vendredi 21 août 2015

La dernière croisière du Padpanic… 8/12

















Un feuilleton d'anticipation farfelu et fou
en 12 épisodes par Pilou

8. Un médiateur vaut mieux que Dieu tu l'auras
Le week-end a été agité ! Figurez-vous que le Pèlerin, invitée le 6 avril de la matinale d'1-Terre, a fait la leçon au cap'tain Gars lai ! Il aura eu droit à tout, le bellâtre ! Pendant ce temps, silence radio chez les Sages…  Et la ministre de continuer de refiler la patate chaude à qui de droit. Les membres d'équipage ne font plus du tout confiance au cap'tain, ils veulent même l'envoyer en cale sèche ! Une réunion d'urgence a lieu deux jours plus tard en présence de toute l'équipe du cap'tain ainsi qu'une nouvelle audition, par visio-conférence, devant les députés (sa prestation ridicule restera longtemps dans les mémoires). Les membres d'équipage voulaient un médiateur, ils l'ont !

Le 10 avril, DJ Chantier est à pied d'oeuvre pour dénouer la crise du Padpanic, qui continue de prendre l'eau de toutes parts. Il est chargé d'accompagner "un dialogue social effectif et respectueux sur le projet stratégique du Padpanic". Ce ne sera pas une mince affaire tant le contact semble compromis entre les deux parties. Attention, il ne s'agit pas d'un médiateur de pacotille genre Vahiné ou Boulier. Non, non, un médiateur externe au Padpanic, non-salarié quoi ! Un qui écoute les doléances des uns et des autres, essaie d'arrondir les angles du mieux possible, de détendre l'ambiance en soirée au grand dam de l'orchestre de Lavige, un peu jaloux du DJ au répertoire plus tendance que le sien. 

Pourtant, la morosité gagne petit à petit les membres d'équipage. Le pont est sale, l'humidité s'infiltre partout, les grévistes ont faim car il n'y a plus grand chose à manger à bord. Et puis, une partie du paquebot n'est plus utilisable depuis le choc avec l'iceberg.
Certains matelots s'entredéchirent. Entre ceux qui veulent continuer le mouvement et ceux qui veulent arrêter. Le 15 avril, il ne restait plus qu'une poignée de grévistes à tenir, contre vents et marées. Le lendemain, la fin de la grève est annoncée mais rien n'est réglé. La médiation doit continuer jusqu'à l'été mais aucune garantie n'a été accordée. 

Voici un exemple édifiant de la nervosité qui règne dans l'équipage, il s'agit d'un échange entre un technicien et un tripoteur de Nagra :
- Voilà, vous êtes contents ? Vous allez pouvoir bosser normalement et nous, nous pouvons toujours crever ! dit le technicien
- Attends, tu te rends compte que plus personne ne nous écoute et que votre blocage est incompréhensible ? répond le tripoteur de Nagra,
- Et qu'avez-vous fait pour expliquer les raisons de notre colère ? Vous n'avez fait que travestir la réalité !
- C'est faux, il y avait des reporters à vos côtés et leurs reportages ont été diffusés,
- Mensonge ! Ces reportages passaient à la trappe, comme par hasard ! Comme quoi, cette grève arrangeait parfois vos supérieurs !
- C'est pas de notre faute, je te signale.
- On ne peut pas dire que vous nous avez beaucoup soutenus, hein !
- Si, nous nous sommes mis en grève une journée !
- Le minimum syndical, c'est tout !

Et pendant que les membres d'équipage s'écharpent, faisons le point après quasiment un mois de grève au Padpanic : Cap'tain Gars lai a tenu bon mais n'est plus très solide, les Sages de l'audiovisuel se cachent en attendant de nommer le vice-cap'tain, Pèlerin s'est transformée en maîtresse d'école, les députés en commission de discipline, Caisseclaire a profité du chaos pour s'enfuir de la cale, certains de ses compagnons de galère ont dit tout le mal qu'ils pensaient de cette grève et le Padpanic continue de prendre l'eau sans que personne ne se rende compte de l'ampleur des dégâts...

