| Sibyle Veil, Pdgère de Radio France, dans la salle du Conseil d'administration, de la Maison de la radio, Paris, le 1er septembre 2026, Ed Alcock/MYOP pour Le Monde (2) |
Comme à son habitude Veil roucoule. Toujours la même chanson constituée d’éléments de langage pour être dans la ligne des tutelles, pour se montrer bonne élève (genre major de promo), inflexible sur des partis-pris qui - à l’insu de son plein gré - stigmatisent, focalisent et polarisent. Garder Erner à la matinale de France Culture malgré sa lourde faute professionnelle, débarquer Adèle Van Reeth, la Directrice d’Inter, en pleine saison, laisser s’infiltrer un journaliste de Valeurs actuelles pour l’édito politique de la matinale du dimanche matin.
C’est depuis 2018 la même posture, raide, sans la moindre faconde à la Arthur Conte, sans la délicatesse de Jacqueline Baudrier, sans la subtilité de Jean-Noël Jeanneney,… Veil est seule bien qu’entourée d’une armée mexicaine de cadres et dirige comme si elle dirigeait n’importe quelle entreprise du Cac 40 ou de l'agroalimentaire. Françoise Giroud, journaliste et ex-ministre sous Giscard, disait en 1983 : «La femme sera vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignera une femme incompétente."
Si Sibyle Veil n’est pas incompétente, elle n’est pas à sa place. La bascule de la radio vers l’audio, de Mouv’ sur le web, de France Musique sur le Dab+, de France Inter en mode infotainment, et de tant d’autres renoncements auront participé à la fin de la radio de programmes. Audio définitivement noyé dans le magma globuleux de productions sonores de tous poils, propulsées sur les réseaux, sur les plateformes et… dans les ascenseurs.
C’est acté on entre dans une période glaciaire, Veil, sa figure glaciale du commandeur… !
(1) "Radio France : pour Sibyle Veil, « c’est la grandeur du service public que d’être pluraliste», par Aude Dassonville et Michaël Moreau, Le Monde, 3 septembre 2026,
(2) La photo pourrait faire penser à "Nightawks" le célèbre tableau d'Edward Hopper (1942) pour les couleurs, la solitude et une part de vide dans le plein…
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