mardi 12 mai 2026

Décibels : une belle et longue histoire de la musique… Jeanne-Martine Vacher !

Albane Penaranda, productrice des "Nuits de France Culture" a eu la bonne idée de reprogrammer le "Décibels, Spécial Brésil" du 24 février 2003 (1). Décibels une très belle aventure de treize années (526 épisodes) que Jeanne-Martine Vacher a mené de main de maître et donné à France Culture quelques pépites patrimoniales. Jeanne-Martine enroule ses émissions de passion(s), de curiosité(s), de découverte(s) et last but not least de joie(s). Inimitée elle incarnait la musique et nous permettait de faire tomber les barrières, les stéréotypes et les à-priori. Belle gageure, bel enthousiasme pour une émission passée de mensuelle à hebdomadaire (2).

Jeanne-Martine Vacher










Virée brutalement en 2013 et, sans aucune explication crédible, Jeanne-Martine Vacher mérite d'être réécoutée tant ses émissions n'ont rien perdu de leur "actualité". Son road-movie "Sur la route de Janis Joplin" est à réécouter et à archiver quelque part dans votre boîte à trésors.

Et demain, une autre très belle histoire de musique, bien programmée… par un programmateur !

(1) Le lien n'est pas disponible mais à partir du site et en déroulant un petit peu vous trouverez l'émission… Avec un court mais touchant portrait de Baden Powell par Jérôme Sandlarz…
(2) À partir de 2009 elle se poursuivra avec Movimento,

lundi 11 mai 2026

D'un 10 mai (1936) à l'autre (1981)…

Je n'oublierai jamais, en une du Monde, le billet de Robert Escarpit, le surlendemain de la victoire aux Présidentielles de François Mitterrand (11 mai, daté 12 mai 1981) que j'avais acheté à Rennes. En formation, je tentais par tous les moyens d'en lire le maximum. Mais c'est bien le billet d'Escarpit qui m'avait le plus réjoui…

Une du 11 mai 1981

 









"J'ai sous les yeux un journal daté du lundi 11 mai. Un titre le barre : "Le parti socialiste revendique la direction du gouvernement." Il tire les conséquences de la victoire électorale que vient de remporter la gauche. Ce journal est jaune et poussiéreux, car si le jour est bien le lundi 11 mai, l'année est 1936. Cet exemplaire est tombé sous ma main hier, dans le carton où je garde quelques souvenirs précieux. J'y ai vu un signe. Ce que j'attendais depuis quarante-cinq ans est arrivé. Comme dans le film de René Clair, C'est arrivé demain." (1)

Quarante-cinq ans plus tard (eh oui !), Robert Escarpit (1918-2000) n'est plus là. Et l'on fête (de façon très atone) les 90 ans du Front Populaire… En ces temps tellement incertains, qui oserait écrire "C'est arrivé demain", quand d'ici ce soir tout peut encore arriver. Mais ce qui aurait pu nous arriver de mieux c'est que la radio, dès ce lundi, profite de la "Concordance des temps" de ces 10 mai pour nous remettre dans… l'Histoire ! Quitte à plomber le 10 mai 2026…

(1) Ce même 11 mai 1981, Libération "nouvelle formule", testait son n°0-0. Le mardi 12 mai (n°1), en bandeau en haut de une, Libé titrait "Il est mort le soleil". La veille Bob Marley (1945-1981) décédait. Quel titre ! Et ce ne serait pas le seul, Libé faisant sa spécialité des unes… remarquables !

vendredi 8 mai 2026

Le petit rapporteur… (de la Commission) !

Jacques Martin, homme de radio et de télévision, avait de l'humour et je ne voudrai pas l'offenser en reprenant le titre d'une de ses célèbres émissions de télévision (1) pour évoquer le rapport de la Commission sur l'audiovisuel public, de M. Charles Alloncle, député UDR de l'Hérault. Tant et tant a été dit, écrit, filmé, amplifié, démultiplié, dévoyé. Allais-je à mon tour me lancer dans la lecture de ce réquisitoire à charge et perdre mon temps, tant avec ou sans rapport, le venin - tel un virus - s'est instillé dans le mental des Françaises et des Français ? Le mal est fait et les conséquences risquent d'être très lourdes. En fait, en lisant les neuf pages du sommaire, on comprend les biais, les charges, les obsessions du rapporteur qui en disent aussi long que les litanies de ses "analyses"…











Je ne citerai pas non plus le poète Jacques Prévert dans son si joli poème "Inventaire" car celui du Rapporteur à quelque chose de malsain et de terrifiant. Faire table rase du passé (et du présent) de l'audiovisuel public c'est ne laisser aucune chance à son avenir et faire craindre pour la démocratie (2). 

