vendredi 20 février 2015

Le bloc-notes : Charline, deuxième interview…














Nous en étions convenus en septembre, je voulais interviewer Charline après qu'elle ait pris sa vitesse de croisière. Ce qui fût dit fût fait. Mercredi 14 janvier 2015. Agora de la Maison de la radio. Rec.

jeudi 19 février 2015

Le bloc-notes : Il existe un Heraud (bis repetita)…

Le couloir d'Alphaville et de Marion Thiba




















Le titre de ce billet déjà utilisé en juin 14 est un peu facile mais ne manque pas de subtilité (sic). Car ce Heraud (Alexandre) semble toutefois un peu las des évolutions sismiques de la radio publique. "Relégué" au fin fond de la grille d'Inter (1) le baroudeur de l'Amérique latine et des îles Atlantique (Molène et Ouessant) se sent un peu expatrié de sa maison-mère radio où, pendant des années, il a pu sur France Culture tailler dans le Vif du Sujet quand il n'arpentait pas les Nuits magnétiques… bonsoir.

Pour cette nouvelle rencontre avec le producteur aux faux airs de Tintin et du Grand Duduche réunis, j'ai souhaité que nous arpentions un couloir de la Maison ronde. Mais pas n'importe lequel. Celui précisément où Lemmy Caution (Eddie Constantine) dans Alphaville (2) de Jean-Luc Godard ouvre frénétiquement une suite de portes (3). Le couloir a été repeint et lors d'un passage à la Maison de la radio en juin 2014, Marion Thiba (4) a eu la bonne idée de photographier le dit couloir et de m'en envoyer la photo.

Vous entendrez à la fin du reportage comment le producteur de radio qu'est Alexandre Heraud s'empare du sujet et m'engage à ouvrir les portes à mon tour. Jolie leçon de radio et moment inattendu avec Colette la documentaliste. C'est une toute petite histoire de rien du tout mais elle est là vibrante et sensible.

Couloir de légende, productrice de légende et Alexandre Heraud qui ne tardera pas à entrer lui aussi dans la légende du… couloir.

(1) "Il existe un endroit", mercredi 23h,
(2) Début du tournage janvier 1965,

(3) Dans la vidéo ci-dessous vous verrez les inserts "des portes". Dans l'émission originale de Michel Boujut, Anne Andreu et Claude Ventura, "Cinéma, Cinémas" chaque séquence démarrait par le plan des portes ouvertes. Rappelons aussi le magnifique générique dessiné et peint par Guy Pellaert et la musique de Waxman pour le film de George Stevens "A place in the sun" (1951). "Cinéma, Cinémas" la plus belle émission de cinéma jamais produite par la télévision française.

(4) Productrice à France Culture, dernier documentaire produit "Les salins de l'Aude…"



Compilation "Cinéma, Cinémas"

mercredi 18 février 2015

Le bloc-notes : Je suis Charlie…






















Mercredi 7 janvier 2015
J'ai compris lundi à l'écoute de la radio ce qui fait mon ressort d'écrire. Mais depuis ce matin le choc de la tuerie des Charlie est insurmontable. J'ai mal à l'estomac. J'écoute France Info (très rare) et France Inter (rare pour ce qui concerne les infos). J'avais prévu aujourd'hui d'écrire sur Hollande, à Inter lundi, et sur Houellebecq ce matin (Inter) (1). Et le cataclysme a paralysé ma pensée et mon envie d'écrire.

Mais malgré tout j'ai écouté la radio, ce qui s'y disait et comment c'était dit. Je n'écoute jamais ni BFM ni BFMTV. Mon réflexe vers France Info a été normal. J'ai été très agréablement surpris de l'absence de pathos, de furie, de verbiage et toute la carambouille qu'enfilent certaines chaînes de radio privées. Il y avait beaucoup de dignité, de réserve, d'émotion contenue pour rendre compte de l'événement. Et un très grand professionnalisme pour fluidifier les différentes interventions à l'antenne. Je ne me suis jamais senti agressé comme ce fût le cas le 11 septembre 2001 (2).

Touché du fait qu'on ait assassiné des dessinateurs, j'ai eu envie pour une fois d'être dans l'actu avec mes tripes et mon chagrin. Cabu je l'ai découvert dans Pilote dans les années 60 avec Le grand Duduche. Je l'ai écouté avec gourmandise récemment dans la matinale culturelle de Vincent Josse sur France Musique.


