mardi 30 décembre 2025

Michel Winock : un passé singulier…

Du 22 au 26 décembre, France Culture a proposé à Michel Winock, historien, cinq "pastilles" (4', plus court tu meurs !) pour revenir sur "150 ans de fièvre hexagonale" (1). Winock, un nom qui sonne radio et qui nous rappelle les belles heures du "Passé singulier" qu'il a animé sur les ondes de France Inter avec Claude Dominique pour la saison 83/84…











En ces temps-là, si, si, pour la petite histoire, Jean Garretto (2), directeur de France Inter; mettait sur orbite "Les pleins et les déliés",un groupe de programmes pour des après-midi décoiffants sur la grille. Décoiffants quand il avait commencé par proposer aux barons (Chancel, Bouteiller, Villers) de sortir de leur "zone de confort" et de ne plus s'appuyer sur l'heure entre deux heures justes. Révolution de palais, crise d'urticaire et plus si affinités.

Garretto, à l'appui de ses innovations communes avec Pierre Codou pour "L'oreille en coin" (1968-1990) tentait de proposer des après-midi innovantes où des programmes courts (environ 10/15') alternaient avec des émissions plus longues, sans jamais être conditionnées par l'heure. Deux animateurs ou animatrices passaient avec subtilité (de 13:30 à 18:00), pertinence et tendresse les plats. Noëlle Breham et Yves Derisbourg, entre autres.

Tout le charme du "Passé singulier" (2) tenait dans le joli duo avec Claude Dominique qui, après ses "Lettres de famille" sur France Culture, racontait d'autres histoires épistolaires. Garretto avait le génie des associations sonnantes et dissonantes et, comme dans L'oreille en coin, Claude Dominique savait donner le meilleur de ses atouts de conteuse hors pair et surtout de nous tenir en haleine de ses récits ciselés.

Un temps où l'histoire à la radio ne se résumait pas à des miettes !!!

(1) "La fièvre hexagonale", Michel Winock, Points Seuil, 1999, 
(2) Prix SCAM du meilleur documentaire 1985,

lundi 29 décembre 2025

Trève des confiseurs… quelle trève ?

J'aurais pu écrire con-fiseurs de cette façon, tant la chape de plomb qui s'abat sur l'audiovisuel public et sur la radio est de bien mauvais présage. Que reste-t-il de nos amours chantait Trenet ? Que restera-t-il de cette radio publique qui - en flux- pendant des décennies a accompagné auditrices et auditeurs au quotidien. À Pâques ou à la Trinité, à Noël ou au premier de l'An. "Accompagner : Se joindre à (qqn) pour aller où il va en même temps que lui", nous dit Le Robert. La radio publique, et plus particulièrement France Inter, tout au long des programmes, était dans le ton de la trève et ne donnait pas envie de lâcher sa radio.











Alors les député-e-s qui mettent en coupe réglée la radio et ceux qui veulent bien encore y croire et la défendre où sont-ils pendant ces fêtes ? Eux qui savent donner de la voix imaginent-ils "les voix de noël" ? Fut un temps où la radio ne se perdait pas dans les rediffusions de rediffusions et ne détemporalisait pas ses émissions au point de n'être plus dans le tempo. La radio avait toute sa place à la cuisine ou au salon. Sa place pour ceux trop seuls qui s'y accrochaient, sa place pour les accros qui ne pouvaient s'en passer.

Jetez vos oreilles sur la première œuvre de Yann Paranthoën "Un petit charriot pour la Grande Ourse" sur France Culture… et faites-vous crooner (sic) avec les deux très bons numéros de "Retour de plage" de Jousse et Valero sur France Musique, des 20 et 27 décembre. Et si vous croisez votre député-e dites-lui à quel point la radio publique est essentielle à notre quotidien. Car de la trève à la grève (des auditeurs) il n'y aurait qu'un pas qu'il serait temps de franchir ! CQFD !

À bon entendeur salut !

P.S. : Le 31 décembre, MTV (Music Television) fermera toutes ses chaînes. Son hymne inaugural, dès août 1981, fut "Video kill the radio star" des Buggles. La video allait donc tuer la radio. La fermeture d'MTV n'est-elle pas le signe supplémentaire de "la fin de la radio" ? 

jeudi 18 décembre 2025

France Inter : le Grand Tragic Circus…

Que Jérôme Savary me pardonne d'usurper le titre de son formidable spectacle des années 70. Puisqu'après avoir fait "mes adieux au music-hall" mes chers lecteurs comprennent que je reviens pour quelques tours de piste, tant la situation de la radio - désespérée - m'impose d'en dire encore quelques mots, non pas en imaginant que ça puisse servir sa cause, mais en voulant croire que le petit staff de dirigeants puisse encore ouvrir les yeux et plus encore les oreilles. Même si j'ai la ferme conviction de me battre contre des moulins à vent. Madame Van Reeth, directrice de France Inter, s'enfonce dans le déni et un aveuglement acharné pour "dé-faire la radio" sans aucun espoir qu'un jour elle puisse la re-faire.

