lundi 7 septembre 2026

Audio un pléonasme pour dire radio

 Les vœux pieux de RF de la com' pour le COM

Radio France s’emploiera à rester un grand service public de l’information, de la culture et de la proximité. Pour ce faire, elle produira de l’information inédite et fiable, se déploiera sur le terrain pour vérifier et raconter, elle luttera contre les fausses informations dans l'espace public et en particulier sur les réseaux sociaux,

1/ Une exigence d’honnêteté intellectuelle dans le traitement des faits, reposant sur une présentation fidèle de l’information et une correction rigoureuse des éventuelles erreurs.


Libé : Radio France a profondément modifié son réseau FM pour faire environ 4 millions d’euros d’économie et s’adapter, officiellement, à l’«évolution des usages». L'évolution des usages a bon dos !





ÊTRE UN SERVICE PUBLIC AUDIO POUR TOUS

Audio un pléonasme pour la radio

  • l’évolution des écritures éditoriales. Ils mettent en évidence l’attrait des publics pour de nouvelles écritures et l’importance de la créativité des formats et des incarnations. (richeux et consorts ce sont de nouvelles écritures ?



    1. Radio France doit continuer d’affirmer son rôle de média audio de service public dont l’excellence et l’exigence des contenus sont très largement reconnues en s’appuyant sur la singularité et la complémentarité de ses offres soyez courageux appelez donc Audio France plutôt que de jouer sur les mots et trouver les pirouettes pour imposer audio


    2. France Musique : radio du partage du patrimoine musical (du petrimoine classique et jazzistique 


    3. Les projections permettent d’anticiper une accélération de l’évolution des usages de la radio vers l’audio sur la période 2026-2028. Lire on veut sortir la radio du champ médiatique et surfer sur l'audio (ils nous prennent pour des audios)

    4. quelle moquerie intellectuelle ! Cette dynamique traduit une complémentarité des deux modes d’écoute, appelés à coexister sur le long terme.

    5. deux modes d'écoute ? quand on écoute de l'audio c'est pas pareil que l'écoute radio, preuve de l'enfumage absolu d'une telle assertion, enfumage au premier degré pour les tutelles, la cour des comptes, k-l'Arcom


    1.  

    Tout en respectant la spécificité de chaque média (radio/audio, TV, numérique) et de chaque plateforme pensée pour être adaptée aux différents usages, il est souhaitable de construire un univers de navigation simplifié et cohérent au sein de l’audiovisuel public. Pourquoi ici encore garder le terme radio pour ne surtout  pas bousculer le modèle d'origine. Les tutelles participent au financement de Radio… France pas de l'audio (france)

Un agent conversationnel commun aux plateformes de l’audiovisuel public développé grâce à l’intelligence artificielle constituerait un point d’entrée unifié, facilitant l’accès à l’ensemble des contenus (vidéo avec France.tv, audio avec Radio France, information avec franceinfo et proximité avec ICI) sans distinction de service. une façon habile de suggérer que la holding ou la fusion serait inutile 

schéma de l'agent conversationnel 

Radio France poursuivra sa stratégie centripète, consistant à attirer progressivement ses auditeurs sur ses plateformes propriétaires. et à lacher le poste de radio, le tunner 

Par ailleurs, Radio France continuera de jouer un rôle moteur dans le déploiement du DAB+ - technologie moderne, souveraine, économique et résiliente - pour l’ensemble de ses antennes et sur l’ensemble du territoire, ainsi que dans son appropriation par les Français. Radio France va offrir des postes en DAB+ ?


L’aboutissement de l’élargissement de la radio vers l’audio à budgets constants suppose d’hybrider l’ensemble de la chaîne de valeur : de la conception des offres éditoriales jusqu’aux modes de production et de distribution :

Du point de vue éditorial, Radio France hybridera la construction de son offre en concevant ses programmes, dès l’amont, pour toutes leurs déclinaisons. Elle hybridera également ses modes de production pour pouvoir produire pour le linéaire et pour le numérique. Enfin, elle pensera l’efficience de sa distribution dans sa globalité, tous canaux confondus ;


