vendredi 18 juillet 2014

Radio dub…

L'intermède-lude indispensable au milieu du bruit… Supplique pour que sur les chaînes publiques de tels pastilles (se) fondent dans les programmes… 

Et, pour lundi, je vous prépare une pépite 
qui sera à ranger au Panthéon de "La fabrique de la radio"

jeudi 17 juillet 2014

Et de trois…





















Il y a trois ans, un dimanche à 17h25 (!), je faisais le grand saut pour sortir de mon crâne et de ma mémoire toutes les ondes qui y fourmillaient depuis de nombreuses années. Depuis, en un peu plus de mille billets, j'ai essayé de partager mes enthousiasmes, mes colères, mes souvenirs et "mes" archives. Addict à l'écriture comme à l'écoute radio, je n'arrive pas à changer ce rythme quotidien que je me suis "imposé". J'écoute la radio tous les jours, j'écris tous les jours (ou presque)… avec la satisfaction d'être lu (1) !

Après tant d'années l'oreille se fait plus critique, les exigences plus pointues mais quelques lassitudes assombrissent ce paysage radiophonique qui aurait tendance à se banaliser, particulièrement quand aucune des radios généralistes n'ose inventer de peur de perdre sans doute ces auditeurs si chèrement acquis et qu'il ne faut déstabiliser ni d'un pouce (2), ni d'une oreille. Alors les deux vous vous rendez pas compte ! Ceci est particulièrement vrai pour les grilles d'été qui ressemblent comme "deux gouttes d'eau" (pas plus) à celles de l'hiver. Calibrage et cloisonnage quand tu nous tiens. Je ne me lasse donc pas, sans aucune mélancolie ou nostalgie de vous rediffuser la vidéo ci-dessous où la malice d'un Dhordain (3) n'a d'égal que celle de "ses" animateurs prêts à jouir pleinement (et sans entrave) du souffle de légèreté qui leur est proposé (4). Où l'on découvrira que l'infatigable inventeur Dhordain créera, l'espace d'un été, FIV (France Inter Vacances) version ensoleillée de FIP (ex- France Inter Paris).

Quant à ma quatrième saison blogueuse, je n'en dirai rien par avance (5). Mais sachez que si d'aventure, là le mot est juste, il advenait que pour moults raisons, je fusse dans l'incapacité, - morale, intellectuelle, sentimentale - d'écouter la radio, il va sans dire que ce blog s'éteindrait de lui-même. Sans doute pour mieux resurgir après… Nous n'en sommes pas là et comme le disait un vieux tonton macoute bien connu, "Ici et maintenant". Ni plus, ni moins.

(1) Plus de 280 000 visites cumulées, au 15 juillet 2014,
(2) Espace relatif séparant deux stations sur la bande FM. Thierry Voyer, responsable de Radio Néo, appréciera la précision de mon propos ;-)
(3) Directeur de la radio du temps de l'ORTF, et de France Inter 1967-1971,
(4) Quelques images furtives de Gérard Sire dans "sa" voiture, raviront ceux qui n'avaient pas besoin d'image pour le voir chaque jour dans le poste,
(5) Tout le monde peur se tromper (sic)


14 juin 1971, les programmes d'été de France Inter

mercredi 16 juillet 2014

Courir après les (radios) vacances…

Garretto, Paranthoën, Codou © Radio France




















"Radio-Vacances" a été une opération d'envergure pour décentraliser France Inter dans des stations de vacances de 1960 à 1967 (1). D'abord Biarritz et Canet-Plage (2,) puis Cannes, Saint-Malo, Ajaccio, et Brest… (3) ont profité pendant les deux mois d'été de 17 heures de programmes quotidiens, réalisés sur place et en prise directe avec les régions concernées. Depuis quelques années je reçois par intermittence des bribes d'information sur ces opérations et puisque demain j'évoquerai FIV (4), j'ai voulu chercher à rassembler de la documentation et ou des témoignages. Comme dirait l'autre, je ne doute de rien ! Je donne deux trois coups de fil et sans doute grâce à ma bonne étoile radiophonique, mon "sauveur" vient juste de terminer une conversation avec une personne qui a travaillé à Biarritz avec Garretto.