Affiche des Beaux-Arts
de Paris, mai 1968












Après avoir, fin août 2025, inventé l'eau tiède, Van Reeth a, très vite, pris une bonne douche froide en constatant que sa partition de la "Graaaaaande Mâaaaaaatinale" risquait de finir en Titanic parmi les glaces médiamétriques. Quelle rigolade, quelle bouffonnerie, quel désastre ! Il suffirait donc pour Van Reeth d'étirer - indéfiniment - la matinale pour scotcher les auditeurs-auditrices au poste. Rien dans la tradition d'Inter (depuis 1963) n'a jamais été de se protéger derrière les succès d'audience de l'info pour donner à picorer des "programmes émiettés". Madame Van Reeth a beau avoir été productrice sur France Culture, elle n'a aucune connaissance de la radio en général, de la radio publique en particulier et encore moins de France Inter.

Sait-elle que Bouteiller, Ruggieri, Villers, Clark, Manzoni et tant d'autres ont dès 9h (voire 8h45) animer les matinées d'Inter avec pertinence, succès et quelques soupçons d'impertinence bien sentis ? Au diable le passé, soyons modernes semble s'être fixée comme ligne de conduite la philosophe. Reconnaissons que Laurence Bloch (1) a su faire fructifier sa longue expérience pour mettre en œuvre un France Inter qui a plu (et déplu quand le documentaire est passé à la trappe, comme plusieurs autres émissions qui prenaient le pouls de la société, sans concession avec le pouvoir en place).

Etirer cette matinale c'était juste un fou… de gue… ! Rien moins. Qui écoute en continu de 5h à 11h ou de 7h à 11h ? Et pourquoi cette frilosité à ne pas virer le bénévole Nagui et faire de la "Mâaaatinale" une "Matimidinale". Restait plus qu'à inventer la "Vespérâaale" de 14h à 20 h et le tour était joué. C'est Libération qui, le 11 décembre, a annoncé les changements à venir pour janvier et le retour à "la normale" (7h-10h) sans d'ailleurs évoquer le cas de Sonia Devillers dont on peut imaginer qu'elle retrouvera sa case de 9h08 ou 9h10, c'est selon.

On a très envie de citer Roland Dhordain, Pierre Wiehn, Jean Garretto, Pierre Bouteiller Jacques Santamaria et Jean-Luc Hees qui à eux six ont inventé le style Inter et l'ont fait fructifier. L'exact contraire du copié-collé de Van Reeth. pas mieux pour Laurent Goumarre, producteur de radio, bombardé à la hâte, directeur des programmes d'Inter ! L'ombre tutélaire de Laurence Bloch risque de planer encore longtemps sur la première radio de France. Particulièrement quand cette dernière assassine la direction de Van Reeth (2).

Inter, dans la tourmente de l'affaire Legrand-Cohen, des attaques incessantes de la galaxie Bolloré, et des auditions de plusieurs responsables de Radio France (les 17 et 18 décembre) à l'Assemblée Nationale de la Commission "Neutralité et financement de l'audiovisuel public" risque de payer très cher les errements et autres renoncements (à l'innovation et à l'audace) qui jalonnent le parcours d'Adèle Van Reeth. Les auditrices-auditeurs ne sont pas des moutons, ils savent picorer et folâtrer d'une chaine à l'autre, du public au privé et surtout, ils se sont habitués à détemporaliser la radio. Surtout à détempolariser les émissions.

De ce fait, en flux, une "Grande matinale" sur la durée n'a plus aucun sens, pas plus que n'a de sens la grille Van Reeth. Ses jours sont sûrement comptés. La Pdgère Sibyle Veil saura t'-elle nommer une femme ou un homme de radio "maison" (3) pour tenter de redonner à Inter l'esprit qui l'a porté pendant six décennies ? On a du mal à y croire tant même le mot "radio" est en train de partir dans les limbes du néant. Van Reeth n'aura jamais le talent de Savary, Inter-Magic a définitivement viré à l' Inter-Tragic. Et ce n'est vraiment pas drôle !

(À suivre, sans doute !)

(1) la liste des "ex- directrice adjointe" est trop longue, retenons sa Direction d'Inter de 2015 à 2022,
(2) Le point de vue d'Europe 1 à prendre avec des pincettes,
(3) Et non pas quelqu'un ou quelqu'une qui vient de la TV !!!!!!!!!

mercredi 26 novembre 2025

C'est la fin… (de la radio)

Bonjour à tous (toutes) et à chacun" (1). J'avais le gros lait sur le feu depuis début août. Et le gros chagrin sur la patate car ,ce qui annoncé depuis longtemps pour la radio, devient une réalité inéluctable. De ce fait, comment poursuivre ma petite entreprise (sans aucune trace de Lia), si c'est pour billet après billet constater la fin des haricots. À quoi peut bien servir une radio sans vibration, pulsation ou juste simple satisfaction ? À rien. Ça tombe bien puisque les grands manitous de la révolution numérique (au premier chef Laurent Frisch, Directeur du Numérique à Radio France) ont tout fait pour que la mue opère radicalement vers l'émiettement d'un média global vers un média de miettes justement (podcasts à tout va). Et l'ensemble des acteurs médias d'applaudir à tout rompre (2) et le public d'avaler les couleuvres et de se prosterner vers le dit-émiettement. Alea jacta est. Un auditeur de radio, bloggeur de surcroît, n'a plus rien à dire quand la radio a disparu. Le chant du cygne… du signal radio même ! Pour ce final un genre de blog-notes doux-amère.
















