mercredi 28 octobre 2026

L'as-tu lu, mon gros loup… de blog ?

Hum ! J'ai pas demandé l'autorisation à Denis Cheissoux pour détourner allègrement le titre de son émission de France Inter "L'as-tu lu, mon p'tit loup ?" (1987-2022). Sorry Denis ! Mais, chère lectrice, cher lecteur pour vous attraper par l'œil et quelquefois par l'oreille, il faut bien que je rivalise d'ingéniosité et, le titre (digne souvent des meilleurs titres du Canard, si, si !), peut y faire beaucoup. Au moins ai-je envie d'y croire. Car sinon, si je connais la fréquentation quotidienne de mes billets (validée par Google) j'ai très peu de retours oraux sur ma petite entreprise, modeste et géniale, comme aurait dit Mermet ! Et ceux qui existent sont précieux et utiles à améliorer l'ordinaire, comprendre "améliorer le contenu" et donner envie à chacun de devenir un lecteur régulier. Oh yeah !




















Parmi les lectrices et lecteurs réguliers, il en existe un, Patrick D. (avec qui nous avons de très longues conversations, normal c'est un ancien programmateur à Fip, il a fait toute sa carrière à la radio publique) qui lui, aime que mes billets soient longs. Et moi la longueur je m'en méfie (stophélès) car j'ai peur que vous ne fuyiez la lecture avant la fin et que ça ne vous incite pas à revenir. Si mon billet a une suite sur trois jours, le troisième jour est très plat en chiffres d'audience. Ah ben oui faut que je vous dise que l'audience de ce blog c'est mon seul retour tangible de fréquentation et j'espère de lecture (1).

Donc hier avec Patrick on dégoise pendant pile une heure (et ce fut une courte séance). On parle de l'artificialisation de la radio et de ses effets tragiques sur l'histoire du média. On est pas dépités mais presque. J'ai besoin d'échanger avec les professionnels comme avec les auditrices et les auditeurs pour voir si je dois définitivement me ranger dans la catégorie "dernier des Mohicans" (breton) ou s'il reste encore quelques amatrices et amateurs de la "belle ouvrage". Il en reste mais un peu disséminés sur le territoire quand même. Faudrait qu'on fasse une concentration (comme les motards) et qu'on se retrouve au milieu de nulle part pour écouter des pépites et échanger nos cassettes (warff !!!). Utopie absolue.

Je veux croire que ce blog ressemble un peu au feuilleton littéraire qui a fait florès de la fin du XIXè siècle jusqu'aux alentours de la fin du conflit mondial 39-45. La radio c'est une longue histoire, je l'accompagne un peu et j'essaye, modestement, de faire perdurer son excellence, particulièrement au travers des archives. Une histoire en entraîne une autre et c'est ce qui fait le continuum de ce blog. Et c'est sans doute un peu aussi parce que je suis conteur que j'aime que l'histoire à raconter se complète, s'emballe, se calme pour repartir de plus belle en essayant de tenir en haleine "mes auditrices et mes auditeurs".

Là par exemple, Patrick se dit "il va pas s'arrêter là quand même ?". Ben, cher Patrick, je ne vais pas non plus enfiler les perles ! Tout est dit ou presque. Ou peut-être n'ai-je pas assez bien dit que, comme un archéologue, je creuse. Ou comme un chercheur… je cherche. Relisez donc mon premier billet et vous constaterez qu'en creux je veux dire "jusqu'où va me mener cette petite fantaisie ? on verra bien" ! On y est ! Vous lisez le 2807ème billet de ce blog et j'ai bien envie d'aller jusqu'à 3000. Merci à celles et ceux qui me lisent et merci à Patrick de jouer le jeu d'une conversation infinie… 

Oui je sais ci-dessous c'est pas un loup, mais je préfère les ours !

















(1) À l'heure où je vous écris, 27 juillet, 14h30 le billet sur France Musique du 13 octobre totalise 681 vues, mais celui d'hier sur la "radio cousue main" en est à peine à 41 à la même heure. Sinon le cumul depuis juillet 2011 c'est 2 657 815 vues… quand même ! Mes billets sont lus sur "la longue traîne"…

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