Oups ! Aussitôt dit, aussitôt fait, me voilà en compagnie de Jane, qui, joviale, va me décrire l'enthousiasme avec lequel cette radio s'est faite. Au Pays basque, en compagnie de Garretto, de Michèle Lussan qui s'occupait de la programmation des musiques de variété, d'Arnaud Teneze, réalisateur (5), dont elle était l'assistante, Jane me raconte que l'antenne était composée de deux types de programmes : des jeux à partir de musiques classiques et/ou de variétés et des séries de reportages "in situ". Jane participant elle aussi à les enregistrer quand l'occasion se présentait. Elle se souvient que Teneze ne manquait ni d'idées ni de culture pour mettre à l'antenne ces jeux, de "haute volée" qui faisaient participer la population autochtone ou touristique et qui installait solidement France Inter dans le paysage radiophonique très concurrentiel de l'époque (6).

Pour l'instant il n'existerait à l'Ina aucune trace de ces "Radio Vacances". Je lance une bouteille à la mer au cas où un auditeur d'une de ces régions aurait dans ses greniers une bande magnétique qui pourrait donner un aperçu des émissions diffusées pendant sept étés consécutifs. Jane a conclu notre entretien par cette jolie phrase : "La radio m'a aimée et je l'ai aimée."

(1) Ce sont encore des dates "approximatives" qui devront être confirmées. Si ces opérations de décentralisation se sont arrêtées en 1968 c'est, sans doute, qu'elles n'ont pu faire l'objet de préparation suffisante en raison des "événements" qui ont bloqué l'ORTF en mai et juin 68. Il y aura encore une "Radio vacances" en Corse en 1969,
(2) Jean Garretto au Pays basque et Pierre Codou dans les P.O. (Pyrénées Orientales) dès 1960. Les deux réalisateurs inventeront en 1968 TSF… (suivi de l'année de diffusion) qui deviendra "L'Oreille en coin" à la rentrée 1971, (1968-1990),
(3) Et plus tard le "mondain" José Artur à Cannes avec Claude Villers,

(4) Il vous faudra attendre demain pour en savoir plus,
(5) Qui, plus tard, se fera connaître par un rapport qui porte son nom et qui aura participé en 1999 à la "refonte" de France Culture. Philippe Raynal, futur de l'Oreille en coin, sera aussi réalisateur sur ces Radio Vacances,
(6) Concurrence directe avec Radio-Luxembourg (RTL), Europe n°1 et RMC qui émet depuis Monaco,

mardi 15 juillet 2014

Le Tour de France… (avec du violoncelle dedans)

Je ne me lasse pas de traquer dans un Tour de France qui ressemble aujourd'hui à un immense Barnum supra-organisé, ce qui reste de populaire, de bon enfant et quelquefois de spectaculaire. J'ai lu le livre de Fabien Conord (1) et n'ai pas trouvé d'archives audio sur les "équipes nationales" (jusqu'en 68) qui se voulaient défier ce qui finalement aura pris le dessus depuis 1969, les équipes de marque. 

Les amateurs de résultats et de détails apprécieront le travail de recherche de Conord. J'y ai plutôt cherché ce qui mettrait en valeur la radio : "Ce Tour 59 fut le tour du transistor, car sur le bord de toutes les routes tous les spectateurs regardaient passer les coureurs en écoutant la radio avec leurs postes à pile. Ce fut donc la grande victoire du transistor ; ce ne fut pas encore celle de la télévision." (1). Et puis j'y ai traqué un peu d'histoire, de géographie et de sociologie "À côté de l'équipe nationale, les organisateurs mettaient sur pied des équipes régionales : de l'Ouest, du Sud-Est, du Centre-Midi. … la France jacobine prenait conscience de l'existence de ses provinces. ces dernières osaient se rebiffer et le doute (ou le ridicule) s'installait quand l'une d'entre elles obtenait un meilleur classement que l'équipe de France, comme si la partie l'emportait sur le tout, une province sur le reste de la nation." (2)

On verra dans la vidéo ci-dessous, l'économie de moyens (financiers), la ferveur populaire et une certaine humilité du directeur sportif de l'Équipe de France. Le reportage est en noir et blanc et gomme un peu mieux les disparités ou le réel, il n'est pas tout à fait le réel mais pas tout à fait non plus la fiction. "C'est du cinéma !" Et il convient de rejeter un œil aux "Mythologies" de Roland Barthes : "Il y a une onomastique du Tour de France qui nous dit à elle seule que le Tour est une grande épopée". (3) Aujourd'hui encore assurément.

