vendredi 18 mai 2018

67/68 : une autre révolution culturelle…Le Festival de Cannes (36/42)

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Ici, le vendredi, jusque fin juin 2018, en complément du feuilleton "société" publié chaque lundi, je vous raconte, quelques faits marquant de "la vie culturelle" de l'époque. À travers les livres, les films, les disques qui ont marqué la révolution culturelle qui couve. Avec des archives audio radio en exclusivité, les sources de la presse nationale et régionale, et… mes propres souvenirs.


Lelouch, Godard, Truffaut, …, Polanski
















19 mai 1968. Le Festival de Cannes est interrompu par des cinéastes solidaires avec la rue. Mais cette année là, Robert Fabre Le Bret, délégué général du festival, ne pense qu'à assurer sans anicroche cette vingt et unième édition. Il ne se méfie pas. C'est le calme avant la tempête... Caroline Cartier, elle, offre tous les jours dans matinale d'Inter (ici en mai 2008) une petite pastille de sons, bien ficelés, bien montés, bien surprenants. Ici elle a mixé des "petits bouts" de la conférence de presse du 19 mai 1968 qui a vu les cinéastes décidés à boycotter le Festival…

En exclusivité jusque fin mai



Et en vidéo les cinéastes Truffaut, Godard (en rage)…



Quelques mois avant "Mai 68" Léo Ferré enregistre un "Quartier latin" prémonitoire…

jeudi 17 mai 2018

Guy Lagache nommé directeur d'Europe 1, moins de six mois après la nomination de Laurent Guimier

Le manège Lagardère continue. Après avoir débauché Frédéric Schlesinger, n°2 de Radio France en juillet 2017 pour diriger Europe 1, puis Laurent Guimier en mai 2018, Arnaud Lagardère vient à nouveau de débaucher le n°2 de Radio France, Guy Lagache nommé à ce poste par la Pédégère du Groupe public Sibyle Veil. Quand donc cette valse des pantins, cette mécanique infernale s'arrêtera-t-elle et surtout qui y mettra fin ? Quand arrêtera-t-on de considérer que la hiérarchie est en stage à Radio France pour, sur coup de sifflet strident et autoritaire, répondre subito aux sirènes du privé ? Quand y aura-t-il un retour de plus-value pour le service public qui se voit d'année en année affaiblit par ces pratiques managériales dignes des mercato du football ou de la finance. Qui donnera des garanties au service public de pouvoir compter, sur la durée, sur les dirigeants qu'il aura participé à former ?



Au-delà de cette fiction (probable) du prochain départ de Lagache pour Europe 1, il nous faut revenir aux sources de ce phénomène de vases communicants qui n'a pas commencé avec le débauchage de Schlesinger. Les passages du public au privé (et inversement) sont de pratique courante et établie en radio comme en TV et existent depuis que radios et TV privées existent. Pour autant pour ce qui concerne les dirigeants dits "n°2" c'est récent. Très récents même depuis la création de ce poste par Mathieu Gallet, Pdg de Radio France (2014-2018) nommé par le CSA et révoqué par celui-ci en février dernier. La candidature de Gallet ne pouvait tenir qu'avec l'expérience et l'expertise de Schlesinger. C'est sur ce binôme que le CSA a validé la candidature de Gallet. Ce dernier ayant toujours montré un mépris absolu pour les programmes, il ne pouvait se passer de son mentor.

Après le départ soudain de Schlesinger en juillet 2017, Gallet, dépité et fâché, doit lui trouver un remplaçant. Ce sera Guimier, directeur de France Info, normalement promis à une nouvelle mission de rapprochement entre France Bleu et France 3. Jusqu'en 2014 il n'y a jamais eu de n°2 à Radio France et encore moins de numéros. Les directeurs de chaîne dirigeaient sans avoir besoin d'un chaperon tout puissant qui, de fait, affaiblissait et contrôlait leur pouvoir. Sibyle Veil, nouvelle Pédégère de Radio France n'avait aucune obligation de prolonger cette fonction. Sauf si par là cela lui permettait de dégager du temps pour faire autre chose de plus haut niveau. Par exemple, la fusion programmée (dans le cadre de la future loi audiovisuelle) de Radio France et de France Télévisions.


Lagache TV
Hier Veil annonça la nomination de Guy Lagache, un homme une fois de plus, au poste de "directeur délégué aux antennes et à la stratégie éditoriale". Lagache ???? Lagache vient de la télévision privée dans laquelle il a fait toute sa carrière. Pourquoi ce choix ? Qui a fait ce choix ? Veil ? Assez peu probable. Juste un mois après avoir pris ses fonctions de présidente, on ne sort pas du chapeau un parfait étranger à la chose radio. À moins que cette particularité TV soit bien utile quand il s'agira d'activer la fusion des audiovisuels publics. Pour sa première décision stratégique Mme Veil laisse planer le doute de son indépendance et, par exemple, celui de s'être fait imposer ce choix par l'Élysée. Elle prend aussi le risque de brouiller les pistes de l'image "service public" qu'elle veut se donner. Mieux elle affirme par là, alors qu'elle est énarque, ne pas soutenir et promouvoir les agents du service public qui seraient donc incapables d'occuper ledit poste de n°2 ou toutes autres fonctions stratégiques. 