L’hybridation implique d’adapter l’allocation interne des ressources et des postes, et de permettre des redéploiements par une transformation et une simplification notamment des pratiques de production. Discrétement on insinue que la fabrication des moutons à 5 pattes est dans les tuyaux et que les TCR sont le premier étage de la fusée

dimanche 6 septembre 2026

Tex Avery : ça passe même à la radio…

J'ai écouté ce documentaire hier. Pour sortir de la nasse. Pour changer d'air tellement ce que nous propose Radio France est vicié. La revue de presse bâclé de France Inter. L'empilement des chroniques de "Franche Culture". La posture de la Pédégère. Le tout-info, alpha et omega, de Céline Pigalle, Directrice de la 1ère radio de France. ¡ Ya basta ! Alors, croiser Tex Avery c'est, avant même de l'écouter, l'occasion d'un franc sourire qui n'attend plus que d'éclater en un bon rire qui fait du bien aux zygomatiques. Il y a cinq ans sur France Culture, Serge Corso, nous proposait le "Toute une vie" d'un ouragan loufoque, Tex Avery (Réalisation François Teste).


















Les cinquante-sept minutes du documentaire passeront aussi vite qu'une salve de dessins animés, qu'autrefois à Noël, Patrick Brion nous proposait dans son "Cinéma de Minuit" (FR3). Corso a réuni le gratin du cinéma et plus spécifiquement du cinéma d'animation. Serge Bromberg, Pierre Lambert, Philippe Dana (1). Ces invités redoubleront d'anecdotes et surtout décriront par le menu l'histoire d'Avery qui a dynamité le dessin animé et permis à des générations de spectatrices et de spectateurs de dépasser l'institution Disney. Avery et ses équipes ont tout osé, tout détourné, tout sublimé, sans jamais laisser le temps au spectateur de reprendre son souffle. On en redemande et franchement Corso et Teste ont réussi leur coup. On est dans le train et on n'a vraiment pas envie d'en descendre.

Imaginer que Gotlib et Goscinny étaient fans n'est pas étonnant. Gotlib était absolument dans la veine du gag de répétition qu'Avery magnait de main de maître. Pour qui connait bien les dessins animés de Tex, en entendre ici des extraits en français, avec entre autre la voix de Gérard Surugue (2), est réjouissant. Difficile ensuite de résister et de ne pas foncer dans sa collec' de DVD du Maître et de s'en faire quelques toiles.

On passe un très très bon moment. Bravo Corso ! 

















(1) Tex Avery : l’art de Tex Avery au studio MGM, de Pierre Lambert (Démons et Merveilles, 1993). Tex Avery de Patrick Brion (Chêne, 1984). Au pays des toons ! de Philippe Dana (Kero, 2020),
(2) Acteur, spécialisé dans le doublage, voix française de Bugs Bunny et Droopy. 

Gotlib


vendredi 4 septembre 2026

Changement climatique : Radio France vire période glaciaire…

Pour illustrer l'interview de Sibyle Veil, Pédégère de Radio France par Le Monde (1) la photo choisie en dit long sur ce que représente la posture de cette femme. Figée, rigide, glaciale. La solitude du pouvoir, son enfermement. La photo est hyper raccord avec le vide, la solitude, l'absence de vis à vis, de contradicteurs, depuis sa tour d'ivoire sans longue vue, sans horizon, sans relief, du lisse et du concluant sans qu'il y ait eu le moindre débat...

Sibyle Veil, Pdgère de Radio France,
dans la salle du Conseil d'administration,
de la Maison de la radio,
Paris, le 1er septembre 2026,
Ed Alcock/MYOP pour Le Monde (2
)



























Comme à son habitude Veil roucoule. Toujours la même chanson constituée d’éléments de langage pour être dans la ligne des tutelles, pour se montrer bonne élève (genre major de promo), inflexible sur des partis-pris qui - à l’insu de son plein gré - stigmatisent, focalisent et polarisent. Garder Erner à la matinale de France Culture malgré sa lourde faute professionnelle, débarquer Adèle Van Reeth, la Directrice d’Inter, en pleine saison, laisser s’infiltrer un journaliste de Valeurs actuelles pour l’édito politique de la matinale du dimanche matin.


