jeudi 13 octobre 2011

Fluide culture glacial…

Est-il besoin d'une légende ?



Nouvelle série d'À voix nue (1) avec Marcel Gotlib, le génialissime dessinateur de Gai Luron, Super Marcel et autres coccinelles à fleur… de pomme. Mais derrière cette ligne claire se "cache" un homme avec le poids d'une enfance troublée. Le séquençage en 5 épisodes des "À voix nue" permet un rendez-vous intime avec l'invité(e) et l'installation d'une conversation que l'on peut écouter sans s'interposer, un peu à l'écart pour ne pas déranger, mais les oreilles aux aguets. Samedi, coccinelle sur le gâteau, Marcel passe la nuit avec Philippe Garbit ! Il n'y a rien à dire de plus et, magie de la radio, aux mots et à l'humour de Gotlib se superpose simultanément un trait épuré, précis et absolument efficace, même si "caché derrière"…

(1) France Culture, du lundi au vendredi, 20h

mercredi 12 octobre 2011

Arte radio… entre stress et paillettes



Voilà ce qu'écrit ces jours-ci Arte radio : " Nous avons lancé il y a deux ans un grand chantier de réflexion pour refaire notre site Internet. En effet, un site moderne et accessible est un enjeu relativement important pour une web radio. Le nôtre permet d'écouter les sons à la perfection, c'est déjà ça, mais c'est à peu près tout. Deux ans et quelques consultants dispensables plus tard, je suis fier de pouvoir vous annoncer qu'on en voit le bout. ARTE a réuni les concepteurs du site originel, les jeunes geekettes du service web et la crème de nos informaticien(ne)s surdoué(e)s pour imaginer un concept radical, chic et innovant. Lequel a bien entendu pris du retard, mais quand on aime on ne compte plus. Il vous faudra comme nous attendre Noël et d'ici là écouter en fermant les yeux, ce qui reste la meilleure chose à faire pour savourer l'excitation qui monte, entre stress et paillettes".

Pour prendre la mesure des 1515 sons d'Arte radio "Écoutez pour mieux voir".

Attention à la marche…

© louis bourdon




Jean Lebrun a depuis février 2011 repris du micro et c’est sur France Inter qu’il officie à 13h30 (1). Il n’en parle pas mais il a peut-être entamé La Longue Marche qui le mènera non pas à la muraille de Chine - pour accomplir sa révolution culturelle (2) - mais vers la muraille de Saint-Malo appelée communément les remparts. Lors, tel le corsaire ayant beaucoup couru les ondes, à défaut d’avoir couru les mers, il cherchera l’abri des flots (flux) radiophoniques. Nous n‘en sommes pas là et « hardi les gars, vire au guindeau » l’homme de radio n’a pas complètement achevé sa circumnavigation.

Il recevait hier Catherine Clément (3) ! On devine qu’avant que l’émission ne démarre il a du être plein d’attentions et d’égards pour celle qui, tenant chronique sur France Culture à franchi le Rubicon pour venir converser à Mangin, là où France Inter ronge son frein en attendant de retrouver la Maison Ronde en plein Travaux Publics (4). Ceux-ci finis, France Inter trouvera « bientôt » des studios flambants neufs, à faire sans doute pâlir de jalousie les RTL, Europe 1 et autres RMC qui eux disposent surtout d’espaces… publicitaires.

Jean Lebrun fait son affaire d’une émission de 30 mn quand nous le verrions bien passer le cap de l’heure. En face Europe 1 retrouvant quelques audaces d’antan a installé pour cette rentrée, dès 13h, Franck Ferrand pour une heure d’histoire, il est vrai entrecoupée « de messages et autres conseils » qui plombent la bonne marche de l’histoire (sic) (5). Pendant ce temps Jean Lebrun facétieux, érudit, curieux, fait son miel de sa demi-heure, valorisant son invité, tout en lui rappelant qu’il est le maître à bord et qu’il tient le cap aussi bien que Jean Bart croisant Ouessant. Et puisque aujourd’hui l’audience se mesure aussi en podcast nous verrons bien si La marche mène au firmament de l’écoute… différée. 

Toute l’histoire serait de savoir si les anciens auditeurs de Lebrun sur Culture l’ont suivi sur Inter ? Mais cela n’a plus beaucoup d’importance puisque l’époque veut que nous écoutions des émissions beaucoup plus qu’une radio du matin au soir, voir du soir au matin. Ma proposition d’hier reste d’actualité « vite un programmateur radio ! ». 