© Chapatte/New-York Times



















Sur France Info à 23h30 totalement troublant d'entendre "Chapatte", installé en Californie dessinateur de presse pour le New-York Times et Le Temps (Suisse). Chapatte qui appelle à faire un n° de Charlie avec tous les dessinateurs du monde. 

Il m'est difficile de dire qu'aujourd'hui France Info a changé puisque je n'écoutais jamais cette chaîne. Mais cette journée m'a convaincu de ce que voulait mettre en œuvre Laurent Guimier, le directeur de France Info, lors de la cohérence de presse de rentrée de Radio France " le plaisir "de faire", d'être sur tous les fronts sans être ostentatoires pédants ou prétentieux, et surtout d'être en permanence capables de s'adapter à l'événement."



(1) Ces deux billets paraîtront de façon chronologique même s'ils ont été écrit après le 7 janvier 2015,
(2) J'en profite pour rappeler qu'il est insupportable d'entendre quiconque dire le "11 septembre" comme si le "11 septembre 1973" n'avait jamais existé,


Des unes danoises

mardi 17 février 2015

Le bloc-notes : L'instant M…

Sonia Devillers - ©C.Abramoviz




















Pendant les dernières "vacances de Noël" ou la "trêve des confiseurs" France Inter a continué au rythme de la grille de rentrée (1). "L'instant M", l'émission de Sonia Devillers, tous les matins à 9h40 a enfilé quelques perles des médias (voir les players ci-dessous). Cette série, appelée "Médiarama" a par sa forme, cinq épisodes, par sa durée, un seul sujet traité par émission, donné à entendre un autre tempo. Pas facile chaque jour en moins de vingt minutes de traiter un sujet, échanger avec un invité, donner quelques brèves, saluer le producteur de la précédente émission puis de la suivante (2).

À quelques détails de ton, de pause, de rythme dans le déroulement de chaque épisode, on a pu prendre la mesure d'un débit de parole ralenti. Ce qui pour la période (fêtes de fin d'année) et les sujets ne peuvent qu'être un plus à l'écoute. Ce découpage de l'heure, entre 9 et 10, en trois émissions différentes (Journal, Boomerang, L'instant M) devait être tenté. D'une manière générale il donne l'impression de vouloir faire rentrer "plus d'une heure" dans 60 minutes. On est proche chaque jour de l'appel au secours du "chausse-pied".

Exceptées peut-être les émissions de Philippe Bertrand "Carnets de campagne" et Hervé Pochon "'Un temps de Pauchon", cela fait longtemps que les émissions d'Inter s'intercalent entre les heures justes. Il faut revenir à 1983 et la "Révolution Garretto" (3) qui institua pour les après-midis, "les pleins et les déliés", système qui installe la succession d'émissions courtes entre 13h30 et 19 h. Liées entre elles par un animateur ou une animatrice (dont Noëlle Breham) en deux périodes distinctes 13h30/16h et 16h/18h ou 19h.

Ce rythme et ce découpage vont courir jusqu'en juillet. Il faudra attendre la rentrée septembre pour "voir" ce qu'il sera advenu des deux émissions de la matinée. D'ici là souhaitons que quelques "Instant M" soient consacrés à la radio.

(1) Du 29 décembre 2014 au 2 janvier 2015,
(2) Augustin Trappenard "Boomerang", Mathieu Erner "Service Public". Ce système censé fluidifié l'antenne et faire du lien entre chaque émission trouve ses limites avec des émissions courtes. Car si les producteurs "disposent" de 30" pour ce passage d'antenne on imagine bien que pour Sonia Devillers deux fois trente secondes font une minute. Et une minute sur vingt c'est beaucoup. Ce qui explique un rythme effréné de "passage d'antenne" plutôt stressant à l'écoute,

(3) Co-créateur, co-producteur de l'Oreille en coin (1968-1990). Nommé par Jean-Noël Jeanneney (Pdg), directeur d'Inter 1983-1989,










lundi 16 février 2015

Le bloc notes : Hollande Inter/Inter Hollande…














Lundi 5 janvier (1)
François Hollande vient de passer deux heures consécutives dans le 5/7 d'Inter. Pourquoi ne pas l'écouter ? J'ai bien écrit "écouter". Pas du tout envie de "voir" même si, cette matinale en vidéo, Patrick Cohen, l'anchorman de la matinale, incite ses auditeurs à la regarder. Je note qu'à 7h23 ou 24 le Pop and Co de Rébecca Manzoni est raccourci (de 5 à 3'). Pourtant on aurait bien pris deux minutes supplémentaires des roucoulades d'Elvis Presley.