Extraits des titres du sommaire (liste non exhaustive)
Des manquements répétés aux obligations d’honnêteté de l’information/La diffusion d’informations inexactes ou gravement équivoques/Des biais militants dans le traitement de certains sujets environnementaux au détriment des données scientifiques/L’humour érigé en expression militante/Le choix de Nora Hamadi pour la revue de presse/France Médias Monde et la diffusion de discours hostiles à la France/Une défiance croissante des téléspectateurs et une archipélisation de l’audience/L’Arcom : une autorité souvent dépassée, pourtant au carrefour des grandes mutations du secteur audiovisuel/Un paysage institutionnel éclaté, des proximités personnelles, et une « culture de la défausse »/Une ascension fulgurante qui interroge : le cas Sitbon-Gomez/Des promotions chez Radio France qui suscitent des remous/Une forme de consanguinité d’un certain milieu… Etc, etc !

N'en jetez plus, la cour est pleine. Il manque, à ce long plaidoyer à charge, des contre-propositions (autres que celles des groupes politiques), de professionnels de la profession, d'expertes et d'experts, d'historiennes (et leurs homologues masculins), de sociologues, d'un large panel d'auditrices et d'auditeurs, et de téléspectateurs. Ce travail de la Commission aurait du jeter les bases d'une réflexion sur les enjeux de l'audiovisuel public et engager les débats. Au lieu de quoi il restera comme une formidable opération de politique-spectacle au seul service d'une entreprise de démolition de très forte magnitude. 

Les dégâts attestés, M. Alloncle n'échappera plus alors de rendre, à son tour, des comptes au tribunal de l'histoire, comme à la représentation nationale. Alea jacta est.

(1) "Le Petit Rapporteur" est une émission de télévision française satirique, créée par Jacques Martin et Bernard Lion et diffusée en direct le dimanche du 19 janvier 1975 au 27 juin 1976, 
(2) "La fin d'une commission au service de la bataille culturelle", Aude Dassonville, Le Monde, 7 mai 2026 et "Audiovisuel public : de la manœuvre politique au grand gâchis", Éditorial, Le Monde, 7 mai 2026,

jeudi 7 mai 2026

France Inter : Devillers numérote…

Exercice assez rare en radio (1) on se demande bien à quoi joue Sonia Devillers (2) sur France Inter à numéroter, jour après jour, ses interventions au micro. Pour s'en servir comme trophée ? Pour rester dans l'histoire ? Imaginons juste Jacques Chancel jouant à ce petit jeu de cour d'école, alors qu'il a dépassé sur trois décennies les trois-mille Radioscopie (3). Imaginons qu'Ali Rebeihi, Mathieu Vidard, Eva Bester et Michka Assayas en fassent autant. Alors si chacun se met à faire son numéro… Où va-t-on ? !!! Les uns et les zéros du numérique nous suffisent !

















Le jeudi 28 août 2025, alors que son émission vient de démarrer depuis trois jours (rentrée 2025-2026), Devillers reçoit François Cluzet. Elle n'est jamais aussi à son aise que de surfer sur le pipole dans lequel elle se vautre. Toujours très à l'aise au micro, dynamique voire percutante elle enfile les questions vers l'acteur renommé. On ne s'attend pas à ce qu'elle s'apprête à toucher à la vie privée de Cluzet qui, à priori, n'intéresse pas le public. Devillers va faire en sorte que le dit-public s'y intéresse.

À 17'39" : "Est-ce que vous avez envie de parler de Marie Trintignant qui est morte depuis des années… du fils que vous avez eu avec elle… ?" Avec dignité Cluzet répond et précise "Mon fils m'a dit papa s'il te plaît ne parle plus jamais de Marie à la télé ou à la radio, si tu savais comme à chaque fois ça me donne un coup de poignard. Ce jour-là je lui ai promis que je n'en parlerai plus jamais." Dans la vie réelle entendre ça provoque chez chacun de nous l'immédiat silence, l'immédiat tact, l'immédiat respect. Chez Devillers non ! Elle surenchérit ! Elle en rajoute ! Elle enfonce le couteau dans la plaie ! Odieux ! Indigne ! Méprisable !