Le cirque commence en juin
Avant d'entreprendre mon long feuilleton d'été Paranthoën-Giovannetti, j'avais pu lire les roucoules que la Directrice d'Inter, Adèle Van Reeth, offrait au personnel de sa chaîne, en ne sachant plus comment dire toute sa satisfaction et sa reconnaissance aux équipes pour une année FOR-MI-DA-BLE. Deux jours plus tard Céline Pigalle, Directrice de ICI (ou là), tout en remerciant ses équipes constatait, amère, la lente dégradation de l'audience de l'ex France Bleu. J'imaginais alors un couple : l'un travaille à Inter, l'autre à ICI. Le lundi c'est champagne, le mercredi c'est soupe à la grimace. C'est ce qu'on appelle la diversité du service public !

Rentrée 25-26
Aux très belles années de la radio populaire, Inter, où les titres des émissions étaient autant de pirouettes au jeu de la langue (L'Oreille en coin, pour ne citer qu'elle) l'inventivité a rendu les armes. Les mots grand et grande ont remplacé les bons mots et les tournures d'esprit. Van Reeth, si inventive a trouvé sûrement punchy d'appeler le tunnel de l'info (7-11) La grande matinale dans lequel il y a le Grand entretien et forcément les Grand-e-s journalistes pour animer cette parade… imparable. Libé (25/08), affûté, ne manquait pas dès la rentrée de s'interroger "Maintenant qu’elle s’étire de 7 heures à 11 heures, où s’arrête la matinale et où commence France Inter ?". Le comble c'est quand Van Reeth annonce que cela permet de prendre plus de temps pour développer les sujets !!!!!!! Parce qu'avant les émissions à partir de 9h étaient totalement creuses ? Cela relève de la bouffonnerie la plus caricaturale pour maquiller une totale incapacité à gérer la radio publique.

La holdingue… valdingue !
Dans le feuilleton (plus soap tu meurs !) du mécano imaginé par Rachida Dati pour fusionner l'audiovisuel public la progression semble bloquée après moults essais à rebondissements politiques et parlementaires. L'affaire est-elle entendue ? Que nenni ! Par d'autres circonvolutions dont la représentation nationale a le secret, voilà que s'annoncent quatre mois d'enquête parlementaire autour de l'audiovisuel public. Si l'on ajoute les attaques cumulées de la sphère médiatique Bolloré, on peut dire qu'on épargne rien au service public audiovisuel dont tant d'acteurs privés attendent la chute. La mue à marche forcée depuis 2014 n'y aurait pas suffi !

Mal-être profond
Le 12 novembre, toutes les sociétés des personnels de France Inter (3) ont alerté Adèle Van Reeth et la Présidente de Radio France, Sibyle Veil, d’un mal-être profond au sein de leur station, d’une radio qui perd son âme. Tiens donc ! Je ne serai donc pas le seul à constater les dégâts amorcés, sans état d'âme, dès 2014 par l'ex-Président de Radio France, Mathieu Gallet. La poudre aux yeux, aux oreilles du numérique serait donc un leurre. A big leurre, of course. La communication remplaçant définitivement le réel des contenus et la belle image du contenant.

Petit France Inter
Tiens tiens, on change de registre et d'adjectif ? Gaffe que ce Petit France Inter n'incite à moyen terme à faire muer le Grand France Inter avec une Petite matinale un Petit entretien avec de Petites émissions et forcément de Petites mains pour sa fabrique. Et attention, dans quelques jours le Tout petit France Inter débarque. De quoi donner des idées aux fossoyeurs du service public radiophonique !

This is the end (avec les hélicos de Coppola et Robert Duval)
Je peux pas tirer l'échelle sans remercier sincèrement et très amicalement Corinne, Pierre, Claude, Jacques, Maryse, Bernard, Janine, Bertrand, Caroline, Alex, Marion, Guy, Michèle, David, Josette, Thierry, Claude, Yann, Geneviève, Jean, Françoise et Gilles et une bonne palanquée de ratons-laveurs. Un salut particulier jusqu'aux étoiles à Jean-Marie Borzeix  (dir. France Culture, 1984-1997). Elles et ils m'ont donné le goût de la radio pendant soixante ans (et 2656 billets de blog). C'est une merveilleuse histoire dont je n'avais pourtant jamais imaginé la fin.

FINE

ENTR'ACTE


(1) Clara Candiani, "Les Français donnent aux Français", Paris-Inter puis France-Inter, 1947-1981
(2) Emilie Grangeray, journaliste au Monde, chargée de la bénédiction permanente de France Culture et de Philippe Colin dans les colonnes du journal,
(3) Journalistes, producteurs-productrices, techniciens-techniciennes, réalisateurs-réalisatrices, attaché-e-s de production,

vendredi 1 août 2025

Le Tour de la France 1989 de Vincent Lavenu, dossard 157 : 25

C'est un beau roman (feuilleton) c'est une belle histoire. Voilà ce qu'auraient pu chanter en chœur Yann Paranthoën, Claude Giovannetti et Vincent Lavenu. Pour cette épopée du Tour de France 1989, Paranthoën et Giovannetti ont suivi toutes les étapes du Tour de France, ont accumulé, sur tous les tons des rushs, ont pris des notes et pour que le dispositif soit complet ont recueilli via La Poste, les cartes postales de celles et ceux, spectateurs de bord de route, qui avaient quelque chose à en dire. À cela ajoutons le journal de bord du timide Vincent Lavenu. Ce matériau accumulé ils ont pu produire, sur France Culture, à l'été 92, le journal-fleuve du Tour de France 1989… (L'épisode 24, ici)

