mardi 7 juillet 2026

Jeux d'archives : du miel et mieux encore un vrai nectar…

Comme cela m'arrive quelquefois j'ai écouté une émission (1) entièrement sans prendre aucune note et je peux vous dire que je me suis régalé. Régalé ? Le mot est faible ! Le 23 janvier 2009, Antoine Perraud, journaliste, recevait André Popp (1924-2014), musicien, compositeur et arrangeur, pour un "Jeu d'archives" exceptionnel. Exceptionnel car ce sera l'occasion pour le producteur et son invité de brosser un panorama de ce que pouvait être la radio dans les années 50. Avec sa part de fantaisie, de joie, de créations débridées et d'inventions à 360°. Autant dire une part du meilleur de la radio. Merci à Albane Penaranda, productrice des Nuits de France Culture, de nous donner l'occasion d'être en phase avec l'histoire de la radio. Puis il m'a bien fallu la réécouter pour rédiger ce billet.

André Popp

 















Un florilège de voix
Popp n'avait-il pas un nom prédestiné pour être pop avant tout le monde ? Et l'éditeur de musique Raoul Breton (un grand monsieur) lui conseille d'aller voir le "Club d'Essai" de la RTF de Jean Tardieu, poète (1903-1995). Et pour coller aux principes de l'essai, l'équipe du Club lui confie une petite émission "Chansons pour demain" (2). "Le Club c'était une pépinière d'auteurs, de compositeurs, de comédiens, de chanteurs" précise Popp. "On entrait, on discutait, on était pris ou on était pas pris" ajoute Antoine Perraud. "Mais surtout on vous faisait confiance et on était payé" se souvient Popp. "On a fait des équipes entières qui découvraient un studio, un microphone…" s'amuse Perraud, assez ébahi de la "facilité" avec laquelle se créait une "ruche". Le Club d'essai était diffusé exclusivement à Paris et sa banlieue en ondes moyennes (315,80).  

Retrouver Pierre Billard (réalisateur), "Les maîtres du mystère" et l'indicatif de l'émission créé par André Popp nous rappelle la richesse de la création radiophonique. À écouter la distribution d'un des épisodes, on reste ébahi par le faste. On pardonnera à Perraud d'utiliser le terme "générique" quand il s'agit d'indicatif ! "Sur votre générique, la voix d'or de Jean Toscane". Dans "La bride sur le cou" une autre émission d'André Popp on entend, et là au générique, André Castelot, Lucien Jeunesse, Claude Barma (3). Pour Toscane (1890-1961), Popp dit "Cette voix qui représentait la radio" (4). Quel hommage mérité !

Et cerise sur le gâteau, entendre la voix (un peu nasillarde) de Raymond Queneau dans "Chansons d'écrivains" (1952) évoquant Juliette Gréco et "Si tu t'imagines" c'est vraiment autre chose que les "péroraisons littéraires" sur France Culture l'après-midi. Mais deuxième cerise Queneau fait lire par Agnès Capri, une lettre qu'il aurait reçu d'une dame (c'est lui qui l'écrit) qui fustige sa prétendue misogynie. Un must de finesse littéraire et poétique et d'une jolie perfidie. 

Et puis Perraud profite de ce moment particulier pour reconnaître "On sent dans votre musique, dans vos émissions une énergie qui n'existe plus [À qui le dites-vous cher ami ?, ndlr], que le pays est un peu fourbu sur sa litière, alors que dans ces années d'après-guerre vous aviez de la fougue à revendre, non ?" Popp "J'avais de la fougue mais tout le monde en avait;". Perraud "D'ailleurs "La joie de vivre", une émission d'Henri Spade…, parce qu'on était pas cloisonné, chacun dans sa mangeoire".

L'émission se termine avec l'évocation par Boris Vian lui-même de sa façon de faire des chansons. Et ça met aussi beaucoup de joie au cœur et montre qu'avant le matraquage, la promotion, la complaisance des médias, la radio donnait une âme et de la chair à ses émissions. Merci à Popp et Perraud de nous avoir promené sur un petit nuage de création radiophonique ! 

