mardi 9 juin 2026

Fip : on n'en peut plus des annonces, de l'auto-promo, des partenariats…

Stop ! ¡ Basta ! Fermare ! On n'en peut plus de la valse incessante des promos… incessantes enrobées des voix des animatrices qui finissent par polluer l'antenne ou mieux perturber gravement notre écoute tranquille d'un flux musical torpillé par ce brouhaha permanent. Les voix qui apportaient une ponctuation, une respiration, une diversion ont fini par ressembler à ce qui se pratique sur les radios privées le matraquage publicitaire. J'aurais jamais imaginé un jour pouvoir écrire ça. Alors que je tendais l'oreille pour bien entendre l'animatrice, dorénavant je baisse le son, car à quelques trop rares exceptions, ces annonces sont lénifiantes, commerciales, jetables… Elles ont fini par remplacer tout ce pourquoi Dhordain (1) a voulu cette chaîne : une radio de service. On est passé du service au consumérisme. Triste reflet d'une société en déclin (moral) et en toupie sur elle-même. Le rêve est fini Fañch, il serait temps que tu te foutes ça dans le crâne !

Jean Yanne















"Nous nous sommes tant aimés" (2)
J'ai beau me raccrocher au très beau film de Scola, ma lassitude est profonde. Si j'écoute entre les promos et trouve encore mon compte parmi le flux musical, je ne me résous pas à avaler la couleuvre ce que plusieurs dirigeants successifs ont accepté de faire, sans vergogne, sans honte et cent pour cent. Formidable faux-nez (très tendance depuis les années 2010) on nous vend du flux musical (de plus en plus déstructuré, de moins en moins enchaîné) et on balance depuis Paris des promos censées intéresser auditrices et auditeurs si loin des expos, des festivals, des animations le plus souvent auto-centrées sur "Paris et sa région"…

Fip a fini par reproduire - à l'envers - ce que Lucien Morisse avait inventé dans les années 60 sur Europe n°1, la rotation plusieurs fois par jour (au moins huit fois) d'un même titre de musique. Système "importé" des États-Unis d'où Morisse revenu ébahi n'a pas tardé à reproduire le modèle. Si à Fip la rotation d'un titre est "éloignée" dans le temps, le matraquage de l'auto promo (Jazz à Fip, émissions hebdo, podcasts originaux) sature l'antenne, ajoutons-y ce qui est censé concerner la culture et l'on sort après deux heures ou trois heures d'audition en continu avec la furieuse envie de se boucher les oreilles…

"Quand j'entends le mot culture, je sors mon transistor…" (Jean Yanne)
À la différence de Jean Yanne, je jette mon transistor ! Ce formidable fantaisiste, fantastique animateur de radio ne s'est pas contenté, avec le détournement de la citation originale (3), d'en faire une émission de radio sur Luxembourg puis sur RTL, il a permis à la France entière (?) de se fendre la poire le dimanche matin. À Fip le radio-guidage était l'occasion de sourire même si on ne circulait pas sur le périphérique… De passage sur Fip Marie-Odile Monchicourt (animatrice de L'Oreille en coin) se lance "C’est pas parce que l'ennui est la mère de tous les vices qu'il faut en profiter Boulevard Saint-Michel.”. Et ces ponctuations faisaient du bien quand on circulait sur les départementales bien dégagées !

La systématique de mettre des annonces sur chaque instrumental, tue l'instrumental qu'on aimerait quelquefois entendre "sans paroles" et casse le principe de la radio "anti-système". Anti-système de grille, de programmes, de reconnaissance d'animatrices ou de programmateurs, de réalisatrices ou réalisateurs (maillon indispensable de la chaîne de production), de playlist. Et surtout ce qui faisait le sel de l'antenne, la fantaisie, le clin d'œil, le pas de côté, la spontanéité ont presque disparu des annonces (4)…

Il me fallait écrire tout ça avant, et ce sera pour un prochain billet, de prolonger l'interview avec Patrick Derlon, (ex)-programmateur à Fip…