(1) "Le Tour de France à l'heure nationale - 1930/1968 - Fabien Conord - 2014, PUF ,
(2) Pierre Sansot, Les gens de peu, Paris, Puf 1991, in op. cité,
(3) Mythologies, Roland Barthes, Points Seuil, 1970.





«Poulidor fait partie du patrimoine français» par liberation

lundi 14 juillet 2014

La sagesse d'une femme de radio…

"Quand j'étais encore plus petite, parce que j'avais quelque chose à dire sur tout, ma grand-mère me surnommait "La radio". C'était mon premier pseudonyme. Nous habitions à deux cent mètres d'un immense chantier qui me fascinait. Je n'avais pas le droit d'aller y jouer toute seule, mais parfois, sur mon tricycle, je m'en approchais, mine de rien. je ne savais qu'on y construisait la Maison de la Radio."






















C'est ainsi que Kriss (Graffiti) (1) conclu son livre de sagesse (2). Kriss y est égale à elle-même. Vous ne trouverez pas là de recettes, de leçons (de maintien au micro) ou même d'astuces pour réussir une émission. Mais bien plutôt ce qui entre intuitions et bon sens a permis à La Kriss de faire un long et beau chemin à la radio publique. Jean-François Remonté l'a décrit ainsi "Kriss Graffiti utilise sa voix d'adolescente sexy à tililler l'amour propre de ses prochains." (3) On est en 1969, et je peux dire que, moi même adolescent, Kriss m'a troublé au point d'en faire une icône avant même qu'elle ne le devienne définitivement quelques années plus tard. Garretto et Codou lui offrent un bout de leur "Oreille en coin" (4) où elle aura toute sa place parmi quelques producteurs de légende (5).

"La nuit dans les couloirs [de la Maison de la Radio], on ne croise personne, mais derrière chaque porte on sait qu'il y a des vies qui attendent d'être diffusées… des rêves, des chagrins, des coups de génie.Le matin nous sommes des colporteurs, à midi des bateleurs, l'après-midi des complices, le soir des confidents et la nuit des marchands de sable." Avant de créer ses "Portraits sensibles" (6), il est évident de dire que Kriss portait la sensibilité en sautoir. Une sensibilité à fleur de peau et de cœur. Et c'est ça qui passait par dessus-tout à la radio. Que de bonnes ondes ! Une bouffée de bonheur et d'humanité chaque jour ça change un peu plus la vie que des slogans politiques bidons.

Kriss dans ce livre témoigne de ses tâtonnements, de ses doutes, de quelques certitudes et de son humilité à toujours vouloir remettre sur le métier ce qui n'est jamais acquis. "Comment faire cette cette "radio de création", montée, écrite, en tenant le rythme ? Faut-il sacrifier la forme pour privilégier la spontanéité ? Mais la forme c'est du sens." (7)

J'ai écrit ce billet pour conjurer le sort de "cette daube fumante" que j'ai dénoncée dans le billet précédent. Kriss a porté très haut son métier de femme de radio, sans spectacle, sans buzz, sans artifice. Elle rayonnait par dessus tout. Pierre Bouteiller disait d'elle "C'est une voix en mini-jupe". Sa voix, ses élans, ses rires sont pour toujours au Panthéon de la radio. Salut La Kriss !

Réécoutez ici l'hommage que lui a rendu Thomas Baumgartner dans ses "Mythologies de poche de la radio".

P.S. : Si vous avez quelques enregistrements de cette émission ou si vous connaissez des auditeurs qui les auraient enregistrées, merci de laisser un message en commentaire pour que Delphine et d'autres puissent se mettre en contact avec les heureux possesseurs de cette "mémoire" radiophonique…

(1) Corinne Gorce pour l"état-civil. Productrice et animatrice de radio à France Inter,
(2) La sagesse d'une femme de radio", L'œil neuf éditions, 2005,
(3) Les années radio, Jean-François Remonté, Simone Depoux, L'arpenteur, 1989,
(4) C'est pour la saison 72-73 que TSF 68, 69, 70 et 71 prendra le nom de "L'Oreille en coin",
(5) Paula Jacques, Marie-Odile Monchicourt, François Jouffa, Simon Monceau, Jacques Trémolin, Agnès Gribes, Emmanuel Den, Katia David, Daniel Mermet, Claude Dominique… et puis Leïla Djitli,
(6) France Inter, 2000-2004,
(7) Qui voudrait, voudra faire de la radio de création à France Inter aujourd'hui ?

