mercredi 29 août 2012

Feedback I Ouvert la nuit…

Juin 78. Mon souvenir est précis, Bernard Lenoir démarre Feedback, il est 21h 05, sur France Inter. Avant le générique de Van Halen, il rend hommage à José Artur avec qui il a fait ses premières armes de programmateur pour le Pop-Club. "En ce temps-là" Pierre Wiehn (1) pouvait mettre à l'antenne une nouvelle émission à la "fin" d'une année radio ! J'essayerai d'en savoir plus. Lenoir a "conditionné" nos soirées et a participé de notre culture musicale. Les soirs de semaine c'était "Feedback" et pas question de TV, ou de périphériques. Lenoir a tourneboulé la musique et m'a fait découvrir des dizaines et des dizaines de groupes de musique. Il avait installé sa marque de fabrique jusqu'à intituler son émission "C'est Lenoir". Il a quitté France Inter en juin 2011, fait du surf à Biarritz et n'a pas rejoint la grille du Mouv' au début de cette année. Feedback ouvrait la nuit… Salut Le Black !

Alexandre Heraud



Août 2012. Sur France Inter, la marque de 21h ce serait donc la musique puisque pour sa deuxième saison "Ouvert la nuit" consacre sa première heure à recevoir un/des musiciens qui jouent en "live" et parlent autour. Pour cette première le choix d'Aurélie Sfez (chroniqueuse !) : Para One et The Biwitched Hands. Deux découvertes sympathiques ! La classe de Para One qui se joue de Pierre Henry (2), et qui développe un hip-hop/électro/pop très élaboré et les "gamins" de Biwitch qui rock n'rollent aussi bien qu'outre Channel… Disons que questions invités et programmation musicale c'est de très bonne facture. On est sûr de découvrir quelque chose en écoutant l'émission. La patte France Inter est là. Quant au ton de l'émission, je suis plus dubitatif. Alexandre Heraud, fait du Alexandre Heraud, une certaine nonchalance, humour potache et naturel, se laissant porter par l'entrain de "sa" chroniqueuse qui a bossé ses sujets.

Lenoir passait entre 12 et 15 morceaux de musique avec un propos minimaliste. À la même heure aujourd'hui on serait dans une ambiance "lounge" (raccourci), mais n'est-il pas trop tôt dans la soirée pour cela ?

La deuxième heure "est nourrie par l’actualité culturelle et artistique du moment avec chaque jour, un zoom sur une exposition avec son commissaire et un artiste qui fait l’actualité." (3) Hier soir, Picouly (4) au théâtre. Ce principe de l'actualité culturelle et du "talk" pourrait ressembler au micro ouvert des presque 40 ans de Pop-Club de José Artur, telle que la presse avait voulu nous le faire accroire l'an passé (Le Monde). Mais ce Pop là ne se refera pas. Artur était dedans et parlait de l'intérieur avec son vécu, sa mémoire et son entregent. Aujourd'hui ce sont des chroniqueurs qui chroniquent… Toutefois on guettera jeudi, la pétulante, pétillante, érudite Eva Bester !

S'il lit ce billet Alexandre Heraud se demandera sans doute pourquoi je l'ai ouvert avec "Feedback". Un peu pour le clin d'œil… en retour et aussi pour dire autrement que "The times they are a-changing". Pas de nostalgie. Reste à "Ouvert la nuit" à trouver sa marque de fabrique et à l'installer…

(1) Directeur de France Inter (1975-1981), qu'on a eu la chance d'entendre quelques secondes samedi dernier dans #Antibuzz dans son hommage à Adèle réalisatrice à France Inter,
(2) Messe pour le temps présent,
(3) in le site de l'émission,
(4) On mettra sur le compte de la "première" le faux runing gag, un peu lourd, "Michel Picolli/Daniel Picolli"

mardi 28 août 2012

La fabrique… de surprises

François Bon








Jusqu'au milieu des années 80, sans doute, l'épicier ambulant, le boulanger, le boucher ont arpenté les campagnes de France pour permettre aux habitants des hameaux ou de maisons isolées de se ravitailler. Daniel Mermet sur France Inter a d'ailleurs réalisé un ou deux reportages avec un épicier de Creuse, je crois, qui faisait sa dernière tournée. Dans les années 60, une tante de Corrèze habitait loin de tout et les différents ambulants venaient trois fois/semaine. Le samedi c'était Tony, et comme nous étions en vacances, nous avions le droit mes cousins et moi-même à une pochette-surprise, peut-être pas tous les samedis mais de temps en temps. François Bon dans son livre (1) n'évoque pas ces pochettes-surprise, (il habitait un gros bourg de Vendée)…