Pire, c'est un déni absolu de l'existant des forces vives et des compétences internes de Radio France. Comme s'en interrogeait hier Julien Bellver, journaliste média à Quotidien (TMC) sur Twitter : "Il n’y a plus de talents en interne à Radio France ?!?". C'est saper, non seulement le moral des troupes mais, surtout, c'est dénier au service public sa responsabilité de former et d'accompagner les personnels aux besoins du service public. C'est faire entrer le privé dans le public pour mieux sans doute le dévorer demain.

La roucoule de Schlesinger sur le service public : bidon. Celle de Guimier, une baudruche. On s'inquiète que dans quelques heures Lagache TV nous récite son bréviaire sponsorisé. Tout petit il écoutait Chancel (Inter), ayant mûri il passa sans transition à Culture Matin (Jean Lebrun, France Culture), puis à Paoli (Stéphane, Inter), se lavait les dents avec France Info. Le week-end était entièrement consacré à France Musique, parsemé de zestes de Fip. Et France Bleu ? Voyons, à chaque fois qu'il se rendait, et le plus souvent possible, dans sa région d'origine.

Malgré les innocents, ingénus et autres menteurs qui veulent nous faire accroire que la radio est un média d'avenir, la radio est morte. Ceux qui disent le contraire sont des innocents, des ingénus et des menteurs. Le média radio va se fondre dans le magma global. C'est la mue finale. Aujourd'hui. 

Et demain ?

lundi 14 mai 2018

68 : et si tout avait commencé avant… Étudiants et ouvriers (37/43)

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Chaque lundi, jusque fin juin 2018, je vous raconte, ici, les prémices de ce qui a pu présider aux "événements" de mai 1968. Avec des archives audio radio en exclusivité, les sources de la presse nationale et régionale, les témoignages de quelques témoins précieux et… mes propres souvenirs.

Place Royale, Nantes, Mai 68




37. Étudiants et ouvriers
Deuxième volet de la série "Chroniques de mai" produit en 1988, pour la grille d'été sur France Culture, par Dominique Chagnollaud. La rencontre de deux mondes, pas évidente, a bien eu lieu. Pendant ce temps en Bretagne, "L'Ouest veut vivre". On notera que le régionalisme latent n'ose pas encore afficher "La Bretagne veut vivre". De Gaulle, pourtant, après un état de surdité prononcé pendant les "événements" viendra à Quimper l'année suivante et, pour l'un de ses derniers discours officiels, proposera son fameux référendum sur la régionalisation (avril 69) et la création du plan routier breton. Tactiquement l'annonce est subtile, venir en Bretagne annoncer la régionalisation c'est être absolument dans l'air du temps. L'échec du référendum poussera De Gaulle dehors. Il faudra attendre les lois de décentralisation de 1982 pour voir la création des "Régions", collectivités locales à part entière, élues au suffrage universel.



Et De Gaulle vint à Quimper… (discours intégral)



samedi 12 mai 2018

Sous les pavés : l'Ardèche… ou comment les hippies ont bloqué l'exode rural

J'ai rencontré Sarah Lefèvre, après le Festival Longueur d'Ondes de février dernier. Sarah avait eu la bonne idée de venir assister à notre séance hommage à "L'Oreille en coin". Nous avons beaucoup parlé radio et… Ardèche. Sarah, documentariste, finalisait la préparation de son voyage en Cévenne. Pour y avoir moi-même arpenté quelques chemins à l'écoute des castanéïcultrices et castanéïculteurs (1), je ne manquais pas de lui donner les adresses de personnages "à voir absolument". Bien sûr "mes" noms croisaient ceux qu'elle avait déjà repérés. Car, pour l'histoire récente du phénomène hippie en Ardèche et du retour à la terre, il y a les inévitables et Sarah vous l'entendrez ne les a pas évités.


Au creux d’une vallée sauvage, le Hameau de Bolze
où vivent Sandrine Taine et Pascal Waldschmidt,
installés en Ardèche depuis 1974. 

Crédit : Sarah Lefèvre /RFI. 