DJ Chantier va t-il adoucir les moeurs en musique ? 
L'orchestre de Lavige va t-il saboter la médiation ? Le Plumard déchainé cessera-t-il de publier des révélations sur le train de vie du cap'tain ? 
Vous le saurez mardi prochain en lisant le prochain épisode de "La dernière croisière du Padpanic"

© Pilou/Radio Fañch

jeudi 20 août 2015

La dernière croisière du Padpanic… 7/12


























Un feuilleton d'anticipation farfelu et fou
en 12 épisodes par Pilou


7. Pèlerinage : Rue de Valois-St Jacques de Compostelle
Alerte ! Iceberg droit devant ! Trop tard pour faire les bonnes manoeuvres. L'équipage en grève, le choc est inévitable ! Au 5ème jour de grève, les conseillers en com' sortent le grand jeu pour sauver la réputation du cap'tain Gars lai : envoi d'une missive aux membres d'équipage, interviews dans la presse, pause dans les travaux de rénovation. Certains se demandent si le Pouvoir ne veut pas la peau du cap'tain, on remarque d'ailleurs la nervosité grandissante de Pèlerin responsable des affaires culturelles. Personne ne veut assumer la responsabilité du gâchis : cap'tain Gars lai et la Tutelle se renvoient mutuellement la balle. Serrrat des Sages se fait discret (conscient qu'il est un peu à l'origine de ce foutoir), le squatteur du Palais critique Serrat pour ses mauvais choix passés et foule du pied la maigre autorité de la "bête".

Au bout de 14 jours de mouvement, voilà que Pèlerin se met en pétard ! Interrogé chez le Parigot, elle dit attendre de Gars lai "un projet stratégique clair qu'il doit [me] soumettre dans les prochains jours" ! Bigre ! Le courant ne passe pas entre ces deux-là ! Et ce n'est pas fini : "J'attends qu'il discute sereinement avec les membres d'équipage des réformes qu'il compte mener". En résumé : on n'est pas sorti de… l'auberge (sic) ! Entre temps, de nouvelles révélations sur le coût de son conseiller "com' perso" enveniment encore un peu plus le conflit. En fin de journée, les "discussions sereines" entre les émissaires du cap'tain et les membres d'équipage ne durent que... 30 minuscules minutes ! Le dialogue tourne court mais il existe…

Et comme si cela ne suffisait pas, figurez-vous que la Cour des contes publie à son tour son rapport sur le Padpanic ! Et ça fait BOUM ! Jugez-en plutôt :
• Fusion de l'orchestre de Lavige avec le chanteur à la voix de velours Sel d'Armor,
• Planification de la fin du chantier du paquebot,
• Fusion de certains compartiments.

Ni une ni deux, tout le monde tombe à bras raccourcis sur la Cour et le Gars lai ne sait plus trop qui écouter : la Cour ou le Pèlerin ? Cette dernière n'hésite pas à recevoir à terre des représentants de l'équipage pour écouter leurs doléances. Mais à quel jeu joue t-elle ? Nul ne le sait pour le moment.

En retard sur le reste de l'équipage, les tripoteurs de Nagra se mettent à leur tour en grève, le temps d'une journée, mais la méfiance s'installe à présent entre les membres d'équipage : les uns reprochant aux autres de trahir leur cause. Le 8 avril, Pèlerin doit accueillir de nouveau le cap'tain Gars lai alors que, lentement mais sûrement, l'eau commence à envahir les compartiments et la voie d'eau ne peut être résorbée faute de main d'oeuvre. La catastrophe semble incontournable !

La grève a déjà eu le temps de faire des victimes : des soirées électorales amputées, des catastrophes aériennes sous-traitées et un Vent-roux au chômage technique ! En ce début de week-end de Pâques (beau), rien ne permet d'entrevoir une issue à la plus grave crise qu'ait jamais connue le Padpanic… Une crise mortelle peut-être ?