Vincent Lavenu












Mardi 23 juillet 1991. Claude "Dans la montée de l'Alpe d'Huez. Vincent a donné rendez-vous à yann à la patte d'oie, à quelques kilomètres avant le sommet. Il est là avec ses filles Aurelie et Magali et ses copains. Se souvient." Vincent : "J'ai monté avec Dominique Arnault, tous les deux. on avait bien monté."

Claude : "Fin de ce projet. Tourne les pages de l'album photos [de Vincent Lavenu] Images d'enfance, de l'adolescence. Présentation de la nouvelle équipe française [décembre 91]. Vincent a engagé son équipe pour le Paris-Roubaix 1992. Et le speaker Daniel Mangeas comme d'habitude… C'est fini !"

jeudi 31 juillet 2025

Le Tour de la France 1989 de Vincent Lavenu, dossard 157 : 24

C'est un beau roman (feuilleton) c'est une belle histoire. Voilà ce qu'auraient pu chanter en chœur Yann Paranthoën, Claude Giovannetti et Vincent Lavenu. Pour cette épopée du Tour de France 1989, Paranthoën et Giovannetti ont suivi toutes les étapes du Tour de France, ont accumulé, sur tous les tons des rushs, ont pris des notes et pour que le dispositif soit complet ont recueilli via La Poste, les cartes postales de celles et ceux, spectateurs de bord de route, qui avaient quelque chose à en dire. À cela ajoutons le journal de bord du timide Vincent Lavenu. Ce matériau accumulé ils ont pu produire, sur France Culture, à l'été 92, le journal-fleuve du Tour de France 1989… (L'épisode 23, ici)

Lemon, Fignon, TdF, 1989








Versailles-Paris (75), Dimanche 23 juillet 1989, 21è et dernière étape, 22 km
Claude Giovannetti : "Dimanche 2 juillet 1989, au Sofitel de la porte de Versailles à Paris. 10h du matin. Avant la dernière étape contre-la-montre et l'arrivée sur les Champs-Élysées. Les équipes sont arrivées la veille et dans le hall, clients et coureurs mêlés. Énormes valises et roues de vélo. accents et visages à demi-repérés. En attendant Vincent. On lui a téléphoné quelquefois pendant le Tour pour avoir de ses nouvelles. Souvenir d'un garçon pâle, au grand sourire. le même sourire toujours, marqué par l'effort et le soleil et les traces d'une chute".

Yann, s'adressant à Vincent : "Vous êtes soixante-cinquième. Vous partez vers 14h41…". Vincent : Dans l'ensemble je suis assez satisfait de mon Tour quand même. C'est à peu près la place que j'espérais faire.Je ne sais même pas si j'aurais un contrat l'année prochaine, parce qu'avec notre équipe on ne sait pas comment ça se passe. J'espère…"

"Le Tour de la France 1989, a vraiment été très beau."  Vincent : "Avec l'équipe on a été à 'hôtel et on a regardé le final Lemon-Fignon. C'était dramatique et superbe à la fois. Fignon dans la tête il est en train de perdre. Il était en avance toujours autant mais il savait que le contre-la montre faisait 22km, qu'au départ il avait 50' d'avance mais à mi-parcours il en a déjà perdu 20 ou 25. Donc il savait qu'il était peut-être en train de perdre. Tandis que Lemon c'était autre chose il était renseigné plus tard mais il savait qu'à mi-parcours il était peut-être en train de gagner."

(À suivre, demain 8h)

mercredi 30 juillet 2025

Le Tour de la France 1989 de Vincent Lavenu, dossard 157 : 23

C'est un beau roman (feuilleton) c'est une belle histoire. Voilà ce qu'auraient pu chanter en chœur Yann Paranthoën, Claude Giovannetti et Vincent Lavenu. Pour cette épopée du Tour de France 1989, Paranthoën et Giovannetti ont suivi toutes les étapes du Tour de France, ont accumulé, sur tous les tons des rushs, ont pris des notes et pour que le dispositif soit complet ont recueilli via La Poste, les cartes postales de celles et ceux, spectateurs de bord de route, qui avaient quelque chose à en dire. À cela ajoutons le journal de bord du timide Vincent Lavenu. Ce matériau accumulé ils ont pu produire, sur France Culture, à l'été 92, le journal-fleuve du Tour de France 1989… (L'épisode, 22 ici)

Brison-Saint-Innocent (73)



Aix-les-Bains-L'isle d'Abeau (38), Samedi 22 juillet 1989, 20è étape, 127 km
En avril 92, suite des repérages : les trains se suivent, Corail, vieux train, marchandises, mais ne se ressemblent pas ! Claude : "Se lèvent enfin, les bras automatiques rayés de rouge et blanc…" Les chiens aboient mais la caravane est passée depuis longtemps. Trois ans presque. Dédée, correspondante du Dauphiné, nous raconte l'étape dans le détail comme si c'était hier.

