? Le Directeur des programmes ou l'ex-Directeur des programmes Laurent Goumarre ? Le Directeur éditorial de Radio France Vincent Meslet ? Et peut-être même la Pédégère Sibyle Veil dont on connaît l'humour corrosif ? Sur ces quatre "personnalités", deux d'entre elles ne viennent pas de la radio et ne connaissent rien à la radio et à son histoire ! Cherchez l'erreur. Sans culture radio ce staff est juste à côté de la plaque. Alors que pendant longtemps France inter a su avec pertinence et impertinence titrer ses émissions. Qu'on en juge ! 







Embouteillages (Pierre Bouteiller) (1), Radioscopie (Jacques Chancel), Qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous, une anti-émission de France Inter présentée par personne (José Artur), À cœur et à Kriss (Kriss), Les pages rousses du Petit Larose (Claude Dominique), L'Oreille en coin (Jean Garretto et Pierre Codou), Dans la ville de Paramaribo il y a une rue qui monte et ne descend jamais (Daniel Mermet), Pentimento (Paula Jacques), Zinzin (Philippe Bertrand), Le tribunal des flagrants délires (Claude Villers), Marche ou rêve (Claude Villers), Y'a d'la chanson dans l'air (Jean-Louis Foulquier), Adrénaline (Jacques Pradel), Comme on fait sa nuit on se couche (Claude Villers), Rien à cirer (Laurent Ruquier), Les bleus de la nuit (Michel Bichebois), On efface tout et on recommence (Brigitte Vincent), Mémoire de poche (Claude Dominique),… Liste non-exhaustive ! 

Franche…ment, je n'ai même pas envie d'écouter ! Un titre c'est une accroche, une invite, un stimuli. Utiliser une "vanne" datée au minimum de quarante ans c'est recyclé l'inrecyclable. C'est une façon de se moquer des auditrices et des auditeurs et de les inciter à moquer la chaîne voisine. Pas très corporate tout ça. 

Gageons que France Culture n'aura pas le mauvais goût de titrer une de ses nouvelles émissions "Rance Inter" des fois que ça pourrait ne pas du tout faire rire !

(1) Même si l'émission s'annonçait comme le "Magazine de Pierre Bouteiller" c'est le titre apparaissant sur les programmes radio de l'ORTF et même de Télérama… Ceci étant Jacques Santamaria, ex-Directeur d'Inter me précise : "si «Embouteillages» est bien le titre, c'est le sous-titre «Le magazine de Pierre Bouteiller» qui s’est peu à peu substitué au titre, en même temps que changeait l’indicatif. On quittait le thème spécialement composé par Claude Bolling, et qui s’appelait «Paris en bouteilles», pour le «Girl talk» de Neal Hefti." CQFD.

Encore un billet écrit sans le recours à l'I.A. juste à l'aide de ma petite mémoire pas tellement artificielle,

mardi 25 août 2026

Salamé : "Bouvard m'a tuer"… ou la diagonale du vide !

Pas de bol ! Alors qu'hier matin toute la presse s'apitoie (et pleure) sur le retrait volontaire de Léa Salamé de la présentation du 20h de France 2, Bouvard casse sa pipe au petit matin. Philippe Bouvard, animateur de radio et de télévision, journaliste, patron de presse, tenait la bonne recette pour fidéliser à la radio un public populaire, fidèle aux calembours (pas toujours de très haut niveau, pour ne pas dire en dessous de la ceinture), à l'humour caustique de l'animateur et à son impertinence. Il a fait les très beaux jours de Radio-Luxembourg puis de  RTL. "Les grosses têtes" (1) une émission à la longévité exceptionnelle : de 1977 à ce jour, reprise par Laurent Ruquier en 2014…

Philippe Bouvard le 22 mars 2017

Crédit : Camille Kaelblen / RTLnet



















Les médias et la presse attendaient depuis des mois de savoir si Léa Salamé poursuivrait ou pas sa présentation du 20h, événement plus important que la venue du Pape ou de C.D. ! C'est juste pitoyable et grave pour une société à ce point focalisée sur… un vide existentiel pathétique ! On s'inquiète d'imaginer qu'il n'y a qu'une seule personne pouvant officier au 20h. C'est plus la grand messe c'est carrément un concile chaque soir ! Rideau.

Quant à Bouvard il aura été en phase avec son siècle (le vingtième), dans l'air du temps, bien au chaud dans ses malices et ces certitudes, assez souvent réactionnaire. C'était un "littéraire cultivé" (2) mais qui a surtout voulu jouer avec la culture ou l'inculture des "académiciens" qu'il invitait chaque jour dans son émission, pour tenter d'être un peu au-dessus des potins et de la culture des faits divers dont son remplaçant use et abuse.

