dimanche 30 août 2026

"Je vous embrasse, c'est dimanche, c'est permis"… (Kriss)

Hier, au téléphone, j'aurais bien aimé, en terminant notre causerie, dire à mon interlocutrice "je vous embrasse"… On était samedi et c'était pas permis ! Hier, comme ça m'est arrivé de nombreuses fois, depuis 15 ans avec telle ou tel, j'ai pu converser avec une productrice de radio, de France Inter précisément. Elle qui a "bercé" et accompagné de nombreuses années auditrices et auditeurs. Ce que j'ai envie de vous raconter c'est à quel point c'est troublant d'entendre dans son téléphone une voix qu'on a tellement entendue et écoutée à la radio. C'est troublant et intimidant. Eh ben oui, après tant d'années je suis toujours aussi intimidé. D'abord parce que jamais je n'aurais imaginé que ces "vedettes" pourraient m'adresser la parole. Et encore moins que je sois capable de leur dire autre chose que "vous êtes formidable" ! J'ai eu dix ans (2001-2011) pour me préparer avant le démarrage de ce blog.

Kriss














Je ne ferai pas ici la liste des productrices et producteurs, réalisatrices-réalisateurs, ingé-son, attachées de production, autres programmateurs émérites, animatrices, comme d'autres personnels de la radio publique rencontrés mais, comme je l'ai écrit ailleurs, ils sont dans ma comète et m'ont permis de nourrir ma culture et d'approfondir l'histoire de la radio. Je n'avais pas autant d'assurance il y a quinze ans pour oser raconter quelques faits et anecdotes qui font la matière de cette "fabrique" là. Avec mon interlocutrice d'hier, comme c'est le cas souvent, nous avons redoublé de souvenirs et pu croiser nos "visions". La sienne "in", la mienne "out". Et évoquer des hommes de radio comme Dhordain ou Garretto et des femmes de radio comme Kriss qui me permet de faire le titre de ce billet. On se raconte des histoires avec la même vivacité qu'une partie de ping-pong. Ça vibre, ça vit et ça se remet au présent… "comme si c'était hier" ! Quelle pirouette à accomplir !

C'est un univers la radio. C'est un média qui a accompagné son temps jusqu'à ce que des managères de moins de cinquante ans se piquent de management comme ils auraient managé une fabrique de petits pois en conserve ou une start-up du Marais à Paris.

Alors, encore une fois, merci à vous toutes et tous d'avoir accepté d'évoquer vos bons et moins bons moments, d'avoir témoigné pour l'histoire. L'histoire de la radio vous appartient et je suis heureux de l'avoir entendue de vos voix si singulières et tellement touchantes. 

Je vous embrasse, c'est dimanche, c'est permis.

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