(1) Principe formel de la radiodiffusion qui fait s'enchaîner dans un programme journalier différentes séquences au temps d'antenne différents eux aussi, que l'on appelle communément des émissions (et non pas des podcasts comme l'impose aujourd'hui le Directeur du Numérique Laurent Frisch),
(2) On est dans l'artisanat, le tâtonnement expérimental (Freinet), le laboratoire… À mille lieux de la mécanique managériale d'aujourd'hui pour remplir les cases de radio, sur l'une ou l'autre des chaînes publiques,
(3) Castelot, qui animera les émissions d'histoire sur France Inter, Jeunesse "Le jeu des mille francs", Barma, réalisateur et pionnier de la télévision,

(4) "Terrassé samedi  au micro, pendant une émission, M. Jean Toscane est mort mercredi à son domicile parisien [21 janvier 1961]. Né en 1888 à Béziers, professeur de mathématiques, Henri Auxierte [cité dans le Maitron, ndlr] avait connu en quelques mois la célébrité sous le nom de Jean Toscane lorsqu'il devint en 1929 speaker à Paris-P.T.T. Les micros, peu sensibles alors, exigeaient des voix et une diction exceptionnelles. C'était aussi l'époque où le speaker n'était pas encore un simple lecteur, mais où il participait activement à la préparation d'émissions souvent réalisées avec des moyens de fortune." Le Monde, 27 janvier 1961." Terrassé au micro ça je ne le savais pas !

lundi 6 juillet 2026

Thierry Jousse : à boire et à manger…

Thierry Jousse est un garçon sérieux et méthodique.  En choisissant "À boire et à manger" le sujet de son 1er "Retour de plage" de la saison, il ne pouvait pas faire ça dans le désordre. Alors on commence par le p'tit dej'. Breakfast in English ! Ah ! Ah ! Pour les dix ans de "Retour de plage" Jousse décide de nous régaler… Et on va pas se gêner…  Alors à la régalade on va commencer par déguster "Breakfast at Tiffany’s" de Mancini. Pas mal pour nous mettre en appétit, non ? Plus qu'à boire et à manger il y a à picorer, à goûter du bout des lèvres, à humer, à savourer, et à déguster sans modération.

Thierry Jousse

 















En juillet, notre maestro est donc aux commandes de vingt "Retour de plage", et on est bien conscient que les plages de M. Thierry vont nous transporter sur les cinq continents, tant le producteur excelle dans l'éclectisme, la diversité subtile et tout simplement le talent. Et oui le talent. Car sans jamais monter sur la table, - et avec humilité - Jousse enchaîne les titres  comme d'autres enfilent les perles. Là il s'agit de perles de culture car, de culture, le maestro n'en manque pas. Année après année il réussit toujours à nous ébahir et élargir notre propre culture musicale.

À 20h à la fin de chacun de ses sets, je scrute la discographie de telle chanteuse ou chanteur, où un 33T sélectionné "sélectivemement" et… bien arbitré ! Olé… Je ne restreindrai pas ma joie et le plaisir chaque jour de juillet, après les étapes du Tour de France, d'écouter deux heures de musique (autre que classique et jazz), ce qui sur la chaîne France Musique est plutôt de l'ordre de la rareté.

Merci à Thierry Jousse pour ses découvertes, souhaitons au producteur de passer un aussi bon été que le nôtre pour nos "Retour de plage" quotidiens… avec ou sans la mer (qu'on voit danser le long des golfes clairs)…

Guillaume Erner : carton rouge…

On apprend que le producteur qui a dépassé les bornes dans la Matinale du 24 juin, sur France Culture, aurait été averti ! Un avertissement mais par qui ? Averti que la prochaine fois c'est la porte ? Coluche lui aurait resservi : "Au bout de 30 avertissements, on peut avoir un blâme ! Et au bout de 30 blâmes, on passe devant un conseil de discipline et on peut être dégradé ! Robert y s'en fout, lui, il est pas gradé !" Erner non plus n'est pas gradé. Par contre sa sortie de route est dégradante pour la Rédaction de France Culture à laquelle il n'appartient pas ! Comment Emelie de Jong, Directrice de France Culture, peut-elle laisser à l'antenne une personne qui a commis une faute professionnelle aussi grave ?
















Le producteur à l'humour à deux balles, "Lors de la conférence de rédaction de jeudi 2 juillet dans la matinée, Guillaume Erner a annoncé qu’il ne s’occuperait plus du billet quotidien d’humeur de 6 h 58 à partir de la rentrée, confirmant du même coup qu’il serait de retour à la tête de la matinale à partir du 31 août." (1) Et c'est quoi cet impérialisme éditorial de vouloir nous imposer ses humeurs ? Dont on se moque absolument. C'est pour faire la pige à Nicolas Demorand qui produisait "80"" sur France Inter dans la matinale d'Inter ? Ou c'est pour s'écouter pérorer ?

