dimanche 9 août 2026

Fip un dimanche d'août… dès potron-minet, il faut que l'animatrice assure !

Et qui, surtout, ne débite pas au km des annonces auto-promotionnelles, partenariales ou très décalées dans le temps pour un concert ou un spectacle dans deux ou trois mois. Alors, quand un dimanche matin d'été (ce matin),  à 7h pétantes c'est Audrey Stupovski qui ouvre son micro on peut s'attendre à ce qu'elle convoque son Renard préféré, son Jules qu'elle affectionne particulièrement, pour nous souhaiter bon réveil. Jules Renard c'est son emblème, son fétiche et un peu son raton-laveur. En clair sa marque de fabrique ! 


















"7h passées de une minute et déjà Paris se lève, Los Angeles se couche, Fip traverse l'océan à travers les nuages". "Nuages comme si on avait sur la tête une mer furieuse. Je monte, je m'élève mais j'éprouve chaque échelon. Des petits poulets autour de leur mère c'est joli à voir comme une branche chargée de fruits. Nuages pâles, presque blancs, qui se détachent du noir et semblent être la fumée des coups de tonnerre." "Jules Renard qui ne voyageait pas traversait le paysage qui l'entourait…"  (Audrey & Jules).

À l'écoute : "Los Angeles" (Teddy Lasry), on le dirait monté sur ressort mais en en faisant fi Audrey a rebondi sur la Cité des Anges et trouvé prétexte à enrouler du Renard. Quel talent ! C'est ça le métier des animatrices, être dans le jeu, rebondir, glisser et même quelque fois roucouler. Et ça depuis la nuit des temps (5 janvier 1971, à 17h)… Trois morceaux chantés s'en suivent. Comme c'est tôt matin on laisse l'auditrice et l'auditeur se réveiller doucement. Pas besoin de nous agresser avec l'expo de Chaumont, le festival de Garges-les-Gonesses… où le concours du plus long tire-fesses dans ces Alpes en liesse. Sur "20200324" (Mac Demarco) Audrey susurera "la la la", c'est bien comme ça !

Mais pendant que le ruban défile, seule dans le studio, que fait la p'tite souris ? Ben tiens "Dreamer"… elle rêve. Pas forcément de Supertramp, de Los Angeles ou de pataquès. Ceux-là on les laisse à la maison et on continue assidûment à tisser de micros histoires, des pastilles (pour l'atout), des flashs comme s'il en crépitait en plein jour. Audrey guette-t-elle le crépitement de la pluie tellement convoitée quand, magie de la programmation, Gabrielle Cavassa vient à son secours "Raindrops keep falling on my head" (feat. Joshua Redman)"… Version cool de l'original de B.J. Thomas de 1969. 

Mais, pour parler au micro, il faut penser, puis écrire sans bafouiller, sans barguigner, sans pérorer. Mais rêver c'est permis. Alors se propulser dans la maison de Gilles Clément, fastoche, c'est tout près, c'est à fleur d'écoute et fleur… ça colle pour le jardinier de la Creuse et du monde entier. J'écris, j'écris (moi ausi sans relâche depuis 7h) et le ruban défile. Ça, ça ne peut pas m'échapper. C'est ma came la musique zique. À la suite Czesare avec "Czesare", Gary Burton "Just like a woman" du Zim soi-même et THE Neil Young et son "Old man". C'est une bonne matinée, un bon programme, des paroles affutées.

Audrey nous fait une toile avec le "Cinema Pardiso" de Giuseppe Tornatore, et pour une fois elle ne l'a pas enchanté avec ses mots qu'elle sait si bien, en italien, troussés. Unione Musicisti De Rome "Cinema paradiso : First Youth" (Ennio Morricone). Elle n'est pas seule Audrey Stupovski (et Michael (Jackson) non plus). Je pense et je suis sûr qu'à l'écoute, Garretto (Jean) et Codou (Pierre), les inventeurs de France Inter Paris (Fip), 514 OM, auraient été ravis. Stupovski est dans l'esprit et dans la lettre. Impec ! Ça fait une heure que je gribouille, je vais aller déjeuner et rester en ondes… au moins jusqu'à 11h. À la bonne heure ! 

Merci Audrey !

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