Radio Fañch
"Un média de service public n’est pas fait pour l’audience mais pour remplir des missions qui sont de faire vivre des valeurs de démocratie, de culture et de création." Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone)
mardi 21 juillet 2026
Le clipping : l'avenir de Radio France, de Laurent Frisch et de Marie Richeux…
lundi 20 juillet 2026
Où est Charlie… Laurent ? Pas Ici, pas là-bas (si j'y suis pas)…
Plus facile de trouver Charlie que de trouver Guimier. Nommé en mars 2026 dans le jeu de chaises musicales orchestré par Sibyle Veil, Pédégère de Radio France, Laurent Guimier, Directeur du réseau Ici (ex-France Bleu) est là pour la fusion Ici/ France 3 mais pour quelle société roule-t-il ? Radio France ? France Télévisions ? Les deux ça serait trop simple, quoiqu'il adorerait intriguer. Dans tous les cas il est aux ordres et s’imaginant sans doute en Cardinal (de Richelieu) il prépare sa grande œuvre qui le verra affublé d'un bâton (de maréchal) à moins qu’il ne serve à se faire battre (la coulpe).
2) Il doit préparer la fusion pardi ! Qui fera du bruit Ici, là, et même là-bas tant l’affaire est hautement politique et dépasse une fusion de circonstance. Bien avant les élucubrations de M. Alloncle. Dès la création de France Info TV (2016), à laquelle pour Radio France Guimier était associé, une hypothèse de fusion France Bleu/France 3 était déjà sur les rails.
3) Si la fusion des deux entités doit s’opérer il va falloir des numéros d’équilibriste de très haut vol pour que Madame Veil fasse avaler la couleuvre au personnel et surtout renie un pan de l’histoire de Radio France (2). N’est-ce pas, en attendant la holding et/ou la fusion, l’occasion de donner des gages aux tutelles quant à la volonté farouche de rapprochement des deux sociétés de l’audiovisuel public (3) ?
(1) Juin 1987, sous l'impulsion de Jérôme Bellay,
(2) La création sous la présidence de Jacqueline Baudrier des trois locales (Radio Mayenne, Melun FM, Fréquence Nord) et plus tard (1986) l’intégration à Radio France des radios de FR3,
(3) Radio France est une société, France Télévisions un groupe,
vendredi 17 juillet 2026
15 ans de Radio Fañch : un inventaire à la Prévert…
Allez je vais être raisonnable, je ne mettrai pas plus de quinze liens dans ce billet anniversaire…
Tiens exprès je commence par la musica (mouzica) et le talent de Jeanne-Martine Vacher… Bon puis l'année suivante (2012) comment passer à côté de Chancel… Et comment en 2013, ignorer Allende (1908-1973), ignorer l'ignominie, ignorer le coup d'État au Chili… ? Comment oublier Kriss (Graffiti)… ?
Les femmes qui ont fait Radio France… Quand le managère de moins de cinquante ans, Mathieu Gallet, commence à détruire la radio publique avec son complice Frédéric Schlesinger… Radio debout, nuit debout, nous sommes enragés. On ne le dira jamais assez "La radio objet oublié des politiques publiques"…
jeudi 16 juillet 2026
France Culture, la série musicale : la scierie logolatre…
mercredi 15 juillet 2026
Grilles de programme (out), saisons (in)…
Mercredi 8 juillet, France Télévisions a dévoilé les grands axes de sa «nouvelle saison»… et non pas de sa nouvelle grille, a insisté sa présidente Delphine Ernotte-Cunci. Si je relève les propos de la Présidente de France Télévisions, c'est bien parce qu'on peut imaginer que, dans quelques quarts-d'heures, Radio France s'engagera dans la même sémantique. Il faut gommer tout de ce qui faisait la TV linéaire et de fait la radio de programmes de flux. Tout sur les plateformes et la détempolarisation. Pour autant aucune chance que l'une ou l'autre, France Télévision et Radio France nous rejouent du Vivaldi. Moderato cantabile… Dans le monde moderne une saison audiovisuelle dure dix mois.
| Les quatre saisons - Vivaldi |
mardi 14 juillet 2026
La joie de vivre de… Damia !
La joie de vivre a vieilli, l'émission pas tant que ça. Il faut la resituer en 1956, il y a soixante-dix ans quand même. L'ambiance "titi parisien" est d'époque. La chanson réaliste de Damia (1889-1978)) aussi. Et l'accordéon est à sa place. Henri Spade, Henri Speed comme dit Albane Penaranda, productrice des "Nuits", mène bon train son émission. Mais la chanteuse sans micro a bien du s'y plier sinon pas d'émission de radio ni de TV. Damia est discrète. Elle n'est pas une parleuse. Elle se réalise dans la chanson et les images très fortes qu'elle véhicule.