Ce jour là Devillers s'est discréditée, disqualifiée. Il y a un chiffre qui mieux qu'un mot exprime cette situation sans qu'il soit besoin de l'écrire ou de le nommer !

(1) Excepté sans doute Jean-Marc Morandini dont je crois me souvenir que dans son "Grand direct des médias" sur Europe 1, il numérotait chaque jour sa présence au micro ! 
(2) Sa chaîne ayant aussi la folie des grandeurs son podcast émission s'appelle "Le grand portrait" (précédé du "grand entretien)" qui s'insère dans la "Grande matinale" elle même s'incrustant sur la "Grande chaîne" du service public…
(3) De 1968 à 1990. Environ 3200 à 3500 diffusées en flux. Les chiffres souvent avancés de plus de six-mille intègrent les rediffusions. 

lundi 4 mai 2026

Front populaire : 90 ans… France Culture rate le coche !

Comment alors que, jour pour jour, le dimanche 3 mai 1936 le Front populaire remporte les élections législatives, France Culture a, ce 4 mai 2026, fait l'impasse sur les quatre-vingt dix ans de cette victoire qui va, entre autres, "changer la vie" des ouvrières et des ouvriers. France Culture pourtant si prompte à sauter à pied joint sur l'éphéméride. Alors que sur le sujet paraît le livre de Ludivine Bantigny (1), ni "Le cours de l'histoire", ni "Le book club", ni "La série documentaire", pas plus "Le débat" qu'"À voix nue" n'ont trouvé l'occasion d'évoquer ce moment historique de l'histoire de France. Acte manqué pour le moins. Et pire alors que France Culture plombe tous ses programmes d'info la chaîne passe à côté de l'histoire, ce qui rappelons-le était sa marque de fabrique. C'est grave et désolant !












Vous pourrez toujours attraper cette "Histoire particulière" intéressante pour ce qu'lle dit du film de Jean Renoir "La vie est à nous"…(2) De façon plus légère, vous pourrez aussi écouter les vingt épisodes de la série d'été de 2016 de Juliette Livartowski "1936, congés enchantés". Mais surtout le très intéressant travail de Jean-Michel Gaillard, "Les 40 jours de Blum" (Perrin, 2001)) où comment le très légaliste Blum a attendu la fin de la session parlementaire pour prendre ses fonctions de Président du Conseil (1936-1937). Et aussi la courte intervention de Jean-Noël Jeanneney pour la panthéonisation du leader socialiste. Le 3 mai 2016, Jean Lebrun, sur France Inter, y consacrait deux "Marche de l'histoire" pour l'ambition culturelle du Front populaire et pour la semaine de 40 heures. Et bien sûr "La fabrique de l'histoire" d'Emmanuel Laurentin en quatre épisodes "1936 : un Front populaire pour le pain, la paix et la liberté"…

(1) La Bourse ou la vie. Le Front Populaire, une histoire pour aujourd’hui (La Découverte, 2026),
(2) Bon, c'est tellement loin sur la page d'aller chercher la deuxième partie, la voici,








mercredi 29 avril 2026

Comment peut-on aimer la radio ?

Michel Guerrin, rédac-chef au Monde titrait sa chronique de samedi dernier, 25 avril, "Comment peut-on aimer Céline Dion ?"… Coup de bol je ne me pose pas cette question existentielle. Par contre pour ce qui concerne la radio il est temps de se la poser.

















La radio est, aux origines, un objet encombrant qui a beau s'appeler T.S.F. (Téléphonie Sans Fil) on doit le raccorder à une prise de courant pour entendre le monde vibrer, on se colle devant (seul, en couple ou en famille) et on n'en décolle plus (1). Donc pas moyen d'écouter la radio ailleurs que dans la cuisine ou le salon. Puis au début des 60' viendra le transistor avec un de ses plus beaux emblèmes pour la génération du baby-boom, "Salut les copains" de Daniel Filipacchi sur Europe n°1, à l'heure du goûter.