C’est depuis 2018 la même posture, raide, sans la moindre faconde à la Arthur Conte, sans la délicatesse de Jacqueline Baudrier, sans la subtilité de Jean-Noël Jeanneney, Veil est seule bien qu’entourée d’une armée mexicaine de cadres et dirige comme si elle dirigeait n’importe quelle entreprise du Cac 40 ou de l'agroalimentaire. Françoise Giroud, journaliste et ex-ministre sous Giscard, disait en 1983 : «La femme sera vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignera une femme incompétente."


Si Sibyle Veil n’est pas incompétente, elle n’est pas à sa place. La bascule de la radio vers l’audio, de Mouv’ sur le web, de France Musique sur le Dab+, de France Inter en mode infotainment, et de tant d’autres renoncements auront participé à la fin de la radio de programmes. Audio définitivement noyé dans le magma globuleux de productions sonores de tous poils, propulsées sur les réseaux, sur les plateformes et… dans les ascenseurs.


C’est acté on entre dans une période glaciaire, Veil, sa figure glaciale du commandeur… !


(1) "Radio France : pour Sibyle Veil, « c’est la grandeur du service public que d’être pluraliste», par Aude Dassonville et Michaël Moreau, Le Monde, 3 septembre 2026,

(2) La photo pourrait faire penser à "Nightawks" le célèbre tableau d'Edward Hopper (1942) pour les couleurs, la solitude et une part de vide dans le plein…


"Nightawks" E. Hopper




jeudi 3 septembre 2026

CEPMA : késaco ? C'était pas mieux avant…

C'était pas mieux avant quand y'avait pas de canicules ! C'était pas mieux avant quand y'avait pas d'inondations ! C'était pas mieux avant quand le gasoil était à 1€ et… c'était mieux avant quand la retraite à 60 ans donnait plus de temps au temps ! Ce truc fastoche du CEPMA permet à chacun de se réfugier derrière une position qui positiverait le quotidien, au-delà du réel quitte, avec fatalisme, à accepter les incendies ! Y'a le feu à France Inter mais c'était pas mieux avant (voir ci-dessous). On trouvera toujours à redire même quand c'était bien. N'en déplaise aux ergoteurs du CEPMA, je pense disposer de suffisamment de recul pour séparer le bon grain de l'ivraie. Toute l'histoire de la radio est jonchée de petites catastrophes, d'accidents industriels, de licenciements abusifs, de passe-droits inadmissibles, de promotions du fait du prince et tutti et quanti. 

Pour autant le "tout info" assumé par Céline Pigalle, Directrice de France Inter est une très grave erreur de stratégie éditoriale, sachant que la chaîne dévolue au tout info est… France Info. Plomber les VSD (Vendredis, Samedis, Dimanches) de la messe de Demorand et des incantations d'Ali Baddou ce n'est plus de la radio ! C'est polariser autour de la présidentielle et surjouer l'actu par-dessus tout avec, comme faux-nez, toute une batterie de chronicroquettes, histoire de bien noyer le poisson et faire semblant d'élargir le champ. Le champ de Demorand et Baddou est miné, étroit et fermé, pour ne pas dire claquemuré dans l'actu bouillante d'une cocotte-minute sous pression. Gaffe quand il s'agira de soulever la soupape. Ça va faire mal.  Quitte à passer par pertes et profits le rêve, l'imaginaire, des horizons inconnus, des voix singulières, des silences reposants, des rires sans qu'il soit besoin de convoquer le ban et l'arrière-ban des humoristes patentés, Pigalle se fout des programmes. 

Je continuerai à regarder dans le rétro comme je continuerai à écouter le présent quand le dit-présent n'est pas obnubilé par le "je", par le superficiel et le superfétatoire, par le vide sidéral et par la médiocrité crasse. Il reste des îlots, ils sont de plus en plus rares. C'était pas mieux avant mais la liberté qui soufflait sur les ondes laissait promettre des lendemains qui chantent… pas des quotidiens qui déchantent.

À bon entendeur, salut !

Pendant ce temps-là France Inter s'enfonce inexorablement vers l'insoutenable. Motion de l'AG des personnels de Radio France réuni-e-s ce 2 septembre 2026, votée à l'unanimité par l'Assemblée Générale des personnels de Radio France.





mardi 1 septembre 2026

Les nouveaux programmes de France Inter… du miel !

