lundi 2 novembre 2026

Les Nuits de France Culture : picorer puis tout avaler…

La nuit du 24 au dimanche 25 octobre je ne l'ai pas passée à écouter la radio… J'ai dormi ! Mais dès mardi j'ai commencé à écouter, dans le désordre, le bel ordre de programmes qu'Albane Penaranda, productrice des Nuits, avait composé sur le thème "Grands reporters et grands reportages"… Et comm' d'hab'  j'ai entendu des "choses périphériques" qui disent tout de l'histoire de la radio et c'est surtout ce dont je vais vous parler…




















Lucien Bodard (1914-1998)

Je commence par ce personnage pour sa figure (de grand reporter), son bagou et les conflits qu'il a pu couvrir. Il est truculent. Dans cette conversation avec ses confrères, pas toujours facile de reconnaître qui est qui. De ce Club des Cinq (dont Marie Cardinal, romancière et journaliste) on peut entendre les témoignages de journalistes de presse (excepté Pierre Schoendoerffer, cinéaste) qui, époque oblige, étaient attendus et très lus. Jean Pouget (Le Figaro), Max-Olivier Lacamp (Le Figaro), Marie Cardinal (L'Express et Elle), Lucien Bodard (France-Soir). Ce dernier aussi dans une "Nuit magnétique" de Thierry Grillet (réalisation André Petit).

  • Pour cette dernière Bodard évoque "Madame Chancel qui dirigeait l'hôtel Continental à Saïgon et Chancel lui-même correspondant pour Paris-Match". Bigre de Bigre ! Chancel a souvent raconté ses années d'Indochine et son travail à la radio pour ce qui s'appelait à l'époque Radio France. Pour Match et la radio il avait déjà abandonné son patronyme d'Etat-Civil Crampes. Une hypothèse "Madame Chancel" pourrait être Jacqueline Moreau, épouse de Jacques Chancel depuis 1953, dans une fonction de responsabilité plutôt que comme gérante officielle. Le propriétaire étant Mathieu Franchini. Entre 1968 et 1981, Chancel recevra 6 fois Bodard pour Radioscopie.

Yves Courrière (1935-2012), l'aventure du grand reportage à Cuba et en Algérie,

C'est là que la magie des années 50 à la radio opère. Si le témoignage de Courrière est précieux c'est la façon dont il est arrivé au métier qui est surprenante. À l'origine Courrière qui écrit des chansons veut rentrer dans le métier (show-buziness), il croise Jean Nohain (1900-1981), auteur de chansons et animateur de télévision, qui lui conseille d'aller voir Gilbert Cesbron (1913-1979), écrivain. Courrière ne l'imagine pas dans une chaîne de radio (1). Et Cesbron lui propose d'intégrer une nouvelle émission créée par le journaliste Armant Jammot (1922-1998) en octobre 1956 "10 millions d'auditeurs". Cette histoire de radio, entre les deux privées "Radio-Luxembourg" et "Europe n°1" n'a pas retenu l'attention de Jacques Paugam, producteur de la quotidienne "Parti pris". Moi elle me saute aux oreilles.

Albert Londres (1884-1932), le cri d'un honnête homme 
Avant d'évoquer le grand reporter Londres, j'aimerai parler de la productrice de l'émission, Geneviève Ladouès (1945-2001), pour laquelle j'ai publié plusieurs billets. Sa voix, grave et ferme, singulière (3) me touche après avoir fait avec elle un si long compagnonnage sur la chaîne. Ce "Roue libre", que je découvre (4), est une production radiophonique, élaborée (réalisée par Jean-Claude Duval) où Ladouès, passionnée d'histoire, alterne dans sa narration avec les lectures d'André Dussollier. Et la présence, forte et longue, de l'acteur nous immerge absolument dans le travail d'écriture du grand reporter Albert Londres. On entre dans l'histoire, ses histoires et on ne peut pas trop faire autre chose en même temps. Écouter, c'était la grande science de France Culture à l'époque, nous donner absolument envie d'écouter, l'oreille tendue. Et quand on a pris l'habitude d'écouter, la radio ne peut plus être un "fond sonore"… (5) En ce sens les témoignages de Georges Charensol (1899-1995) sont précieux. L'épisode 4.

