Le 7 mai, je révélais que la nouvelle marotte de Sonia Devillers était de compter ses émissions à défaut de pouvoir compter sur un peu plus de sens. Devillers numérote et c'est juste pathétique. Cette façon de faire (très peu usitée en radio) a été reprise par Guillaume Erner ce que révélait Mathieu Deslandes en février 2025. Le producteur de la matinale de France Culture avait en 2019 décidé de "compter le nombre de jours où le mot « Juif » apparaissait dans l’actualité… sans qu’aucun sujet ne le justifie a priori." Activité périphérique passionnante permettant de commencer à déceler quelques obsessions… malsaines. Si c'est un TOC c'est plutôt un hic pour supporter l'écoute du rad(i)oteur.
| Emoji vénère… |
Dans le deuxième paragraphe consacré au producteur on ne manque pas de tomber de l'armoire ! "Les vieux auditeurs s’en souviennent : son arrivée à la tête de la matinale, à la rentrée 2015, correspondait à une volonté de rupture. Il s’agissait de passer d’un style d’animation fait de chaleur et de légèreté, d’une tranche acrobatique et ultra-séquencée, hymne aux trouvailles sonores et aux nuances vocales, à un exercice bien plus sérieux, froid et carré. «Marc chantait la radio ; Guillaume a induit quelque chose de beaucoup, beaucoup, beaucoup plus cérébral», résume Sandrine Treiner, qui a dirigé la station de 2015 à 2023. Elle ajoute : « Son mode, ce n’est pas l’empathie, ni avec les invités, ni avec les auditeurs. Son truc, c’est : Qui que tu sois, je suis curieux de ce que tu as à me dire.»
"Les vieux auditeurs s'en souviennent… il s'agissait de passer à un exercice plus sérieux" !!!!! Gloups. Jean Lebrun appréciera. Quant à Marc (Voinchet) c'est sans doute à cause de l'accent que Treiner l'a trouvé chantant ? Désenchantant surtout France Musique depuis qu'il en est Directeur. Plus sérieux Erner ? On se pince grave. Les mots qui viennent à la suite de son patronyme : transfert, Treiner, misère, chimère, vénère, amer. En conclusion de son papier, Deslandes cite Erner "Quand je suis arrivé, “Les Matins” réunissaient près de 500 000 personnes. Ce qui m’excite, c’est d’atteindre le million.» Lebrun, Assouline, Demorand, Voinchet n'avaient pas cette frénésie, ils faisaient le job sans compter.
La SDJ de France Culture et celle de Radio France ont bien fait de préciser qu'Erner ne fait pas partie de la rédaction. Ce que ce producteur décide et valide seul, il n'aurait jamais pu le faire au sein d'une rédaction. Il n'a jamais eu sa place à ce poste, il n'a plus sa place sur France Culture. Mediametrie pourrait l'embaucher pour compter les moutons (qui bêlent à Radio France), l'armée mexicaine de cadres, les multi-diffusions de rediffusions, les anglicismes et les titres en anglais (Soft power, Book club), les postures des dirigeant-es, et tous les "du coup" prononcés sur les six antennes de Radio France.
Sur le site de la médiatrice de Radio France on lira les commentaires des auditrices et des auditeurs.
Le communiqué de la Société des Producteurs-ices de France Culture