Radio Fañch
"Un média de service public n’est pas fait pour l’audience mais pour remplir des missions qui sont de faire vivre des valeurs de démocratie, de culture et de création." Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone)
mardi 22 septembre 2026
France Inter : le train de 7h58 a déraillé !
lundi 21 septembre 2026
Radio France : Il faut savoir arrêter…
dimanche 20 septembre 2026
Kriss : tant de dimanches… en roue libre !
vendredi 18 septembre 2026
Tiens, allez, après l'humour, des bonbons par milliers…
jeudi 17 septembre 2026
Bertrand Jérôme : de l'humour de très haut vol à France Culture…
Si vous vous pâmez ou vous extasiez aux mots d'Aram, de Morin, de Vanhoenacker, de Poitevin, de Saint-Sernin plus toute la clique qui ricane dans "Franche Culture" surtout, mais surtout n'allez pas tendre l'oreille vers l'émission hommage à Bertrand Jérôme, ses "Papous" et ses "Décraqués". Du très haut vol d'humour, de jeux de langue (française), de complicité intellectuelle d'une vraie "bande originale" et avant les ratons-laveurs de Prévert, une palanquée de mots d'esprit et de gourmandises de paroles qui ne lassaient jamais de nous faire rire… Six-cent-dix neuf épisodes disponibles sur le site de l'émission !
Autant dire que je me suis régalé ! Le petit bonheur quotidien des "Décraqués" qui, à l'heure du café faisait un bien fou. Et le dimanche c'était l'extase. D'ailleurs il valait mieux ne pas être à table si on voulait s'en payer une tranche !
"Le sens de l'humour ça devient aussi bête qu'un costume trois pièces" disait Jérôme et, pourtant, l'humour sur Inter ou sur d'autres chaînes est devenu un formalisme, un passage tellement obligé que l'humour n'a plus d'humour du tout… et surtout ne fait plus rire ! Un comble ! Bertrand Jérôme explique, à partir d'un texte : "Qu'est ce qui passe par l'oreille ? C'est pas évident." C'est pour ça qu'écrire pour la radio, parler à la radio c'est bien plus que d'être dans la conversation badine du quotidien. "L'oreille a besoin des répétitions du langage". Une évidence pour qui a compris comment on fait de la radio !
À la rentrée 2018, Françoise Treussard : "Le manque de reconnaissance et de bienveillance de Sandrine Treiner [Directrice de France Culture] m’a acculée à faire ce choix difficile [d'arrêter l'émission plutôt que d'accepter un ersatz, ndlr], notamment par rapport aux vrais Papous et surtout aux auditeurs." Lundi 27 août 2018, sur la page Facebook de l’émission, elle annonçait : «Nous avons du chagrin mais Les Papous ne sont pas une petite entreprise que l’on reprend comme ça en claquant des doigts ! On se reverra peut-être pour un dernier tour de manège.» (Télérama 28 août 2018, Carole Lefrançois).
Les Décraqués ici, là et encore ici. La présentation du livre "Des papous dans la tête"… Et l'article de Libération qui rend compte de la fin des "Décraqués" à la rentrée 2004.
Et petite cerise sur le gâteau un extrait de "La nuit rêvée de Gotlib" ami et ex-compère des Papous.
mercredi 16 septembre 2026
Radio France : perte de sens, le fond et la forme !
De plus en plus les émissions de radio tiennent l'antenne avec des subterfuges. Des subterfuges de fond et des subterfuges de formes. La communication s'arrangeant pour envelopper tout ça dans un boulgi-goulba phénoménal. Avant d'évoquer le fond j'aimerai m'attarder sur la forme. La première forme en radio c'est la voix qui longtemps a été sanctifiée avec ce constat "elle/il a une voix de radio" (1). Critère d'excellence aujourd'hui disparu aux oubliettes de l'Ina. "On" recrute des têtes de gondole et la voix n'est jamais une condition d'embauche. Jamais plus. Et même si la radio n'est pas encore totalement saturée d'images, ce qui compte c'est justement l'image que donne telle ou tel à la radio. Les recrutements médiatiques ont pris le pas sur les recrutements en phase avec l'essence même de la radio : les voix. Et mieux les voix multiples, singulières, typées. Depuis vingt-cinq ans (et peut-être même un peu plus) les recruteurs, lire les dirigeants, ont passé par pertes et profits cette valeur cardinale. Eux-mêmes arrivés là on ne sait pas comment ou plutôt si, on sait que ce sont surtout les effets de mode, de tendance qui ont fait se plier les décideurs à l'air du temps. Et principe universel "les temps changent" comme le chantait Bob Dylan.
| Le Titanic… |
Les temps changent au point de changer jusqu'au fond de ce qui constitue la radio du XXIè siècle. Pour ce qui concerne la radio publique, le fond est d'abord subverti par les titres donnés aux émissions. Comme en TV ou au cinéma il faut capter l'attention de l'auditrice et de l'auditeur et donc le plus souvent possible raccourcir le temps d'antenne sur un même sujet et/ou sur une même séquence. Les matinales de France Inter ou de France Culture en sont des exemples criants. Pour garder les auditeurs … "en ligne" on a parsemé ces longues sessions de chronicroquettes à foison. Sautant - sans transition et quelquefois sans jingle - d'un conseil conso à un édito péremptoire, d'une Revue de Presse bâclée (sur Inter) à un avis tendancieux sur une tendance (futile forcément futile) du moment. Moment raccourci au quart d'heure et moins si affinités.