Lucien Bodard
















Nuits magnétiques : les grands reporters
Ré-entendre Christine Lamazière, me télescope immédiatement sur France Inter et dans "L'oreille en coin". Avant 1986, dans cette série des Nuits magnétiques (et sans doute après ?), Lamazière appartenait à la bande de l'Oreille (de Jean Garretto et Pierre Codou, 1968-1990). Ces deux "Nuits magnétiques" (réalisation Michel Fleischmann) sont le contrepoint moderne de la série sur Albert Londres évoquée ci-dessus. Et par Thierry Grillet, le photographe Michel Laurent, Prix Pulitzer à 26 ans, mort à 28 ans au Vietnam, en 1975 alors que la guerre s'achevait. Son destin est évoqué dans le dernier volet de la série des "Nuits magnétiques" sur les correspondants de guerre, consacré au traitement médiatique de la guerre du Vietnam.

Voilà de quoi vous permettre de bonnes heures documentaires. En lisant ce billet vous aurez pris comme moi les chemins de traverse de "la petite histoire de la radio".

(1) Courrière ne la cite pas alors qu'il s'agit de Radio-Luxembourg (futur RTL) et que Cesbron y est Directeur artistique, Paugam ne lui demandera jamais de quelle chaîne il s'agit ! 
(2) Courrière ne cite pas non plus son animateur Pierre Bellemarre qui après avoir présenté l'émission filait sur Europe n°1 animer "Vous êtes formidable",
(3) Elle a produit sur la chaîne de nombreuses émissions dont, "Un jour au singulier", avant de se voir confier à partir de 1997 "Les Nuits de France Culture"
(4) Je n'écoutais pas Culture à 17h en 1982, un programme dans "Les après-midi de France Culture", du lundi au jeudi, avec producteurs tournants,

(5) Et l'on se prend à avoir envie de (re)lire Albert Londres,



vendredi 30 octobre 2026

Radio publique : l'enchantement…

Il ne faudrait pas chercher car quelquefois on pourrait se perdre. Comme Poucet j'essaime de petits cailloux blancs ma recherche permanente sur la radio et je finis toujours par… m'y retrouver ! En son temps, 2010-2011, j'ai pratiquement écouté toutes les "Mythologie de poche de la radio" produites par Thomas Baumgartner. En ces temps immémoriaux j'étais un auditeur innocent qui ne faisait qu'écouter. Pas une note, pas une recherche sur Internet, juste le plaisir de l'écoute. Mais depuis 2011, patatrac, je suis tombé dans le tonneau des Danaïdes et mon affaire est sans fin. Et de fil en aiguille voilà qu'hier matin je "tombe" (sans me faire mal) sur celle de Paul Gilson. Et bam, c'est parti pour un rodéo de questions et j'espère de réponses…


















Je n'arrive pas à ne pas tout entendre. C'est comme ça, j'écoute de façon aigüe et très vite je stoppe l'écoute, prends des notes et souligne les éléments que je devrai creuser. Et c'est le cas pour Gilson ce qui attire immédiatement mon attention, nommé par Frédéric Jacques Temple, le "Centre d’essai radiophonique de Montpellier". Bigre de bigre, un genre de filiale du Club d'essai de Jean Tardieu (1903-1995). À Montpellier, il a été dirigé principalement par Madeleine Attal (1) de 1948 à 1974 (dissolution de l'ORTF).

Gilson, Directeur des services artistiques de la Radiodiffusion française de 1946 jusqu'à sa mort en 1963, était aussi poète, ce qui est souvent le cas d'hommes de radio après guerre. "Il a amené les écrivains à Radio-Luxembourg avant-guerre avec l'émission Banc d'essai. Après-guerre, sous son impulsion, la radio publique, qui ne s'appelait pas encore Radio France, devient un laboratoire de création, où se mêlent poésie et littérature." (2).

