mardi 22 septembre 2026

France Inter : le train de 7h58 a déraillé !

La mécanique au cordeau de la matinale de France Inter (à la minute près) peut avoir, comme à la SNCF, des ratés. Ici, en radio, il ne peut-être question d'aiguillage, de panne de circuit électrique ou d'absence de contrôleur. Ce lundi matin 21 septembre tout est en place (la grève a été levée) mais, à 7h58, pas d'interruption intempestive de la conversation en cours (1) par un quelconque olibrius censé venir détendre l'atmosphère. Détendre l'atmosphère volontairement tendue par l'équipe des matinalières et des matinaliers ? Et puis pourquoi cette incise furtive dans un programme d'informations ? Pour faire diversion ? Pour dire  "aller, on est cool, on va vous faire rire" ? Non rien de tout ça il y a lurette qu'Inter s'est calée sur la concurrence des privées pour garder auditrices et auditeurs à l'écoute, coûte que coûte. Quitte à ce que ça disperse l'attention, quitte à ce qu'une matinale ne soit plus qu'une opération de gavage des oies (blanches, forcément blanches) quitte à ce que, sans transition, tout se confonde sur le même plan.

















Thomas Poitevin "conducteur officiel du 7h58" a donc décidé de lui-même de sortir du jeu. Son "jeu" n'arrivant sans doute à ne faire rire personne et surtout pas ceux qui, autour de la table du studio, ne se font jamais prier pour faire la claque ! La claque c'est surtout Céline Pigalle, Directrice d'Inter, qui l'a prise quelques heures avant ou après que Charles Sapin, journaliste, Directeur adjoint de "Valeurs actuelles" avait décidé de mettre les bouts. Bout à bout ces deux départs ne peuvent donner autre impression que celle de la pagaille. Combien de temps auditrices et auditeurs vont continuer à prendre le train de la "Grrrrrraaaaande mââââââtinale" si les trains sont annulés et qu'on ne sait toujours pas s'ils seront remplacés.

Je préfère me souvenir du "3h10 pour Yuma" jamais en retard pour livrer une "belle histoire". Le "7h58" d'Inter vient de montrer ses limites, par quoi va t-il être remplacé, une "Micheline" (uh ! uh! uh!), un TER, ou un TGV ? Ne rêvons pas, avant de disposer d'un "InOui" il faudra sans doute quelques déraillements égarements, alors qu'il suffirait sans doute de remettre l'humour à sa place et non pas tout le temps et n'importe quand. Pour cela il faudrait une vrai Directrice ou Directeur de programmes et depuis la nouvelle grille il n'y en a pas. Et, sans "conducteur" (2) ça ne marche pas !

(1) Fabien Roussel, dirigeant du PCF et Benjamin Duhamel, journaliste,
(2) Le conducteur en radio est le document de préparation et de suivi d'une émission, l'ordre chronologique et le minutage précis de toutes les séquences qui seront diffusées à l'antenne. C'est la marche à suivre.

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