(1) Radio-guidage, météo, infos, culture,
(2) "C'eravamo tanto amati" film italien d'Ettore Scola, 1974
(3) Rudolf Hess "quand j'entends le mot culture, je sors mon pistolet",
(4) Toutefois ce matin, vaille que vaille, Audrey met du soleil dans nos réveils… sur un morceau d'Arc De Soleil, "Got caught in Amsterdam",

lundi 8 juin 2026

Le podcast : objet de toutes les recherches… (ou presque)

Le GRER (Groupe de Recherches et d'Études sur la Radio) organisait à Paris, jeudi et vendredi dernier, un colloque internationnal "Le podcast : objet nouveau ou continuité et réinvention de la radio ?". On a pu en suivre l'intégralité via une chaîne YouTube. Il y a beaucoup de choses à en dire. Depuis 2001 ce groupe de recherches a beaucoup creusé le sujet de la radio qui en est son objet même. Et, pour entrer dans le vif du sujet on peut s'interroger sur lle thème de ce colloque qui évoque, entre autres, la "réinvention de la radio" (1). C'est sur ce quoi nous allons (2) tenter d'apporter quelques réflexions "modestes et géniales", pour paraphraser Daniel Mermet (3).

















En introduction du colloque j'aurais aimé qu'on s'interroge, avant de détailler l'état des lieux, sur pourquoi le podcast a-t-il pris la place qu'il occupe aujourd'hui au détriment progressif de la radio linéaire ? Et surtout sur la bascule sémantique du mot "podcast" dépassant sa fonction initiale, pour devenir l'unique objet de la diffusion radiophonique. Je m'appuie sur ma connaissance de la radio publique, connaissant mal ou pas assez les radios privées et les radios associatives.

Réinventer la radio : quand et pourquoi ?
Deux événements se sont croisés au début des années 2000. L'invention du support et à la radio une autre façon de réécouter, d'archiver une émission. Tout ça c'était avant le drame. Le drame ? La nomination de Mathieu Gallet comme Pdg de Radio France en 2014 (4). À partir de là il s'est agit de faire basculer un média presque centenaire (1921), dans sa forme la plus aboutie, en une "organisation plus souple" au risque de ne plus faire de radio. Pour Mathieu Gallet "organisation plus souple" ça veut dire "agilité". Et, à partir de ce mot de communicant, devenu un mantra, Gallet allait pouvoir, par pallier et, avec l'aide précieuse d'un geek, - Laurent Frisch, Directeur du numérique à Radio France -, faire du passé table rase et étrangler la radio. L'objectif (pour Radio France) n'a jamais été de réinventer la radio mais bien plutôt de s'engouffrer dans l'audio. En clair, s'affranchir d'un média beaucoup trop "immuable" et d'un modèle beaucoup trop structuré.

Réinventer la radio : commencer par la déstructurer
La plus grande pirouette intellectuelle a été de transmuter toute la radio par le "seul" podcast. Regardez les pages programmes des chaînes de Radio France et vous constaterez que le mot "émission" a disparu au profit de celui de podcast. Quelle meilleure façon de tuer la radio en commençant par dé-nommer toutes ces strates : émissions, programmes (grilles), chaînes. Et, tout en s'appuyant sur la renommée du média radio, construire une plateforme qui définitivement gommera les identités de chaînes (et de fait les chaînes elles-mêmes) et qui n'aura plus qu'une seule entrée : Radio France. On voit bien alors poindre à l'horizon les effets dévastateurs sur la masse salariale. Avant même la fusion des audiovisuels publics.

Réinventer la radio : la passer par pertes et profits
Les propositions de Delphine Ernotte pour l'avenir de France Télévisions imaginent la fusion de France 3 et Ici, la fusion de franceinfo radio et franceinfo tv. Et à Radio France, Mouv' définitivement sur le web en attendant que Fip et France Musique ne la rejoigne. Puis se posera la question du doublon France Inter/France Culture et l'on constatera que le champ radiophonique aura diminué comme peau de chagrin.

À Radio France (je parle du staff et de l'armée mexicaine de cadres) personne ne veut réinventer la radio. L'idée étant de définitivement promouvoir l'audio et de le plateformiser. "Réinventer la radio" apparaît alors comme une question de recherche mais en aucun cas de poser la question de la survie de la radio ou la poursuite active de son modèle. Il nous appartient, modestement, de continuer à interroger et à défendre le média qui est malheureusement aujourd'hui en très mauvaise posture. 

