Radio Fañch
"Un média de service public n’est pas fait pour l’audience mais pour remplir des missions qui sont de faire vivre des valeurs de démocratie, de culture et de création." Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone)
dimanche 9 août 2026
Fip un dimanche d'août… dès potron-minet, il faut que l'animatrice assure !
samedi 8 août 2026
Radio France : la Corse, Marie-Dominique Arrighi et Stéphane Pizella…
Quelquefois une idée, une image vous rattrape et ne vous lâche plus. Ce matin, très vite j'ai pensé à Marie Susini et son "Plein soleil" qui, jeune adulte m'a bouleversé, poursuivant mon rêve de Corse depuis l'adolescence. Et puis, d'escalier en escalier, est venue Marie-Dominique Arrighi (1951-2010), réalisatrice à France Culture puis journaliste à Libération. Mais aussi comment ne pas évoquer Stéphane Pizella, producteur de radio qui, avec ses "Nuits du bout du monde" a enchanté une génération d'hommes de radio (Pierre Wiehn, Pierre Lescure, Daniel Mermet, Jacques Santamaria). Alors ces "petits morceaux" de Corse je vous propose d'en partager quelques-uns ici.
François Maspero, le libraire, éditeur, traducteur, romancier, très complice avec Marie-Dominique Arrighi, réalisatrice, ont pour France Culture, fait un voyage d'hiver en Chine, pour une série d'été (1986), dont un épisode est disponible ici. Arrighi que j'évoque aussi dans la tentative de description de Perec.
Quant à Pizella, l'homme à la voix d'or, on l'entendra dans une émission de télévision de 1959 "Plein feux" , décrire et "illustrer" comment installer une ambiance radiophonique. Reportage dans lequel Albert Riera s'explique à propos de la mise en scène radiophonique ; ce dernier insiste sur "la mise à disposition du texte au service de l'imaginaire de chacun des auditeurs [et des auditrices, ndlr]". Ce dernier témoignage est exceptionnel car on n'a pas souvent l'occasion d'entendre le "décryptage" de son métier par un "metteur en ondes" (réalisateur). Il dit tellement d'"évidences" qu'on se demande pourquoi autant de productrices et de producteurs actuels ne s'en sont pas inspirés. O tempora o mores.
Et pour "conclure" en beauté, Pizella et toute sa verve pour évoquer… la Corse dans "Paysages", une émission de la "Chaîne parisienne" de 1951. Alors chères auditrices/lectrices, chers auditeurs/lecteurs si vous avez en souvenir des émissions sur la Corse (avec des liens ce serait encore mieux), n'hésitez pas à vous fendre d'un ou plusieurs commentaires (en signant de votre prénom ou d'un pseudo, mais plise pas d'un "anonyme", qui manque un peu de chaleur humaine ;-)… Merci !
vendredi 7 août 2026
France Culture : Été 1991, l'été avec Pagnol
Après Giono, hier, je pouvais bien faire la passe à Pagnol.
| Marcel Pagnol |
Lundi 29 juillet 1991. 8h30. France Culture. Entendre hurler Raimu « Marius, Marius ! Où il est ce petit, Bon Dieu ! » me scotche au fond de mon siège. Je souris. Je suis à Marseille. Sur le port au Café de la Marine. Sans savoir ce qui m’attend. «Mariusssse !» Et, sur L’Arlésienne, la voix de Pagnol. Claire Chancel au micro : « Marcel Pagnol. Pages souvenirs enregistrées en 1958 et 1959, La gloire de mon père ». (1)
Tourbillon. Tourbillon de la langue. De l’accent. De pages souvenirs où bruissent le vent et les cigales dans les oliviers. De paysages de garrigues. D’un temps ralenti. À la mesure d’un soleil qui écrase tout disait Giono. Pagnol, 62 ans, enregistre au micro de Pierre L’Hoste ses souvenirs qu’il vient de publier.
« Je suis né à Aubagne… ». Pendant cinq semaines, chaque matin, je commence mes journées avec le soleil de Pagnol. Une façon de revenir en enfance. Celle du petit Marcel. La mienne. La fidélité à une antenne crée de belles surprises. Des moments sensibles d’écoute. Une musique de la vie. Simple. Paisible et, d’une certaine façon enchantée. Ou enchanteresse.
Je passe L’été avec Pagnol. Chaque matin, une demi-heure de belle langue. D’une voix de rocaille qui lézarde sur les ondes. Ça change la vie. Ça change la joie. Ça atténue les rancunes entre Giono et Pagnol. Ça fixe une autre Provence. Ça ajoute à mon bagage de poètes (2).