7h57 : le billet de Charline. Et à l'écoute du Charline pur jus. Pas intimidée, primesautière et toute gaite. Mais voilà que quelques minutes plus tard, alerté par Twitter je découvre que la vidéo de cette chronique est en ligne. Voyons voir. Au bout de vingt secondes Charline brandit une pancarte (genre celles des manifs mais en mini). Au cours de sa chronique elle en brandira trois. Mais si je ne m'abuse elle n'a pas lu (à l'antenne) les slogans qui y sont inscrits. Ni elle ni Patrick Cohen. Pourquoi ?

Pourquoi les internautes auraient-ils droit à un supplément "rigolo" et surtout pourquoi les auditeurs ne pourraient pas en profiter ? On est à la radio ou à la TV ? Mais peut-être que cette présence des caméras a déjà tout changé. On se sait filmé. On peut en jouer, profiter des effets qu'on peut en tirer (et pas seulement des grimaces ou des mimiques) et surtout oublier qu'on s'adresse à des auditeurs qui n'ont pas l'image (sic). Patrick Cohen se laisse entraîner dans le jeu. La vidéo pourra tourner en boucle et surtout illustrer pour les TV la matinale Hollande. C'est surtout le show Charline qui sera utilisé. Au lieu de voir (ou d'écouter) un Hollande statique, France Inter propose un Hollande mi-goguenard, mi-amusé. C'est tout bon pour l'image… d'Inter et de Charline. Fermez le ban.



Quelque chose vient de changer. Donc, même si l'on peut trouver ça dérisoire, l'effet humoristique. le jeu des mots, l'effet de surprise échappent à l'auditeur et renvoient le son un peu aux oubliettes de la chronique. Un précédent sûrement pour lequel on aimerait que la rédaction d'Inter prenne une position qui permette de savoir "quel jeu veut jouer la radio ?". Le jeu de l'image ou le jeu du son.

De là à ce que je sois traité de has been il n'y aura sans doute qu'un pas pour les tenants de la modernité, de la radio augmentée de tout un tas de choses dont on a pu se passer jusqu'à maintenant. Du plus loin où l'on puisse remonter est-ce que l'absence d'image et d'insertions de "pancartes" ou d'autres objets ont pu empêcher les Dac, Blanche, Bedos, Le Luron, Coluche, Desproges et tant d'autres de faire rire avec différents niveaux de narration, effets et autres chutes au top ? Non.

Ce lundi matin je suis déçu. Déçu de ne pas avoir entendu Charline ou Patrick Cohen dire ou lire " Moi aussi j'aime les frites…, Vous êtes libre ce soir". Je commence à avoir l'impression et suis persuadé que celui ou celle qui me parle dans le micro ne s'adresse plus à moi mais à toute une foule anonyme qu'il/elle regarde dans les yeux de la caméra. Cette intimité de la voix et de l'imaginaire vole en éclats…  De rires pour certains, de voix pour d'autres.

Jeudi l'interview de Charline,

(1) Billet écrit le 8 janvier. J'écoute la radio, j'ai envie d'écrire car quelque chose me surprend, m'émeut ou m'interroge. J'écris sans l'objectif de publier dans la foulée. Je remets sur le métier, je biffe, je raccourcis ou développe.

dimanche 15 février 2015

Comme un sommaire (des billets à venir)…

Merci à BdL de m'avoir transmis ce dessin






















Bonjour à tous (et à chacun). Comme prévu voici un long billet qui racontera quelques instantanés de la période 5 janvier/14 février 2015. D'abord vous dire que ça fait pas de mal de prendre du recul et qu'on y prendrait vite goût. À laisser faire l'écoute et paresseusement s'en tenir là. Enfin paresseusement si on a décidé d'arrêter d'écrire. Car même pour l'auditeur il convient quelques fois de faire un effort pour écouter la radio. Un effort de concentration ou un effort pour écouter autre chose que la soupe qui quelque fois encombre la bande FM et même la radio publique. 