D'ores et déjà proposons donc au Grer d'organiser un colloque international "La fin de la radio : pourquoi on en est arrivé là !".

(1) En novembre 2009, le Grer organisait à Paris, le colloque “Vers la Postradio, Enjeux des mutations des objets et formes radiophoniques”. Pour celui d'aujourd'hui Christophe Deleu, co-animateur du colloque précisera qu'il s'agit pour le GRER de faire un pas de côté vers le podcast.

(2) Ben oui des fois j'aime bien dire "nous" ;-)
(3) "Là-bas si j'y suis", France Inter, 1989-2014,

(4) Nomination par le CSA à huis clos qui ne cessera jamais de nous interroger à juste titre. Quelles injonctions s'est entendu prononcer Mathieu Gallet ? Particulièrement celle qui concerne la "diminution drastique de la masse salariale" de la société Radio France.

jeudi 4 juin 2026

Il y a 90 ans, le 4 juin 1936 : Léon Blum s'installe comme Président du Conseil…

"Les Nuits de France Culture" et particulièrement celles de samedi dernier ont donné l'occasion à Antoine Dhulster de revenir sur le Front Populaire. Deux moments ont retenu mon attention. Les deux épisodes du "Grand débat" animés par Jacques Julliard…

Léon Blum










La mise en perspective qu'aborde Julliard dans le premier épisode permet de focaliser sur le "6 février 1934" qui lentement fera advenir le "Front populaire". Daniel Mayer (ancien Président du Conseil constitutionnel) revient sur le 12 février, la grève générale dans tout le pays, le cortège socialiste rejoint par le cortège communiste. C'est ce qui sera à l'origine du mouvement d'unité imposé par les manifestants. Pour le 6 février, Jean-Pierre Rioux (historien) détaille les morts de la manifestation (1). "Un ouvrier de chez Renault, un commerçant, un musicien, un cuisinier, un interne en médecine, deux industriels, un employé, un garagiste, un hôtelier… Tous issus des classes moyennes et un ouvrier de chez Renault ! Le 7 février au matin ceux qui lisent le journal découvrent qu'il y a eu 15 ou 16 morts !".

Ce numéro (et le suivant) du "Grand débat" est assez exceptionnel pour avoir réuni, cinquante ans après, Jean-Marcel Jeanneney (ancien ministre) et Daniel Mayer, qui ont vécu les événements. Et les trois historiens Pascal Ory, Antoine Prost et Jean-Pierre Rioux. Julliard considèrera 1936 comme "Une société ouvrière. La révolution sociale s'approprie la révolution de 1789".

Le second épisode évoquera les difficultés financières du gouvernement de Front Populaire. 

Autour de la table les intervenants ne sont pas très précis sur le nombre de jours séparant l'élection du Front Populaire et l'investiture de Léon Blum comme Président du Conseil. Ils n'avaient pas lu (et pour cause) le très bon travail de Jean-Michel Gaillard !
















(1) "Le 6 février 1934, une manifestation antiparlementaire est organisée à Paris devant la Chambre des députés par des groupes de droite, des associations d'anciens combattants et des ligues d'extrême droite pour protester contre le limogeage du préfet de police Jean Chiappe à la suite de l'affaire Stavisky." (source Wikipedia)

mardi 2 juin 2026

Radio Fañch : 15 ans, 2700 billets et une autre histoire de la radio…

C'est donc hier que le 2700è est tombé. Avec un mois et demi d'avance (sur mon pronostic de publication) pour le quinzième anniversaire, qui aura lieu le 17 juillet. 2700 petites bafouilles ça veut dire 180 par an, soit un billet tous les deux jours. Mon idée c'était d'arriver à 3000, mais vu le délitement de la radio, j'ai beaucoup moins de choses à raconter. Et les renoncements du staff de Radio France pèsent lourd sur l'avenir de la radio publique. D'une gazelle venue de nulle part, à la rebaptisation de la maison de la radio en passant par les postures de la Pédégère, Sibyle Veil, il faut supporter à marche forcée le "tout numérique", une plate forme (sans pétrole), la fin des programmes, et beaucoup plus si dés-affinités…


 









On peut être inquiet d'écouter "Radio-Rediff'" sur toutes les chaînes cet été et, plus encore pour les "grilles" de rentrée qui vont s'aplatir sur la Présidentielle et renvoyé au fond des buts des émissions qui pourtant devraient tenir les programmes plutôt que de les combler. 