… mais par contre Emmanuel Laurentin qui le recevait hier matin pour la première de la nouvelle saison de "La fabrique de l'Histoire" a annoncé que chaque invité qui participerait à l'émission viendrait avec un invité-surprise. Ce dernier sera découvert par Laurentin en entrant en studio aux alentours de 9h30. Emmanuel Laurentin joue a se faire peur car il va falloir savoir que dire à un invité que peut-être il ne connaît pas, dont il n'a pas lu le livre ou les derniers travaux de recherche.

Ce matin c'est J.C. Bailly qui essuyait les plâtres et Laurentin semblait stimulé par cette rencontre inattendue. Malgré le fait qu'il n'ait pas lu "Le dépaysement" (2), Laurentin a trouvé la bonne idée pour donner un coup de "peps" à son émission. D'un travail de préparation studieux qu'on lui connaît, le producteur de "La fabrique de l'Histoire" va devoir passer à un léger bouleversement de la petite mécanique huilée qui tournait si bien (3). Si c'est à chaque fois aussi bien qu'avec Bailly on va se régaler. Bon et Bailly s'interpellent, se complètent, s'écartent et Laurentin s'insinue, trouve sa place, rebondit, relance et fait part de sa bonne humeur de "jouer le jeu".
Je reviendrai dans quelques jours sur le livre de François Bon.

(1) Autobiographie des objets, Le seuil, août 2012,
(2) Le Seuil, 2011,
(3) Si bien même qu'à la fin de chaque émission, il convient d'utiliser la bonne pâte Arma (celle qui dégraisse si bien) pour se laver les mains,

lundi 27 août 2012

Amaelle Guiton… en 5-7










Avec Amaelle Guiton, animatrice de la matinale du Mouv', nous avons beaucoup parlé radio bien sûr. "Sa" matinale mérite d'être écoutée sur la durée pour y prendre à la fois ses habitudes et les bousculer. Un bon challenge… L'interview ci-dessous a été réalisé par téléphone, jeudi dernier.

Quelle est votre souvenir d'enfance de la radio ?
Lors d'un noël, vers mes 11/12 ans, j'ai reçu un transistor et j'étais dépité alors que mes frères avaient reçu des jouets. Mais petit à petit je l'ai apprivoisé et c'est devenu presque indispensable à ma vie quotidienne…

et de votre adolescence ?
C'était l'époque des "libres antennes" avec des radios type "Fun" qui avaient des décrochages locaux, ce qui me permettait de dédicacer de nombreux disques à mes copains de collège.

Ce fameux transistor a orienté votre carrière professionnelle ?
Non, la radio est venue par hasard.

Le 7-9 que vous avez animé toute la saison dernière est très rythmé c'est pour accrocher les jeunes ?
J'ai beaucoup écouté de matinales. Il faut très souvent rappeler à l'auditeur l'heure qu'il est. Il faut des repères (séquences) forts pour que chacun soit rassuré vis à vis du temps qui passe. Nous savons aussi que pour que les jeunes ne décrochent pas il faut des sujets enlevés et courts. Pour la nouvelle saison, nous allons un peu assouplir ce rythme effréné et laisser plus de place à une certaine improvisation. Mais en fonction de l'horaire le rythme n'est pas le même. En fin de journée le rythme se ralentit forcément, il n'y a plus la même préoccupation pour l'auditeur d'un horaire personnel à respecter. Le matin il faut captiver absolument pour que l'auditeur ne s'installe pas dans une inertie d'écoute.

Vous êtes la seule femme du groupe Radio France a assumer seule une matinale, pour la saison 2010-2011 vous animiez en duo le Midi2 avec Philippe Dana et vous y aviez presque votre place à 50%.
J'ai eu beaucoup de chance car Philippe Dana laisse vraiment de la place à ceux qui travaillent avec lui.