Donc, ce billet survole quelques émissions ou événements qui ont retenu mon attention. Chaque jour dans le corps de ce billet (pour ceux qui le liraient en retard) un lien mènera vers le billet du jour (1) qui sera publié comme d'habitude tous les matins à 8h30. Jusqu'à épuisement (des émissions passées) chaque titre commencera par "le bloc-notes". Ben oui vous le verrez, malgré la trève, j'ai écouté, pris des notes, rédigé. Rien n'a vieilli au point d'être "hors d'âge" et regarder/écouter "en arrière" est une position que les archives radio permettent souvent.

Depuis fin décembre j'ai repris une écoute plus distanciée avec la radio et quand j'ai voulu revenir sur une émission j'ai utilisé le podcast ou le streaming. Tout a commencé par le billet de Charline Vanhoenacker le lundi matin 5 janvier dans la matinale d'Inter qui recevait le Président François Hollande. Puis pour la dernière semaine de l'année j'ai écouté cinq jours de suite "L'Instant M" qui proposait de sortir de l'actu médiatique immédiate. De quoi profiter en plein de la trêve des confiseurs ! Et d'écouter comment des émissions enregistrées ne sont pas tout à fait sur le même ton que des émissions en direct. 

















Le 7 janvier quelque chose d'inouï fut à entendre, à écouter et à vivre. Et pour la première fois de ma vie j'ai écouté France Info un peu plus de cinq minutes. Le 9 janvier ce sera 12 heures sans interruption. La semaine suivante je suis à Panam' pour des rencontres programmées avant les événements. Parmi celles-ci je commence avec Alexandre Heraud, le baroudeur, le Tintin-reporter qui depuis les "Nuits magnétiques" est entré dans la comète de la radio publique.

Comme nous en étions convenus avec Charline Vanhoenacker en septembre 2014, nous devions nous rencontrer 4 mois après le début de "Si tu écoutes, j'annule tout". Ce que nous fîmes le 16 janvier. L'interview ici. Et puis cerise sur la radio de l'auditeur "absolu" (2) la rencontre avec Jane Villenet, voix de Fip, avec laquelle je voulais dérouler l'écheveau de l'histoire de cette chaîne de quarante-quatre ans. Puis après, d'effets d'annonce en effets d'annonce, de reports en report, il fallu le 2 février passer de Le Mouv' au Mouv' et se préparer à avaler quelques couleuvres. On a connu d'autres accidents industriels comme le renvoi de Bouvard des Grosses Têtes de RTL en 2000 pour le faire revenir très vite à l'antenne en 2001.

















On attendait depuis début janvier l'anniversaire des soixante ans d'Europe 1. Ce qui fût fait le 4 février avec une journée spéciale à l'antenne de la station de la rue François 1er à Paris. "Souvenirs, souvenirs". Tiens justement le titre de cette chanson de Johnny Hallyday fut aussi le titre de la première émission en binôme des compères Lenoir et Blanc-Francard en 1973 sur France Inter.

De France Inter à Radio France il n'y a "que" 6 chaînes… Le 11 février comme un certain "silence radio" s'installe avec intermittence sur toutes les chaînes du Groupe. C'est la grève ou disons la première grève que Mathieu Gallet, Pdg de Radio France va devoir affronter depuis sa prise de fonction en mai 2014.

J'ai récolté d'autres choses dans ma besace et ça se publiera au fur et à mesure.


Demain "Charline vs Hollande"

(1) Pour les petits nouveaux qui après le 16 février voudraient lire l'histoire depuis le début,
(2) C'est pas moi qui le dit mais Davis Christoffel, producteur à Radio France,

dimanche 1 février 2015

Mars et ça repart… en février

Merci à David Chritoffel
de m'avoir imaginé grâce à cette photo






















Voilà donc la bonne nouvelle que vous attendiez toutes et tous. La petite mécanique de Radio Fañch a remis de l'huile dans ses rouages, de l'air dans ses soupapes et de nouvelles ondes dans ses antennes. Mais mais mais il vous faudra patienter jusqu'au dimanche 15 février pour assister à ce nouvel envoi ou envol, c'est selon. Pendant que je n'écrivais pas ici, j'écrivais là. Des notes, des brouillons, des interviews, des rencontres qui viendront jour après jour se poser sur ce blog. Donc, tenez-vous prêt si vous voulez poursuivre l'aventure. Et pour ce dimanche 15 février prévoyez un peu de temps car le billet du jour ressemblera à un bloc-notes un peu épais. Merci de votre fidélité, de vos commentaires et bien souvent de votre complicité. 
(À suivre)