Pèlerin va t-elle rejoindre son gîte avant la nuit ? Gars lai va t-il lâcher du lest ? 
La grève va t-elle tourner à la crise sanitaire à bord du Padpanic ? 
Vous le saurez demain en lisant le prochain épisode de "La dernière croisière du Padpanic"



© Pilou/Radio Fañch

mercredi 19 août 2015

Lucien Morisse…

Lucien Morisse et sa femme… Dalida



















Des fois des interrogations fantastiques sur les play-lists, le matraquage et le marketinge s'incrustent dans la Twittosphère et sur les sites des radios publiques. Commençons si vous voulez bien par rendre à César ce qui appartient à Lucien. Lucien Morisse ancien discothécaire à la Radio Télévision Française est approché au milieu des années cinquante par les fondateurs d’Europe n°1 pour s'occuper de la programmation musicale. S'inspirant des playlist en vigueur aux États-Unis, Morisse invente le matraquage d'un titre qui, multi-diffusé quotidiennement, finit par devenir un tube (1).

Certains s'inquiètent que Fip puisse prendre ce pli et dévie de sa matrice originelle de programmation musicale… variée. Par exemple en ce moment Bertrand Belin fait craquer/croquer les filles "Folle, folle, folle". Ce titre présenté sur une page dédiée à l'artiste sur le site de la chaîne précise que la chanson préfigure la sortie d'un prochain album. Ce titre est-il plus diffusé que les sélections mensuelles des programmateurs ? Que nenni. Sa rotation plusieurs fois/semaine est tout à fait supportable face aux 8, 10 et 12 fois/jour que les privées assènent à leurs auditeurs avec les "scies" du moment.

À la fin des 50 et début 60 l'industrie musicale et la consommation de masse en sont à leurs débuts en France. Le bonheur retrouvé d'un pays à nouveau libre et en pleine expansion donne des ailes aux marchands de rêve. Morisse (2) s'engouffre dans cet eldorado et impose le matraquage pour le plus grand bonheur des maisons de disques. Sa méthode fera florès et deviendra un standard de programmation (playlist).

(1) L'usage du mot "tube" pour désigner une chanson à succès aurait été lancé par Boris Vian au milieu des années 1950. Pour désigner un succès dans les variétés, les gens du métier employaient le mot "saucisson" et, alors qu'il était directeur artistique chez Philipps en 1957, Vian aurait commencé à lui substituer le mot "tube", allusion à une chanson à succès dont les paroles seraient creuses comme un tube. Boris Vian emploie le terme à deux reprises dans son livre "En avant la zizique… et par ici les gros sous" publié en septembre 1958 (source Wikipédia),

(2) Lucien Morisse se suicide en septembre 1970. Et comme nous le rappelait récemment Michka Assayas sur France Inter dans son "Very good trip", Michel Polnareff a composé la chanson "Qui a tué grand-maman ?" à sa mémoire.

à Monique Desbarbat…

© Roger Picard/RF
(merci à Jean Morzadec de me l'avoir signalé)


























Monique Desbarbat est décédée dans la nuit de vendredi à samedi dernier dans le sud de la France où elle résidait. Ce n'est pas par France Inter que je l'aurais appris. Son nom (1) résonne aux annonces et désannonces de toutes les émissions de Claude Villers depuis le milieu des années 70 sur France Inter. Comme me le disait la personne qui vient de m'en informer "un pan de l'histoire de la radio disparaît". Mais comme à chaque fois la radio est muette sauf quand il s'agit des ténors. Pourtant comment faire de la radio sans un réalisateur et qui plus est une réalisatrice ?

Le génie de Villers c'était aussi le génie de Desbarbat. L'un ne va pas sans l'autre. Heureusement que les noms du réal, de l'ingé-son et autres techniciens sont cités dans les annonces car "La fabrique de la radio" ce sont des équipes de réalisation et dans certains cas quelles équipes, quels binômes !

Le cliché ci-dessus montre la facétie des équipes de Villers et de Villers lui-même, ici l'équipe de "Marche ou rêve". Discrète Monique Desbarbat est à sa droite. La deuche est celle d'Henri Gougaud, le conteur qui croise les mains sur son pare-brise. La photo est extraite du livre de Jean François Remonté et Simone Depoux "Les années radio" (2).