(1) La marche de l’histoire du lundi au vendredi. Patrice Gélinet, qui occupait cette « case », ayant été nommé au CSA,
(2) C’est déjà fait, la révolution c’était de passer de France Culture à France Inter !!! 
(3) Le Rāmāyana
(4) Clin d'œil à une ancienne émission de Jean Lebrun sur France Culture, Travaux Publics 
(5) Au cœur de l'histoire

mardi 11 octobre 2011

Faire sa radio… à la carte

 





I had a dream… J'aimerai beaucoup pouvoir programmer chaque jour en fonction des programmes et des heures ma radio à la carte. Ça pourrait commencer et finir chaque jour à une heure différente. Je picorerai sur les programmes des 7 chaînes de Radio France (et quelques autres) et j'aurai l'impression de maîtriser mes choix et de ne pas passer mon temps à "tourner la molette". Qui inventera cet appareil magique ? Comme je l'ai écrit récemment en citant Jean Lebrun "on n'écoute plus une radio mais des émissions" (1). Si les constructeurs s'intéressaient un temps soit peu aux pratiques nouvelles des utilisateurs on pourrait avoir quelques espoirs. Mais en écrivant cela je me trompe peut-être. Ces jolies "bestioles" existent peut-être ? Alors mes chers auditeurs si vous pouviez éclairer ma… radio je vous en serai reconnaissant.

(1) Billet du mardi 27 septembre 2011

lundi 10 octobre 2011

Un 7/9 en cinq sets (et même plus).

 

Lors de la conférence de presse de Radio France le 30 août dernier il y avait, malgré un ton général assez feutré, une bonne dose de fraîcheur, d'impertinence et d'humour grâce à sa Maîtresse de Cérémonie : Amaëlle Guiton, journaliste au Mouv' et responsable de la matinale depuis le… 29 août. La saison précédente elle co-animait le Midi2 avec Philippe Dana. Co-animait vraiment, sans être le faire-valoir d'un confrère comme trop souvent les femmes l'ont été dans les médias. Amaëlle Guiton est la seule femme a animer une matinale sur l'ensemble de la bande FM, et ce n'est pas sûr que ses confrères journalistes en aient beaucoup parlé.

À la différence de Culture qui singe Inter, Le Mouv' est en train d'inventer une matinale où jeunes et moins jeunes pourraient bien s'y retrouver, quand celle de la saison précédente pouvait être assimilée à un "Grand Brouillon Permanent". Ici Amaëlle Guiton, avec rythme et sobriété, enchaîne reportages et chroniques, flash d'infos et musique, sans jamais se mettre en avant, mais en jouant d'une incroyable maîtrise des sujets qui défilent dans "sa" matinale. Patrice Blanc-Francard a fait le bon choix ! Amaëlle Guiton arrive à présenter des infos "plombées" avec légèreté. Les rouleaux compresseurs d'RTL, Inter, Europe 1 et Culture feraient bien d'y tendre l'oreille. La petite chaîne du groupe Radio France continue d'installer un ton et une marque de fabrique qui à terme finira par lui donner une identité et une place méritée. C'est le challenge que s'est fixé Patrice Blanc-Francard son directeur et, souhaitons que les chiffres Médiamétrie de novembre l'encouragent et encouragent ses équipes dans la belle aventure qui consiste à typer/façonner une radio qui, malgré ses quatorze ans d'existence, jusqu'à la rentrée dernière peinait à se faire un nom.
(à suivre)

samedi 8 octobre 2011

La nuit rêvée de… Philippe Garbit

 


Ah les belles nuits de France Culture que nous concocte Philippe Garbit le samedi soir, à écouter sous la couette ou sous les étoiles en compagnie de quelques figures qui ont quelque chose à dire de la radio… à la radio. Rien à voir avec la promo vitaminée, le tour de piste d'un jongleur, la niche du cabot ou les radiotages de sauciété… Ici nous sommes en bonne compagnie et notre M.C. est à son affaire pour piloter le navire-amiral des Archives. Pour inaugurer ces longues traversées de la nuit du samedi au dimanche, Bertrand Tavernier auditeur averti nous a concocté un programme qui de Melville (Jean-Pierre) à Claudel (Camille) nous a permis de prendre le temps d'écouter ou la mesure de témoignages pour continuer à alimenter notre petite université de poche. Rien dans ces témoignages n'est à contre temps :  les propos sont mesurés et calment les ardeurs de nos quotidiens bruyants et superempilatoires (sic) d'infos. La façon de faire de Garbit pourrait s'appliquer à la Matinale qui au lieu d'enfiler les perles tisserait la toile de la culture en quelques séquences variées, riches et pourquoi pas un rien musicales.