N'ayant toujours pas digéré le gloubi-boulga des programmes de France Inter, je me suis fait plaisir (y'a pas de mal hein pas plus que de malin) à fouiller dans les archives d'ina.fr et d'y trouver une pépite de "Micros et caméras" de mile-neuf-cent-soixante-neuf (je fais exprès de l'écrire en toutes lettres pour ceux qui, déjà à la quatrième ligne, me jettent des pierres, n'est-ce pas M. Couturier ?)… Donc, installez-vous bien, voici 26'33" de bonheur, soit beaucoup plus que Sylvie Vartan et Carlos qui se contentaient de 2'35"…

Gérard Klein















Apparaît Roland Dhordain, Directeur de la radio à l'ORTF qui, depuis fin juin 1968, a pris les rênes de la radio publique… Tout à son aise le Directeur déroule le tapis rouge des programmes avec un sens inné pour tenir spectatrices et spectateurs en haleine. Et puisque cette année-là les programmes vont se succéder en heure pleine, l'ancien instituteur, didactique, fera défiler à l'écran chaque animatrice et animateur des différentes cases de la grille. Et de 6 à 9, Georges Lourier (1926-1985) "qui revient"… Et à 9h du matin "un nouvel animateur Pierre Bouteiller" (1934-2017) (1) qui nous parlera depuis le studio 133 de la maison de l'ORTF. Et à 11h du matin "le retour de l'enfant prodigue"… Gérard Klein qui nous propose de 6h à 7h du soir "une présence gaie"

Et à 14h (après la Bourse) le feuilleton, le feuilleton, le feuilleton… "Noëlle aux quatre vents". Et à 16h, Claude Dufresne s'intéressera aux femmes (ce que fait déjà Annick Beauchamp "Madame Inter") à 16h). À 17h "Radioscopie" de Jacques Chancel "On ne change pas une émission aussi importante" (créée à la rentrée 68). À 19h30 "Point d'interrogation" de Pierre Wiehn, "la bande dessinée culturelle de France Inter" dixit Dhordain ! Et à 21h30 un animateur qui s'est révélé dans l'expérience du mois d'août, Daniel Hamelin. Et le Pop-Club de José Artur de 22h30 à 1h30 (voilà Sonia Devillers ce qu'on peut appeler une longue émission !)

Dhordain : "Il faut des programmes beaucoup plus composés, beaucoup plus nourris en week-end" (2). Nous reprenons l'expérience de TSF 69 avec Jean Garretto et Pierre Codou, (soit treize heures de programmes du samedi 14h au dimanche 19h). Et le samedi matin dès 5h à 9h "la route en direct". À 9h du matin nous retrouvons Gérard Klein (qui bosse donc du lundi au samedi, ndlr) pour "TSF Évasion" (3). 

L'indicatif de fin de cette émission de "Micros et caméras" est "L'étrange voyage de M. Brendwood" de Michel Colombier. Indicatif de TSF 68 jusqu'à TSF 71 juste avant… "L'oreille en coin" (1971-1990).

(1) Viré d'Europe n°1, pour avoir osé une blague sur le Général de Gaulle, Dhordain s'est empressé de le récupérer pour Inter. Maurice Siegel patron d'Europe n°1 à Bouteiller : "Je n'aimais pas ce que vous faisiez, mais je vais adorer ce que vous n'allez plus faire. » Cette sentence quelque fois attribuée à Dhordain "Je n'aimais pas ce que vous faisiez, mais je vais adorer ce que vous allez faire sur France Inter."

(2) Totalement incompréhensible pour Céline Pigalle, Directrice de France Inter,
(3) Je découvre que TSF a fait des petits !

lundi 31 août 2026

France Inter : le grand mix en… bouillie de chat !