Elle s'adresse à Laurent Fignon : "Alors Laurent qu'est-ce que tu fais, tu vas perdre ton étape et le Tour de France, et il l'a perdu là ?" Vincent raconte que c'était une étape amusante "On faisait semblant de se tromper de roue, de faire des chutes,…" 29 avril 1992, 11h10 la gare de l'Isle d'Abeau. Yann "On enregistre le passage des trains…" Claude : "Conversation au-dessus des rails en attendant le train de 11h52… Né en 1910, des mains grades comme des racines, Lucien Cotonnet nous raconte la vie de la région avant Hewlett Packard…"

"Aller Fignon, aller Laurent hurlait la foule. Le pauvre il a perdu sur les Champs Élysées ce dimanche son beau maillot d'or pour huit misérables secondes."

(À suivre, demain 8h)

mardi 29 juillet 2025

Le Tour de la France 1989 de Vincent Lavenu, dossard 157 : 22

C'est un beau roman (feuilleton) c'est une belle histoire. Voilà ce qu'auraient pu chanter en chœur Yann Paranthoën, Claude Giovannetti et Vincent Lavenu. Pour cette épopée du Tour de France 1989, Paranthoën et Giovannetti ont suivi toutes les étapes du Tour de France, ont accumulé, sur tous les tons des rushs, ont pris des notes et pour que le dispositif soit complet ont recueilli via La Poste, les cartes postales de celles et ceux, spectateurs de bord de route, qui avaient quelque chose à en dire. À cela ajoutons le journal de bord du timide Vincent Lavenu. Ce matériau accumulé ils ont pu produire, sur France Culture, à l'été 92, le journal-fleuve du Tour de France 1989… (L'épisode 21, ici)

L'ours sur la place de Villard de Lans











Villard de Lans-Aix-les-Bains (73), Vendredi 21 juillet 1989, 19è étape, 125 km
Des cloches sonnent. "Un homme figé dans l'immobilité du pêcheur, "s'amuse" (?) de temps e temps en gestes larges et glissés au-dessus du ruisseau. Il pêche la truite à la mouche et il pleut toujours. Le chuintement des pneus plus haut sur la route."Vincent "C'était une étape importante puisque c'était la dernière étape de montagne. Je suis plus anxieux que d'ordinaire. On dit toujours que je risque d'être éliminé jusqu'au dernier col. Je gardais quand même le moral. IL n'y a pas de raison, il ne va rien t'arriver". 

Près du pont le café "Désira" où nous attend Bruna Basso (elle rit franchement). Claude : "Une écriture petite et ronde, bien formée". "Les gens font deux pas sur leur pas de porte, un coup à l'ombre, un coup au soleil. il fait chaud, certains arrivent droit de la piscine, encore étourdis d'eau. On se salue, se fait petit, au passage de cet impressionnant défilé de voitures de presse du monde entier venus se faufiler dans les lacets étroits des Gorges de la Vence (Isère). les garçons promènent fièrement leur "Petite reine" rutilante. André Dussolier prend l'air dans la décapotable d'Antenne 2. Une petite phrase au haut-parleur : "C'est regroupé qu'actuellement le peloton traverse Saint Égrève (38)". Et moi, "Une mère colorée de têtes baissées bouche soudain l'horizon entre le café à droite et la boulangerie à gauche. Fignon, Lemon, Delgado, Mottet devant aux coudes à coudes , et puis une mère de numéros aussi rapides et éphémères qu'une vague. Ils sont passés. P.S. : Vincent Lavenu, noyé dans la masse, dossard 157." Quel compte-rendu ! Bravo Bruna (de Trieste ? en Italie ?)

Claude "Un génépi et bonne nuit !"

(À suivre, demain 8h)

lundi 28 juillet 2025

Le Tour de la France 1989 de Vincent Lavenu, dossard 157 : 21

C'est un beau roman (feuilleton) c'est une belle histoire. Voilà ce qu'auraient pu chanter en chœur Yann Paranthoën, Claude Giovannetti et Vincent Lavenu. Pour cette épopée du Tour de France 1989, Paranthoën et Giovannetti ont suivi toutes les étapes du Tour de France, ont accumulé, sur tous les tons des rushs, ont pris des notes et pour que le dispositif soit complet ont recueilli via La Poste, les cartes postales de celles et ceux, spectateurs de bord de route, qui avaient quelque chose à en dire. À cela ajoutons le journal de bord du timide Vincent Lavenu. Ce matériau accumulé ils ont pu produire, sur France Culture, à l'été 92, le journal-fleuve du Tour de France 1989… (L'épisode 20, ici)

Saint-Barthélémy de Séchiliennes (38)












Bourg d'Oisans-Villard de Lans (05), Jeudi 20 juillet 1989, 18è étape, 91,5 km
Vendredi 4 octobre 1991. Bourg d'Oisans. Claude : "Il est 8 heures, la quincaillerie est ouverte. Entrevu la veille au soir, à travers la vitrine, le long plancher et les rayonnages encombrés. Entre les outils de jardin, les pots de terre cuite, la faïence empilée, Yann ramène une fronde fixée au carton par un élastique, que l'on détache, que l'on emballe, rouge comme un jouet. Complice le quincailler en blouse grise derrière sa caisse.… [Avec Paranthoën], mêmes souvenirs d'enfance, de jeux, de Tours de France".