Les enchaînements inattendus voire invraisemblables de l'histoire de la radio sont tellement significatifs d'une radio en pleine ébullition de créativité absente de tout formalisme normatif qui aujourd'hui la condamne. André Lejeune, le chauffeur de Gilson (à l'ORTF), ex-garçon de courses à Radio-Luxembourg, est tout simplement humain : "[Gilson] c'était un grand travailleur qui ne comptait pas ses heures…" et Lejeune qui voulait dîner à part au restaurant où il avait emmené Gilson s'entendait dire "Nous sommes dans la même voiture, nous serons donc à la même table" !!!!! (3)

Ce sont les invités de Baumgartner, Frédéric Jacques Temple (écrivain, poète, lui-même homme de radio qui a connu Paul Gilson), et Pierre-Marie Héron (maître de conférences en littérature française à l'Université de Montpellier III, qui évoquent "l'enchantement" de la radio. Aussi la radio privée qui sous l'impulsion de Gilson crée "Banc d'essai" sur Radio Luxembourg en 1938 (et qui prendra fin en 39 du fait du conflit mondial). La radio offre tous les possibles, les poètes, les écrivains mais aussi les bateleurs s'engouffrent dans une créativité débridée et sans limite. "Un lieu d'expérimentation, voix, formes, bruits, sons et silences" dit Héron. (4)

Et puis se souvenir que c'est Gilson qui a fait venir à la radio publique Schaeffer et Tardieu, comme le précise Temple. Quant au rapport de Gison avec Vladimir Porché le directeur de la RTF il est intéressant d'entendre que Gilson, Directeur artistique avait fini par s'opposer à Porché qui, en plein essor de la radio privée Europe n°1, voulait engager "Paris Inter" à devenir plus populaire (moins élitiste) et sans doute moins culturelle (5). Aujourd'hui il n'y a plus de Directeur artistique, juste des manageurs et manageuses qui se plient aux injonctions du Directeur du Numérique, Laurent Frisch.

(1) Création de plus de 300 textes radiophoniques inédits (dont la première pièce de Pierre Moustiers, devenu depuis l’auteur que l’on sait, Joseph Delteil, André de Richaud, Armand Lanoux… etc.) Des comédiens comme Sophie Desmarets, Jean Davy, Julien Berthau, Georges Chamarat et Denis Dines de la Comédie Française, Marcelle Geniat, viennent enregistrer à Montpellier avec des comédiens régionaux. (source Études Héraultaises),
(2) Sur la page de l'émission, 
(3) Aujourd'hui le staff de Radio France ne déjeune pas à la "cantine" de la Maison de la radio,

(4) Avec le témoignage de Georges Charensol qui nous apprend que ni Gilson ni Cendrars n'avaient eux-mêmes de postes de radio et ont du venir écouter l'adaptation radiophonique de "L'or" chez Charensol !!!!!
(5) En mai 1963, Gilson décède et ne verra pas aboutir la réforme de la RTF par Roland Dhordain en 1963 qui imprimera dès 1964 (et le nouveau statut de l'ORTF) une tendance plus populaire pour France Inter,

jeudi 29 octobre 2026

Matthieu Garrigou-Lagrange auto-témoin de ses archives sur France Culture…

C'est un métier. Lequel ? Celui, sans en avoir l'air, de raconter sa vie, au prétexte d'autres vies. Il faut dire que Matthieu Garrigou-Lagrange, producteur à France Culture, dans cette série sur l'interview, s'y emploie avec maestria. Pour y aborder, par de multiples exemples, cet art de l'interview, plusieurs angles étaient possibles. Garrigou-Lagrange a choisi, de façon superposée, de dérouler le propre fil de son histoire radiophonique. Cette mise en scène de soi-même est assez rare à la radio. Je crois même pouvoir dire que sur France Culture, depuis quarante ans, je n'ai jamais entendu ça. Voyons donc de plus près ce dispositif assez sidérant.