Garbit est comme Merlin, un enchanteur. Rendez vous compte que dès cette nuit c'est CharlElie qui de son accent lorrain va nous propulser à New-York. La semaine suivante Gotlib, Monsieur Gotlib de la Rubrique à Brac qui, sans doute, nous plongera dans ses univers abracadabranewtonesques

Monsieur Garbit cela faisait longtemps que France Culture ne m'avait donné une si grande joie d'écoute. C'est chose faite et j'ajoute cinq étoiles à vos nuits. Que Orion fleur de carotte (1), Vénus, Altaïr, Sirius, Betelgeuse vous portent à la félicité…

(1) disait Jean Giono… dans "Que ma joie demeure".

vendredi 7 octobre 2011

R.V. la nuit à l'hôtel ouvert…



Dans son supplément Télévisions (1) le journal le Monde dans un article signé Martine Delahaye présente l'émission "Ouvert la Nuit" de France Inter (2) et s'engouffre dans un poncif "… la mise en ondes de l'émission… n'est pas sans rappeler le "Pop Club" de José Artur… que cette référence soit revendiquée ou non par Jérôme Chelus (3)." Quinze jours plus tard, dans le supplément dominical du Monde Hélène Delye présente la nouvelle émission de Michel Field sur Europe 1 "… "Rendez-vous à l'hôtel" par son rythme et par son ambiance évoque davantage le célèbre "Pop Club" de José Artur sur Inter." (4) Fermez le ban. La messe est dite ou plutôt redite. Le maître étalon de l'ambiance lounge radio serait donc ad vitam aeternam le ci-devant José Artur qui n'est semble t-il pas près de se voir… déclasser ?

Je remarque que dans les deux cas, au-delà de la référence énoncée, les deux journalistes se gardent bien de dire en quoi les deux émissions ressemblent au "Pop Club". Mieux nous ne saurons jamais si elles-mêmes ont écouté à titre personnel ou professionnel le dit vétéran des nocturnes d'Inter. Dans les deux cas les journalistes se sont déplacées dans les lieux de l'émission… pourquoi pas ? Mais dans les deux cas le regard a du être plus sollicité que l'écoute et, la fabrique des émissions, l'auditeur n'est ni censé l'entendre ni encore moins la voir. On se demande donc pourquoi pour des émissions looouuunge (5) les journalistes se croient obligé(e)s de se déplacer in situ ?

Donc d'après la pertinence des analyses journalistiques qui se contentent d'affirmer sans le début d'une démonstration, nous devons conclure que R.V. à l'hôtel et Ouvert la nuit c'est bonnet blanc (de nuit) et blanc bonnet (de nuit) ! J'ai commencé à écouter OLN, j'essayerai RVÀH et vous ferais part de mes écoutes d'ici quelques semaines. On le voit bien, la presse, même celle autoproclamée "de référence", n'est pas crédible sur l'écoute et l'analyse du média radio et cela durera tant que les journalistes n'écouteront pas la radio quand, leurs collègues attachés à suivre la télévision sont bien "obligés" eux de regarder les émissions pour en parler. En l'absence de réactions des auditeurs, des producteurs de radio et des responsables de programme, la critique radio continuera à être médiocre et de fait participera à dévaloriser ce média.

(1) Le 25 septembre 2011,
(2) du lundi au vendredi 21/23h
(3) réalisateur et "ambianceur" (c'est Martine Delahaye qui met entre guillemets), euh ambianceur ça doit être un nouveau métier de radio !!!
(4) et pourquoi cela ne ressemblerait-il pas à Campus de Michel Lancelot, Europe 1, 1968-1972, 20h/22h ? Moins connu, jamais écouté par les dites-journalistes, trop lointain ? Campus est pourtant une référence pour les jeunes adolescents des 60',
(5) comme dirait Gad Elmaleh