mardi 26 mai 2026

Radio France : la radio est sortie du jeu… Renoncement définitif !

Depuis les années 70, on pouvait, volontairement et farouchement, se démarquer de la télévision galopante, ne pas acheter de récepteur d'images et profiter de chaque soirée pour laisser voguer son imaginaire en écoutant la radio, qu'elle soit publique, privée ou "libre". On avait l'impression de résister, d'être plus intelligent et de cultiver la singularité. D'être aussi montré du doigt et très vite d'être accusé de marginal. Ben oui aux marges médiatiques il y avait ce fleuve sauvage et encore indompté qu'on appelait la radio publique…

La fréquence des coups de foudre










Comment résister, entre autres, le soir (chaque soir) après une longue journée de travail, de moments essentiels en famille, à ne pas faire une pause et se laisser porter par des voix d'ailleurs, mais aussi des voix tellement proches, qu'on avait quelquefois l'impression d'être avec elles "dans la radio", hors du temps et dans le temps. Dans le tempo du flux radiophonique.

Je repense aux "Nuits magnétiques" d'Alain Veinstein. Comment la télévision pouvait-elle rivaliser ? Comment se passer d'autant de découvertes, d'autant de variété(s), d'autant d'horizons à 360° ? Albane Penaranda nous donne l'occasion de réécouter un "épisode" singulier du continent "Nuits magnétiques". "Maurice Arnoult, portrait d'un bottier à Belleville", du 19 janvier 1983, avec à la réalisation Josette Colin (1). On pourra aussi écouter "Belleville village", une "Matinée des autres" de 1993, (Productrice, Cécile Hamsy, Réalisation, Jean Couturier).

Alors oui, la radio est sortie du jeu de l'imaginaire en flux. Elle a surtout abandonné sur Culture les programmes dès 21h et sur Inter à 23h… De quoi laisser un autoroute sans fin aux plateformes vidéos et autres chaînes de la TNT. Un renoncement tragique !

(1) Profitons-en pour préciser que l'émission ne provient pas d'un podcast mais d'une émission…

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