En ces temps immémoriaux, les programmes sont essentiels, pensés, rythmés, élaborés en fonction de l'auditoire. Tout le monde, au travail, ne peut pas écouter la radio, au bureau, sur le chantier, dans sa voiture ou son camion. Toutes les femmes "au foyer" ne sont pas forcément à l'écoute. Ça crée un lien - spatio-temporel - très fort avec l'objet et son "contenu". Avec ses animatrices et animateurs, ses rendez-vous imparables, ses complicités et quelquefois en les intégrant dans sa famille : Zappy Max, Ménie Grégoire, Georges Lourier, Pierre Bellemare, Kriss, Gérard Sire, Gérard Klein, Franck Ténot,… (la liste est très très longue).

On peut organiser sa vie en fonction des émissions et être accro ! Mais les temps modernes veulent qu'on s'affranchisse du support matériel (radio fixe ou transistor) et dans un bond en avant technologique, voilà que le numérique (à la fin des années 90) va définitivement découpler l'objet et son contenu. L'ordinateur puis le smartphone vont envoyer aux gémonies le "fil à la patte" que nous avions avec le récepteur radiophonique. Et la contrainte d'"attendre" son programme favori. Le tout s'accompagnant très vite de la détemporalisation des émissions écoutables et réécoutables à n'importe quelles heures du jour et de la nuit. D'ailleurs pour être sûr que tout a changé, il suffira d'appeler les émissions des "podcasts" et surtout de faire en sorte que l'auditoire ne s'appuie plus sur un programme "figé" mais sur des collections infinies de thèmes plus clivant les uns que les autres. Dans un bel écrin appelé une plate forme.

Comment peut-on aimer la radio (ou ce qu'il en reste) ? C'est bien la question du moment et pas sûr qu'auditrices et auditeurs qui écoutent des podcasts aient l'impression d'écouter la radio. Arte radio qui n'a jamais fait de radio a commencé (pionnière, en 2002) à produire des sons et puis a fini par les appeler podcasts. Sans pour autant se débaptiser en "Arte podcast". Le mot radio garde encore une forme très identifiée de communication. Jusqu'à quand ?

(1) "Chaque début d’après-midi je m’assieds sur les genoux de ma grand-mère. Elle tend sa main vers une boîte d’acajou. Tourne un bouton de bakelite blanc strié. Au-dessus, lentement, une petite lumière, faiblarde et jaunasse, s’allume. Des voix s'approchent. Mamée se penche. Regard tendu sur cette boîte magique. 14h. Elle entre 42, rue Courte. Son feuilleton de Radio Luxembourg. J’ai quatre ans. Juste avant ma sieste, je la regarde écouter. Elle est dans la radio. J’aimerais que ces instants de fusion-diffusion ne s’arrêtent jamais." Fañch Langoët, "60 ans au poste. Journal d'un auditeur." L'Harmattan, 2023

mardi 28 avril 2026

Fip… en pile !

Dimanche 26 avril. Juste nous deux ! Fip et moi… Émoi à 8:40 avec "Just the two of us" de Bill Withers (1981). Je viens en terre connue entrer dans l'histoire du jour. L'histoire qui se tisse autour d'un ruban musical unique et surprenant. À 9:15 ça prend bien avec "Billy Jack", six minutes de Curtis Mayfield, mais entre les deux ? Les programmateurs (et une programmatrice) assurent le programme par tranche de deux heures. Et à 9:15 on a changé de programmateur depuis quinze minutes. C'est le jeu. Des fois ça colle (de l'un à l'autre programme) des fois ça colle moins. On se laisse porter. Mais si jamais on fait un peu plus que se laisser porter, on peut être un peu désemparé si Fip, de piles en piles de disques, au lieu d'être dans l'enchaînement, s'engouffre dans l'empilement.

Merci à Patrick d'avoir extrait
de son immense discothèque 
ces quelques vinyls… de légende












Aie ! Ce qu'il ne fallait surtout pas dire. Et pourtant le vieil auditeur de Fip que je suis sent bien cette façon irréversible de "changer l'ordre des choses". La programmation reste éclectique, souvent subtile, et donne envie de Shazamer plus que de raison. Mais alors pourquoi cet impression d'empilement ? Ce que Radio Nova appelle le "Grand mix" ? Ben parce que si le programme ne nous plonge pas dans une histoire (un début, un milieu, une fin) qui ne s'empêche pas de virevolter, de faire des écarts, de rebondir et de retomber sur ses pattes, je dirai que notre (mon) cerveau est moins stimulé. Bon, faut dire que les histoires c'est toute mon histoire avec la radio (1). On pourrait se fier à ce slogan : "La pertinence de la programmation,  l'impertinence de l'animation !" Ouais, sauf que des fois la prog. n'est pas pertinente, pas plus que l'animation n'est impertinente. C'est selon !

