vendredi 18 septembre 2026

Tiens, allez, après l'humour, des bonbons par milliers…

Pour Catherine Soulard, productrice à France Culture, on pourrait dire "De la lune jusqu'aux marchands de bonbons" . En effet Catherine sait passer d'un sujet très sérieux à une petite gourmandise dont on essaiera, le temps d'une "Nuit magnétique", d'oublier que les bonbons peuvent avoir des effets sur notre santé. On est à quelques jours de la fin de l'année 1995, avant la trêve des confiseurs. Allez, on se lèche les babines. Régalons-nous… (1)


















Philippe Garbit, producteur des Nuits d'alors, nous fait saliver quand il évoque le papier froissé qui protège le bonbon. On est en condition. C'est sûr, on va retourner en enfance. Soulard nous fait toujours voyager et, quand elle aborde les rives de l'enfance, elle nous touche au cœur et nous enveloppe de sa part d'insouciance et de fraîcheur. C'est d'ailleurs un enfant, Anne-Charlotte qui, en ouverture, énonce les noms de plusieurs bonbons. 

Puis Catherine dit "Je me souviens des bocaux de la confiserie où Colas nous emmenait ma sœur et moi. Les sachets de papier translucide remplis de pastille de menthe givrée, ni blanches ni bleues, ni blanches, ni rouges. Je me souviens du distributeur automatique du métro, des petites boîtes rouges et noir, pleines de cachous tout rouges. Je me souviens des retours d'école quand, après le pain et le chocolat, nous fourrions nos mains dans les poches de Colas, nous en revenions cargés des bêtises de Cambrai, de sucres d'orge et de bonbons en forme de tranches, orange ou citron,… Je me souviens que c'était notre enfance". Alors si les Carambar coûtaient 10 centimes, les miens n'en coûtaient que 5 et pour 1Franc on en avait vingt ! De quoi se régaler le samedi soir.

Les "marchandes de bonbons" sont formidables et on voudrait courir dans leur boutique et juste voir ce qu'elles décrivent avec passion, savoir et gourmandise. Mais quand catherine Soulard veut s'acheter des bonbons avec 4,70 Francs c'est juste adorable de roudoudou. Hein quoi, des francs ? Ben oui il faudra attendre six ans pour voir débarquer l'Euro ! Et il aura fallu que j'atteigne mes … ans pour connaître l'origine du mot "Zan". "D’où vient le mot "Zan", qui désignait un rouleau de friandise à la réglisse ? L’émission donne la réponse : en 1884, Paul Aubrespy, gendre du directeur d’une fabrique de suc de réglisse à Uzès, dîne dans un restaurant parisien avec des amis. Au dessert, il entend, à une table voisine, un jeune enfant s’écrier en zozotant : "Maman, z’en veux ! Donne-moi-z’en ! ". Le 7 juillet de la même année, il dépose la marque Zan à Uzès. Elle existe toujours, tout comme l’usine. (2) Et la recette du "tu nous gâtes" deviendra le 'nougat". O ma doue (doué), prodigieux !

Cette ode aux bonbecs est vraiment impec ! J'ai réussi à ne pas manger un seul bonbon. Merci Catherine de nous avoir tenté de retomber en enfance le temps d'une nuit magnétique sucrée. Avec en prime votre rire et sa part d'enfance qui colle bien au sujet. On vous sent complice, coquine et espiègle même ! C'est assez rare en radio d'avoir cette intimité. C'était aussi le cas avec Kriss et Noëlle Breham

(1) J'ai d'abord écouté pour le plaisir, puis une deuxième fois pour rédiger ce billet,
(2) Sur la page de l'émission.

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