Le projet de Sarah était le suivant : "On entend parler depuis des mois du Paris gaulliste, de ses barricades, du Boulmich', de Saint-Germain des Prés. On aborde moins la question des conséquences de l'insurrection de 1968. Pourtant, certains se sont autorisés à rêver d'un autre avenir, loin des pavés, au plus prés de la terre. Ces jeunes citadins ont migré vers le Sud de la France, à la recherche de déserts, comme en Ardèche qui comptait le plus grand nombre de communautés au début des années 1970. Ces "bourrus" ou "barbus" - comme on les appelait - se sont autorisés à refaire le monde, de jour comme de nuit, à l'échelle d'un hameau abandonné et de quelques mètres carrés de terre abandonnées. Les plus déterminés sont restés. Les plus militants se sont battus avec les Cévenols contre des grands projets de barrage, de centrales nucléaires ou d'exploitation de gaz de schiste. Comment se sont-ils enracinés, là où les jeunes fuyaient depuis des années ? Comment ont-ils vécus de rien ou très peu et surtout, qu'ont-ils créé ? Ils nous ont raconté leurs cinquante dernières années." 

En 48'30 (2), Sarah Lefèvre réussit à raconter, avec la belle réalisation de Laure Allary, un bout du "mirage Ardéchois" sans tomber dans l'écueil de l'admiration "baba" ni dans celui de la caricature de "hippies-qui-laissent-mourir-les-chèvres-faute-de-les-traire". Forcément si vous pouvez visualiser ces vallées, ces paysages, ces situations racontées par les acteurs et actrices de l'époque vous y serez. Ça vous parlera aux tripes et au cœur et, fermant les yeux, vous accompagnerez Violaine, Noé, Sandrine, Pascal et Jean-François dans leurs parcours singuliers.

Si vous n'avez en tête que les clichés chromos que la rumeur et les médias ont voulu donner de ce retour à la terre, post-soixante-huitard, en Cévennes, voilà la bonne occasion pour changer de vision et vous donner envie d'y aller voir de plus près. Pas en touriste qui regarde de haut cette "région magnifique" mais plutôt en sachant sortir des sentiers battus et rebattus pour tenter de comprendre ce pays rebelle, tenace et séduisant. Sarah Lefèvre a su laisser parler ses témoins qui inlassablement ont retissé une histoire originale et inattendue qui a pu modifier le déclin attendu et l'exode rural inexorable auxquels pouvait s'attendre l'Ardèche à la fin des années 60.

Et même si, "chromo des chromos", La Montagne de Ferrat peut sembler désuète, il est bon de rappeler que le chanteur avait su capter cet inexorable qui ne demandait qu'à être démenti. Les "hippies" l'ont permis (3) quand, abandonnant frusques, bracelets et "Marie-Jeanne", ils ont croché dedans, remonté les murets et fait revivre le pays. 






(1) Pour le Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche et la création de "Paroles de Châtaigneux", collecte et créations graphiques, printemps et automne 2005,
(2) À 15h10, "Si loin, si proche", aujourd'hui sur RFI,


Après Mai 68, Noé Chat, Ardéchois de 96 ans, 
a vu ses terres cévenoles se repeupler avec les néo-ruraux
Crédit : Sarah Lefèvre /RFI. 



















(3) Sarah n'aura pu rencontrer Paul Leynaud, paysan cévenol magnifique, décédé il y a une dizaine d'année que j'avais pu rencontrer au cours de ma longue pérégrination "châtaigneuse". Son engagement l'avait poussé à imaginer la création du Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche. Paul lui aurait dit cela "À nous de mettre en œuvre notre projet de territoire, à partir de son patrimoine, en associant l’ensemble des acteurs : producteurs, artisans, gens de culture, élus, habitants des Mont d’Ardèche. Prenons l’utopie comme méthode." Cet utopiste-humaniste m'avait dit "C'est grâce aux hippies que les femmes ardéchoises sont restées au pays et ont interrompu la vague d'exode qui l'aurait définitivement fait mourir".

vendredi 11 mai 2018

67/68 : une autre révolution culturelle… Radio des grèves, radio en grève (35/42)

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Ici, le vendredi, jusque fin juin 2018, en complément du feuilleton "société" publié chaque lundi, je vous raconte, quelques faits marquant de "la vie culturelle" de l'époque. À travers les livres, les films, les disques qui ont marqué la révolution culturelle qui couve. Avec des archives audio radio en exclusivité, les sources de la presse nationale et régionale, et… mes propres souvenirs.



Le 7 mai 2008, "La Fabrique de l'histoire" sur France Culture, dans le cadre d'une série "Radio 68" donne à entendre les témoignages des acteurs, journalistes et responsables de la radio publique (France Inter) et privée (RTL et Europe n°1). C'est une très bonne mise en perspective pour comprendre comment l'ORTF va complètement se "figer" et comment les "périphériques" vont redoubler d'audace et de risques pour rendre compte en direct des événements au Quartier latin (Paris).