C'est quoi cette grille de rentrée ? Et d'abord comptons les disparu(e)s. Adèle Van Reeth virée de son poste de Direction en mars et qui voulait revenir à l'antenne… Chou blanc. Eva Bester idem, la case du 20h refourguée à Laurent Goumarre. Pourquoi ? Qu'a donc fait Bester pour mériter un tel sort ? Nul ne sait. Nora Hamadi virée de la Revue de Presse pour laisser sa place à un débutant qui mâche (et mâchouille) ses mots, on va pas mâcher les nôtres ! Emmanuel Khérad, puis Lilia Hassaine et "La librairie francophone" refilée à Goumarre (faut assurer des fois qu'il conserverait les émoluments de sa fonction d'ex-Directeur des programmes). Par contre la deuxième heure de "Zoom zoom zen" devait disparaître. À bout de souffle, Mathieu Noël son animateur et une émission…  interminable. Quant à Thomas Legrand, journaliste qui devait revenir à la rentrée, ce ne sera pas le cas. Il n'y avait donc personne pour inventer quelque chose à cette heure fétiche de 17h ? Gâchis absolu. On racle les fonds de tiroir et la Directrice, Céline Pigalle, fait tout c'qu'il faut pour imposer l'info… tout en haut ! Et il n'y a toujours pas de Directeur/Directrice des programmes. À quoi servirait-il ? À quoi servirait-elle ?

















À commencer par les fins de semaine que Pigalle appelle les ouiken. Baddou en VSD (vendredi, samedi, dimanche) et Demorand au p'tit déj' du samedi et dimanche de quoi avoir envie d'aller écouter Fip ou sa propre playlist, voire lire Télérama (pas les pages radio encensoir de première !). Ben non on va pas écouter, ressassé, ratiociné, ergoté ça suffit de la semaine. On veut vivre autre chose que les lamento de l'info mis à toutes les sauces pour mieux faire avaler la pilule.

Ajoutez à ça les multi, pluri, redi… fusions et vous aurez le profil d'une chaîne qui ne compte plus que sur sa place de première, jusqu'à ce que le vent tourne et envoie une sacrée claque à ceux qui n'auront pas su inventer la radio d'aujourd'hui… The dream is over !

dimanche 30 août 2026

"Je vous embrasse, c'est dimanche, c'est permis"… (Kriss)

Hier, au téléphone, j'aurais bien aimé, en terminant notre causerie, dire à mon interlocutrice "je vous embrasse"… On était samedi et c'était pas permis ! Hier, comme ça m'est arrivé de nombreuses fois, depuis 15 ans avec telle ou tel, j'ai pu converser avec une productrice de radio, de France Inter précisément. Elle qui a "bercé" et accompagné de nombreuses années auditrices et auditeurs. Ce que j'ai envie de vous raconter c'est à quel point c'est troublant d'entendre dans son téléphone une voix qu'on a tellement entendue et écoutée à la radio. C'est troublant et intimidant. Eh ben oui, après tant d'années je suis toujours aussi intimidé. D'abord parce que jamais je n'aurais imaginé que ces "vedettes" pourraient m'adresser la parole. Et encore moins que je sois capable de leur dire autre chose que "vous êtes formidable" ! J'ai eu dix ans (2001-2011) pour me préparer avant le démarrage de ce blog.

Kriss














Je ne ferai pas ici la liste des productrices et producteurs, réalisatrices-réalisateurs, ingé-son, attachées de production, autres programmateurs émérites, animatrices, comme d'autres personnels de la radio publique rencontrés mais, comme je l'ai écrit ailleurs, ils sont dans ma comète et m'ont permis de nourrir ma culture et d'approfondir l'histoire de la radio. Je n'avais pas autant d'assurance il y a quinze ans pour oser raconter quelques faits et anecdotes qui font la matière de cette "fabrique" là. Avec mon interlocutrice d'hier, comme c'est le cas souvent, nous avons redoublé de souvenirs et pu croiser nos "visions". La sienne "in", la mienne "out". Et évoquer des hommes de radio comme Dhordain ou Garretto et des femmes de radio comme Kriss qui me permet de faire le titre de ce billet. On se raconte des histoires avec la même vivacité qu'une partie de ping-pong. Ça vibre, ça vit et ça se remet au présent… "comme si c'était hier" ! Quelle pirouette à accomplir !

C'est un univers la radio. C'est un média qui a accompagné son temps jusqu'à ce que des managères de moins de cinquante ans se piquent de management comme ils auraient managé une fabrique de petits pois en conserve ou une start-up du Marais à Paris.

Alors, encore une fois, merci à vous toutes et tous d'avoir accepté d'évoquer vos bons et moins bons moments, d'avoir témoigné pour l'histoire. L'histoire de la radio vous appartient et je suis heureux de l'avoir entendue de vos voix si singulières et tellement touchantes. 

Je vous embrasse, c'est dimanche, c'est permis.