(1) Inventée par Jean Farran, directeur de la station depuis 1966 et sûrement par Roger Kreicher, directeur des programmes…
(2) Il a eu les honneurs d'"À voix nue" sur France Culture. Chaîne qui ne sait pas honorer les siens comme Alain Trutat quand, RTL, a consacré toute sa journée d'hier à son animateur vedette…

lundi 24 août 2026

Si ça vous chante… David Jisse

C'est dimanche. je laisse quelques instants la lecture de la longue série d'Annick Cojean dans le Monde "Paroles d'Afghanes". Juste insoutenable. Car il ya quelques jours j'ai commencé la réécoute de l'émission du samedi "Si ça vous chante" de David Jisse (France Culture, 1996-1997). L'idée m'en est venue après la réécoute de son documentaire sur le "Balajo, mémoire vivante des bals-musette"… Il a fallu que j'aille fouiller très loin ma mémoire pour me souvenir de ces samedis-soirs en famille. Dix minutes arrachées à la routine ou à l'affalement sur le canapé-télé (sauf qu'on avait pas la télé, ça aide). Dix minutes de poésie chantée, dix minutes sensibles, dix minutes intemporelles à vous donner des frissons tant Jisse y mettait tout son cœur pour s'insérer avec tact entre les trois ou quatre morceaux choisis pour cette virgule magique et somme toute inoubliable… Trois p'tites chansons et puis s'en vont !

David Jisse









Jisse, de tout son être, cultive nostalg', mélancolie et amour de la chanson. Sans jouer ni surjouer. Juste, passant par là samedi soir, donner à entendre et réentendre des airs connus ou inconnus. Pour le plaisir. Il s'engage à partager ses émotions. J'ai eu la bonne idée ces années-là d'enregistrer sur "Mini-Cd-Sony" toutes ces émissions. Elles étaient au grenier et je ne pensais pas y remettre l'oreille, ou pas tout de suite ou jamais. Il a fallu un déclic et la voix de David Jisse (1946-2020), producteur… particulier. Auteur-compositeur-interprète. J'en parlais déjà un peu ici.

Ce billet parce qu'aujourd'hui Radio France (et d'autres radios privées) casse l'été, casse le mois d'août pour revenir dans la bonne vieille routine. Autrefois on pouvait se réjouir des grilles d'été imaginatives, inventives, festives. Aujourd'hui les rediffusions des multi-diffusions de Richeux et consorts nous font déserter la radio sans projet, sans cap, sans passion. Autrefois la rentrée radio se calait sur la rentrée scolaire. Puis les radios privées ont vite voulu "gagner du temps" et permettre aux annonceurs de nous abrutir des promos de rentrée. La radio publique, bonne moutonnière, a suivi.

Franchement Voinchet à la Revue de presse (Inter) et Goumarre à 20h (Inter) qui saute de joie pour ça ? Un ancien Directeur de programmes (Goumarre) qui revient au micro c'est du jamais vu ! La misère des programmes et les renoncements accumulés feront plastronner Sibyle Veil, la Pédégère de Radio France, bramant qu'il convient de dépolariser quand toutes les chaînes (excepté Fip) plient sous les injonctions de l'information, elle bien polarisée et surjouée.

Jisse nous manque comme nous manquent ces petites "pastilles" de programmes courts qui pouvaient être autant de clins d'œil et de clins d'oreille, surprenants, réjouissants, stimulants. Je rends destinataire de ce billet Albane Penaranda, productrice des Nuits de France Culture, qui peut-être pourrait rediffuser (toute l'année, une par semaine) les quarante-huit émissions "Si ça vous chante" (1) et alors…

Ça nous enchanterait !

Dans l'émission du 30 novembre 1996, Jisse ouvre son programme avec "Je vous aime" de Jean Ferrat… "Pour ce rien cet impondérable qui fait qu'on croit à l'incroyable, au premier regard échangé, pour cet instant de trouble étrange où l'on entend rire les anges, avant même de se toucher…"

(1) Réalisation Patricia Prigent.

jeudi 20 août 2026

Radio France : quand t'as été Directrice ou Directeur d'une chaîne il y aura toujours une place pour toi au micro !