Comme pour d'autres chaînes de Radio France la mutation et le basculement sur le web et/ou sur le DAB+ est en marche (forcée). Pour préparer le terrain Fip aura commencé par empiler les web-radios, comme autrefois on empilait les porte-clefs. Dur constat pour les deux créateurs de Fip (en janvier 1971), Jean Garretto et Pierre Codou, particulièrement quand Garretto, en 1965, inventait la bourse aux porte-clefs (2). Mais beaucoup plus alarmant il semble bien que Fip empile de plus en plus les titres plutôt que de les enchaîner. De lier les titres entre eux. L'enchaînement, l'adn de Fip, que tant de programmateurs ont mis en œuvre, jour après jour, années après années. ¿Que pasa ? C'est quoi ce déchaînement ? Le signe que dans quelques quarts d'heure Fip ne sera plus une chaîne (hertzienne et de flux) mais une web radio parmi tant d'autres ? C'est possible ? On serait tenté de dire oui, tant les basculements vers le Dab+ et le web deviennent à la mode… Comme ce sera le cas pour France Musique dès cet été !

Et puis côté animation il y a des animatrices qui se lovent dans le programme tout en subtilité et mots choisis et celles qui posent leurs textes à plat, sans relief, sans âme. Ça s'entend et ça s'entend beaucoup même. Sauf si l'auditrice ou l'auditeur fait l'impasse sur ces "interruptions volontaires". J'ai été élevé dans l'esprit des créateurs pour ces interventions météorites, fantaisistes, décalées et captivantes. Alors j'écoute les animatrices avec attention et il m'arrive de grommeler… Car si à peine qu'un instrumental démarre on s'attend à ce que l'animatrice ouvre son micro… on frise le systématique ! Et ça enlève beaucoup (trop) de spontanéité !











Je n'écoute jamais les web-radios de Fip (3) car elles sont sans animation. Le jour où Fip basculera sur le web et finira par utiliser des voix IA, il en sera bien fini de l'idée originelle de Roland Dhordain (4), une radio de service (météo, info, radio-guidage, culture) avec le génie d'y associer une programmation musicale "unique au monde". Le tout fait d'humanité et de feeling (d'émotion), pas de robot. The dream is over.

(1) Ben à 9:29 "La fille d'ipanéma" par Jacqueline François (1964), paroles d'Eddy Marnay,  je ne m'y attendais pas du tout, et surtout je ne connaissais pas !

(2) En 1965, Roland Dhordain (1924-2010), directeur de France Inter, demande à deux producteurs inventifs, Jean Garretto et Pierre Codou, de trouver une idée pour faire venir les auditeurs à la Maison de la radio, ce sera "Bienvenue à l'ORTF" et des animations sans précédent, in situ. Pour des raisons évidentes de sécurité la Préfecture de Police mettra fin au bout de quelques mois aux animations auxquelles le public avait eu plaisir à prendre part ! Dans le grand hall, était organisée une bourse aux porte-clefs, chacun pouvait repartir avec celui de l''ORTF à condition de l'échanger avec un des siens, 

(3) Culte, Sacré Français, Groove, Rock, Jazz, Reggae, Pop, Électro, Monde, Nouveautés, Hip-Hop, Métal,
(4) Directeur de la radio à l'ORTF,

Bon à 11:45, Gérard Palaprat, "Pour la fin du monde" (1971). Aie ! Là ça fait très mal à sa propre jeunesse, bigre de bigre ! ;-)

Plus moche comme visuel !












28 avril, 7h28, 
si Audrey pousse le bouchon à dire la poésie de Pablo Neruda dans sa langue d'origine, on écoute, on boit ses mots, on voyage, c'est un autre réveil-matin, une attention subtile et beaucoup de délicatesse… Et comme dirait Lisa Leblanc (7h50) Quoi-ce tu fais ça pour ? "Bang bang" !!!! (8h23)