Les "vieux" écoutent-ils votre matinale ?
Franchement je ne le sais pas. Pour l'ensemble de l'antenne c'est plutôt les 20/35 ans.

Vous avez choisi pour cadencer les différentes chroniques des jingles qui appartiennent à l'histoire de la radio (1), pourquoi ce choix ?
C'est à Radio-Nova où j'y ai fait des remplacements que j'ai appris le montage, les collages, la couleur d'émission, de jouer avec différents décalages, d'utiliser des sons provenant du cinéma ou de la télévision.

La matinale c'est un rythme obsédant, il faut toujours avoir une idée d'avance pour le lendemain ou le surlendemain. C'est quoi votre façon pour gérer ça ?
Il faut toujours anticiper et je prends l'actualité en intraveineuse. On ne s'arrête jamais vraiment. Même pendant les vacances je reste informée, je ne déconnecte jamais complètement, et j'écoute… France Info.

Pour la nouvelle saison ce sera quoi votre angle d'approche pour la matinale ?
Nous ne collerons pas à la hiérarchie de l'info qui s'impose. On ne s'interdit rien et on ne s'interdira rien. Nous sommes une petite équipe : une réalisatrice, une attachée et demie, plus la rédaction et nous essayons chaque jour de traiter l'information de manière intéréssante. Cette petite équipe nous permet une autre approche de l'information telle que la pratiquent France Inter ou France Info.

(1) voir billet d'hier

dimanche 26 août 2012

Le dimanche d'un radioteur…













Quelquefois un/des événements personnels chamboulent mon projet de billet du soir… Ce matin, huit heures, je regarde sereinement tous les supports qui m'apportent de l'information radio, quand tout à coup ça s'agite…


[Twitter] Jabberwocky, qui commente sur ce blog, compense sa déception de la fin d'#antibuzz (1) par la satisfaction de la disparition de la tranche matinale d'été le 5-9 de France Inter. Je lui conseille d'écouter, dès demain matin, le 7-9 d'Amaelle Guiton sur Le Mouv'. Frais, pétillant, et pas plombé par l'ego. 

[Mail] En parallèle à cette activité de frappe (sic) sur Twitter, j'échange par mail avec Serge Lourier, le fils de Georges Lourier, une des grandes voix de France Inter dans les années 60. Au cours de cette conversation, j'évoque Le Mouv' et son directeur Patrice Blanc-Francard (2), et plus particulièrement Amaelle Guiton qui a utilisé au cours de la saison précédente le jingle de Lourier "Les grands Talents du petit Matin"(3). C'est ça que j'adore, remonter le fil de l'histoire, et faire se croiser les personnages.

[Twitter] Jabberwocky annonce qu'il écoutera Le Mouv' demain matin. On en informe Le Mouv' et Amaelle Guiton prend du même coup la "pression". L'effet redoutable du Jabberwocky. Je persisite à croire qu'il faut soutenir Le Mouv' et de jeunes journalistes qui dépoussièrent les postures professionnelles archaïques.

[Twitter] Dans la lignée de la #telp (1) Thomas Baumgartner envoie du son et commente les bancs qu'il scrute "Place Saint Sulpice" à Paris. Moi, cash je réagis. "Banc" m'évoque immédiatement l'émission "Sur le banc" de Jeanne Sourza et Raymond Souplex, sur Radio Luxembourg (2). Jabberwocky précise que "c'est toute sa jeunesse". Je me serais bien vu en faire une parodie avec ce Jabber-là !

[Blog] Ne lâchant rien, Jabberwocky enchaîne en postant un commentaire sur mon billet d'hier et découvre un peu tard que la jeune femme qui accompagne Baumgartner place Saint Sulpice, n'est autre qu'Adèle la réalisatrice de France Inter dont c'était la dernière émission hier matin (1).

[Mail] La conversation reprend avec Serge Lourier, les liens audio affluent. Et j'écoute, gourmand (5), Roland Dhordain, créateur en 1963 de France Inter et son ex-directeur, évoquer en 1987 sur cette chaîne et en sa présence le souvenir de Georges Lourier (6), plus quelques autres pépites dont on reparlera.