Après avoir quitté la Direction de France Culture (1999-2005) Laure Adler, Madame Laure Adler, ne pouvait pas se passer du micro. Après quelques errements dans l'édition, Philippe Val, Directeur de France Inter, l'accueille à la rentrée 2009. Elle animera le vendredi soir, "Studio  théâtre" jusqu'en 2015. Une bonne petite rente qu'il fallait développer. On passe à "Permis de penser" (sic), toujours sur France Inter et puis ce sera le Graal, l'"Heure bleue" (2016-2023), chassant au passage Kathleen Evin qui n'avait pas démérité avec son "Humeur vagabonde". La priorité des priorités c'est faire une place (case/caser) à Laure Adler. Advienne que pourra !










En 2015, sans qu'il l'ait vu venir, Marc Voinchet apprend qu'il va quitter l'animation de la matinale de France Culture. Pourquoi ? Pour qui ? Pour laisser la place à Guillaume Erner… On lui offre alors la Direction de France Musique. Pourquoi ? A-t-il un soupçon de légitimité musicale ? Que nenni ! Mais l'objectif du Directeur éditorial de Radio France, Frédéric Schlesinger, est de faire muter France Musique sur le web, alors Voinchet ou quelqu'un d'autre, aucune importance ! Voinchet va donc diriger pendant dix ans France Musique et rendra la station amorphe, sans voix ou plutôt sans parole. Et Voinchet d'agiter tous les trois mois la médiamétrique plutôt que d'agiter la zique (et la chanson en portion très congrue).

Et patatrac ! Alors que la bascule/bouscule des antennes de France Musique s'opère, la station redistribue à tout va sous l'égide de Voinchet et voilà que le 18 août la nouvelle tombe "Voinchet quitte la Direction de France Musique…" Insoutenable ! Son adjoint Stéphane Grant prend la relève. Miracle ! On ne laissera pas Voinchet errer la campagne, alors il animera la revue de Presse de France Inter dès le  24 août. Un métier qu'il avait déjà exercé sur France Culture au XXè siècle. Il aura juste suffi pour lui faire "une place en or" de dégager Nora Hamadi qui animait la R.P. depuis un an. Le bonheur des uns…

On attend Voinchet au tournant qui devra donner un ton à sa R.P. et surtout inciter auditrices et auditeurs à lire le journal ! Et ne pas se sentir confortablement assis dans un fauteuil…éjectable ! Des fois que Guillaume Erner aurait besoin d'un atterrissage d'urgence !

mercredi 19 août 2026

Alain Trutat : une écriture radiophonique…

David Christoffel a, pour la musique, le verbe haut ou tient en haute estime le verbe qui lui permet d'épisode en épisode, de verbe en verbe, d'évoquer sur "Métaclassique" une autre approche de la musique classique et,… au-delà. Et voilà qu'à quelques jours des vingts ans de la disparition d'Alain Trutat, Christoffel tente "Radiophoner". On peut comprendre le producteur qui, attaché à la radio, n'allait quand même pas télé… phoner ! Et sans plus attendre Christoffel d'évoquer l'écriture radiophonique qui, tout à coup, nous fait l'effet d'évoquer un monde disparu !

Alain Trutat

















Si Schaeffer considérait la radio comme le 8è art, Trutat  voulait, lui, faire vivre la radio "comme un des beaux-arts et crée, à partir de 1969 sur France Culture, "un créneau radiophonique" de trois heures l'Atelier de Création Radiophonique (ACR). On pourrait dire "une radio dans la radio" (1). Pas étonnant que Jean-Marie Borzeix, Directeur de France Culture (1984-1997) savait parfaitement camper le personnage "une vie à fuir les honneurs et les premiers rangs et un homme par nature peu enclin à faire des concessions. Le tableau est bien brossé. Trutat s'est imposé comme un inventeur-découvreur-passeur de quelque chose qui dépassait la "bonne conversation de salon dans un studio" et l'enfilage de perles au kilomètre. (2)

Trutat, "l'éminence grise de la radio", à travers quatre de ses complices (3) va se révéler être un homme de radio hors-normes, un esprit libre et un visionnaire. Il est bon d'entendre dire par Christine Rey "sans moyens techniques il n'y a pas de création radiophonique". Une équation qui fait écho aux orientations mortifères de Radio France qui, aujourd'hui, coupe moyens techniques sur moyens techniques et tente de nous faire croire que la création radiophonique continue d'exister (4). Au titre de cette création Christoffel fait raconter à Michel Creïs, un documentaire produit par Andrew Orr (5) où les cris s'immiscent dans la narration? 