En exclusivité jusque fin mai
Aves les voix de Pierre Juquin, Raoul Sangla, Marcel Bluwal, Alain de Sedouy, François de Closets, Jean Pierre Farkas, Jean Pierre Sicre, Fernand Choisel






Et chez Renault-Billancourt… (extrait de l'émission citée)


lundi 7 mai 2018

68 : et si tout avait commencé avant… De Nanterre à la Sorbonne du 3 au 11 mai (36/43)

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Chaque lundi, jusque fin juin 2018, je vous raconte, ici, les prémices de ce qui a pu présider aux "événements" de mai 1968. Avec des archives audio radio en exclusivité, les sources de la presse nationale et régionale, les témoignages de quelques témoins précieux et… mes propres souvenirs.

J'ai découvert il y a une dizaine d'années,
cette affiche dans une maison où de jeunes collocs
appréciaient la photo de Claude Dityvon

36. Sur tous les fronts universitaires
En 1988, pour la grille d'été sur France Culture, Dominique Chagnollaud, produit "Chroniques de mai". J'en publierai, ces prochains lundis, quatre des sept de la série initiale. Cette série, découpée par semaines, rend bien compte de la graduation des événements et nous permet d'entendre les témoignages de nombreux acteurs… masculins. Aucune femme n'est mise en avant dans le mouvement étudiant. La radio et la TV s'adressent aux hommes. Et ce sont les hommes qui sont sur le terrain ou dans les studios. Que d'hommes ! Que d'hommes.

On entendra Alain Peyrefite, ministre de l'éducation, dans l'exercice récurent de rigidité et d'ordre qu'il affectionne par-dessus tout, claironner avec le ton du petit lieutenant qui se prend pour un général : "J'ai pris toutes dispositions pour que la réouverture de la Sorbonne et la réouverture de Nanterre ait lieu dès que les doyens estimeront que les conditions normales de cette réouverture sont réunies, c'est à dire j'espère demain après-midi. Je ne peux pas vous en dire plus, mais ce que je dirai quand même (sic) si l'ordre est rétabli tout est possible, si l'ordre n'est pas rétabli rien n'est possible." De la plus pure rhétorique gaullienne.

En intégralité et exclusivité jusque fin mai

vendredi 4 mai 2018

67/68 : une autre révolution culturelle… Renault-Billancourt (34/42)

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Ici, le vendredi, jusque fin juin 2018, en complément du feuilleton "société" publié chaque lundi, je vous raconte, quelques faits marquant de "la vie culturelle" de l'époque. À travers les livres, les films, les disques qui ont marqué la révolution culturelle qui couve. Avec des archives audio radio en exclusivité, les sources de la presse nationale et régionale, et… mes propres souvenirs.

Les hommes de Billancourt de Caroline Pochon (documentaire, 2017)


















Il y a eu un avant et un après 68 à Renault-Billancourt, mais dans cette "forteresse ouvrière" il y a eu tant d'avants et d'après jusqu'à la fermeture le 31 mars 1992. Et puis il y a eu la permanence ouvrière et la fabrication à la chaîne des automobiles Renault. Dans le documentaire ci-dessous, même s'il n'est pas de "68", il est de l'histoire même de Billancourt, jusqu'à ce qu'elle-même se désespère. 

Plus particulièrement "le travail d'enquête sonore et de création musicale de Nicolas Frize, auteur-compositeur, avec les ouvriers de Billancourt leur fit découvrir ce qu'ils faisaient huit heures/jour, comment ils s'y prenaient et permis une salutaire ouverture sur la prise de conscience d'une culture du travail, la leur, qui alors pouvait être dite et transmise. Entre tâche à remplir et métier à vivre, répétitions ou compréhension, c'est l'identité même de l'homme qui est là en jeu." (1)


"Comme si je vous disais que les cadences chez Renault sont exténuantes
Comme si je vous disais que les cadences exténuent les ouvriers
Jamais les Présidents…"
Léo Ferré

En intégralité et exclusivité jusque fin mai
La cité interdite, les usines de Boulogne-Billancourt ; 1 : Le chant des ouvriers, France Culture, Nuits magnétiques, 24 octobre 1995, (2)


(Ici les deux parties de cette archive ont été montées avec d'abord la partie 2 puis la partie 1)

(1) Cité dans le documentaire,
(2) Cette archive est la première partie d'une série de 4 : 2/Le chiffon rouge, 3/Le chant des survivants, 4/Le temps des cerises. Diffusées du 2 au 5 octobre 1995. À cette époque c'est Colette Fellous qui, à la suite d'Alain Veinstein son créateur, coordonnait "Les nuits magnétiques".

La situation aux usines Renault de Billancourt en 1968


La belle évocation de Martine Sonnet pour l'histoire de son père chez Renault,