Glose toujours tu m'intéresses (pas)…

Vendredi 11 juillet. Pour calmer mes nerfs avant d'écrire trop brusque, j'écoute "Ignorance is Bliss" d'Alice Lewis, Alice qu'un certain Michka Assayas m'a fait découvrir dans son "Subjectif 21" il y a quelques années (1). Et puis ça aussi ci-dessous, ça détend ! 



Sur Twitter, ce 11 juillet, Étienne Noiseau, animateur du blog Syntone écrit : "En fait, le mercato, ça intéresse qui, à part quelques professionnel·les de la profession ?". Peu probable que les spécialistes de cette tambouille nauséabonde répondent à la question. Depuis plusieurs années Télérama, l'hebdo culturel de référence pipole, se fait fort, à l'appui d'infographies révolutionnaires de jouer avec les chaises musicales que les médias lui donnent en pâture. Servile, cet hebdo qui a longtemps servi la radio, veut faire accroire à ses lecteurs qu'il l'informe sur l'iceberg du PAF, quand tout ce qui est immergé lui échappe absolument. Le 11 juillet, sur le site de l'hebdo, ils étaient seize à avoir été reconnus, fichés et "qualifiés". Mais gaffe, le pire est à venir !

Écran Telerama.fr




En présentant Daphné Roulier (sur la grille d'Inter à la rentrée), Aude Dassonville, la journaliste qui tient la "rubrique" radio écrit : "… après un aller-retour d'une saison au JT de D8, madame Antoine de Caunes avait retrouvé, en septembre dernier,…" J'ai failli m'étouffer ! "Madame Antoine de Caunes", mais qu'est-ce que c'est cette façon machiste, et d'un autre siècle, d'écrire en 2014 ? Daphné Roulier pour être "reconnue" devrait donc en passer par le patronyme de son… mari ? Voire être totalement niée au point d'en perdre jusqu'à son prénom. Qu'est-ce que vient faire cet élément de vie privée dans le déroulement de la carrière de la journaliste ? Mais que fait Caroline Fourest ? Voilà donc un extrait des fiches mercatiques de l'hebdo pipole. Puant non ? (2)

Pour les neuf hommes s'étalant (et dégoulinant de guimauve pour certains) dans ce "dossier" (de chaise… musicale), je n'ai lu, ni le nom ni le prénom de leur épouse. Surprenant et décevant, non ? Savez-vous que Télérama a du produire moults papiers sur la parité, sur la faible représentation des femmes dans les postes de responsabilité dans les médias, s'offusquer de tout ça et faire la leçon, bien sentie, à tous ces hommes d'un autre âge. Madame Fabienne Pascaud, directrice de la publication ne manquera sûrement pas de s'offusquer à son tour de propos aussi réactionnaires, qui plus est tenus par une femme.





Si Daphné est qualifiée de "winner", Mermet devra se faire à son statut de "loser". Quand à Natacha Polony si elle peut se vanter d'être aussi une "winner" elle aura, pour l'instant, échappé à être affublée d'un prénom masculin et d'un patronyme autre que celui de sa naissance. Télérama rappelle à ses lecteurs qu'Anne Sinclair a eu un mari du nom d'Ivan Levaï, mais ne pousse pas le bouchon jusqu'à en ajouter un autre. Bouvard (ex-Grosses Têtes sur RTL) est à ranger dans la catégorie Mermet, "loser" définitif (3). Et à votre avis les Nagui, Ruquier et Calvi "winner " ou "loser" ? Bourdin (Jean-Jacques) de la RMC, absent de ce tableau de chasse doit être vert de rage. Signe qu'il aura sans doute droit à la rentrée à deux ou trois pages pour confirmer sa liberté, sa constance radiophonique et sa passion pour… "France Culture".

