vendredi 26 juin 2026

Adèle Van Reeth… cerise sur le gâteau radiophonique !!

On peut faire confiance (ou pas) à la com' de Radio France ou à celle de France Inter pour sortit du chapeau l'annonce qui va stériliser tous les babillages qui occupent les médias depuis un mois ! Genre "Radio France, une rentrée mouvementée…". Il faut une vedette, un truc imparable, une évidence pour faire passer crème les différents renoncements et autres changements de case, genre changement de rayon chez Roy Merlin. Alors quelle case pour la Directrice déchue (1) et la formidable productrice des "Chemins de la philosophie" sur France Culture ? Car, sait-on jamais, la question se pose peut-être pour Emelie De Jong (Directrice de Culture) et Céline Pigalle (Directrice d'Inter) ? Ou alors la semaine sur Inter et le week-end sur Culture ? The big jackpot in ze world radiophonique !

Adèle Van Reeth










Pourtant pour le "cumul " sur plusieurs chaînes il y a eu un précédent et de taille. Suite à la mort de Chancel en décembre 2014 voilà ce que Jacques Santamaria (Directeur d'Inter 1996-1999") m'apprit : "Avec mes collègues de France Culture, Jean-Marie Borzeix et de France Musique Jean-Pierre Rousseau, nous avons inventé "La règle de trois". En fin de semaine Jacques intervenait à tour de rôle sur les trois chaînes. À France Inter pour présenter son invité, à Culture pour le faire raconter ses choix et ses passions culturelles et à Musique pour ce qui concerne la musique. Avant l'heure nous montrions l'unité de Radio France et du service public et la complémentarité de ses chaînes radio. Chancel était un de ces grands hommes du service public justement." Qui s'en souvient ? (1)

Alors que l'info est peu ou prou connue, il s'agit bien de produire un effet "Waouuuhhhh" et de lancer les chevaux pour une course à la glose qui devrait tenir jusqu'au 14 juillet et reprendre fin août. Voilà la cerise, voilà le gâteau. Adèle Van Reeth réintègre France Inter. Mais où ? La case de 20h a déjà vu le départ de Katleen Evin pour laisser la place à Laure Adler, le départ (volontaire) de Laure Adler pour laisser la place à Eva Bester. Depuis on a appris que Bester perd sa case alors qui d'autre qu'une figure médiatique forte pour la remplacer ? That is the question. Et je ne suis pas en mesure d'y répondre. Mais il y a quelques probabilités. Wait and see.

Vous souvenez-vous de qui est revenu à l'antenne à Radio France après avoir dirigé une chaîne publique ? Vous avez trois minutes ! Dans l'ordre d'entrée en scène. Roland Dhordain, himself, Directeur d'Inter puis animateur de plusieurs émissions sur "sa" chaîne depuis le milieu des années 80. Pierre Bouteiller, Directeur d'Inter, remplacé par Jacques Santamaria, ce dernier faisant revenir le producteur à l'antenne dès 1996. Patrice Gélinet quittera le micro de France Inter pour devenir Directeur de France Culture (1997-1999) et retournera au micro d'Inter pour animer "2000 ans d'histoire"…  Et pour clore le chapitre (2) Laure Adler, Directrice de France Culture (1999-2005) reprendra du service au micro sur France Inter…

Guettons donc les futures annonces de Radio France pour connaître l'avenir radiophonique de l'ex-Directrice d'Inter qui a occupé ce poste jusqu'en février 2026. Le suspens est juste insoutenable…

(1) Mon p'tit camarade David Christoffel (producteur pour la RTS et auteur du programme Metaclassique) me rappelle que "Philippe Meyer était sur deux chaînes en même temps (Inter et Musique). Lui-même oeuvrait sur Musique et Culture (en plus de Sophia). Sans compter de Montremy sur Culture et RFI et Yvan Amar sur RFI, Culture et Musique. C'est Frédéric Schlesinger, Directeur éditorial à Radio France et Laurence Bloc'h qui ont mis fin à ces pratiques…"  Jusqu'à quand ?
(2) Pour toutes ces dates vous plongerez dans vos IA préférées. Il fait trop chaud pour travailler !!!!

jeudi 25 juin 2026

Alain Dister : surpris par… la beat generation

Alain Veinstein, producteur à France Culture, après des années de Nuits magnétiques avait fini par nous surprendre la nuit (1999-2009), chaque nuit avec des histoires, des faits, des ambiances toujours renouvelées, en prise directe avec l'époque qui, entre autres, considérait les auditrices et les auditeurs à l'écoute de la nuit. Non pas sur la méthode tendance (lourde) à Radio France de polarisation des rediffusions, renonçant à sa mission de service public 24/24 (1). Au mépris affiché des dirigeants d'aujourd'hui pour la création radiophonique s'opposait la reconnaissance du média radio comme le meilleur accompagnant de la vie quotidienne. Cette vie qui ne s'arrêtait pas à 21h… (2)

Hal Chase, Jack Kerouac, Allen Ginsberg 

et William Burroughs en 1945. 

