jeudi 25 juin 2026

Alain Dister : surpris par… la beat generation

Alain Veinstein, producteur à France Culture, après des années de Nuits magnétiques avait fini par nous surprendre la nuit (1999-2009), chaque nuit avec des histoires, des faits, des ambiances toujours renouvelées, en prise directe avec l'époque qui, entre autres, considérait les auditrices et les auditeurs à l'écoute de la nuit. Non pas sur la méthode tendance (lourde) à Radio France de polarisation des rediffusions, renonçant à sa mission de service public 24/24 (1). Au mépris affiché des dirigeants d'aujourd'hui pour la création radiophonique s'opposait la reconnaissance du média radio comme le meilleur accompagnant de la vie quotidienne. Cette vie qui ne s'arrêtait pas à 21h… (2)

Hal Chase, Jack Kerouac, Allen Ginsberg 

et William Burroughs en 1945. 

Allen Ginsberg/Getty Images


















Donc Dister en quatre épisodes va fouiller un sujet qu'il connaît bien, la beat generation et son histoire qui, dès les années 50, a commencé à percuter les valeurs coincées des États-Unis, les modèles et toutes les certitudes d'un monde qui prenait conscience des limites du progrès et du consumérisme. "Beat" : être à la rue, en marge et en prise avec l'underground. À contre courant de l'expansionnisme et de l'impérialisme. Avec des "héros souterrains" comme l'évoque Dister.

Il fallait vraiment être au début du XXIè siècle pour encore entendre parler de poésie à France Culture, fusse-t'elle être de la beat generation.

(1) Même si ce n'était pas le slogan de France Culture mais celui de France Inter,
(2) Les quatre épisodes rediffusés dans "Les nuits" à partir de la nuit de jeudi à vendredi 26 juin,

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