Le post de Marie-Christine Thomas, réalisatrice, sur sa page FB.

(1) Entrée à l'Ortf en 1964, elle a exercé à France Inter comme assistante puis réalisatrice et productrice, aux côtés de Pierre Wiehn pour l'émission "Envoyé spécial"… 1970, (découverte de nouveaux jeunes reporters),
(2) L'arpenteur, 1989.

La dernière croisière du Padpanic… 6/12














Un feuilleton d'anticipation farfelu et fou
en 12 épisodes par Pilou


6. Les révoltés du Padpanic
La révolte gronde sur le Padpanic ! Le commis aux vivres du paquebot, nommé Venturini, a découvert au début de l'année 2015 que l'équipe de cuisine, fidèle au poste depuis plus de 20 ans, avait été remplacée sans crier gare par une société de restauration collective. Furieux, et syndiqué, il n'a pas tardé à avertir ses camarades d'autant que rapidement, d'autres témoignages de membres d'équipage remplacés par des individus externes à l'équipage affluaient. Des journées d'action rythment les premières semaines de l'année. 

Début mars, un rapport d'un conseiller black à la Cour des contes (sic) est remis à la remplaçante de la Lorraine frondeuse. Ben oui, depuis fin aout 2014, c'est un Pèlerin qui a la lourde tâche de traiter des affaires culturelles. Ce rapport préconise un dialogue entre les membres des compartiments de la Télédiffusion et de ceux de la Radiodiffusion et évoque un possible rapprochement de tous ces compartiments ! Cela n'a l'heur de plaire au Serrat des Sages, même pas invité pour l'occasion!

Quelques jours plus tard, Tetaclarck, vexée d'avoir perdue sa carte fidélité aux "Ondes" (le troquet des quais de Seine sise face à la Maison de la radio), lance une violente diatribe contre la commission des cartes-fidélité et se transforme en tourne-disques humain, au grand désarroi des uns et au grand bonheur des autres. Dans le même temps, la Confédération Syndicale des Membres d'Équipage convient d'un mouvement de grève illimité à compter du 19 mars. Il faut dire que le bon fonctionnement du Padpanic est de plus en plus coûteux et que la Tutelle est de plus en plus grippe-sou. Les propositions du cap'tain Gars lai ont filtré : la cantatrice Paula Jacquette fusionnera avec l'orchestre de Lavige, les réclames vont prendre de l'ampleur, les coûts seront réduits, les compartiments seront réorganisés, un plan de départs volontaires mis en place et on fera même payer les concerts en plus du coût de la croisière.

Des propositions qui tombent mal car que nous apprend le Plumard déchainé la veille du début du mouvement ? Hé bien, rien de moins que le coût des travaux de rénovation de la cabine du cap'tain Gars lai ! De quoi mettre le feu aux poudres ! La mèche est allumée et ça barde, ça rue dans les brancards ! Le 19 mars, la grève de l'équipage débute et nul ne sait alors pour combien de temps. On attend fébrilement le lendemain la rencontre avec le cap'tain Gars lai qui doit détailler ses intentions. Les révoltés du Padpanic n'entendent pas céder sur leurs revendications, le Gars lai sait qu'il devra jouer serré. Le 20 mars, l'intervention du cap'tain devant les membres d'équipage se termine dans la fureur et sous les huées d'hommes et de femmes en colère. Il faut reconnaître que le langage bureaucratique, donc tarabiscoté du Gars lai, n'a pas contribué à clarifier la situation ni le projet du maître à bord. Sans compter qu'on vante la zik qui tourne en boucle sur les ondes et que les non-grévistes font la gueule et le font savoir. Les vents sont tempétueux, le paquebot est dans la tourmente en ce début de printemps 2015...