Allen Ginsberg/Getty Images


















Donc Dister en quatre épisodes va fouiller un sujet qu'il connaît bien, la beat generation et son histoire qui, dès les années 50, a commencé à percuter les valeurs coincées des États-Unis, les modèles et toutes les certitudes d'un monde qui prenait conscience des limites du progrès et du consumérisme. "Beat" : être à la rue, en marge et en prise avec l'underground. À contre courant de l'expansionnisme et de l'impérialisme. Avec des "héros souterrains" comme l'évoque Dister.

Il fallait vraiment être au début du XXIè siècle pour encore entendre parler de poésie à France Culture, fusse-t'elle être de la beat generation.

(1) Même si ce n'était pas le slogan de France Culture mais celui de France Inter,
(2) Les quatre épisodes rediffusés dans "Les nuits" à partir de la nuit de jeudi à vendredi 26 juin,

mercredi 24 juin 2026

À la radio : une bonne oreille…

Tiens, pour une fois je vais vous parler de micro-détails radiophoniques ! Sans doute pour coller à l'actualité de la fête de la musique, LSD sur France Culture avait choisi, dès le 15 juin, en 4 épisodes, de raconter les "Idoles des jeunes". Formule qui renvoie immédiatement aux années 60. Pas sûr que parmi les "jeunes" d'aujourd'hui il y ait encore des "idoles" musicales. Et pour être tout de suite dans le ton, la série s'ouvre avec l'idole des idoles, j'ai nommé Johnny Halliday… Et c'était là qu'il fallait tendre l'oreille car à quelques minutes du premier micro on croit bien reconnaître le nom d'un producteur de France Culture. C'est en tapis, sous la voix de la productrice, mais mon écoute aiguë, une fois de plus, me fera attraper comme un genre de clin d'œil à l'histoire…

La photo du producteur
et de son idole n'existe pas


















À 1'55, il fallait capter en "illustration sonore" la diffusion des extraits radio et tv sur la mort de Johnny. Et vraiment "loin derrière" j'entends "nous évoquerons avec Emmanuel Laurentin…". Qui connaît le producteur - historique - de France Culture (1), sait sa passion pour l'"idole des jeunes". Il était donc normal que sur la chaîne dans le journal de la matinée, ce 5 décembre 2017, le producteur vienne témoigner. La reprise de cet extrait, furtif et fort à-propos fait le lien avec celui qui aujourd'hui coordonne LSD.

Ce détail montre que l'histoire de la radio est faite de la mémoire des voix, la mémoire des situations et l'attention que peut porter une auditrice ou un auditeur à écouter la radio au point d'y être dedans… J'avais raconté comment le 4 avril 2025, écoutant un doc de Paranthoën et Giovannetti, j'avais subrepticement capté que l'attente au standard des deux acolytes pour joindre les États-Unis avait laissé entendre le programme musical de Fip et, coup de bol, juste au moment où une animatrice parlait. Animatrice reconnue à l'oreille (en coin) très facilement.

C'est sûrement ça la passion (du détail)… de la radio ! Bon je suis pas devenu fan de Johnny, (les témoignages de Marie et Jean-Claude sont sincères et touchants), mais j'ai vraiment apprécié l'émission de Hajer Ben Boubaker (productrice) et de Clémence Gross (réalisatrice) pour ce que ça raconte de la figure du fan absolu. 

(1) Après quelques années dans "Culture matin" de Jean Lebrun, Laurentin prendra les commandes de l'histoire sur une très longue période 1997-1999, puis de 1999 à 2019 pour "La fabrique de l'histoire"

mardi 23 juin 2026

France Culture, l'été c'est vraiment… la barbe !