Jacqueline Trutat, Paul Eluard et Alain Trutat















Alain Trutat était le spécialiste des "hors-cadres" et pour rencontrer "les gens" il marchait avec eux dans les couloirs de la Maison de la radio ! Un genre de labyrinthe apparent explique Christine Rey. En évoquant Paranthoën, Rey explique le soutien de Trutat (presque inconditionnel pour l'inseigneur du son) qui était dans "l'amour du son. C'était quelqu'un d'indépendant, avec une ouverture (aux autres) et à la liberté". Il vous faudra entendre et écouter comment Michèle Cohen tisse l'histoire de l'ACR et celle mêlée d'Alain Trutat. "On faisait du "bricolage", d'une, écriture à la main, des pleins et des déliés, tout était fait main". Ce qu'un pédagogue comme Célestin Freinet aurait appelé le "tâtonnement expérimental". Et Cohen ajoute "Le son c'était sacré".

En un mot comme en cent, Alain Trutat était un génie. Pas moins !

(1) Expression communément de mise pour "L'oreille en coin", France Inter, (Garretto et Codou) comme pour "Nuits magnétiques" (Veinstein),
(2) Telle que la pratique, sans aucune conviction, Marie Richeux sur France Culture et de nombreux producteurs et productrices (Inter et Culture) en panne absolu d'imaginaire,
(3) Kaye Mortley, documentariste et productrice, Michel Creïs, ingénieur du son, Christine Rey assistante et Michèle Cohen (assistante), 
(4) Exclusivement pour les privilégiés tels Philippe Collin qui peut aligner, de série en séries, des moyens humains (10 personnes) et techniques exceptionnels,
(5) "À chaque porc vient la Saint-Martin", d’Andrew Orr. Atelier de Création Radiophonique, diffusé le 15 avril 1979, France Culture. Réalisation Marie-Dominique Arrighi, Michel Creïs, Bernard Dassieu, 

Surprenant Johnny Halliday et son parrain Alain Trutat et sa "Mythologie de poche de la radio" par Thomas Baumgartner.



mardi 18 août 2026

Radio France : les chaises musicales continuent… qu'est-ce qu'on se marre !

Jeudi 18 août aux alentours de 18h alors qu'on est (pour certaines et certains) censé être encore en vacances les "nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent", même si venant de Radio France ça ressemble plutôt, depuis mai, au feuilleton continu pour annoncer arrivées et départs.  Cette façon de faire "émiettée", dispersée, ne ressemble plus du tout à ce qui se faisait autrefois, à savoir, toutes les annonces à l'occasion de la Conférence de presse de rentrée de Radio France. Maintenant chacun donne au compte-gouttes sa petite info, laisse planer un peu de suspens ou se mure dans un silence de cathédrale comme le Directeur d'Ici, Laurent Guimier. Toute cette façon de faire pour tenir en haleine auditrices et auditeurs qui attendent de "voir", d'entendre, loin de s'intéresser à la "cuisine interne" et aux effets de manche !.

Nora Hamadi n'aura tenu la R.P qu'un an sur France Inter,
remplacé à la rentrée par Marc Voichet…














Donc, le Directeur de France Musique quitte la chaîne, laisse la place au directeur des programmes Stéphane Grant. Autant dire, qu'éventuellement à la marge en janvier, rien ne changera pour la grille élaborée par Voinchet et Grant. Qui voudra croire que la décision a été prise hier ou ce matin ? Personne. Sans doute qu'il fallait laisser couler un peu d'eau sous les ponts (alors qu'on est en pleine sécheresse) pour ne pas faire coïncider le départ de Voinchet avec le basculement de nombreuses fréquences de Musique vers Ici ou France Info, le 22 juillet. Le Directeur annonçait depuis plusieurs mois qu'il voulait retrouver le micro, son vœu a été exaucé !

Le voilà donc qui arrivera le 24 août à la "Revue de Presse" (1) de France Inter. Il a eu beau côtoyer l'exercice sur France Culture (dans la matinale de Jean Lebrun) de 1995 à 1999, il va lui falloir faire montre d'une capacité à enrouler subtilement les titres de presse et surtout imposer que les journalistes rédacteurs des articles cités soient nommés (y tient-il ? On n'en sait rien). On est quasiment assuré qu'il citera "Diapason" et n'hésitera pas à montrer que le mensuel est perplexe sur l'avenir de France musique en FM.

Assez amusant que Télérama, ce soir, emploie pour désigner Voinchet le terme de "patron", mot plus en vogue dans les sphères managériales. Yves Jaigu, Jean-Marie Borzeix, Patrice Gélinet (2), Pierre Wiehn, Jean Garretto, Pierre Bouteiller, Jacques Santamaria, (3) n'ont jamais été nommés comme "patrons". Quant au terme de "taulier" pour désigner Claude Askolovitch, toujours dans Télérama, qui a tenu la "Revue de Presse" d'Inter pendant huit ans, l'hebdomadaire fait carrément dans le trivial. On aimerait savoir ce qu'en pense la taulière de Télérama ?

