mardi 28 juillet 2026

Radio France : j'entends des voix…

Une lectrice m'a interpellé il y a quelques jours sur les voix de radio. Cela m'a inspiré ce billet. Un peu sous forme d'inventaire, un peu incomplet, un peu "souvenir, souvenirs"… La voix doit accrocher tout de suite. Suggérer sa présence tout près. Donner envie de sourire. Installer une complicité. Une voix est faite aussi de corps et de chair (et quelquefois il en manque cruellement). Alors, quand elle est à l'antenne à 14h, ne pas hésiter, comme pour un rendez-vous (amoureux), à être un peu en avance et "brancher le poste" à 13h55. Pour entrer en même temps dans le jeu. Pour être ensemble. L'un qui parle, l'autre qui écoute. Tout ouïe ! Un petit cérémonial autrefois naturel, répété chaque jour ou chaque fin de semaine. La radio faisait bien plus qu'accompagner. Elle était là. Enveloppant nos quotidiens et tout ce qui va avec.

Ménie Grégoire
















Dans le désordre (D'Inter à Culture ou inversement)
On pouvait attraper Ruggieri (Eve), à peine monté dans sa voiture pour aller au boulot et la laisser raconter ses histoires. Et à la nuit tombante prendre entre les oreilles la musique de Foulquier. Ladoues (Geneviève) racontait si bien l'histoire le dimanche. Et l'histoire aussi sur la privée Europe 1 avec Philippe Alfonsi. Grégoire (Ménie) sur RTL qui donnait dès 1966 la parole aux femmes à l'antenne. Klein (Gérard) jeune trublion magnifique qui a épuisé les antennes des quatre généralistes . Kriss (Graffiti) "le micro en mini-jupe" (l'expression est d'elle). Caloni (Philippe) ciseleur d'entretiens. Breham (Noëlle) une voix à donner le sourire. 

Villers (Claude), pas de panique ! Monchicourt (Marie-Odile), les sciences mais pas que ! Lebrun (Jean) l'historien et le passeur d'histoires, Isidori (Francesca) et toutes nos affinités électives. Veinstein (Alain) du jour quand il fait déjà nuit au lendemain, Bloch (Laurence) de pays en pays d'ici, Lenoir (Bernard) tout en feedback, Fellous (Colette) et ses carnets nomades, Blanc-Francard (Patrice) père et fils, Dominique (Claude), Les pages rousses du petit Larose, Bouteiller (Pierre) sans embouteillages, Stupovsky (Audrey) Les mots et les langues, Arnaut (Robert) et ses chroniques sauvages, Manzoni (Rebecca) Pop & Co, Wiehn (Pierre) faisons bon ménage, Jacques (Paula), tellement cosmopolitaine, Mermet (Daniel), dans la ville de Paramaribo…

Me pardonneront celles et ceux qui manquent dans cette liste ! Il n'y a pas toujours des voix au bout des liens. Vous pouvez tenter de retrouver ces voix sur les sites de France Inter ou de France Culture. Une pensée pour Julie Leclerc, Maryse Gildas et Viviane Blassel "meneuses de jeu" sur Europe 1. Dans ce billet je n'ai pas mis toutes les voix qui m'exaspèrent et surtout pas celles qui sont là malgré leur piètre voix…

Inter (I), Culture (C)
Ruggièri : Eve raconte (I), Foulquier : Saltimbanques (I), Ladouès  : un jour au singulier (C), Alfonsi : Histoire d'un jour, Grégoire : Allo Ménie, Klein : Hit-parade (I) , Kriss : En roue libre (I) , Caloni  : Inter-Matin (I), Breham : Les p'tits bateaux (I), Villers : Pas de panique (I), Montchicourt : L'oreille en coin (I), Isidori : Affinités électives (C), Veinstein : du jour au lendemain, Bloch : changement de décor (C), Lenoir : Feedback (I), Fellous : Carnets nomades (C), Blanc-Francard : Bananas (I), Dominique : Dans un an et un slow (I), Bouteiller : quoi qu'il en soit (I), Stupovski et son Jules… Renard, (Fip), Arnaut : Chroniques sauvages (I), Manzoni : Éclectique (I), Wiehn : Faisons bon ménage (I), Jacques : Cosmopolitaine (I), Mermet : Là-bas si j'y suis (I)…

Et ce petit souvenir de radio… Et Yolande Brun, animatrice sur Fip Nantes qui fait ce raccord subtil avec "Jessica" (The Allman Brothers band) qui était l'indicatif de "Pas de Panique" (France Inter 1973-1975)

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