Elle a beau être "à papa" (voir l'illus ci-dessous), elle a beau être rose, cette barbe dit tout de la misère dans laquelle nous plonge la radio de la rediffusion culturelle. En ouvrant le "tract" comment ne pas se désoler ? Autant de fadeur, d'absence de relief, de tristesse infinie. C'est possible de faire aussi lisse ? C'est possible d'à ce point tout faire pour détourner l'attention de l'auditeur qui, au diable "la grille d'été", s'en remettrait "corps et âme" à la plateforme divine ? Aux belles parenthèses de tant d'étés sur la chaîne on ne peut qu'assister aujourd'hui à une parenthèse… désenchantée. 




















Rien ne donne envie. Tout est pareil que l'hiver dans les titres d'émissions. Les multi-rediffusions de rediffusions s'enchainent aux multi-rediffusions des rediffusions. Pourquoi changer ? Ah si une nouveauté, il y a une émission qui s'appelle "Podcasts" (14/15h). Là on se pince grave ! La chaîne qui ne produit plus en flux que des podcasts, intitule une case "podcasts". Autant de foutage de gueule est sidérant… 

Quant au programme des "Nuits" (1), ben vous ne le trouverez pas dans cet opuscule, colorié juste en couverture, dont on n'est pas prêt de comprendre le sens. Ou plutôt si, la grille d'été de France Culture n'a vraiment plus aucun sens ! Au risque de se barber (avec ou sans papa) !

Et au risque de voir disparaître des métiers essentiels à la production radiophonique !











(
1) Nous en reparlerons le 6 juillet,

lundi 22 juin 2026

Radio-réalité : comment ça marche ?

La radio, qui n'aime rien tant qu'imiter la TV et embaucher ses vedettes, n'a jusqu'à présent pas trouvé la formule pour faire de la radio-réalité. Pourtant la communication en teasings successifs pour jouer du mercatro (sic) pourrait s'apparenter à ce que fait de plus mauvais la télévision. La Direction de la Communication de Radio France nous informe par "petits bouts" des changements à venir sur les chaînes de la radio publique. C'est juste pathétique et pitoyable ! En "arrière-plan" cela met les équipes, on peut l'imaginer, dans un état de fébrilité maximum. Revue de détail !


Eva Bester

















Mercatro… c'est trop ! 
Nagui a ouvert le bal en donnant sa dem'. Un coup d'bol Sonia Devillers n'a pas eu l'occasion à l'antenne de s'apitoyer sur son sort (1). Devillers corpo, forcément corpo ! À partir de là, Radio France va feuilletonner les changements de grille pour la saison 2026-2027. Les journalistes d'Inter s'inquiètent que trois émissions d'actualité risquent a minima de changer de case ou voire de disparaitre (2). Ils évoquent en introduction de leur communiqué : "Le SNJ se réjouit bien évidemment du retour à l’antenne de Nicolas Demorand, qui a tant manqué aux auditeurs. Mais le contexte d’un retour d’arrêt maladie ne peut pas être utilisé comme prétexte pour piétiner des rendez-vous d’antenne et, avec eux, des axes entiers de l’offre éditoriale. Ce qui est en jeu avec ces changements, c’est l’ADN d’Inter."

Céline Pigalle, Directrice d'Inter, en fait beaucoup pour le retour de Demorand (Recto/Verso, le samedi et dimanche de 9h à 10h) et en profite pour "inventer/imposer" un espace de plus à l'info, les vendredis, samedis et dimanches de 18h à 20h. Ali Baddou ne pourra jamais égaler les performances de "La dernière" sur Radio Nova, le dimanche de 18h à 20h, animée par Guillaume Meurice. Madame Veil, Pédégère de Radio France a beau jeu de parler de "polarisation" et de s'en défendre pour garantir que Radio France ne s'y vautrera pas, mais pourtant il s'agit bien de polariser les antennes et celle d'Inter en particulier, en préambule de l'élection présidentielle d'avril 2027. De fait, quand Céline Pigalle cumule la Direction de la chaîne et la Direction de l'information, quelle place peut-il rester aux programmes ? (3)

Puis ce sera au tour d'Eva Bester d'apprendre que son émission ("La 20è heure") ne sera pas reconduite à la rentrée (4). Motif ? Pas de motif pour l'instant. Profitons-en pour glisser que le sort d'Adèle Van Reeth, productrice et Directrice de France Inter jusqu'en février 2026 n'est pas connu. Elle a manifesté le désir de revenir au micro. Quel micro ? Sur Inter, sur Culture ? Teasing savamment entretenu par le staff de Radio France. On ne sait rien non plus de la deuxième heure du pathétique "Zoom zoom zen" (17h-18h), pas plus que pour d'autres programmes de France Inter (Départ de Lilia Hassaine et de Patricia Martin). Outre les transferts d'humoristes, Pastureau et Chameroy, vers quelques ondes privées, genre RTL (5).