Cap'tain Gars lai tiendra t-il encore la barre du Padpanic jusqu'à Pâques (beau) ? 
Paula Jaquette se fera-t-elle bouffer par les trompettistes ? 
Les rats vont-ils profiter (des Echos) du bordel ambiant ? 
Vous le saurez demain en lisant le prochain épisode de "La dernière croisière du Padpanic"

© Pilou/Radio Fañch

mardi 18 août 2015

La dernière croisière du Padpanic… 5/12


















Un feuilleton d'anticipation farfelu et fou
en 12 épisodes par Pilou

5. Avis de grand frais sur le Padpanic
27 août 2014 : Jour de rentrée. Grands sourires pour les uns, airs studieux pour les autres. Mais derrière les sourires se cachent un début de malaise. Bien sûr, le cap'tain Gars lai a bien organisé un stage pour renforcer la cohésion de groupe de ses adjoints (on dit qu'il s'agissait de démonter un canot pneumatique… note de la claviste (ndlc) : en bois du Japon avec le bout' du même métal, façon Charlots). Mais à peine le mandat commencé que la censure fait déjà son apparition : l'homme des Nuits Magnétiques en a fait les frais Du Jour au lendemain, Mémère a vu la nouvelle direction lui dire d'aller se faire voir "Là bas si j'y suis". Mais les jeunes matelots qui font le show lors de la réunion de rentrée n'en ont cure... pour le moment !

Ils défilent, les uns derrière les autres, sous les yeux ébahis, ou blasés, de scribouilleurs de presse audiovisuelle. Il y a la responsable du compartiment 1-Terre, entourée de sa joyeuse troupe : Auguste Tracnard étourdi par un Boomerang, Fabrice Truelle chargé cette année des Affaires sensibles, Têtaclark part A'live et Dédé Minoukian est de mèche avec la mafia belge qui use du chantage aux auditeurs (pensez donc, ces gangsters les menacent d'un "Si tu écoutes, j'annule tout"). Puis arrive Sel d'Armor avec sa jeune garde de Cu-Dur: le lève-tôt Marc Trichet, Caroline Brouette arrange la Grande table et Marie Povreux se la joue romancière avec ses Nouvelles vagues. Ensuite, Laurent Plumier nous présente les travaux de réhabilitation d'1-Faux en compagnie de Fab' Synthèse, Philippe Vandale, Jacques Vent-Roux, Guy Mir-Embaume, Jean-Fanch Acrylique et Cathy Pot-de-fer. Enfin, après une courte séquence en Bleu, une Flipette, Emily-Joly, apporte un peu de charme et de gaieté à une cérémonie un peu guindée.

Peu à peu, tout se met en place et l'équipage travaille du mieux possible, dans la joie et la bonne humeur. Le cap'tain Gars lai refait sa cabine pour l'arranger à son goût… qui ne pâlit pas de cendres. Le paquebot montre pourtant des signes de faiblesse. Jean-Paul de Lécluse, un des anciens cap'tains du Padpanic, avait entrepris de vastes travaux de rénovation. Mais les coûts n'ont eu de cesse de croitre d'autant qu'entretemps s'est ajouté l'agrandissement du petit auditorium, à la demande de cap'tain Hess, dans le but de faire du lieu de travail de la cantatrice Paula Jacquette un véritable joyau. Les travaux durent et perturbent l'accès à certains compartiments du Padpanic. 

C'est en novembre que l'auditorium doit être rouvert au public mais un incident va contrarier les plans : le 31 octobre, un incendie se produit à bord, obligeant les membres d'équipage et les passagers à évacuer tous les compartiments du paquebot. Est-ce un signe de mauvais augure ? Toujours est-il que cet incendie intervient peu de temps après un rapport dénonçant la flambée des coûts de rénovation du Padpanic. On se dit qu'à la mue extérieure du paquebot s'ajoute la mue intérieure de réorganisation de l'équipage. Une mue en douceur en somme. Et puis en décembre, cap'tain Gars lai affronte une véritable tempête... dans un verre d'eau de mer ? L'annonce d'un déficit de grande ampleur, la rumeur d'une possible fermeture de Flip et hop, ça s'agite, ça rétropédale, ça dément. On qualifie Flip de "Pep' Hit" histoire de faire amende honorable mais le mal est fait, le soupçon est installé. Et dire qu'en janvier, la nouvelle mouture du Voum, version fromage Rapé, doit être dévoilée ! Décidément, il y a comme un avis de grand frais sur le Padpanic...