"Un homme s'approche de la banderole rouge du point scratch, installé au plus fort de la côte, chronomètre à la main il monte sur un escabeau. C'est le signal et la foule e lève comme un seul homme. Ils arrivent, c'est fantastique et chacun essaye d'attraper au vol toutes ces sensations qui l'assaillent. Le bruit des pneus sur le goudron chaud et celui des pédaliers réglés comme une montre suisse, la beauté des tenues multicolores et chatoyantes, lecscintillement des vélos superbes qui en feront rêver plus d'un… Des signes de fatigues, d'efforts, de déterminations sur les visages des coureurs mais il vont vite, très vite, trop vite. On n'a pas le temps de repérer ses favoris déjà ils s'éloignent avalant la côte" Cette belle envolée on la doit à une dame qui a envoyé une carte postale.

Claude et Yann constatant le soir très tard qu'ils ont oublié une lettre, Claude annonce que demain il faudra rebrousser chemin. "Et l'accordéon d'Éric Bouvel…"

(À suivre, demain 8h)

vendredi 25 juillet 2025

Le Tour de la France 1989 de Vincent Lavenu, dossard 157 : 20

C'est un beau roman (feuilleton) c'est une belle histoire. Voilà ce qu'auraient pu chanter en chœur Yann Paranthoën, Claude Giovannetti et Vincent Lavenu. Pour cette épopée du Tour de France 1989, Paranthoën et Giovannetti ont suivi toutes les étapes du Tour de France, ont accumulé, sur tous les tons des rushs, ont pris des notes et pour que le dispositif soit complet ont recueilli via La Poste, les cartes postales de celles et ceux, spectateurs de bord de route, qui avaient quelque chose à en dire. À cela ajoutons le journal de bord du timide Vincent Lavenu. Ce matériau accumulé ils ont pu produire, sur France Culture, à l'été 92, le journal-fleuve du Tour de France 1989… (L'épisode 19, ici)

Le Monêtier-les-Bains













Briançon-L'Alpe-d'Huez (05), Mercredi 19 juillet 1989, 17è étape, 161,5 km
Une dame au départ de la journée de Yann et Claude, le 1er octobre 1991. "Vous êtes charmant avec votre grand parapluie ! Il est à l'image du décor que vous traversez, c'est-à-dire il est rural… " Yann lui fait écouter le vent. "Moi, j'adore le vent au bord de la mer mais ailleurs je ne l'aime pas" dit-elle.

Les cloches sonnent. Claude : "Nous allons vers le col de la Croix de fer. Impression d'être dans une image sépia de vieux magazine sportif. Et la Croix de fer ouvragée sur son socle de pierres. 10h à l'église de Huez, Yann seul. Les cloches sonnent."

(A suivre, lundi 8h)

jeudi 24 juillet 2025

Le Tour de la France 1989 de Vincent Lavenu, dossard 157 : 19

C'est un beau roman (feuilleton) c'est une belle histoire. Voilà ce qu'auraient pu chanter en chœur Yann Paranthoën, Claude Giovannetti et Vincent Lavenu. Pour cette épopée du Tour de France 1989, Paranthoën et Giovannetti ont suivi toutes les étapes du Tour de France, ont accumulé, sur tous les tons des rushs, ont pris des notes et pour que le dispositif soit complet ont recueilli via La Poste, les cartes postales de celles et ceux, spectateurs de bord de route, qui avaient quelque chose à en dire. À cela ajoutons le journal de bord du timide Vincent Lavenu. Ce matériau accumulé ils ont pu produire, sur France Culture, à l'été 92, le journal-fleuve du Tour de France 1989…(Épisode 18, ici)

Vincent Lavenu, TdF, 1989


Gap-Izoard-Briançon (05), Mardi 18 juillet 1989, 16è étape, 174 km,
Le receveur de La Poste de Chorges : "Passage du Tour à Chorges, 18 échappés, Vincent Lavenu dans le peloton, Fignon légèrement attardé." Vincent : "Cette étape, entre Gap et briançon, je l'attendais depuis longtemps… Avant même que je sois sélectionné pour le Tour j'y pensais déjà… Je me voyais déjà échappé, je me faisais des images comme des gamins. Et je veux absolument partir de loin, prendre le large tout seul. Au départ de Gap je me tiens tout de suite en première ligne et deux kilomètres plus loin je me fais enfermer dans le peloton. je m'en voulais vraiment d'avoir loupé cette échappée."


Claude "Le village somnole entre été et hiver… Chambrée de trois lits gigognes pour le parapluie, le nagra, les bandes, le matériel radio. Nous sommes les seuls occupants [de l'hôtel]Les cloches sonnent… comme les sonnailles des moutons et des brebis?

La "Casse déserte" : "Je me souviens de Fausto Coppi et Gino Bartali, ensemble, côte à côte, avec près de dix minutes d'avance. Coppi qu aurait pu s'échapper seul, Coppi laissant gagner l'étape à Bartali à Briançon où la foule des Italiens les attendait. Robic;, je revois ce petit coureur, fonçant, courbé sur sa machine, avec sur la tête son casque légendaire à lanières. Bobet, le grand Louison Bobet, pendant trois années de suite, gagnant le Tour, dans la Casse déserte." 