Céline Pigalle

















Céline Pigalle a des idées et  "une volonté de réinvestir le week-end avec plus de direct et plus de cohérence avec la grille de semaine». (6) Là on se tape sur les cuisses à donf ! Une autre forme de polarisation sur l'écoute, les jours de travail qui pourraient se fondre dans les jours de repos et, ne plus rien DIS-TIN-GUER ! Juste en zéro(s) et en un(s), c'est la grande idée de Frisch (Directeur du Numérique Radio France). Pousser la détemporalisation à son max'. Et tant pis si samedi ou dimanche, auditrices ou auditeurs avaient envie d'écouter la radio (et pas forcément des podcasts).

En octobre 1967, Guy Bégué (1932-), Directeur artistique à l'ORTF (radio) demande à Garretto (Jean) et Codou (Pierre) d'inventer des programmes pour les fins de semaine (week-end). Ce sera "TSF" (7) dès fin mars 1968. Jacques Sallebert (directeur de la radio à l'ORTF) constate en 1973 que la radio propose des programmes de radio différents, plus élaborés, le samedi et le dimanche, parce que les auditeurs font des choses différentes du reste de la semaine.

Aujourd'hui les dirigeants de Radio France ne connaissent rien à la radio, leur seul mantra : plateforme et podcasts. Un autre monde avec des épisodes pathétiques de radio-réalité dedans ! 

(1) Dans cet épisode de L'instant M du 14 avril 2021 sur France Inter, Nagui évoque avec une émotion sincère ses parents,
(2) Interception, On n’arrête pas l’éco et Révélations,
(3) Et avec quel Directeur/Directrice de Programmes, à ce jour c'est l'incertitude la plus totale ! Sachant que Laurence Bloch, lors de son audition devant la Commission sur l'Audiovisuel public à l'Assemblée Nationale, avait largement suggéré qu'il fallait qu'Inter trouve le Directeur de Programmes qui équilibrerait la place prise par Pigalle pour l'info !

(4) Cette heure-là, sur france Inter, est depuis de longues années animée par des femmes : Katleen Evin (2001-2021) qui a du laissé sa place à Laure Adler (2021-2023), qui a choisi d'arrêter, puis Eva Bester depuis la rentrée 2023 qui n'a pas choisi d'arrêter !
(5) Jonathan Curiel, Directeur général en charge des antennes, (RTL, RTL2, Fun radio) continue de faire son marché à la radio publique, 
(6) La libre Belgique, 17 juin 2026,

(7) De 1968 à 1971, puis ce sera "L'oreille en coin"  jusqu'en 1990. Treize heures de programmes sur le samedi et le dimanche.

dimanche 21 juin 2026

France Culture : Pink Floyd, memory music…

Pour ouvrir la "Nuit Pink Floyd", concoctée par Albane Penaranda productrice des "Nuits" sur France Culture, qui de mieux qu'Alain Dister pour arpenter avec lui "Les chemins de la musique"… On a ici affaire à un genre de connaisseur ou de baroudeur musical, titre pop qui lui va beaucoup mieux que celui d'expert. Son calme nous fait vite entrer de plein-pied dans l'histoire d'un groupe qui, a beaucoup influencé ma propre petite histoire de la musique et la fin de mon adolescence.

Ummagumma, Pink Floyd










Dister évoque assez vite la "scène underground" en Angleterre. mais en France l'underground  ça passe pas à la radio. Les morceaux sont un petit peu trop longs (et pas assez chantants). La seule solution les 33 tours. Pas ceux qu'on a pas les moyens d'acheter. Ceux des plus riches que nous qui possèdent la galette de vinyl. C'est comme ça qu'au printemps 1970 M. me prêtera, pour quinze jours, "A saucerful of secret" que j'écoute sans relâche après les cours.