Allez, un p'tit indicatif sympatoche pour entamer la seizième année… (Création Hugues Le Bars)

lundi 1 juin 2026

France Télévisions : une bergerie, un loup et pas le moindre raton-laveur en vue !

Pour mon 2700è billet j'allais quand même pas trahir ma ligne éditoriale toute vouée à la radiophonie (sans fil). Si j'aborde les rives du "petit écran" c'est que par l'intermédiaire d'une grenade à fragmentation Mme Ernotte, Pédégère de FTV, vient d'envoyer le coup de pied de l'âne à Sibyle Veil, Pédégère de Radio France. Début mai, à la demande de la ministre de la Culture, Catherine Pégard, la direction de France Télévisions a élaboré trois scénari qui laissent assez pantois. Je n'aborderai ici que le deuxième scénario qui fait jouer Radio France dans un remake du film de 1957 "Règlement de comptes à OK Corral" (1).













"Le deuxième scénario vise à rassembler France Télévisions et Radio France sur une plateforme unique, sans toucher aux programmes, mais en réduisant la masse salariale grâce, par exemple, à une plus grande automatisation des tâches (180 millions d’euros d’économies projetées pour France Télé." (2). Ernotte s'engouffre dans une fusion qui interroge. N'est-ce pas plutôt à l' État - qui essaye depuis dix ans - de s'engager sur la réforme ? Par cette posture, Ernotte joue un drôle de jeu. Elle confirme sa vision positive de la fusion et met dans une position inconfortable Radio France et sa Pédégère Sibyle Veil qui sont contre la fusion. Il y aurait une suprématie affichée de la TV sur la radio qui laisserait des traces au sein d'une même entité - France Médias -, ce qui ne manquerait pas d'augurer de grandes joutes à venir.

La radio serait le vassal de la TV alors que depuis 1975, Radio France est autonome ? Si Mme Baudrier, 1ère Pédégère de Radio France, se devait de revendiquer l'attribution des radios de FR3, il n'y avait pas de hiérarchie entre les sept sociétés créées suite à la dissolution de l'ORTF (3). «Delphine Ernotte tente un coup de poker en mettant l’État face à ses responsabilités» (Télérama, 28 mai 2026). Pas sûr que l'époque soit au coup de poker, au coup de Jarnac ou au coup de bluff (4). On a hâte de connaître les scénarios que Mme Veil se doit de remettre à la Ministre de la Culture. Pourvu que ce ne soit pas un "coup d'épée dans l'eau onde" ?











(1) Titre original : Gunfight at the O.K. Corral. De John Sturges, avec Burt Lancaster, Kirk Douglas, Rhonda Fleming,
(2) "Les suggestions chocs de Delphine Ernotte pour France Télévisions et l’audiovisuel public",
 Aude Dassonville, Le Monde, 29 mai 2026,
(3) Radio France, TF1, Antenne 2, FR3, SFP, TDF et l'Ina,
(4) À l'intérieur d'une structure commune Radio France et France Télévisions pourront s'en donner "à cœur joie" pour fusionner France Info Radio et France Info TV, Ici et France 3, et plus si affinités…

samedi 30 mai 2026

Patachou, Brassens et Pierre-Arnaud de Chassy-Poulay… c'est peut-être un détail pour vous !