(À suivre, demain 8h)

mercredi 23 juillet 2025

Le Tour de la France 1989 de Vincent Lavenu, dossard 157 : 18

C'est un beau roman (feuilleton) c'est une belle histoire. Voilà ce qu'auraient pu chanter en chœur Yann Paranthoën, Claude Giovannetti et Vincent Lavenu. Pour cette épopée du Tour de France 1989, Paranthoën et Giovannetti ont suivi toutes les étapes du Tour de France, ont accumulé, sur tous les tons des rushs, ont pris des notes et pour que le dispositif soit complet ont recueilli via La Poste, les cartes postales de celles et ceux, spectateurs de bord de route, qui avaient quelque chose à en dire. À cela ajoutons le journal de bord du timide Vincent Lavenu. Ce matériau accumulé ils ont pu produire, sur France Culture, à l'été 92, le journal-fleuve du Tour de France 1989… (L'épisode 17, ici)

Pedro Delgado, Laurent Fignon et Greg LeMond lors du Tour 1989.

Crédit: Getty Images



















Journée de repos à Orcières-Merlette, Lundi 17 juillet 1989, 
Claude : "Lever à 6h. Yann a enregistré les cloches ! Ouf ! "Ça sent l'étable et l'herbe coupé. Le vent est tombé. Soleil. Danse des martinets. 9h. Hôtel de la Poste."… Agnès : "C'est mon grand-père qui a construit l'hôtel primitif que vous voyez en carte postale dans le bar de l'hôtel." La maman d'Agnès, sourire fardé, chambre 4. Petites mains virevoltantes…" Agnès "Ensuite ce sont mes parents qui l'ont tenu, et nous, on a tout refait avec mon mari en 60-61, l'année que Merlette la station s'est construite."

Bar "Le petit ours". Agnès se demande pour qui travaillent Yann et Claude. "Ah, France Culture. On reçoit pas. Ici, on peut recevoir que Monte-Carlo (RMC), Inter tout juste, aucune chaîne musicale, aucune chaîne culturelle." Agnès précise ce qu'elle voit sur la photo sépia "C'était le garage des chevaux qui faisaient la diligence entre Gap et Orcières pour le courrier. Et l'ours dont je vous parlais a été pendu dans ce grenier à foin. Le mot "Orcières" vient d'ours parce qu'avant là où il y a la station de Merlette c'était tout boisé."

Septembre 1991. (À Orcières), Claude : "Demain on achète un parapluie pour moi… [Le parapluie de berger de Yann étant réservé à la prise de son dans des conditions venteuses et pluvieuses]. Nous commençons notre enquête sur l'ours. Paulette (la sœur d'Agnès) raconte ! "Un jour, c'était l'été 1897, les moutons [d'Hilaire Otman] furent attaqués…"

Prapic, aux sources du Drac, paysage qu'en un jour de l'été 89, les suiveurs du Tour ont pu admirer…

Prapic










(À suivre, demain 8h)

mardi 22 juillet 2025

Le Tour de la France 1989 de Vincent Lavenu, dossard 157 : 17

C'est un beau roman (feuilleton) c'est une belle histoire. Voilà ce qu'auraient pu chanter en chœur Yann Paranthoën, Claude Giovannetti et Vincent Lavenu. Pour cette épopée du Tour de France 1989, Paranthoën et Giovannetti ont suivi toutes les étapes du Tour de France, ont accumulé, sur tous les tons des rushs, ont pris des notes et pour que le dispositif soit complet ont recueilli via La Poste, les cartes postales de celles et ceux, spectateurs de bord de route, qui avaient quelque chose à en dire. À cela ajoutons le journal de bord du timide Vincent Lavenu. Ce matériau accumulé ils ont pu produire, sur France Culture, à l'été 92, le journal-fleuve du Tour de France 1989… (Épisode 16, ici)

Orcières-Merlette




Gap-Orcières-Merlette (05), Dimanche16 juillet 1989, 15è étape, 39 km,
Contre la montre, individuel…15 juillet 1991. Claude "Il balaie sous le cerisier, l'allée couverte de fruits violets éclatés, abattus par les orages des jours précédents." Plus loin "… la femme est dans le cerisier, blonde, yeux gris-verts, joli nez sensuel, une guimpe de dentelle blanche. Giovannetti ou l'art de la description sensible.

"Au comptoir une femme, belle et simple. "Je n'ai personnellement pas vu passer un seul coureur le 16 juillet 1989. par contre il y avait beaucoup de monde, certains contre leur gré parce que la route était fermée depuis 5h du matin et on ne pouvait plus se rendre dans le fond de la vallée. lorsque les derniers concurrents furent passés, nous avons été envahis par de nombreux étrangers qui ont suivi l'arrivée sur notre télé. Sinon rien de bien particulier ne me revient en mémoire."

Claude : "À l'abri d'une haie, cramponné au grand parapluie, Yann enregistre le vent". Un habitant : " C'est vent du nord. la bise…" Claude "Rafales gris-argent dans les blés." En fait, les observations de Giovannetti sont propices à les peindre agrémentant son carnet de voyages. Je ne peux plus malheureusement demander à Claude si elle dessinait ou peignait (1).