Mais le must ne tardera plus à croiser ma route. Au mois de juillet 1970, après avoir travaillé dans un entrepôt de la Régie Renault et gagné ma première paye, je file avec Bruno en Angleterre au mois d'août. En stop, of course… Après quinze jours de batifolage dans les boîtes de night ;-), il me reste suffisamment de £ivres pour, dans une boutique de seconde main de Piccadilly Circus, m'acheter le double "Ummagumma" qui devra trouver sans l'écorner sa place dans mon sac à dos. Ce qui nous empêche pas un petit flasback avec "Astronomy domine" de 1967 (1). on se fait notre propre hit-parade en ajoutant Hendrix et Creedence Clearwater Revival (et les Beatles bien sûr, mais eux ils passent à la radio)…

La nuit s'enchaîne avec David Gilmour… En octobre 1970, quelques jours avant d'aller voir "Woodstock" au cinéma, mon propre enchaînement avec le "Floyd" viendra de l'écoute avec M. (en cabine, chez Maillet, disquaire, rue Racine à Nantes) du "Atom heart mother" qui, avec ses cuivres, va donner une nouvelle dimension au groupe… Dans le deuxième épisode des "Chemins de la musique", Dister et Christian Rosset (Producteur à France Culture) évoquent l'importance des images au cinéma accompagnées de la musique des Pink Floyd. J'ai plus dans l'oreille leur musique que dans les yeux les films de Schroeder (More (2), La vallée). 

Bon ben, de fait, en juillet 69 on a loupé les Floyd qui, en direct à la BBC, accompagnent l'alunissage de Neil Armstrong… Ça devait être quelque chose ! De la lune au soleil, réécouter en juin 2026, en pleine canicule, Pink Floyd, rafraîchit les idées et nous rappelle quelques bons moments du début des 70'. "Obscured by clouds" produit cet effet. Je resterai attaché au groupe jusqu'à "The dark side of the moon" (1973). 



Atom heart mother 




















Il est intéressant d'entendre Jean-Marie Leduc, journaliste, bien raconter à Patrice Galbeau un pan de l'histoire du Pink Floyd… Même quand les hit-parades mainstream nous inciteront à franchir le mur "Another brick in the wall" (1979). On file sur le troisième épisode des "Chemins…" où Dister approfondit son sujet. On va aborder la musique symphonique qui va bien avec celle des Pink Floyd ce qui, entre autres, s'exprime dans "Atom heart mother".


On alterne entre un discours savant et de longs extraits musicaux comme aux meilleurs temps de France Culture dans son "Programme musical". Bien sûr des années plus tard je n'échapperai pas à "Animals" et "The wall" mais quelque chose des origines a disparu, un peu comme ce qui se passe dans la société de plus en plus formatée… Le 5è épisode des "Chemins de la musique". En 2003, que reste-t-il de Pink Floyd trente ans après "The dark side of the moon" ? 


Vous poursuivrez la balade en butinant sur le reste du programme disponible ici. Aujourd'hui, quand j'écoute Pink Floyd, je suis définitivement ailleurs, bien content d'avoir assez longtemps vécu leurs aventures en live…


(1) De l'album "The Piper at the Gates of Dawn",
(2) More, B.O. sortie en 1969 avant "Ummagumma" mais que je n'écouerai que quelques années plus tard, 

vendredi 19 juin 2026

1936 : l'été où les Françaises et les Français découvrent les vacances…

2026 : les Françaises et les Français découvrent la misère des grilles d'été de la radio publique… Vous trouverez un peu hasardeux ou facile ce rapprochement… historique avec l'été 36. Mais alors que la radio pourrait nous permettre de faire un "pas de côté" et même deux, sa résignation, ses renoncements ne peuvent que nous inciter nous mêmes à nous résigner à ne plus écouter la radio. Toutefois c'est en écoutant le formidable "Lieux de mémoire" de France Culture de juillet 1998 (1) que nous pouvons imaginer que la radio a pu, au-delà de l'histoire, au-delà du temps présent, nous faire voyager et surtout prendre la mesure du "changer la vie"…

Mais la radio…
n'est plus à nous !

















Nous aurions aimé pour cet été 2026 que la radio, à travers des créations originales, de nouvelles voix, de nouveaux formats change nos habitudes d'écoute, nos réflexes et quelques certitudes sur telle ou telle chaîne. Découvrir, sortir des sentiers battus, prendre le temps d'écouter, ça aussi ça change la vie. 

Le staff de Radio France a choisi l'immobilisme, la facilité et une forme insidieuse de dédain à l'égard des auditrices et des auditeurs. Je ne radote pas, je suis juste désespéré et, au-delà des diatribes des médias qui font semblant de nous faire croire qu'il y aura des nouveautés radiophoniques cet été, je suis convaincu, programmes à l'appui, que c'est juste de l'esbroufe et de la communication de professionnels de la profession…

Vive les archives !

Voir aussi l'article de Lucie Alexandre, "90 ans des congés payés. La gauche se remet à la plage du Front populaire", Libération, 19 juin 2026.