Je "rassure" Étienne Noiseau, cette daube de cour de récré médiatique, les professionnels de la profession s'en "tapent le coquillart" (4). Organisateurs du cirque ils communiquent autrement pour glauser sans fin sur leurs "écuries", "poulains" et autres "jokers". Et se "tapent sur les cuisses" de disposer de relais médiatiques aussi "prestigieux" que cette revue (5). Télérama à la botte de la société du spectacle, voilà de quoi faire se retourner dans leur tombe les fondateurs (6) et "désespérer [définitivement] Billancourt" (7).

À 16h, pour conjurer ce mauvais sort fait à la radio,
je publierai de quoi retrouver un peu de joie radiophonique…

(1) France Musique le dimanche soir, 22h. Et le duo "Valero/Jousse" dans son Easy tempo du 11 juillet : Fred Pallem & Le Sacre du Printemps/Alice Lewis : "Promises Promises",
(2) Dans le cas où Télérama s'aviserait de réécrire ce morceau d'anthologie à l'usage des jeunes générations, la copie d'écran est là pour témoigner de l'infamie…
(3) Et Dassonville, sans rire, de le traiter de misogyne, 
(4) Expression populaire d'un autre siècle également,
(5) Qui avant de porter le titre réputé qui est le sien aujourd'hui s'appelait Radio-Cinéma, puis Télévision-Radio-Cinéma,
(6) "La vie catholique" (futur "La Vie"), Les dominicains et "Témoignage chrétien" (TC),
(7) "Je vous parle d'un temps que les moins de…"

dimanche 13 juillet 2014

Boulevard des Italiens…

La nuit - Marcello Mastroianni, Monica Vitti

















Ça sert à quoi les podcasts ? À collectionner des archives empilables ad vitam aeternam ? À se constituer une radiothèque exceptionnelle ? À s'imaginer programmateur merveilleux de sa propre radio ? À renforcer une attitude compulsive de conservation quand tout autour de soi fuit à la vitesse grand V ?  À se rassurer de posséder le bon dispositif pour fixer un présent qui malgré tout plonge irrémédiablement dans le passé ? À ne plus faire l'effort de mémoire pour faire ressurgir souvenirs diffus et autres anecdotes dérisoires (ou pas) ? À "détourner" le principe de la radio qui repose sur l'instantanéité et l'éphémère ? (1) 

Comme d'autres sans doute je consulte régulièrement ma podcasthèque, casse-tête, et détermine avec assurance et néanmoins fébrilité ce qui peut encore y demeurer et ce qui n'a vraiment plus d'intérêt conservatoire. Hier samedi "Tout devait disparaître" ou presque. Si j'ai plongé dans ce magma radiophonique c'était surtout pour y réécouter une émission de l'été 2013 de France Musique dont je savais qu'il me fallait la réécouter pour en prendre toute la mesure.

Du 17 au 31 août 2013, chaque samedi matin, Laurent Valero a animé pendant deux heures, "Boulevard des Italiens" (2). Rappelez-vous, si vous avez écouté, comment ces samedis prenaient une autre couleur, une autre émotion, un autre élan vers la joie. Oui la joie, ce mot que je n'écris pas souvent et qui pourtant est celui qui décrit le mieux comment la radio tout au long de ma vie y a largement participé. Ce petit bonheur simple d'écouter et d'être transporté je l'ai trouvé l'année dernière Boulevard des Italiens"On dirait le Sud, le temps dure longtemps et la vie sûrement plus d'un million d'années…". 

Alors j'ai rassemblé mes quatre samedis en un seul et fait durer le plaisir d'un autre tempo, d'un autre rythme et d'une autre histoire pour ce pays que j'aime et que je ne connais pas… 


Demain, 14 juillet, il y aura vingt et un ans 
que Léo Ferré aura disparu, à Castellina in Chianti (Italie).
À 9h je tirerai un feu d'artifice, comme lui chantait "Le crachat"









(1) Autant de questions qui j'espère participeront de la réflexion que veut mener le nouveau Pdg de Radio France, Mathieu Gallet, sur la disponibilité et la gratuité du podcast… 
(2) Épisode 1, Épisode 2, Épisode 3, Épisode 4,