Eva Bester
















On comprendra à la fin de l'épisode ce qu'est un Tuc, qu'on aurait pu confondre avec le Travail d'Utilité Collective (1984-1990). Première chose il conviendrait de se méfier des évidences et citer une marque (prohibé sur France Culture) est douteux, mais surtout c'est oublier que ce mot "TUC" a fait florès à l'époque de la première Présidence de François Mitterrand (1981-1988). Et puis cela évoque bien mal ce qui va suivre. L'invité de Garrigou-Lagrange, Matilde Meslin, journaliste, commente avec talent les archives qui nous feront entendre Laure Adler (journaliste et ex-Directrice de France Culture), Eva Bester (productrice radio) (1), Pascale Clark (journaliste et productrice radio). L'exemple du micro-reportage sur les piscines de Garrigou-Lagrange, au-delà de l'anecdote, tombe un peu à plat mais surtout n'apporte rien à l'art de l'interview c'est le moins que l'on puisse dire.

Le point de vue du producteur de l'émission me surprend quand il nomme "Pot au Feu" de Jean Lebrun (1999-2003) "la quotidienne d'actualité du soir". Belle invention rhétorique. Ce besoin journalistique de tout vouloir toujours ramener à l'actu. Si Jean Lebrun savait mêler l'actualité à ses émissions culturelles, à aucun moment on n'avait l'impression d'être dans une "quotidienne d'actualité" qui, avec un titre pareil, aurait plombé l'ambiance, ce que ne manqueront pas de faire une vingtaine d'années plus tard quelques apprentis sorciers du "tout actu" sur France Culture.

En choisissant ce journaliste-animateur de radio, vedette de France Inter, Garrigou-Lagrange va pouvoir re-redire ce qui s'est déjà tellement dit sur Chancel. Par contre son invité, Christophe Deleu, universitaire spécialiste de la radio, ne manque pas de pertinence (et de savoir) pour qualifier les interviews de Chancel. Garrigou-Lagrange, lui, ne manque pas de s'auto-promouvoir pour sa propre interview de Chancel dont l'extrait beaucoup trop court ne nous permet pas de comprendre si Chancel connaissait ses atouts et ses faiblesses d'intervieweur.

Pour une émission d'archives ça la fout un peu mal que le producteur ne cite pas une de ses sources, en début d'émission. Il s'agit de Caroline Ostermann, productrice, qui anime sur France Inter dans la grille d'été de 2011 "Jusqu'au bout des voix", et son interview de Chancel. Plus embêtant quand il s'essaye à chiffrer le nombre de Radioscopie. D'abord l'émission n'a pas durer vingt-deux ans depuis 1968 (début le 5 octobre), mais de cette date jusqu'en 1983 (14 ans), puis de 1988 à 1990 (deux ans), soit au total 16 ans. Et pendant ces années il est impossible que Chancel ait animé 6872 Radioscopie. Ce chiffre souvent avancé est faux. Il tient particulièrement compte des rediffusions. L'Ina aurait su donner les chiffres exacts au producteur. Il vaudrait mieux parler de 3300-3500 Radioscopie originales diffusées pendant 16 ans, dix mois par an, cinq jours par semaine. Cette approximation de Garrigou-Lagrange est gênante pour quelqu'un qui se targue d'animer une émission d'archives (2).

















Si l'invité est pertinent, Pierre-Marie Héron, professeur de littérature française et spécialiste des écrivains à la radio, je suis surpris que Garrigou-Lagrange ne cite pas la publication de Gallimard concernant les entretiens d'Amrouche et de sa sœur Taos avec Giono (3). Mais aussi les entretiens de Marguerite Taos avec le même auteur (4). Pour ce qui concerne François Mauriac Garrigou-Lagrange trouvera le moyen de se remettre en avant en évoquant une "Grande traversée" qu'il avait produite sur France Culture.

Si, à juste titre, Garrigou-Lagrange reconnaît qu'à France Culture on peut disposer du "temps long", pas sûr que son invité Marc Voinchet (chroniqueur de la revue de Presse de France Inter et ex-Directeur de France Musique) en soit le meilleur témoin. Francesca Piolot, Francesca Isidori, Antoine Spire (qui vient de décéder), Pierre Assouline, Irène Omélianenko, Olivier Chaumelle, Marion Thiba, pour le moins, auraient pu permettre, à leur écoute, de faire varier les points de vue. Et peut-être aussi l'occasion de mettre en avant des voix de femmes productrices.