Le 23 juin à l'occasion de la panthéonisation de Marc Bloch, Erner reçoit Patrick Boucheron, historien et professeur au Collège de France et Alya Aglan, professeure à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Erner saisit l'occasion de profiter de l'analyse des deux historiens pour les questionner sur "l''antisionisme contemporain comme couverture de l’antisémitisme et les controverses qui traversent aujourd’hui l’université… Patrick Boucheron refuse alors, non de parler de l’antisémitisme, mais de faire parler Marc Bloch pour arbitrer un débat contemporain sur l’antisionisme. Solliciter son œuvre pour trancher les controverses actuelles serait, répond-il, une « faute historique »… Le producteur et animateur de l’émission, Guillaume Erner, revient pourtant à plusieurs reprises, et longuement, sur la même question. C’est seulement alors que Patrick Boucheron répond : « On vous laisse parler tout seul », avant d’ajouter : « Aujourd’hui, on est dans un autre sujet. » (2)

Là encore, la patronne de France Culture, devrait prendre très au sérieux la mise en cause du producteur/animateur de la matinale par des historiens qui, entre autres, remettent les pendules à l'heure et soutiennent sans réserve Boucheron. Si auditrices et auditeurs continuent de suivre la matinale d'Erner à la rentrée, on dira qu'un homme averti en vaut deux. Ah non, surtout pas ! Deux Erner, au-secours fuyons ! Sa prochaine sortie de route sera fatale, mais n'était-ce pas l'occasion face à ces "incidents" fâcheux de changer de pilote et de redonner à la matinale sa teneur culturelle. laissant l'info d'actualité à France Inter et France Info… Pour éviter de polariser, soit le mantra absolu de la Pédégère Sibyle Veil.

(1) Brice Laemle, Le Monde, 2 juillet 2026, 
(2) Voir la tribune de Joëlle Alazard (Professeure d’histoire), Guillaume Calafat (Historien) et Anne Simonin (Historienne), Le Monde, 4 juillet 2026,

vendredi 3 juillet 2026

Argentine 1978 : derrière la Coupe du Monde de football… l'horreur !

En 1978 nous étions quelques uns à boycotter la Coupe du Monde de football tant ce qui se passait en Argentine ne pouvait nous laisser indifférents. Le 24 mars 1976, le coup d'État militaire du Général Videla (1925-2013), renverse le gouvernement d'Isabelle Peron (1931-) pour imposer à l'Argentine une junte militaire féroce pendant quatre dictature successives (1976-1983). Concordance des temps avec la Coupe du Monde en cours en ce moment.

Les mères de la "Place de mai"
Buenos-Aires, Argentine


















Comme c'est le cas pour 1978, des chiffres (et des nombres) peuvent immédiatement percuter la mémoire (ou particulièrement la mienne). J'aime les chiffres, pas les chiffres de l'argent, ceux souvent des dates (des jours, des années) qui font affluer des tas de souvenirs précis ou flous, mais très souvent des situations importantes ou dérisoires ressurgissent en autant de photos sépia, noir & blanc ou même en couleur. En petits films, en petits bouts de films et quelquefois en de longs métrages. Alors si à la radio j'entends évoquer les années 70, c'et incontrôlable mais ma mémoire s'emballe et je superpose mes souvenirs à ce que j'entends. Ce long préambule pour vous dire à quel point j'ai pu être bouleversé à l'écoute du documentaire de Vincent Gerles "Yves, le frère que j'ai eu" (1).

En deux épisodes Vincent Gerles nous conte l'histoire terrible de la famille Domergues et particulièrement celle que le frère dYves, Éric, s'attache en détail à nous décrire de 1976 à 2010. Trente-quatre ans d'une très longue quête pour retrouver ce frère actif dans les mouvements de résistance politique et dont la famille suppose que comme pour beaucoup d'Argentines et d'Argentins il a été enlevé, séquestré et a fini par disparaître sans laisser de traces. Le récit est poignant et invraisemblable. Et, au bout de tant d'années, la "chance", d'une certaine façon, pour cette famille d'avoir retrouver l'enfant et le frère. Quand pour tant d'autres familles ce ne sera jamais le cas !

Par Ouï-dire, l'émission de Pascale Tison sur la RTBF, s'attache à produire chaque semaine, deux heures de documentaires radiophoniques. Ceux par exemple de Sophie Berger : Cargo, Loire et, Voiles sur Loire d'Aurelien Frances. Autrefois c'était le dimanche, aujourd'hui c'est le samedi !