À l'écoute de l'émission on peut constater que Spade a tout inventé pour ce qui est de réunir les amis et les invités d'une vedette. À la radio il ne manque pas les images. Preuve que le "script" avait été pensé dans ce sens. Mais les chansons de Damia sont des successions d'images plus vivantes les unes que les autres. Elle se prête au jeu du "conducteur" d'Henri Spade mais on sent bien que sa meilleure affaire est d'être sur scène pour vivre ses chansons. Avec leur part de tragédie et de désespoir. À l'image de sa propre vie. Ce qui n'empêchait pas "La joie de vivre…"
lundi 13 juillet 2026
Roger Kreicher (RTL) : un vrai Directeur de programmes…
Soyons clair "Directeur de programmes" est une fonction qui n'existe plus. Enfin qui n'existe plus comme elle a pu exister à la radio publique comme dans les radios privées. Roger Kreicher fut longtemps l'un d'eux. Évocation de son histoire et de celles de ses petits camarades…
| Roger Kreicher |
Voyons voir ! Et je commencerais volontairement par évoquer Lucien Morisse (1929-1970) qui, sur Europe n°1, créée par Louis Merlin (1901-1976), a accompagné la formidable ascension d'une nouvelle radio qui dès 1955 allait bousculer la "radio d'État", Paris-Inter, et même depuis 1933 la très populaire "Radio Luxembourg" (qui deviendra en 1966, RTL). Après avoir été discothécaire à la Radio Télévision Française (RTF) il affirme une vraie passion pour la musique, créera les disques AZ et propulsera les artistes à l'antenne dans des rotations soutenues sur le modèle des radios états-uniennes. Il installera les feuilletons, dont le torride "Signé Furax" de Francis Blanche et Pierre Dac et la mythique "Salut les copains" de Daniel Filipacchi (et Frank Ténot )…
Sur France Inter, Pierre Wiehn (1934-), journaliste, anime des émissions jusqu'en 1973 et devient responsable des programmes jusqu'en 1981. Autant dire les très belles années de la radio publique. L'âge d'or ? Pas sûr. Mais "L'âge de Pierre" suggérera Claude Villers (1944-2023) quand on évoque la radio publique où il a fait toute sa carrière d'animateur et de producteur.
Roger Kreicher (1925-2022) personnage (de l'ombre) a fait toute sa carrière à RTL et a su imprimer la marque populaire à une radio qui a longtemps été en tête des audiences jusqu'à ce que France Inter lui chipe la première place. Mais foin de ces médiamétriques vous devriez avoir beaucoup de plaisir à écouter la "Mythologie de poche" que lui a consacré Thomas Baumgartner, producteur, en 2011 sur France Culture. D'abord saluer la mémoire vive de Kreicher, ancien "metteur en ondes", vingt ans Directeur des programmes, qui peut comme personne raconter - pas à pas - l'histoire de la station. Excepté Denis Maréchal et sa somme "RTL, histoire d'une radio populaire".
Faire des programmes ce n'est pas juste remplir des cases et se pavaner dès qu'une vedette entre "dans la maison". C'est une alchimie de rythme, d'équilibre et de tempo. Des dosages subtils et une prise directe avec auditrices et auditeurs. En ce sens RTL a été pionnière pour avoir toujours mis l'auditoire au centre du dispositif. "Les auditeurs ont la parole" (créée en 1981). Feuilletons, jeux, musique infos s'équilibrent dans la grille. Monique Le Marcis, directrice artistique de la chaîne et adjointe de Kreicher a eu une présence auprès des chanteuses et des chanteurs de façon encore plus sensible que Morisse.
Des émissions qui sont la marque de fabrique Kreicher : Quitte ou double, Reine d'un jour, Ploum Ploum Tralala, parfois enregistrées à travers le pays sous le chapiteau du "Radio Circus". "C'est lui qui a inventé après la guerre le concept de la radio itinérante, qui allait à la rencontre du public. La vraie radio populaire", raconte à l'AFP Laurent Marsick, journaliste à RTL. Mais Kreicher ne manque pas de citer, Louis Merlin, l'inventeur de la radio moderne qui avant d'aller démarrer Europe n°1, fera ses armes à "Radio Luxembourg". Et Kriss, telle une petite souris, dans ses "Portraits sensibles" (10 et 11 décembre 2001) sur France Inter, invitera Zappy Max (1921-2019), le bateleur des bateleurs du "Quitte ou double". Et introduira son invité par le célèbre "Ça va bouillir"…
Et comment oublier la satyre féroce de "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" le film (1972) de Jean Yanne qui s'inspirait beaucoup de la radio RTL où Yanne lui-même avait fait quelques bons dimanches matin !
En écoutant cette "Mythologie"… Vous comprendrez qu'en guise de conclusion, haut les cœurs, je n'ai plus qu'à vous dire "Ploum ploum tralala"…