Radio Fañch
"Un média de service public n’est pas fait pour l’audience mais pour remplir des missions qui sont de faire vivre des valeurs de démocratie, de culture et de création." Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone)
vendredi 18 septembre 2026
Tiens, allez, après l'humour, des bonbons par milliers…
jeudi 17 septembre 2026
Bertrand Jérôme : de l'humour de très haut vol à France Culture…
Si vous vous pâmez ou vous extasiez aux mots d'Aram, de Morin, de Vanhoenacker, de Poitevin, de Saint-Sernin plus toute la clique qui ricane dans "Franche Culture" surtout, mais surtout n'allez pas tendre l'oreille vers l'émission hommage à Bertrand Jérôme, ses "Papous" et ses "Décraqués". Du très haut vol d'humour, de jeux de langue (française), de complicité intellectuelle d'une vraie "bande originale" et avant les ratons-laveurs de Prévert, une palanquée de mots d'esprit et de gourmandises de paroles qui ne lassaient jamais de nous faire rire… Six-cent-dix neuf épisodes disponibles sur le site de l'émission !
Autant dire que je me suis régalé ! Le petit bonheur quotidien des "Décraqués" qui, à l'heure du café faisait un bien fou. Et le dimanche c'était l'extase. D'ailleurs il valait mieux ne pas être à table si on voulait s'en payer une tranche !
"Le sens de l'humour ça devient aussi bête qu'un costume trois pièces" disait Jérôme et, pourtant, l'humour sur Inter ou sur d'autres chaînes est devenu un formalisme, un passage tellement obligé que l'humour n'a plus d'humour du tout… et surtout ne fait plus rire ! Un comble ! Bertrand Jérôme explique, à partir d'un texte : "Qu'est ce qui passe par l'oreille ? C'est pas évident." C'est pour ça qu'écrire pour la radio, parler à la radio c'est bien plus que d'être dans la conversation badine du quotidien. "L'oreille a besoin des répétitions du langage". Une évidence pour qui a compris comment on fait de la radio !
À la rentrée 2018, Françoise Treussard : "Le manque de reconnaissance et de bienveillance de Sandrine Treiner [Directrice de France Culture] m’a acculée à faire ce choix difficile [d'arrêter l'émission plutôt que d'accepter un ersatz, ndlr], notamment par rapport aux vrais Papous et surtout aux auditeurs." Lundi 27 août 2018, sur la page Facebook de l’émission, elle annonçait : «Nous avons du chagrin mais Les Papous ne sont pas une petite entreprise que l’on reprend comme ça en claquant des doigts ! On se reverra peut-être pour un dernier tour de manège.» (Télérama 28 août 2018, Carole Lefrançois).
Les Décraqués ici, là et encore ici. La présentation du livre "Des papous dans la tête"… Et l'article de Libération qui rend compte de la fin des "Décraqués" à la rentrée 2004.
Et petite cerise sur le gâteau un extrait de "La nuit rêvée de Gotlib" ami et ex-compère des Papous.
mercredi 16 septembre 2026
Radio France : perte de sens, le fond et la forme !
De plus en plus les émissions de radio tiennent l'antenne avec des subterfuges. Des subterfuges de fond et des subterfuges de formes. La communication s'arrangeant pour envelopper tout ça dans un boulgi-goulba phénoménal. Avant d'évoquer le fond j'aimerai m'attarder sur la forme. La première forme en radio c'est la voix qui longtemps a été sanctifiée avec ce constat "elle/il a une voix de radio" (1). Critère d'excellence aujourd'hui disparu aux oubliettes de l'Ina. "On" recrute des têtes de gondole et la voix n'est jamais une condition d'embauche. Jamais plus. Et même si la radio n'est pas encore totalement saturée d'images, ce qui compte c'est justement l'image que donne telle ou tel à la radio. Les recrutements médiatiques ont pris le pas sur les recrutements en phase avec l'essence même de la radio : les voix. Et mieux les voix multiples, singulières, typées. Depuis vingt-cinq ans (et peut-être même un peu plus) les recruteurs, lire les dirigeants, ont passé par pertes et profits cette valeur cardinale. Eux-mêmes arrivés là on ne sait pas comment ou plutôt si, on sait que ce sont surtout les effets de mode, de tendance qui ont fait se plier les décideurs à l'air du temps. Et principe universel "les temps changent" comme le chantait Bob Dylan.