Flip sera t-elle transformée en robinet à musique sur le web ? 
Le Voum perdra t-il sa raison d'être en même temps que son article ?
 Le paquebot va t-il finir en loques ? 
Vous le saurez demain en lisant le prochain épisode de «La dernière croisière du Padpanic"

© Pilou/Radio Fañch

lundi 17 août 2015

La radio se fait tirer les cartes…

© Les cartes à Hervé


























Hervé Marchais passionné de radio et géographe aime bien faire des cartes à partir des résultats d'audience radio établis par Médiamétrie. De son travail rien à dire (tout à lire). Ce qui est surprenant ce sont les effets produits par ses cartes. Du buzz, des extrapolations, des commentaires. J'ai un tout petit peu de mal à imaginer Christopher Baldelli, patron de RTL, haranguer ses équipes pour leur demander d'aller bouter hors de Basse-Normandie France Bleu, palsambleu. Ou NRJ ayant décidé de conquérir la Bretagne d'envisager d'y accéder par la mer (laquelle ?). De quoi se marrer si on a vraiment rien d'autre à faire, et attention Télérama n'a pas encore ramené sa science pompeuse. Là on frôlerait le burlesque de comédie. 

L'amusant, et j'ai évoqué l'affaire avec Hervé c'est quand les Régions vont être retrifouillées et qu'on pourra assister l'an prochain à des numéros de haute voltige de commentaires superfétatoires et totalement bidons. 

Énoncé du problème : "Sachant qu'à partir du mois de janvier 2016 les Régions seront au nombre de 13, que les audiences départementales vont se cumuler, que les coupeurs de cheveux en quatre vont les couper en huit, que l'audience globale aura très légèrement augmentée (ou diminuée), qu'Apple music n'aura qu'une influence très minime sur les pratiques radiophoniques des Français, dites si NRJ a toutes ses chances pour obtenir une place de leader en Vendée chouanne". Hervé, juste un conseil, prévois un bon stock de Doliprane… l'été 2016 sera hot. Comme dirait Jean Yanne "Je me marre" d'avance.






















J'ai aussi prédit depuis longtemps que dans le Grand Mécano-Megalo-Hollando, les Régions France 3 s'adapteraient (sinon bonjour le casse-tête) et, à la remorque, France Bleu sans doute suivra. Ce mouvement sismique alimentera pendant des mois gazettes et autres machines à buzz type Morandino (Ze spécialist du buzz in ze world). Pour autant il reste en France des particularismes tenaces. Prenons le cas du Pays de Redon (Ille et Villaine) à cheval sur trois départements (Loire Atlantique, Ille et Vilaine, Morbihan) et deux Régions (Bretagne et Pays de la Loire). Dans ce cas on compte comment ?

Et comment additionner carottes et navets ? France Bleu en Basse Normandie + Nrj en Haute-Normandie ça donnera quoi Hervé ? RTL en tête ? Oui je sais je fais du mauvais esprit mais ça me détend. Donc s'il était besoin de le démontrer plus avant les résultats d'audience au niveau national, régional, départemental, cantonal, communal, vicinal, voire même amical servent juste aux radios privées à mieux vendre la publicité et même à faire croire aux annonceurs que vu le potentiel d'écoute en Bas Limousin les ventes de chaussettes Stem de couleur orange devraient être exponentielles.

Pour finir imaginons que l'Auvergne soit une Région où France Culture soit en tête. Ben d'Arvor serait illico rentré de vacances pour au micro de la matinale ou du journal de 12h30 dire avec emphase, circonvolutions et auto-congratulations que c'était en toute humilité le résultat de sa politique tellement audacieuse, culturelle, mondiale-mondiale (oui l'Auvergne fait aussi partie du monde) et + si affinités. Mais voilà d'Arvor est out et son remplaçant/e n'est toujours pas nommé. Quant à l'Auvergne elle n'écoute pas massivement France Culture ! Sinon ça se saurait…