[En résumé] Amaelle Guiton a croisé Georges Lourier, son fils Serge a découvert Le Mouv' et eut envie d'écouter Dominique Blanc-Francard chanter. Jabberwocky va découvrir demain matin le 7-9 et changer son ronron du petit matin. Avant il était passé par la case Saint-Sulpice pour une Tentative d'Épuisement d'un Lieu Parisien où il ne s'est pas assis "Sur le banc" avec Adèle. Épuisé moi-même par cette activité frénétique d'un œil sur l'oiseau bleu et l'autre sur ma boîte mail, je me recouche, en ayant pris soin d'avoir convenu d'un rendez-vous prochain avec Serge Lourier…
(à suivre)

Radioteur est un clin d'œil à ma "consœur" payse, Cécile Quéguiner, journaliste à France Info et… radioteuse.

(1) voir billet d'hier,
(2) Serge me demande si je connais son frère, Dominique (ingénieur du son pour différentes productions musicales). Je connais. Il est le père de Sinclair. Ça je l'apprends…
(3) Séquence dans son émission "Réveil en fanfare", tous les jours, 6h-9h,
(4) Tous les jours 12h30, 1937-1940, 1949-1963, (source Les années radio, Jean-François Remonté, L'arpenteur 1989),
(5) clin d'œil à Dit-L,
(6) un billet spécial bientôt,

samedi 25 août 2012

Le blog-note de l'été…

Adèle au centre de la photo (© Joël Ronez)




Continuer ?
Mes chers auditeurs, je m'interroge sur la poursuite hebdomadaire du blog-note inauguré cet été (ex- Vous avez loupé…). S'il y a ce sera le samedi ! J'ai besoin d'un jour de break et j'hésite entre le samedi et le dimanche (souvenir radio). Si vous avez un avis…

Pré-chauffe
Ce que d'aucuns appellent la "rentrée" ayant lieu la semaine prochaine, peu de choses à relever cette semaine en pente douce. France Musique se distingue et démarrera sa grille le 3 septembre, et Étienne Noiseau de Syntone le 4… Décalé, un peu comme l'art radiophonique !

Animateur radio
Les morts ne sont pas égaux devant la TV. Comme d'hab' chaque chaîne en (r)ajoute et enfile les perles de la gonflette épuisante. Très peu évoquent le Jean-Luc Delarue, animateur radio, sur Europe1, qui les après midi avec son collègue Olivier Dorangeon, les 2D, donnaient un autre ton aux après-midi creux de la station. Pour mon souvenir (j'écoutais de temps en temps), une façon originale d'entrer dans les sujets, humour et légèreté et ton pop ! Bien avant que le pape (Elkabach) ne lui propose d'être l'anchorman de la matinale.

The times they are changing
#Antibuzz (1) proposait son neuvième et dernier numéro ce matin. Le bon génie de Thomas Baumgartner a voulu qu'il propose aux auditeurs, aux chroniqueurs et autres activistes de l'émission, une (re)trouvaille cet après-midi dans l'esprit d'un certain Georges Perec :
"En 1974, l’écrivain Georges Perec s’installait trois jours de suite place St-Sulpice, à Paris, afin de décrire ce qui s’y passait dans les moindres détails, même (et surtout) les plus banals : un bus qui s’arrête, un passant pressé, les oiseaux… Il cherchait alors le littéraire dans le non-extraordinaire, ou plutôt dans « l’infraordinaire ». «Interroger l'inhabituel», disait-il. Le texte existe aujourd’hui dans une version « hypertexte » sur desordre.net. Par ailleurs, l’exercice a donné lieu à une variante radiophonique pour France Culture, intitulée "Tentative de description de choses vues au carrefour Mabillon le 19 mai 1978 " (2)
Nous,quand nous écoutions, hier, ces émissions qui s'arrêtaient, nous aurions tant aimés venir saluer animateurs ou animatrices et se reconnaître dans une communauté d'auditeurs ou d'aficionados. Là, vive le progrès !