Voinchet sera-t-il un jour "taulier" ? Il a eu bien avant lui un très illustre devancier et conteur en la personne d'Ivan Levaï sur France Inter (4). L'accent de Toulouse pourra servir, il faudra juste que Voinchet donne envie de lire la presse et non pas juste en faire la promotion. Wait and see.

(1) À 6h15 et 8h45,
(2) Directeurs de France Musique, 
(3) Directeurs de France Inter,
(4) Aussi Dominique Souchier, Pascale Clark…

lundi 17 août 2026

France Inter : Pagnol vs Ascaride… Ariane vs Marcel !

C'est une bonne affaire que nous a proposé France Inter pour ce mois d'août. Un feuilleton - je fais exprès d'écrire feuilleton pour celles et ceux qui l'ont pensé en "série" - chaque jour à la fin du journal de 13h. Qu'est-ce qu'une série vient faire là ? Et pourquoi ce minutage d'environ 12' par épisode et pas 15 ou 20 ? Je comprends pas. C'est pas très grave, mais à l'heure de la sieste ç'eut été magnifique. Magnifique pour se laisser bercer, magnifique pour s'endormir, magnifique pour se réveiller des cigales plein les rêves. Mais bon je ne suis pas Directeur des programmes hein ! Sachez toutefois que je n'écoute jamais le journal de 13h ni aucun autre journal d'Inter. Alors j'ai été sur la page dédiée de "L'odyssée de Marcel Pagnol" et écouté en replay chacun des épisodes. J'écris ce billet dimanche, treize épisodes ont été publiés, j'écouterai les deux qui manquent à parution.

Ariane Ascaride sur le tournage de
"Marius et Jeannette" de Robert Guédiguian (1997)
Suzanne Rault Ballet, Sygma via Getty Images






















Avant de vous en dire un peu plus, il faut que j'annonce que le 3 août dans Le Monde (1) Emilie Grangeray avait, comme à son habitude quand elle chronique la radio, été dithyrambique à n'en plus pouvoir. Comme elle l'est à chaque fois pour Colin (France Inter), pour un documentaire ou une série de LSD sur France Culture. On pourra juste regretter que la journaliste ne parle jamais de la situation (périlleuse) du documentaire, du rétrécissement de la création radiophonique ou des imparables rediffusions des multi-diffusions sur la radio publique. Ce prisme des admirations perpétuelles laisse dubitatif !

Donc, autant ne pas traîner, Ariane Ascaride est non seulement tout à fait à sa place pour cette Odyssée (2) mais elle a trouvé l'angle ad hoc pour converser avec Pagnol, Pagnol et tous ses acolytes, mais aussi Pagnol et Raimu (3). Native de Marseille la comédienne est forcément raccord avec le sujet et mieux, elle l'enchante. Se mettre en jeu était la bonne façon et de fait on se prend soi-même au jeu de la conversation dans laquelle on aimerait quelque fois intervenir. Car, quand on connaît le sujet, c'est tentant bien sûr. Alors chapeau Ariane c'est bien mené et comme aurait dit Jean d'Ormesson "C'est épatant" !

Justement ce dimanche j'ai eu envie de revoir "Toni" de Jean Renoir sur la "Cinetek" et coup de bol - y'a pas de hasard - on a le droit à un bonus où Guédiguian parle aussi de Pagnol et de la bande des acteurs attachés au cinéaste. Ariane Ascaride elle-même avait relevé toute l'importance de ces seconds rôles majeurs dans le cinéma de Pagnol. Merci à Inter, à Ariane, à Perrine, à Audrey et à Claire pour cette série d'été. Et comme vous l'entendrez "Monsieur Raimu est un génie" auquel j'ajoute… "Et Pagnol aussi" !!!!

(1) « L’Odyssée de Pagnol par Ariane Ascaride », sur France Inter : Marcel, Marseille et moi,
(2) La série a été proposée par Perrine Malinge, chargée de programme à France Inter, Réalisation : Audrey Ripoull, Claire Destacamp,
(3) Si j'ai toujours entendu parler de Raimu ou de Jules pour ses amis je n'ai jamais entendu parler de "Jules Raimu"… Jules Muraire de son patronyme d'état-civil a en verlan trouvé le pseudonyme de Raimu qui lui allait comme un gant.