| Le Titanic… |
Les temps changent au point de changer jusqu'au fond de ce qui constitue la radio du XXIè siècle. Pour ce qui concerne la radio publique, le fond est d'abord subverti par les titres donnés aux émissions. Comme en TV ou au cinéma il faut capter l'attention de l'auditrice et de l'auditeur et donc le plus souvent possible raccourcir le temps d'antenne sur un même sujet et/ou sur une même séquence. Les matinales de France Inter ou de France Culture en sont des exemples criants. Pour garder les auditeurs … "en ligne" on a parsemé ces longues sessions de chronicroquettes à foison. Sautant - sans transition et quelquefois sans jingle - d'un conseil conso à un édito péremptoire, d'une Revue de Presse bâclée (sur Inter) à un avis tendancieux sur une tendance (futile forcément futile) du moment. Moment raccourci au quart d'heure et moins si affinités.
lundi 14 septembre 2026
Libé caresse Fip puis cogne…
dimanche 13 septembre 2026
Radio France : grève à tous les étages… (de France Inter)
| Quelle galère ! |
Ce matin depuis 8h (désolé avant je rêvassais devant le soleil et la mer) c'est donc un programme musical (pas une playlist comme voudraient nous le vendre quelques personnes zélées) qui défile sur la chaîne rouge. Rouge pour la couleur de son logo. Faudrait quand même pas rêver ! Oh yeah.
Il y a treize ans deux ex-journalistes de Télérama, Anne-Marie Gustave et Valérie Péronnet, se pensant très drôles et très fines avaient titré leur saga, censée célébrer le cinquantenaire de la chaîne : "France Inter : amour, grèves et beauté". Après les avoir rencontrées, je n'avais pas manqué d'en faire un p'tit billet pour l'histoire. Pour l'histoire de 2026, pour ce qui ressemble à un coup-fourré il faudra retenir que samedi 12 septembre 300 personnalités (1) de la culture ont signé une pétition dans le Parisien. Personnalités qui souvent sont invitées sur France Inter. Mmes Veil et Pigalle peuvent commencer à manger leur chapeau (avec ou sans plume). Car l'une ou l'autre de ces personnalités pourraient très vite à l'antenne faire part de leur désapprobation et ça, la roucoule enchanteresse et habituelle de Devillers et consorts ne pourra rien y faire.
Donc ce matin sur Inter pas de Sapin (Pigalle a les boules), pas de Demorand et sans doute pas de Baddou à 18h. La polarisation battue en brèche. On a pu penser à autre chose et sortir de la nasse insupportable du "tout info".
| Bertrand Durand, CGT devant la Maison de la Radio 1" septembre 2026 |
| Lionel Thomson SNJ-CGT |
vendredi 11 septembre 2026
11 septembre 1973… Allende for ever !
Inoubliable le 11 septembre 1973, même si je l'ai pris en pleine poire le 20 ou le 21 (ce mois-là je n'écoute pas du tout la radio). Abonné au Nouvel Obs je venais de déménager et mon journal m'arrivait avec un certain retard. En rentrant du taf' le soir je prends la couv' en plein cœur. Quelque chose s'écroule (durablement). Les illusions, l'espoir, le changement d'ère. Et vraiment personne avec qui en parler autour de moi… C'est la façon la plus brutale de passer de l'adolescence à l'âge adulte. Cinquante-trois ans après, l'émotion et la peine sont intactes et Salvador Allende inoubliable…
| Du 17 au 23 sept. 1973 |
Patricio Guzman, cinéaste et documentariste du Chili d’Allende à Pinochet, est mort à l'âge de 85 ans, auteur de nombreux films et documentaires…