Radio Fañch
"Un média de service public n’est pas fait pour l’audience mais pour remplir des missions qui sont de faire vivre des valeurs de démocratie, de culture et de création." Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone)
vendredi 9 octobre 2026
Dim Dam Dom : Les lycéens ont la parole… à la télévision en 68 (mars) !
jeudi 8 octobre 2026
France Culture : Francesca Isidori, Didier Daeninckx et tous les ingrédients pour être en bonne compagnie…
Pierre Billard et Germaine Beaumont. Puis d’octobre 1965 à septembre 1974. Suite à un différend entre Billard et Beaumont, alternance entre "Mystère mystère", produit et réalisé par Pierre Billard et "L’heure du mystère", produite par Germaine Beaumont. Chose assez rare en radio qu’un «conflit» se solde par une alternance au micro !
mercredi 7 octobre 2026
Du jour au lendemain : Arlette Farge, historienne…
Farge, de sa voix douce, nous donne envie d'entrer dans son sujet, comme d'ailleurs à chaque fois qu'elle intervient dans "Les lundis de l'histoire" (1966-2014). Veinstein s'interroge sur l'exergue du livre de Farge "J'ai embelli ma vie de jours que je n'ai pas vécus", Pascal Quignard. Et Farge d'expliquer qu'elle a "l'impression grâce aux archives d'avoir eu du temps en plus, des jours en plus…"
"Au XVIIIè siècle, l'opinion publique c'est totalement anachronique, parce qu'au fond on peut se demander s'il y a une opinion publique au XVIIIè siècle, alors que l'opinion publique c'est quelque chose de lié à la démocratie [après 1789]". Quant aux sources de l'époque, Farge les détaille : "les mémorialistes qui racontent à la plume, l'air du temps, les archives de la Bastille et "les nouvelles à la main", des gazettes manuscrites qui viennent de l'étranger ou bien de l'intérieur de la France et qui sont recopiées en plusieurs exemplaires par des copistes et qui sont distribuées dans Paris…"
Et Farge d'ajouter à propos des nouvelles "Que ce soit vrai ou que ce soit faux, peu importe il s'agit de savoir et, c'est savoir qui excite l'esprit public." Elle poursuit "Les faits divers disent beaucoup de choses de la vie sociale de l'époque. La lecture des faits divers est utile pour voir qu'elles sont les préoccupations d'une société sur ce qu'elle ne comprend pas bien."
Au XXè siècle on pouvait donc, sur France Culture, s'endormir en découvrant l'histoire mais aussi de multiples histoires. Ces découvertes excitent plus l'esprit que les rediffusions, même quand celles-ci peuvent aussi être des découvertes. Les rediffusions pourront toujours attendre d'être réécoutées quand, à l'époque (au risque d'enregistrer le programme), on était sûr tous les soirs d'écouter "quelque chose de nouveau" et qui, pour "Du jour au lendemain", nous donnerait envie de lire et de… savoir.
mardi 6 octobre 2026
L'humour partout, tout le temps (et aussi à France Inter) on n'en peut plus… ¡ Ya basta !
lundi 5 octobre 2026
France Inter : le 7h57, y'a pu, en panne… d'humour !
vendredi 2 octobre 2026
France Musique : la messe est dite !
Et redite ! À quelques jours du passage du Pape en France, c'est la Présidente Directrice-générale de Radio France, Sibyle Veil qui, sur France Musique ce matin, a donné l'absolution à sa décision de basculer trois-cent émetteurs de France Musique à France Info et Ici (ex France Bleu) le 22 juillet dernier. Cette séquence radiophonique était animée par Emmanuelle Daviet, médiatrice de Radio France. À la base, juste un problème éthique et déontologique, comment une salariée de Radio France peut-elle en toute objectivité être autrice d'une médiation respectueuse des deux parties ? Les dés sont pipés et depuis très longtemps. Peut-on imaginer que Daviet n'ait pas échangé avec Veil pour préparer l'interview ? Peut-on imaginer que Daviet, se faisant la porte-paroles des auditrices et des auditeurs mécontents, demande à Veil de revoir sa copie et revenir à la situation antérieure, comme par exemple la Suisse qui, depuis le début de l'année, rétropédale sur le Dab+ exclusif ? Ce (triste) moment de com' nous a confirmé, s'il en était besoin, que Veil ne reviendra pas sur sa décision. Aux auditrices et auditeurs dégoutés de se "contenter" de l'aumône d'un récepteur Dab+ pour six cent d'entre eux ! Onze mille villes touchées par la bascule, 600 récepteurs offerts. C'est quoi ce mépris et ce geste indigne ?
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Reconnaissons à Emmanuelle Daviet d'avoir posé toutes les (bonnes) questions qui fâchent. Mais sans jamais aucune relance. Qu'à la première de ces questions, en direction de la Présidente, celle-ci commence par "Euh… Hum…" n'est pas le gage de l'assurance d'un grand moment de vérité à venir. Et très vite on va s'attendre à ce qu'une succession de formules toutes faites tombent du ciel et qu'on pourra aussitôt ramasser à la pelle. Formules qui s'appuient particulièrement sur la méthode Coué, méthode managères de moins de cinquante ans instituée depuis Mathieu Gallet. Qu'on en juge !
"France Musique commence à désinvestir la FM et s'engage dans l'avenir de la radio (le Dab+). Les auditeurs de France Musique prennent de l'avance sur l'évolution". On reste pantois devant une telle affirmation qui ne démontre rien et, pire, renvoie les évolutionnistes privés de la captation en Modulation de Fréquence aux oubliettes de la dite évolution. On se croirait à la foire quand le camelot fait tout ce qu'il peut pour nous vendre un lot de casseroles phénoménal en y ajoutant un lot de serviettes et de gants moches et reches.
Veil, Grant (Directeur de France Musique), Bon (Secrétaire Général de Radio France) vendent en chœur la même lessive d'avenir : le numérique et internet. Et Veil de débiter sa com' bien rodée sur le Dab+ qui d'ailleurs ne peut pas être écouté par toutes les auditrices et auditeurs qui ne captent plus France Musique en FM. Un angle mort dans l'évolution, non ? Et puis un peu comme les incantations du Pape, Veil et Grant disent leur volonté de "faire de France Musique une très grande chaîne". Mais ça ça s'appelle un vœu pieux, ce sont des mots dont on peut attendre longtemps les actes. Quand depuis dix ans France Musique a diminué les moyens de production comme l'ont très bien écrit les personnels de Radio France à Sibyle Veil.
Pour se conforter dans cette succession d'incantations, Stéphane Grant dit avec presque un trémolo dans la voix : "J'ai dans mon bureau une affiche des années 80 ou 90 qui dit "France Musique prend l'air". Pas de pot Monsieur Grant, en 2026, France Musique est plutôt en train de prendre la poudre d'escampette, elle manque d'air et surtout elle n'a plus la chanson !
jeudi 1 octobre 2026
La radio : champ des (im)possibles…
(1) Le pays d'ici, Les chemins de la connaissance, La matinée des autres, Le bon plaisir, Les nuits magnétiques, Le vif du sujet, les ACR et tant d'autres émissions. C'est sous les Directions d'Yves Jaigu (1975-1984) et de Jean-Marie Borzeix (1984-1997) que les producteurs tournants ont pu le plus et le mieux s'exprimer. C'est Sandrine Treiner qui portera le coup fatal à cette forme de production radiophonique,