On se fiche un peu des 12 ans de Garrigou-Lagrange et de son souvenir d'Anne Sinclair avec Madonna. Cette façon lancinante d'introduire le "je" dont le producteur use et abuse dans cette série d'émissions, nous ferait plutôt penser à "Arte radio". Astrid de Villaines, journaliste à France Culture éclaire bien le phénomène "Anne Sinclair" et son point de vue est pertinent mais, une fois encore, Garrigou-Lagrange commet une faute en ne désannonçant pas l'extrait de "Tam tam, etc", sur France Inter, du 2 septembre 2002 par Pascale Clark (5).

Jean Lebrun













D'abord en évoquant Jean Lebrun et ses "sorties" du studio une fois de plus Garrigou-Lagrange n'est pas précis. Toutes les occasions étaient bonnes, dès Culture Matin (1986-1999), pour que Lebrun taille la route et court batifoler sur les chemins de traverse. Au cours de cette période-là il était en direct tous les mardis du "Cluny" (angle du Bd St Germain et du Bd St Michel, Paris), puis toujours le mardi au "Bouillon racine" (Rue Racine, Paris) puis à "El sur" (Boulevard St Germain, Paris). Ben oui M. le producteur, il n'y a pas qu'à votre période, étroite, que Jean Lebrun prenait le large.

Maintenant, attention Garrigou-Lagrange, en abordant les rives de Kriss il va falloir être compétent et rigoureux. L'auteur de ces lignes connaît un peu le sujet. Dans "Portraits sensibles" (2000-2004) Kriss n'a pas interviewé que des anonymes, je pense, entre autres, à Julien Delli-Fiori (programmateur à Fip) et à Claude Villers (Producteur à France Inter). L'exemple choisi : un ancien champion du monde de catch, René Benchemoul, peut-on le considérer comme un anonyme ou encore Agnès B. ou Nina Bouraoui ? Claudine Juin, libraire à Belleville, oui, tout comme Ronan Rossignol, collectionneur de poupées Barbie. On appréciera l'honnêteté morale de Kriss qui précise qu'elle ne déniche pas les "portraits" mais c'est son assistante, Chantal Le Montagner, qui fait le job.

Kriss (Corrine Gorse)










Pour ces six épisodes Garrigou-Lagrange a choisi le terrain facile de l'évocation des "vedettes" de la radio et de la télévision. Si le producteur avait bien voulu sortir des sentiers d'évidence, battus et rebattus, il lui aurait fallu beaucoup plus travailler et creuser profond. Il aurait pu alors se passer d'être l'auto-témoin de ses propres archives et de sa propre histoire à la radio.

Ajout du 29 octobre, 14h30
Garrigou-Lagrange ne connait sûrement pas Claire Chancel (son patronyme d'État-civil, quand Jacques Cramps avait choisi son pseudo de Jacques Chancel). "Pourtant quelques mois après la création des "Nuits" sur France Culture, Claire Chancel crée en 1987 "Radio archives" (jusqu'à la rentrée 1999). Une heure au cours de laquelle la productrice s'efface (par son ton et ses interventions a minima) pour redonner à entendre différentes archives "disparates" sur un thème donné. En les recontextualisant et les éditorialisant."

(1) On reconnaît toute la fraîcheur et les sourires de Bester pour ses premiers pas à la radio,
(2) Vous trouverez ici ma critique de la Radioscopie avec Delphine Seyrig .
(3) Mars 1990, sous la direction d'Henri Godard,

(4) Le coffret «Propos et récits : 25 entretiens improvisés» rassemble les enregistrements radiophoniques d'entretiens entre Jean Giono et Marguerite Taos Amrouche. Publié en 1994 par les Éditions Phonurgia Nova en coproduction avec l'INA, cet ouvrage de cinq CD est complété par un livre d'environ 120 pages présentant un appareil critique de Pierre Citron.

(5) Faudrait que productrices et producteurs imaginent qu'on n'est pas obligé d'aller voir la page web dédiée et, que sur cette page, si les archives sonores sont nommées elles ne sont pas associées à leur passage antenne,