(1) Qui télescope par son titre, j'espère ne pas choquer l'auteur, la chanson de Maxime Le Forestier "Mon frère… Toi, le frère que je n'ai jamais eu"… 

jeudi 2 juillet 2026

Biraben vs Van Reeth… à la fin ce sont les femmes qui gagnent !

Quelquefois il arrive à France Inter de nous donner des nouvelles fraîches et pétillantes. Maïtena Biraben a beau venir de la télévision et être reconnue pour son parcours professionnel elle n'est pas connue pour être "la reine de l'humour" (et tant mieux). Par contre pour avoir su mener des équipes et jouer intelligemment sa position d'animatrice, sa nomination pour remplacer Nagui sur France Inter est plutôt de bonne augure. Après qu'on nous ait imposé des hommes pas drôles et dont la posture principale était de monter sur la table : Stéphane Bern (2000-2011), Frédéric Lopez puis André Manoukian (2012-2014) et, à suivre, Nagui (2014-2026), enfin une femme "va prendre [leur] place". Et pas juste parce que c'est une femme ! "Céline Pigalle confie la mission d’assurer une émission d’humeur et d’humour. Maïtena est une personnalité hors norme, subtile et sensible. Elle sera une cheffe de bande à l’image de cette case mythique : généreuse, joyeuse, drôle, populaire, avec le souci constant de s’adresser au plus grand nombre ». (1)

Maïtena Biraben













Si on n'imaginait pas Adèle Van Reeth prendre la suite de Nagui, Maïtena Biraben a eu raison d'accepter le challenge (2). Particulièrement parce qu'elle va créer quelque chose de neuf et dépasser le modèle (carcan) imposé/formaté par ses prédécesseurs. On peut s'attendre à être surpris. Et nous surprendre c'est ce que la radio ne sait plus faire depuis longtemps (3). D'une certaine façon Biraben vole la vedette à Van Reeth qui devrait trouver une place de choix dans les programmes de la prochaine saison de France Inter. Au risque que Van Reeth sache se réinventer ! Wait and see !

La pétillance de Maïtena va immédiatement donner un autre ton au programme. Et ça c'est une très bonne nouvelle qui va même me donner envie d'écouter. Pour voir. Et surtout pour entendre.

(1) François Rousseaux, Télérama, 29 juin 2026,
(2) Elle a précédemment animé : Les maternelles (2001-2004) sur la télévision publique. Puis sur Canal + : Nous ne sommes pas des anges (2004-2006), La matinale (2008-2012), Le supplément (2012-2015) et Le grand journal (2015-2016),
(3) Nous surprendre ce serait d'inventer un jeu qui pourrait remplacer "Le jeu d'Émile Euro" plutôt que de surjouer les acquis qui "rassurent" auditrices et auditeurs,

mercredi 1 juillet 2026

Jean-Marie Pelt : de la fraîcheur avant toute chose… à la radio

La fraîcheur, mais comment faire passer ça à la radio ? Avec du gingin sûrement, une très haute idée du rythme, l'absence de corset et surtout la volonté farouche de surprendre l'auditeur. Un art. Un art radiophonique même. Désigné pour une telle alchimie, Jean Garretto (Directeur des programmes d'Inter, 1983-1989) qui depuis les temps héroïques de l'ORTF (version radio) avait donné les gages nécessaires pour que Jean-Noël Jeanneney (Pdg de Radio France, 1982-1986) n'hésite pas une seconde à lui confier les rênes du fleuron de la radio publique, France Inter soi-même. Et là patatrac, Garretto bouscule tout, renverse la table et innove comme il avait su le faire avec son complice Pierre Codou, en créant en 1968, TSF (puis dès 1971, l'Oreille en coin jusqu'en juillet 1990). La grille de Garretto n'avait rien d'attendu quand tout était fait pour être bien entendu (1)…

À droite J.M. Pelt, accompagné
de Denis Cheissoux (Co2, mon amour)

















Dans ces temps où la semaine dernière le Finistère se croyait être au Sahara (le sable en moins) m'est venue dans l'oreille, comme une comète, la voix de Jean-Marie-Pelt (1933-2015) et celle de sa meilleure complice Noëlle Breham (2). À 17h45 sur France Inter, le 1er avril 1985, Jean-Marie Pelt s'embarque dans ses "Histoires de plantes". La surprise est totale car la sacro-sainte heure de diffusion (de teure à teure) est balayée (3). Pelt en plus d'être biologiste est un formidable conteur. Cette respiration de l'après-midi est un enchantement car au-delà de nous plonger dans la nature elle nous plonge dans le rêve. Ce fameux rêve que Pierre Wiehn évoquait il y a quelques années à la Scam.