The times they are changing-2
Adèle, ça vous dit ! Adèle réalisatrice, particulièrement pour toute une flopée d'animateurs/trices qui ont usé leurs fonds de culotte dans les studios de France Inter. Ce matin, Baumgartner a eu le bon goût et la bonne idée pour "marquer" la dernière émission d'Adèle, qui part en retraite, de faire témoigner ceux qu'elle a accompagnés pendant tant d'émissions. Pour écouter ce beau morceau de radio ce sera là ! Touchant d'y entendre Pierre Wiehn, ancien directeur d'Inter. C'est assez rare que la radio prenne le temps - ne serait-ce qu'une fois dans leur carrière professionnelle- de mettre en avant les réalisateurs, sans qui les animateurs-trices "bafouilleraient" grave. Pas de visage à mettre sur Adèle, pas de voix, un prénom (d'emprunt). Mais, ce prénom entendu au cours de tant de désannonces, c'était ça aussi l'âme de la radio de service public. Salut Adèle !

Bon, il encore un peu tôt pour avoir reçu une réponse à ma lettre ouverte à Olivier Poivre d'Arvor, directeur de France Culture… Mais je patiente en écoutant la radio.

(1) France Inter, le samedi à 9h15, pendant la grille d'été (juillet et août)
(2) source : le mini-site de l'émission,

vendredi 24 août 2012

Kriss… Dit-L

Kriss en 1971







Les quatre premiers jours de la "Saison 2" de ce blog ont commencé très sérieusement : lundi, bison fûté, mardi la blouse grise de l'instituteur, mercredi, out michka , jeudi O.P.A. : à la bonne heure. En pensant au billet de ce jour je me disais qu'il faudrait bien un peu de légèreté. Je laissais venir… Quand, tout d'un coup, Dit-L (c'est son pseudo) appuya sur la touche Kriss. Badaboum boum boum, vous le savez, mes chers auditeurs, j'arrête tout pour Kriss.

Voilà l'histoire. Dit-L qui "fait dans le son" (1) m'alerte avec l'oiseau bleu "La délicieuse "Cassette du Macintosh" de Kriss m’a rappelé mon tout 1er bricolage audio: 1 autre mode d’emploi sonore". Cassette du Macintosh de Kriss, késaco ? Et là, chers auditeurs, accrochez-vous ! "1984, le Macintosh expliqué par la plus belle voix de radio." Caramba ! Notre Kriss nationale aurait prêté sa voix au balbutiement du Macintosh. Corne de bouc !

Vous lirez ici l'interview de Kriss qui relate l'aventure du mode d'emploi sonore d'un ordinateur qui va révolutionner l'informatique et démoder instantanément la machine à écrire de Kriss !  Un mode d'emploi sonore : p… la bonne idée. Bon j'ai même pas voulu écouter l'extrait proposé dans l'interview. Je veux tout entendre d'un coup. Donc mes chers auditeurs "il y a sûrement quelque chose à faire" (2) pour nous aider, Dit-L et moi, à retrouver l'intégralité de ce mode d'emploi Krisstique (ça rime avec informatique). Cherchez, trouvez, et faites-nous signe !

Mais Fañch, quel rapport avec la radio ? Aucun, juste le rapport avec Kriss. Quand vous aurez lu, vous retrouverez (ou découvrirez) sa "naïveté" touchante, sa simplicité, son jeu pour jouer le jeu, tout ça comme à la radio : sincérité, légèreté, et très gros supplément d'âme. Cela situe aussi comment la voix de Kriss bouleversait tout sur son passage (d'antenne), elle était la voix de Fip ("Douce, douce…"), la voix de l'Oreille en coin (3), la voix sublimée de France Inter. Sa voix transperçait toutes les couches de la société et il fallait bien qu'elle finisse par tomber dans les oreilles des publicitaires et autres communicants. À la simplicité du Mac associer la fraîcheur de Kriss était une géniale idée (4).

Voilà, nous sommes impatients d'entendre ce mode d'emploi sonore, merci, mes chers auditeurs, de votre collaboration !

(1) Toutes mes excuses, chère Dit-L, il faudra m'aider à trouver mieux,
(2) Pierre Bellemare, dans ses émissions d'entraide sur Europe 1,
(3) France Inter, 1968-1990, émission(s) des fins de semaine (samedi et dimanche), voir Biblio radio sur ce blog,
(4) J'ai beau avoir un Mac depuis 1985, jamais entendu parler de ce mode d'emploi !

jeudi 23 août 2012

Lettre ouverte à Olivier Poivre d'Arvor…






Monsieur le Directeur,
Nous sommes sûrement plusieurs milliers d'auditeurs à profiter des dernières heures de la grille d'été de France Culture. Cinq semaines durant lesquelles le temps a pris une autre mesure. "Les grandes traversées", voyages au long cours, feront peut-être partie dans quelques années des grandes heures de la radio. C'est justement d'heures dont j'ai envie de vous parler dans cette lettre ouverte.

