dimanche 21 juin 2026

France Culture : Pink Floyd, memory music…

Pour ouvrir la "Nuit Pink Floyd", concoctée par Albane Penaranda productrice des "Nuits" sur France Culture, qui de mieux qu'Alain Dister pour arpenter avec lui "Les chemins de la musique"… On a ici affaire à un genre de connaisseur ou de baroudeur musical, titre pop qui lui va beaucoup mieux que celui d'expert. Son calme nous fait vite entrer de plein-pied dans l'histoire d'un groupe qui, a beaucoup influencé ma propre petite histoire de la musique et la fin de mon adolescence.

Ummagumma, Pink Floyd










Dister évoque assez vite la "scène underground" en Angleterre. mais en France l'underground  ça passe pas à la radio. Les morceaux sont un petit peu trop longs (et pas assez chantants). La seule solution les 33 tours. Pas ceux qu'on a pas les moyens d'acheter. Ceux des plus riches que nous qui possèdent la galette de vinyl. C'est comme ça qu'au printemps 1970 M. me prêtera, pour quinze jours, "A saucerful of secret" que j'écoute sans relâche après les cours.

Mais le must ne tardera plus à croiser ma route. Au mois de juillet 1970, après avoir travaillé dans un entrepôt de la Régie Renault et gagné ma première paye, je file avec Bruno en Angleterre au mois d'août. En stop, of course… Après quinze jours de batifolage dans les boîtes de night ;-), il me reste suffisamment de £ivres pour, dans une boutique de seconde main de Piccadilly Circus, m'acheter le double "Ummagumma" qui devra trouver sans l'écorner sa place dans mon sac à dos. Ce qui nous empêche pas un petit flasback avec "Astronomy domine" de 1967 (1). on se fait notre propre hit-parade en ajoutant Hendrix et Creedence Clearwater Revival (et les Beatles bien sûr, mais eux ils passent à la radio)…

La nuit s'enchaîne avec David Gilmour… En octobre 1970, quelques jours avant d'aller voir "Woodstock" au cinéma, mon propre enchaînement avec le "Floyd" viendra de l'écoute avec M. (en cabine, chez Maillet, disquaire, rue Racine à Nantes) du "Atom heart mother" qui, avec ses cuivres, va donner une nouvelle dimension au groupe… Dans le deuxième épisode des "Chemins de la musique", Dister et Christian Rosset (Producteur à France Culture) évoquent l'importance des images au cinéma accompagnées de la musique des Pink Floyd. J'ai plus dans l'oreille leur musique que dans les yeux les films de Schroeder (More (2), La vallée). 

Bon ben, de fait, en juillet 69 on a loupé les Floyd qui, en direct à la BBC, accompagnent l'alunissage de Neil Armstrong… Ça devait être quelque chose ! De la lune au soleil, réécouter en juin 2026, en pleine canicule, Pink Floyd, rafraîchit les idées et nous rappelle quelques bons moments du début des 70'. "Obscured by clouds" produit cet effet. Je resterai attaché au groupe jusqu'à "The dark side of the moon" (1973). 



Atom heart mother 




















Il est intéressant d'entendre Jean-Marie Leduc, journaliste, bien raconter à Patrice Galbeau un pan de l'histoire du Pink Floyd… Même quand les hit-parades mainstream nous inciteront à franchir le mur "Another brick in the wall" (1979). On file sur le troisième épisode des "Chemins…" où Dister approfondit son sujet. On va aborder la musique symphonique qui va bien avec celle des Pink Floyd ce qui, entre autres, s'exprime dans "Atom heart mother".


On alterne entre un discours savant et de longs extraits musicaux comme aux meilleurs temps de France Culture dans son "Programme musical". Bien sûr des années plus tard je n'échapperai pas à "Animals" et "The wall" mais quelque chose des origines a disparu, un peu comme ce qui se passe dans la société de plus en plus formatée… Le 5è épisode des "Chemins de la musique". En 2003, que reste-t-il de Pink Floyd trente ans après "The dark side of the moon" ? 


Vous poursuivrez la balade en butinant sur le reste du programme disponible ici. Aujourd'hui, quand j'écoute Pink Floyd, je suis définitivement ailleurs, bien content d'avoir assez longtemps vécu leurs aventures en live…


(1) De l'album "The Piper at the Gates of Dawn",
(2) More, B.O. sortie en 1969 avant "Ummagumma" mais que je n'écouerai que quelques années plus tard, 

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