Ces notes de fraîcheur et d'humanité faisaient un bien fou. Elles donnaient souvent à réfléchir, à sourire et à se laisser porter par le flux radiophonique. Des petites pastilles de fraîcheur (avec ou sans canicule) où on était un peu plus "savant" après qu'avant. C'était ça tout le génie de Garretto, subtilement "caser" de courtes séances parmi de plus longues. Le tout en rythme. Qui a fait ça depuis ? Les directrices et directeurs de programmes se calent, au chaud, d'heure en heure, sans rien oser, sans rien inventer. Et puis fléau suprême ça pourrait augmenter la masse salariale. Solution à efficacité immédiate : qu'on vire les trois quarts de l'armée mexicaine de cadres (4). Car aujourd'hui un podcast une émission d'une heure est quelquefois beaucoup trop longue et ne parlons pas de celles de deux heures qui finissent par être inaudibles ("Zoom zoom zen").

On regrette vraiment le talent et la voix de Jean-Marie Pelt comme aussi celle de sa si tonique accompagnatrice, Noëlle Breham. Pendant vingt-cinq ans (et jusqu'à sa mort) Jean-Marie Pelt aura été du long chemin de "Co2 mon amour" de Denis Chaissoux sur France Inter. 

(1) Pour la rentrée 1997 sur France Inter (Direction Jacques Santamaria), Michel Grégoire anime de 14h à 16h "Bien entendu" qui durera deux saisons,
(2) Noëlle rythmait la deuxième partie de l'après-midi de 16h30 à 19h (ou peut-être jusqu'à 18h), sur France Inter, 1983-1987,

(3) Garretto avait inventé "Les pleins et les déliés", un menu, tous les après-midi, où on pouvait picorer des émissions courtes, de émissions plus longues, le tout encadré depuis 13:30 par un ou une animatrice et dès 16:30, longtemps par Noëlle Breham,
(4) Qui n'existait pas du temps de Garretto, 

mardi 30 juin 2026

France Inter s'affiche dans le passé… composé !

Vendredi dernier "Alerte à Malibu" ou version plus cheap "Alerte à Paris" ! Dans l'après-midi un de mes correspondants capitaux de la capitale m'envoie la photo de la bannière (kakemono) qui sature le bâtiment de la Maison de la radio pour faire la promo des vedettes et exclusivement que des vedettes. On y voit trois têtes de gondole, Duhamel, Demorrand, Devillers (1). Mais quand on suit l'activité de France Inter on constate qu'en juin 2026 "La grande matinale" n'est plus à l'antenne depuis janvier 2026. Après quatre mois de "patinage" (pas du tout artistique), Inter était revenu au 7/10 depuis janvier. Alors c'est quoi ce bin's ? Une erreur d'affichage ? Un 1er avril décalé ? Une fantaisie pour faire passer la canicule ?


























Rien de tout ça ! Renseignements pris, informations recoupées, fake-news déjouées il s'agirait de l'illustration d'un futur épisode de "Baron noir" avec à la clef une fausse matinale ! Alors ça c'est plus fort que le Beaufort ! (Vanne à deux balles je le concède mais, je ne suis pas show-runner chez "Baron noir"). On imagine que les trois élus du casting ne se tiennent plus de joie. Pourvu que l'invité de Duhamel ne soit pas Sibyle Veil, Pédégère de Radio France, car là on serait en pleine science-fiction, la Pédégère ne s'autorisant pas à intervenir sur les antennes (2) ! 

La bâche a été démontée samedi matin (après y être restée plusieurs jours). Parisiennes et Parisiens ont du bien se marrer et se pincer en voyant ce kakémono digne de "Retour vers le futur", voire les inquiéter sur la pertinence de l'information/promotion pour inciter le public à tester la chaîne la plus écoutée de France. On a hâte que "Baron noir" s'intéresse au "Pop club" de José Artur ou à "Allo Macha" de Macha Béranger !

Jeudi 1er juillet : Après quelques vérifications il semblerait que la bâche (datée) n'ait aucun rapport avec le tournage de "Baron noir" et la Direction serait furieuse d'un tel couac ! 

(1) Les super communicants de Radio France n'avaient pas eu l'idée de proposer "Une matinale en 3D" et, ont préféré le titre si plat de "La grande matinale" et qui fait pas du tout rêver !
(2) France Culture, "Soft power", 25 juin 2023. France Inter "L'instant M", 17 novembre 2020. France Musique, "Musique émoi", 18 février 2024. …

Macha Béranger et sa lampe de chevet…