Profitant d'un mois propice aux vacances et/ou à un autre rythme, votre grille propose chaque matin des émissions de trois heures. Et, même si celles-ci sont cadencées en trois tranches d'une heure, nous pouvons fixer notre attention et suivre sur la longue durée une thématique. Et, bien sûr y revenir à notre guise grâce au podcast. Vous n'êtes pas sans savoir que parmi vos auditeurs, les habitués comme les occasionnels, certains ne prennent pas leurs congés en août ou tout simplement ne partent pas en vacances. Et pourtant ceux-ci, s'ils apprécient les thématiques des "Grandes traversées" feront le nécessaire pour écouter un programme de 15 heures hebdomadaires. Or, si vous vous appuyez sur ce temps décalé/dérythmé pour promouvoir des émissions longues, pourquoi ne pas en faire autant tout au long de l'année, à l'occasion d'autres périodes dérythmées ?

Je veux parler des fins de semaine. Bien sûr certains de vos auditeurs travaillent le samedi et même le dimanche. Et alors ? Pas de problème, le podcast ou l'écoute en ligne leur permet d'y revenir aisément. De ce fait, pourquoi les émissions du samedi ou du dimanche ont-elles presque toutes adopté le rythme de l'heure, qui plus est démarrant et finissant à l'heure juste ? C'est particulièrement stupéfiant pour une émission comme "Une vie, une œuvre" ! Les producteurs doivent sûrement faire des prouesses de concision pour réduire la vie et l'œuvre d'une personnalité à soixante minutes. Pourquoi 60 et pas 45 ou 52 ? 

Idem en ce qui concerne les soirées de semaine. La juxtaposition d'émissions différentes ressemble à s'y méprendre dans la forme (et quelque fois dans le fond) à ce que propose France Inter et dans une certaine mesure Le Mouv'. La richesse du service public n'est-elle pas de proposer pour ses sept chaînes une identité qui va jusqu'au cadencement des programmes ? Je le crois et aimerais pouvoir écouter le soir sur France Culture des programmes qui sauraient se jouer du couperet de l'heure juste et qui, par leur diversité et la multiplicité des intervenants, proposeraient des soirées thématiques et/ou "plurielles", confiées, comme c'était la tradition à France Culture, à des producteurs tournants.

Plusieurs de vos prédécesseurs sur Inter comme sur Culture l'ont parfaitement réussi. Ne pensez-vous pas qu'il serait temps de donner un autre tempo aux émissions qui à force d'être du même calibre risquent de finir par toutes se "ressembler" ? Une dernière chose, à côté de ce cadencement "strict" vous avez mis en place une très longue session (2h30) d'information du matin souhaitant que l'auditeur ne s'en échappe pas ! Là je suis circonspect, pour l'information un temps long serait possible et pour d'autres émissions il ne le serait plus à d'autres moments de la journée ou de la semaine ? Il va falloir m'en dire un peu plus pour essayer de me convaincre !

Je sais qu'en vous écrivant à trois jours de la grille de rentrée, celle-ci est bien bouclée. Toutefois vous avez quelquefois, vos prédécesseurs aussi, ajusté des programmes qui méritaient… ajustement à la "rentrée" de janvier. Tout est donc possible et comme savait si bien le dire Marc Voinchet autrefois "Tout arrive"…

Si vous en avez le temps vous pourrez lire quelques billets de ce blog aux presque quatorze mois d'existence et quelque 60 000 visites. J'écris chaque jour sur la radio publique et assez souvent sur France Culture et, je compte bien pousser ma deuxième saison jusque fin juin 2013.

Si vous voulez bien répondre à cette lettre ouverte, j'en publierai, si vous en êtes d'accord, la réponse sur mon blog. En vous remerciant de l'attention que vous porterez à mon propos,

Bien cordialement.