samedi 25 juillet 2026

Harley : on n'en peut plus, on s'barre, loin, très loin…

On embarque dans "Surpris par la nuit" (1) en plein jour, peu importe. On s'casse, on n'en peut plus de tout. De tout ce qui nous oppresse. Le soleil qui nous prive de l'été. Les puissants qui nous privent d'humanité. Le feu qui nous prive de sérénité. On s'barre à Ikaria, à Saint-Cirgues-la-Loutre, ou à Litiri. Mais on s'barre vite fait. Et, s'il vous plaît, en Harley (Davidson) (2)…

















Je ne conduis pas la moto, je m'installe en tansad. Et je me mets illico dans les oreilles "Changes" de Jimi Hendrix (3). Mais j'écoute aussi le producteur qui, se sentant des ailes évoque les vastes horizons. "L'émission débute par un parallèle réjouissant entre l'esprit de liberté, de fraternité et de rébellion des Indiens et celui des motards. Cycliste ou motard, telle est la traduction du mot "biker". "Plaisir de la mécanique, goût de la musique, soif de beauté, explique Michel Vignard, voilà ce qu'incarne aux yeux des bikers cet engin hors norme, une moto. Une moto à leur image, singulière et complexe. Les cent ans de la firme de Milwaukee et le travail d'un photographe fou de motards sont l'occasion de rencontrer quelques-uns des spectateurs de ce culte étrange de la route"." (4)

On croise des passionnés qui se reconnaissent bien évidemment entre eux et qui poussent très loin l'amour de leur Harley. On ne pouvait pas ne pas imaginer le culte que vouent tous ces bikers à la marque autant qu'à leur moto. Et forcément les sons qui s'échappent de ces deux roues sont la première marque de reconnaissance. Un "petit monde" à côté du monde. Un petit monde sauvage avec, tatoué sur l'épaule, le mot "liberté".

(1) Comme d'hab' France Culture ne sait ni archiver, ni indexer. Le titre du player est faux ! Ce n'est pas une rediffusion de "Toute une vie", mais la rediff' de "Surpris par la nuit" du 22 mars 2004,
(2) Un documentaire de Michel Vignard, réalisatrice Angélique Tibau. Édition web : Caroline Chaussé-Domergue,
(3) Grâce à Thierry Jousse qui vendredi soir a passé ce morceau. Mais vous ne louperez pas le "Summertime" de Janis Joplin, en tapis au début du documentaire,
(4) Présentation sur la page de l'émission,

vendredi 24 juillet 2026

Changement de décor… ils ne croyaient pas si bien dire !

1997. Patrice Gélinet est nommé Directeur de France Culture. Jean-Marie Borzeix (1941-2024) quitte le joli navire qu'il pilotait depuis 1984, à la suite d'Yves Jaigu qui avait dirigé la chaîne depuis 1975 quand Radio France était devenue autonome après la dissolution de l'ORTF par le pouvoir giscardien en 1974. Gélinet, le producteur de radio, ne va pas s'empêcher de déconstruire la grille de la radio culturelle. À commencer par le "Pays d'ici" l'émission qui, quatre jours par semaine aura sillonné la France, en long, en large et en travers depuis 1984 et fait sortir productrices et producteurs du cénacle parisien.

Les Landes*














Laurence Bloch deviendra quelques années après la création de l'émission, sa coordinatrice, choisie par Borzeix qui a repéré les talents de la productrice. Aussi quand Gelinet annonce la fin du "Pays d'ici", Bloch s'effondre et avec elle, productrices et producteurs qui se demandent bien à quelle sauce radiophonique ils vont être mangés. Un genre de pirouette fera s'installer "Changement de décor", les mêmes jours, aux mêmes heures mais déjà certainement avec moins de moyens. Traine déjà dans les couloirs le "Rapport Ténèze" (1) qui radicalement veut désingulariser France Culture.

Albane Penaranda, productrice des Nuits nous donne l'occasion de réécouter un épisode de "Changement de décor" dans les Landes (2) où l'on retrouve la voix de Laurence Bloch qui a repris son bâton de pèlerin pour retourner sur le terrain. C'était il y a déjà vingt-huit ans et Bloch était à sa place pour animer des émissions dans lesquelles elle savait associer intellectuels et femmes et hommes en prise avec les sujets évoqués. Ce numéro sur les Landes m'évoque instantanément la productrice Marie-Paule Vettes native de ce pays-là, que l'on retrouvait aussi dans un "Été atlantique".

Ces émissions nous faisaient rêver, voyager, transcender le quotidien de notre petit cercle de réalités microscopiques. La radio, et particulièrement France Culture, jouait ce jeu-là et comme ce fut mon cas, nous rendait accro à l'écoute. Coûte que coûte. Juste avant que l'info ne s'impose comme l'alpha et l'oméga du flux radiophonique. "Le monde appartient à ceux qui l'écoutent" disait le slogan de France Culture depuis 1995. Il semblerait qu'il y ait maintenant du monde qui l'écoute (3). Quand d'autres ont fait le choix de ne plus appartenir à cette communauté radiophonique qui, comme toutes les chaînes du service public, en s'engouffrant dans la plateforme, ont renoncé à faire de la radio. Changement de décor radical.

* Cet article a été écrit avant les immenses feux qui ravagent Le Cap-Ferret.

(1) À la demande du Pdg, Michel Boyon, l'ancien conseil artistique ORTF, Arnaud Ténèze, publie son rapport en avril 1997, 96 pages, Radio France,
(2) Quatrième épisode de la série sur les Landes, du 13 au 16 avril 1998. 1- Bernard Manciet, poète et romancier, qui publie en Gascon, 2- Le pin de la discorde avec Francis Dupuy, ethnologue, 3- La forêt landaise aujourd’hui,
(3) Ce dont se gaussent la Directrice de la chaîne Emelie de Jong comme la Pédégère Sibyle Veil. Pourtant "Un média de service public n’est pas fait pour l’audience mais pour remplir des missions qui sont de faire vivre des valeurs de démocratie, de culture et de création." Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone). 

jeudi 23 juillet 2026

ICI Lyon : un serpent de mer ou une farce médiatique débutée dès le XXè siècle…

Ça dure ! Franchement pour ce que vous allez lire préparez-vous à une grosse bouffonnerie, une farce au goût amer, "l'effet" du prince et plus si affinités. Rien que l'historique va nécessiter quelques lignes pour contextualiser la gabegie ou l'effondrement d'une politique de développement enrobée dans le sucre et vouée aux sarcasmes et au mépris des décideurs pour la chose publique, en l'occurence la radio publique !

Collection ©Radioscope














À Lyon, la valse des étiquettes
Résumé en une frise : France Inter Lyon (FIL) - Radio France Lyon (RFL) - FIP Lyon. On détaille. Création de France Inter Lyon (France Inter Paris est créé en janvier 1971) en 1972. Mai 1983, après onze ans de bons et loyaux services, Fip jarte et est "remplacée" par Radio France Lyon (1). Au gré des humeurs des Pdg, du sens du vent politique et surtout du n'importe nawak. C'est pas fini ! En 1991, Radio France Lyon sort du jeu et laisse sa place à… Fip ! On pouffe, on se tord de rire, on est plié en quatre. C'est pas fini ! En 2000, Fip s'évanouit pour laisser la place à Le Mouv'. Étonnant non ? S'il fallait un peu plus enfoncer le clou il conviendrait de nommer FIP, les locales et plus tard Le Mouv', des variables d'ajustement. 

Je me souviens qu'en 2012, pour la Conférence de presse de rentrée, Jean-Luc Hees assurait son auditoire que France Bleu (2) était dans les tuyaux pour (re)naître à Lyon. Qui l'eut cru ? À son tour Mathieu Gallet Pdg en fit de même. Et telle sœur Anne nous ne vîmes rien venir. Quant à Sibyle Veil, Pédégère, jamais à court d'une note d'humour, jura l'ouverture prochaine de la station dans la Cité des Gaules. Mais tel le serpent de mer France Bleu Lyon resta une idée vague, un subterfuge de communication, un canular digne d'un premier avril.

Mais voilà que dans "La Tribune de Lyon" le 22 avril 2026 (2) : "Un projet de création d’une antenne Ici Lyon (le nouveau nom des France Bleu) était dans les cartons du côté de Radio France. L’opportunité était la remise d’une trentaine de fréquences du Mouv’, prévu à la fin décembre 2026, comme le détaillait Le Monde le 1er avril dernier. Et parmi elles, un possible Ici Lyon." Non, pas possible ? Les rédacteurs de "La Tribune de Lyon" poursuivent : "Selon nos informations, cette idée a fait vertement réagir les radios privées et associatives lyonnaises, qui ont mobilisé leurs réseaux nationaux pour tenter d’empêcher la création d’Ici Lyon. L’arrivée d’un concurrent public, connu et respecté, était vue comme une menace pour les revenus autour des événements et publicitaires. Même si Ici Lyon n’aurait pas eu tout de suite une grande voilure commerciale, son audience aurait mécaniquement fait baisser les prix des publicités vendues à ses concurrents." Ah ben ça alors !

"Selon un communiqué interne du Syndicat des radios indépendantes (Sirti), que Tribune de Lyon a pu consulter, envoyé ce mercredi 22 avril [2026], le ministère de la Culture a abandonné le projet. «Après notre opposition au projet de création d’une antenne locale «Ici Lyon», le ministère de la Culture nous a confirmé qu’il ne fera pas usage de son droit de réservation prioritaire sur la fréquence libérée par Mouv’ à Lyon au profit du réseau «Ici», décrit le Sirti."


La boucle est bouclée ! Les péroraisons des Pdg n'y ont pas suffi. Dans le marigot du Paf, après avoir épuisé Fip, Radio France Lyon, Mouv', Lyon n'aura pas de locale Radio France. Mais ne doutons pas que le prochain/prochaine Pdg pourrait remettre le couvert. Quant au Directeur du réseau il est muet comme une carpe. Posture particulière quand on s'occupe de radio !


(1) Sur le principe des locales (Radio Mayenne, Melun FM, Fréquence Nord) qui prennent le préfixe "Radio France" des fois que les locales seraient trop autonomes et que le jacobinisme y perdrait ses principes de base,
(2) Étienne Combier et Iris Bronner,

mercredi 22 juillet 2026

Le droit de rêver… (ni à la radio, ni nulle part !)

Grâce au Diplo on apprend qu'en 1946, la guerre (1939-1945) à peine refermée, une très grande consultation nationale a permis une expression populaire significative et de nombreux cahiers de doléance (1). Dans le viseur de ces cahiers "La radio et ses émissions "d'une très grande pauvreté" ! Aie ! Ça a le mérite d'être clair ! Mais bon vous lirez l'article en entier qui permet de rêver à un gouvernement qui, aujourd'hui, oserait se lancer dans une telle procédure sans immédiatement la ranger au placard une fois produite. 

"Le rêve" Matisse

















Mais l'idée défendue par Bréville c'est "le rêve". Un truc qui a définitivement disparue des antennes de Radio France. La tambouille de France Inter pour laborieusement établir les programmes de la rentrée et d'un Directeur des programmes qui est susceptible de redevenir producteur (Goumarre à la place d'Eva Bester ?). Le méli-mélo de France Musique qui jette ses fréquences avec l'eau du bain. Le soutien indéfectible d'Erner par France Culture et plus si affinités. Mouv' disparue sur le web. Ici, pas là (derniers sondages en berne). Fip en toupie sur elle-même. 

En septembre 2016, la Scam réunissait le gotha de la radio publique pour penser et confronter le sujet "La radio est un objet oublié des politiques publiques…", à cette occasion, Pierre Wiehn, ancien Directeur de France Inter (1973-1981) surprenait l'assid-satance avec sa question, frappée au coin du bon sens "Je me suis un peu occupé d'Inter à une certaine période, donc si mon propos a un côté moisi, je m'en excuse tout de suite. Il y a aussi un domaine dont on n'a pas parlé faute de temps, c'est le rêve. C'est toujours un peu bêta, mais il se trouve que l'auditeur est un créateur à sa manière. Il suffit de lui donner le cadre, la musique, le fond, le décor, appuyer sur un bouton ou deux et, à ce moment-là, il devient co-auteur. En attendant d'être l'auteur principal [applaudissements chaleureux]". Bigre ! Les participants (et la Directrice de France Inter, Laurence Bloch) en sont restés babas. Mais le "rêve" fut oublié une fois chacun rentré at home !

Bréville, Wiehn ont beau enfoncer le clou, le rêve n'intéresse plus personne. Surtout pas la Pédégère, Sibyle Veil, très préoccupée à polariser l'info. Pas plus le grand manitou de l'éditorial Laurent Frisch, ni aucune Directrice ou Directeur de chaînes. L'info, toutes chaînes confondues, est devenue une obésité démesurée (et sans la mesure médiamètrique). Aucune de ces sommités ne trouveraient leur place dans "Marche où rêve" (2) du si beau rêveur, enchanteur Claude Villers.

The dream is over…

(1) Le Monde diplomatique, "Le droit de rêver", Benoît Bréville, juillet 2026,
(2) "Marche ou rêve", France Inter, (1976-1978), 20h/22h, réalisation Monique Desbarbat,

mardi 21 juillet 2026

Le clipping : l'avenir de Radio France, de Laurent Frisch et de Marie Richeux…

"Née dans les franges du Web, la pratique consistant à découper des contenus en petites vidéos pour inonder les réseaux sociaux est devenue une industrie très lucrative. Labels de musique, studios de cinéma et personnalités politiques s’intéressent de près à ce moyen discret et peu coûteux d’exister en ligne (1)." Comment ce phénomène n'a-t-il pas encore rencontré le petit génie de la "geek connection" Laurent Frisch soi-même (2), Directeur du numérique et de la stratégie de l'innovation à Radio France ? Ben pourquoi c'est pas de l'innovation le "clipping" ? Il y aurait tant de choses à faire pour qu'enfin la radio soit TikTok(ée) et qu'on oublie définitivement tous ces titres ronflants "La grande matinale", "Le grand entretien", "Le grand n'importe nawak" et autres "XXL" (2).

Le chef du Bouc Club

















Une idée d'émission d'un podcast clippé
On commence par la plus emblématique des émissions de France Culture, la plus culturelle, la plus top of the top, la plus rediffusable à l'infini, tous les jours, deux fois par jour (minimum) : "Le bouque club" que sa productrice, Marie Richeux, - tendance forcément tendance (mais sans Marguerite Duras) - appelle dans un angliche parfait "Le book club". Respect pour son bilinguisme ! Donc si «Une vidéo de trente minutes, tu peux en produire 500 clips »(1), imaginez Richeux découpée en mille morceaux, de quoi tenir 24/24, faire retourner dans sa tombe Roland Dhordain (3) et surtout attraper "les étudiants", cette confrérie que France Culture honore après chaque coup de médiamétrique. Et pi' en plus Richeux serait vidéotée ! La consécration presque du niveau de l'Académie française ! Pas moins. Clip clip hourra !

Bon bien sûr faudrait ajouter un p'tit insert à chaque début de clip. Florilège pour attraper les mouches ! "Vous avez déjà offert un livre que vous n'avez pas lu ?", "De quelle couleur est votre marque-page préféré ?", "Vous avez déjà pas lu un livre qu’on vous avait offert ?" "Dans quelle pièce la plus intime lisez-vous Spirou ?", "Vous avez déjà lu un livre qu’on vous avait pas offert ?", "Préférez-vous les livres avec des images ?", "Quelle place peut-on faire à la Mère Castor ?", "Tous vos livres, les uns sur les autres, ça mesure combien ?"…

Tout ça colle bien avec le désastre annoncé de la fin de la radio, inéluctable. D'ailleurs l'eau dio c'est un peu comme l'eau tiède. Et la pseudo culture de France Culture c'est comme l'eau glacée, c'est pas près de nous réchauffer les méninges !

(1) Quentin Le Van, Le Monde, 10 juillet 2026,
(2) Soit le degré zéro de l'invention radiophonique ! (Et pourtant ce serait un Directeur de programmes qui aurait inventé ça, on pouffe et on surpouffe !), 
(3) Qui lui inventait des programmes 24/24, dès les années 60, sur France Inter.

lundi 20 juillet 2026

Où est Charlie… Laurent ? Pas Ici, pas là-bas (si j'y suis pas)…

Plus facile de trouver Charlie que de trouver Guimier. Nommé en mars 2026 dans le jeu de chaises musicales orchestré par Sibyle Veil, Pédégère de  Radio France, Laurent Guimier, Directeur du réseau Ici (ex-France Bleu) est là pour la fusion Ici/ France 3 mais pour quelle société roule-t-il ? Radio France ? France Télévisions ? Les deux ça serait trop simple, quoiqu'il adorerait intriguer. Dans tous les cas il est aux ordres et s’imaginant sans doute en Cardinal (de Richelieu) il prépare sa grande œuvre qui le verra affublé d'un bâton (de maréchal) à moins qu’il ne serve à se faire battre (la coulpe).


 








Depuis 2014 et son arrivée, pour le moins inattendue, à la Direction de France Info, on s’est très vite demandé si dès 1986, ce n'était pas lui qui avait soufflé à l'oreille du Pdg de Radio France, Roland Faure, le projet France Info, tellement habile pour s'approprier l'invention de l'eau chaude à chaque fois qu'il ouvre un nouveau robinet (1) ? Le personnage médiatique nous a ensuite beaucoup habitué à de multiples circonvolutions dans le petit monde des médias (Europe 1, Le Figaro et retour à Europe 1, puis France TV, puis CGA CGM,…). Un coup par ci, un coup par là, un coup au micro, un coup pas. Avec un art du rebond exceptionnel. Il aurait fait un malheur sur le trampoline du Cirque Pinder. 

Et quand j’écris un coup par ci, c’est que les coups il les multiplie sans jamais vraiment devenir une vedette. Un second couteau, un laquais bien disposé à plaire, un intrigant qui n’intrigue que lui-même. Sauf que là il (nous) m’intrigue grave. C'est quoi ce silence total. C’est quoi son futur coup de Jarnac ? Passons en revue les hypothèses. 

1) À Ici il est pas juste là pour réfléchir à la playlist dont Yann Chouquet avait fait son meilleur credo. (Bidon le credo ! Bidon la playlist !) 


2) Il doit préparer la fusion pardi ! Qui fera du bruit Ici, là, et même là-bas tant l’affaire est hautement politique et dépasse une fusion de circonstance. Bien avant les élucubrations de M. Alloncle. Dès la création de France Info TV (2016), à laquelle pour Radio France Guimier était associé, une hypothèse de fusion France Bleu/France 3 était déjà sur les rails. 


3) Si la fusion des deux entités doit s’opérer il va falloir des numéros d’équilibriste de très haut vol pour que Madame Veil fasse avaler la couleuvre au personnel et surtout renie un pan de l’histoire de Radio France (2). N’est-ce pas, en attendant la holding et/ou la fusion, l’occasion de donner des gages aux tutelles quant à la volonté farouche de rapprochement des deux sociétés de l’audiovisuel public (3) ? 


4) Grâce à son ancien job à FTV Guimier peut donc prétendre faciliter la mécanique pour être le «bon émissaire» à défaut d’être le bon samaritain. Mais pour qui ? Pour Radio France qui compte sur lui pour casser le moins d’œufs possible ? Ou pour FTV qui compte bien récupérer un joli lot dans la corbeille de mariée ? À moins qu’à terme les deux sociétés, qui n’en feraient plus qu’une, indépendante et autonome, quittent leur navire respectif ? 

5) Donc Guimier au-delà de l’affichage de Directeur, serait un Chargé de Mission, agent double, ou triple (si jamais il brigue ensuite la Présidence de la nouvelle entité). 


6) Et puis il y a une hypothèse énorme, l'affaire du siècle, Guimier pourrait prétendre devenir calife à la place du calife… Mais lequel ? Au risque de tout perdre et d'aller diriger l'Office de tourisme de Lisieux… 

Dans tous les cas il y a un loup et un loup de taille. Le journaliste habitué à pérorer est plus mutique que le dernier des agents secrets à la solde de Sa Majesté ! Ça ne présage rien de bon pour le réseau. Mc Luhan (1911-1980), chantre et théoricien de la communication disait "Le médium est le message". On peut donc en conclure que "La rupture de signaux de Guimier est bien un message de l'intéressé."

Mais, en même temps, c’est devenu une réalité tangible, Directrices et Directeurs de chaines à Radio France ne s’expriment pratiquement plus pour parler de leur chaîne. Le staff de Direction générale et la Direction de la Communication font ce qu’ils savent faire, communiquer, noyer le poisson ! Très loin du vécu et des réalités. Ils prennent auditrices et auditeurs pour des billes ce qu’à quelques uns nous refusons d’être assimilés.

Si quelqu'un aperçoit Guimier vite qu'il me donne de ses nouvelles, Ici ou Là-bas (même si j'y suis pas). Le 16 juillet, il poste sur Instagram "I will survive" extrait de la playlist Ici, pas pour remuer le couteau dans la plaie." Quelle plaie (liste) ? Il a perdu le réseau ? Il a perdu au baby-foot ? Cet homme est pathétique, Ici… et maintenant !


(1) Juin 1987, sous l'impulsion de Jérôme Bellay,

(2) La création sous la présidence de Jacqueline Baudrier des trois locales (Radio Mayenne, Melun FM, Fréquence Nord) et plus tard (1986) l’intégration à Radio France des radios de FR3,

(3) Radio France est une société, France Télévisions un groupe,

vendredi 17 juillet 2026

15 ans de Radio Fañch : un inventaire à la Prévert…

Allez je vais être raisonnable, je ne mettrai pas plus de quinze liens dans ce billet anniversaire…











Tiens exprès je commence par la musica (mouzica) et le talent de Jeanne-Martine Vacher… Bon puis l'année suivante (2012) comment passer à côté de Chancel… Et comment en 2013, ignorer Allende (1908-1973), ignorer l'ignominie, ignorer le coup d'État au Chili… ? Comment oublier Kriss (Graffiti)… ?

Les femmes qui ont fait Radio France… Quand le managère de moins de cinquante ans, Mathieu Gallet, commence à détruire la radio publique avec son complice Frédéric Schlesinger… Radio debout, nuit debout, nous sommes enragés. On ne le dira jamais assez "La radio objet oublié des politiques publiques"…

Et comme un retour à l'utopie, aux utopies, à l'Ardèche… Et notre inseigneur du son Yann Paranthoën… Et puis la/les luttes à Radio France quand la mue détruit tout sur son passage… Metteur en ondes/Metteuse en ondes un métier sublimé par Pierre Arnaud de Chassis-Poulet… Et Pierre Perrault le meilleur pour un conte de Noël… Et le hochet "podcast" de troubler la radio de flux…

Et puis le "Tour de la France de Vincent Lavenu" (en vingt-cinq épisodes)… Et sans que ce soit une conclusion "Comment peut-on aimer la radio ?"…

Si ça ne suffisait pas, il reste à lire pour les passionnés deux-mille-sept-cent-trente billets aux petits oignons ! 

À bon écouteur, salut !