Vincent : "Quant à moi, cette journée a été importante car j'ai évolué devant un public me connaissant bien. Puisque je suis né et ai vécu à Briançon jusqu'à 22 ans. J'ai reçu donc beaucoup d'encouragements. je me devais de na pas trop décevoir. C'est ce que j'ai fait puisque je suis classé dans la première partie du classement."

Et à 16h50. Toujours pas entendu de cloches.

(1) Claude Giovannetti est décédée le 2 mars 2025.

(À suivre, demain 8h)

lundi 21 juillet 2025

Le Tour de la France 1989 de Vincent Lavenu, dossard 157 : 16



Peyniers (13)











C'est un beau roman (feuilleton) c'est une belle histoire. Voilà ce qu'auraient pu chanter en chœur Yann Paranthoën, Claude Giovannetti et Vincent Lavenu. Pour cette épopée du Tour de France 1989, Paranthoën et Giovannetti ont suivi toutes les étapes du Tour de France, ont accumulé, sur tous les tons des rushs, ont pris des notes et pour que le dispositif soit complet ont recueilli via La Poste, les cartes postales de celles et ceux, spectateurs de bord de route, qui avaient quelque chose à en dire. À cela ajoutons le journal de bord du timide Vincent Lavenu. Ce matériau accumulé ils ont pu produire, sur France Culture, à l'été 92, le journal-fleuve du Tour de France 1989… (L'épisode 15, ici)


Estoublon (04)














Marseille-Gap (05), Samedi 15 juillet 1989, 14è étape, 238 km,

13h30 au clocherLe repère absolu. Le marqueur d'un tour des villages. On sait où on est. On sait où on va. À nouveau les cloches 19h, puis le lendemain à 9h. "Le remplaçant de M. Bitch est du Jura…" Il lit "…Bon courage pour votre travail. Bitch."

Sur la route de la lavande, Estoublon. Dans ce village c'est à trois voix que se lisent les cartes postales avec l'accent qu'il faut. "Le Tour est passé mais on aimerait bien le revoir, mais au ralenti cette fois." Marie-France Girard.

Vincent (à Gap) : On revoit des visages qu'on a oublié. J'ai retrouvé des tas de gars que je ne voyais plus depuis longteps. J'ai reçu beaucoup d'encouragements et des témoignages d'amitié à l'arrivée. Ça m'a réchauffé le cœur."

(À suivre, demain 8h)

vendredi 18 juillet 2025

Le Tour de la France 1989 de Vincent Lavenu, dossard 157 : 15

C'est un beau roman (feuilleton) c'est une belle histoire. Voilà ce qu'auraient pu chanter en chœur Yann Paranthoën, Claude Giovannetti et Vincent Lavenu. Pour cette épopée du Tour de France 1989, Paranthoën et Giovannetti ont suivi toutes les étapes du Tour de France, ont accumulé, sur tous les tons des rushs, ont pris des notes et pour que le dispositif soit complet ont recueilli via La Poste, les cartes postales de celles et ceux, spectateurs de bord de route, qui avaient quelque chose à en dire. À cela ajoutons le journal de bord du timide Vincent Lavenu. Ce matériau accumulé ils ont pu produire, sur France Culture, à l'été 92, le journal-fleuve du Tour de France 1989… (Épisode 14, ici)

Saint-Just (34)




Montpellier-Marseille (13), Vendredi14 juillet 1989, 13è étape,  177km,
Chanter la Marseillaise à Marseille un 14 juillet c'est opportun ! À Montpellier le 21 mars 1991, on entend la voiture-haut-parleur qui annonce la venue du Cirque Pinder ORTF, Jean Richard, pour le 24 mars. Claude : "La postière de Saint Just (34) nous lit sa carte postale… " "14 juillet 1989, le Tour de France est passé à Saint-Just. les coureurs étaient tous regroupés. M. Jean-Louis pagès, Directeur-adjoint s'est arrêté pour signer le Livre d'Or de la municipalité. Cette personne a passé une partie de son enfance à Saint-Just. Bravo au Tour 89. Maryse.“

Il est quatre heures au clocher de Saint-Just… Aimargues, dans le Gard, le curé Etienne nous a écrit. "Aie aie aie je ne sais pas si je vais pouvoir me relire. Et M. le Curé de dégresser sur le "Chant de la mer" et le "Champ de la mer". "Aimargues est un village de pauvres. On les appelle les voleurs de vesses (?). Avant la vigne, c'était un village de bagnards. Et plus tard les instituteurs ont créé un syndicat anarcho-syndicaliste dans un village très catholique. Il y avait des accrochages sévères…" Et mieux encore "Le curé nous raccompagne jusqu'à la place et fait sonner les cloches pour nous !" annonce Claude.

Sur les traces d'Alphonse Daudet dans son village de Fontvieille (13990)…  Claude : "À Mouriès, (13065) le curé, François Esposito fait sonner pour nous la cloche de son église." Vincent : "Aujourd'hui sur la fin du parcours, j'ai perdu 6' en 30 kms. Dommage le 14 juillet à Marseille j'aurais aimé briller pour tout ce que représente cette ville et la date [1789-1989]."

(À suivre, lundi 8h)