Jeudi dernier, dans la nuit, Albane Penaranda, rediffusait dans "Les nuits de France Culture" un épisode de l'émission "Panoramiques" (qui en comptera vingt-trois sur Patachou) au cours duquel Patachou dira toute l'histoire qui l'a amenée à propulser Brassens sur scène, mais à la lecture du générique je constate que le réalisateur est Pierre Arnaud. Au risque de l'homonymie il doit bien s'agir de Pierre-Arnaud de Chassy-Poulay, le facétieux réalisateur de "Signé Furax", feuilleton radiophonique diffusé sur la chaîne parisienne de la RTF (1951- 1952), puis sur Europe 1 (1956-1960).

Pierre Arnaud, metteur en ondes










Voilà un personnage, une figure exceptionnelle de la radio. Pierre Arnaud (1921-2013) doit sa particule à une farce avec son ami et compère Francis Blanche. Ce dernier retiendra ce patronyme qu’Arnaud avait inscrit, par moquerie pour les patronymes de ses voisins de bureau, sur la porte du Studio 38 de la rue de l’université (VIIè), pendant la deuxième guerre mondiale. Un des nombreux studios de la Radiodiffusion (RDF) disséminés dans Paris.

Alors oui c'est peut-être un détail pour vous quand c'est surtout une histoire de lien. Ce lien qui est l'histoire même de la radio…

mercredi 27 mai 2026

Radio France : l'arroseur arrosé ! Qu'est-ce-qu'on se marre… (à bout)

Radio France n'en finit jamais de se vautrer dans la com', à défaut de plonger dans le flux radiophonique et de supprimer les incessantes (re)diffusions de rediffusions. Chaque semaine ils produisent "une feuille de chou" (comprendre, une niouselaiteure en français) qui boursoufflée de suffisance s'appelle "Hyper Radio". L'honnêteté aurait voulu qu'ils l'appellent "Hyperpodcast". Gaffe, il faut continuer à donner le change aux auditrices et aux auditeurs qui auraient du temps à perdre à lire cette feuille de pissenlit. Cette semaine la feuille de blette nous parle de (attention vous allez vous esclaffer) d'un fléau à venir "Le podcast est-il en train de disparaître ?" Ah ah ah ! Quels clowns ! Forcément le chantre du podcast (l'humble Radio France) peut commencer à s'inquiéter des fois que les hypothèses de la disparition seraient actées. Revue de détail…










"Quelles seraient les conséquences si l’IA occupait toute la place dans la réalisation de podcasts ?" (1)
Ça nous donnerait envie d'écouter la radio en flux ou en replay !

L'évolution de la consommation de podcasts semble mener à une mutation profonde, voire une disparition progressive des modes d'écoute traditionnels : un virage qui devient de plus en plus explicite. On assiste ici à l'avènement du prêt à écouter, où le simple prompt se transforme en émission. Les radios privées sont parmi les premiers à proposer ces nouveaux contenus générés par IA. 

Faudrait savoir Radio France quand c'est vous qui produisez la mutation, vous montez sur la table et incitez auditrices et auditeurs à "faire table rase du passé". Et, tant qu'à faire de pleurer sur votre sort, dénoncez les radios privées qui ne reculent devant rien pour générer du podcast natif-IA natif ! Qu'est-ce qu'on se marre !


Cette tendance s'illustre par les nouvelles ambitions des géants de la tech : Spotify présente désormais la création de podcasts personnalisés via l'IA avec l’application Studio by Spotify Labs. L’utilisateur soumet un sujet et l'intelligence artificielle génère un contenu audio prêt à être intégré à sa bibliothèque.

Oh ben mince alors, tous les "je" boursoufflés qui déjà envahissaient les podcasts vont se surmultiplier, quel boxson (2) ! Les ingénu-e-s qui rédigent cette niouselaiteure découvrent l'eau tiède et le mouvement infernal du consumérisme débridé. L'argent mis dans ces gribouillis serait plus utile à la création de documentaires.


Que Radio France prenne une baffe, on va pas pleurer. Guettons le moment où la radio publique va sortir de son chapeau un nouveau "machin" qui continuera à tuer la radio tout en communiquant sur l'immense créativité dont font preuve les petites mains de l'industrie du divertissement… public ! Ils seraient capables d'appeler ça "HyperTSF" !!!!!!


(1) Les citations de la niouselaiteure sont reprises ici en gras et en italique…

(2) BoxSon : je vous parle d'un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître.